Crédits : les personnages, à quelques exceptions près, appartiennent à Maki Murakami, nous nous contentons simplement de les emprunter.
Merci à toutes les personnes qui suivent cette histoire!
CHAPITRE III
Tout tourne autour de moi. La musique est trop forte, les lumières m'aveuglent, la foule m'opprime. Pourquoi suis-je venue ici ? Trouver un solide garçon pour me consoler le temps d'une chanson et le jeter après ? Ne pas avoir le temps de lui demander son nom ou de lui dire le mien. À quoi tout cela rime-t-il ? Les boîtes de nuits se ressemblent. Même musique, mêmes cocktails, mêmes personnes désabusées ou superficielles à la recherche d'une étreinte éphémère ou d'un plaisir fugace. Pourquoi suis-je là alors ? Parce que je suis désabusée et ne veux pas rester seule. Mais je suis seule au milieu de tout le monde ici. Seule comme… ce garçon au bar.
Un peu vacillante, la jeune fille se coula entre les danseurs pour s'asseoir à côté d'un garçon aux longs cheveux rouges.
« Vel, dit-elle en s'adressant au garçon. Je m'appelle Vel », répéta-t-elle un peu plus fort.
Le garçon sursauta et posa son regard gris sur elle.
« Vel, dit-elle une troisième fois.
- Enchanté, Vel. Un verre ?
- La même chose, commanda Vel au barman. Tu es seul ?
- Plus maintenant. Tu veux danser ?
- Non. Pouah, c'est dégueu ton truc, c'est quoi ? dit-elle en grimaçant après avoir goûté à la boisson vert pâle.
- Un Green Velvet. Gin, vodka et manzana.
- Je me contenterai du sucre autour du verre, dit-elle en grignotant le bord du verre sucré.
- Tu veux qu'on aille ailleurs ?
- Je n'habite pas loin. Tu es venu comment ?
- En taxi.
- Je suis en moto et… je n'ai pas bu. »
La jeune fille se leva et après avoir réglé les consommations, Hiroshi la suivit.
« Elle est vraiment classe ta bécane, admira-t-il. Une Guzzi en plus ?!
- Tu t'y connais ?
- J'en ai une. Une Kawasaki 750 Zephyr et je bidouille parfois.
- En route pour une chevauchée ? »
Hiroshi la détailla. Comment pouvait-elle conduire une moto habillée comme elle l'était ? Elle portait un haut noir moulant, déchiré sous la poitrine, une jupe écossaise ultra courte et un porte-jarretelles retenant des bas résilles. Sur ses doigts fleurissaient moult bagues en argent.
« Tu montes ou je repars seule ? »
Le garçon sourit et grimpa derrière elle.
Ils roulèrent plus que prévu, peut-être était-ce la façon de Vel de parader, montrer ce qu'elle et son engin avaient dans le ventre. Enfin, ils s'arrêtèrent devant un vieil immeuble et sept étages plus haut, ils pénétrèrent dans un studio. Elle jeta ses clefs sur la table et sema ses vêtements jusqu'à la chambre.
« T'attends quoi pour venir ? »
Même si tout cela manquait de passion et de spontanéité, Hiroshi obéit et la vue du corps nu de la fille lui fit oublier ses soucis.
« Je mets de la musique, ça ne te gêne pas ? »
Question purement rhétorique. Elle alluma sa chaîne et introduisit un vinyle. Qui écoutait encore ces disques ? Un des Pixies de surcroît. Mais Nakano se dit qu'il aurait bien le temps de lui demander ça plus tard. Il se laissa attirer sur le lit et n'opposa aucune résistance aux attentes de sa maîtresse providentielle.
Quelques heures plus tard, son biper le tira des draps chauds et accueillants. Il se leva et se rhabilla silencieusement. La main sur la poignée, il s'arrêta.
« Où tu crois aller comme ça ? »
Il n'avait pas dû être assez silencieux.
Encore nue, Vel s'avança vers lui :
« Hein ? Où tu croyais aller ?
- Je… Je comptais partir.
- Alors tu es comme les autres ? Tu tires ton coup et tu pars. »
Elle prit la première chose qui lui tomba sous la main et le jeta sur Hiroshi. Il esquiva le casque de moto de justesse.
« Vel, je suis interne et mon chef de service vient de me biper.
- Et moi je viens de l'espace !
- Calme-toi, tiens, tu veux voir mon biper ?
- Non ! Je m'en fous. Comment… comment tu t'appelles ? Dis-moi… dis-moi au moins ton nom. »
Il hésita mais répondit :
« Nakano. Hiroshi Nakano.
- Tu ne mens pas ?
- Non. Attends… »
Il revint vers elle lentement et la couvrit. Il prit un stylo et un papier et y inscrivit un numéro de téléphone.
« Je dois partir pour le boulot mais appelle-moi quand tu veux. Ça me ferait plaisir de te revoir.
- Tu n'es qu'un baratineur… » dit-elle faiblement en resserrant la couverture sur ses épaules.
Hiroshi prit le téléphone de la jeune fille et composa un numéro. Un téléphone sonna.
« Tu vois, je ne mens pas. C'est mon numéro et moi j'ai le tien maintenant. »
Il l'enlaça et l'embrassa.
« Tu devrais retourner te coucher, il n'est que 5 heures, dit-il doucement. Je suis censé être en congé et malgré cette petite exception, je devrais être disponible si tu veux qu'on se revoie. »
Les yeux verts de la jeune fille brillaient dans la nuit.
Des yeux de chats… se dit-il en ramassant le casque et en le posant sur la table.
Il l'embrassa à nouveau.
« Appelle-moi », dit-il en refermant la porte derrière lui.
Il attendit le taxi en bas de chez elle en se grillant une cigarette.
Tu parles de vacances… souffla-t-il dans le taxi qui l'emmenait vers l'hôpital.
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Ses trois jours de vacances s'écoulèrent sans un seul coup de fil. Puisqu'elle n'appelait pas, lui le ferait.
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Suguru poussa le portillon du jardin à l'instant où Hiroshi sortait de la maison, escorté par Ritsu.
« À la semaine prochaine, professeur ! le salua le petit garçon.
- Au revoir, Ritsu, répondit le jeune homme avec un sourire. Et ne t'en fais pas pour le passage sur lequel tu accroches un peu, si tu travailles sérieusement tout sera parfait d'ici mercredi prochain.
- Oui, je sais. Comptez sur moi ! »
Hiroshi se retourna, pour tomber nez à nez avec le grand frère cette fois.
« Bonsoir, Fujisaki-san.
- Bonsoir, monsieur Nakano. Vous… La leçon s'est bien passée ?
- On ne peut mieux. Ritsu est très doué et travailleur, mais vous le savez déjà. Si… si vous voulez bien m'excuser, j'ai un rendez-vous et…
- Oh, oui, bien sûr. Bonne soirée, alors.
- Merci, vous de même. Au revoir. »
Un peu interdit, Suguru resta sur le palier à suivre du regard le jeune homme qui s'éloignait comme s'il s'enfuyait. Nakano avait changé… Il avait l'impression que, depuis quelques temps, il l'évitait. Le pianiste avait été sincèrement heureux de retrouver l'interne au retour de sa tournée en Europe, et leurs deux rendez-vous avaient laissé présager un rapprochement certain… et soudain, l'esquive.
« Tu rentres, Suguru-nii ?
- Oui, oui, je viens, Ritsu. »
À y bien réfléchir, les choses n'étaient plus les mêmes depuis son anniversaire. Narumi avait quitté la soirée presque en catastrophe, et Hiroshi l'avait raccompagnée. Depuis ce soir-là, les rares fois où Suguru avait croisé le jeune homme à l'occasion des leçons qu'il dispensait à Ritsu, celui-ci s'était montré distant avec lui, peu causant voire froid, et le musicien ne parvenait pas à s'expliquer ce brutal changement d'attitude.
Peut-être le jeune homme le croyait-il vexé parce qu'il avait quitté la soirée très en avance ? Non, il devait certainement y avoir une autre explication… mais Suguru avait beau réfléchir, il lui était impossible de déterminer laquelle.
Songeur et un peu attristé, il monta directement dans sa chambre. Il devait contacter Shinichi afin de régler avec lui les détails de leur week-end à Hokkaido.
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Il faisait déjà chaud en ce début de matinée à Akan, situé à l'est d'Hokkaido, en plein cœur du grand Parc National du même nom. Le ryokan que Shinichi avait choisi pour leur séjour offrait une vue magnifique sur le lac Akan-ko, environné d'épicéas et surmonté au loin par le Mont Oakan-dake. Bien que le lieu soit touristique, surtout en cette saison, il y régnait une atmosphère paisible et Suguru soupira d'aise en venant s'accouder à la balustrade de bois tourné qui délimitait la petite terrasse de la chambre dans laquelle le violoniste et lui s'étaient installés.
« Cet endroit est vraiment magnifique, dit-il, rêveur. C'est un très beau cadeau que tu m'as offert là, Shinichi. »
Ce dernier, qui achevait de mettre ses affaires en ordre, vint le rejoindre dehors.
« Tu aimes ?
- Oh oui ! Rien qu'un paysage pareil mérite qu'on vienne jusqu'ici !
- Je suis très heureux que tu apprécies, tu sais. Je… je te connais si peu en fin de compte. Je ne sais pas vraiment ce que tu aimes, en dehors des sucreries, dit Shinichi avec un petit rire qui fit pétiller ses yeux marron.
- J'aime la musique, répondit Suguru avec un sourire complice. Le violoniste parut sur le point de dire quelque chose, puis il se ravisa et déclara :
- Et j'espère que tu aimes aussi les balades en forêt, parce que c'est ce que je te propose de faire maintenant. Ça te dit ? »
Le garçon acquiesça, secrètement soulagé de s'éloigner de la chambre. Bien qu'il ait plus ou moins flirté avec Shinichi lors de leur tournée, il ne s'était plus rien passé entre eux depuis, et Suguru n'était pas totalement certain de savoir quels étaient ses sentiments pour le violoniste. Il appréciait beaucoup sa gentillesse et sa patience, car il était clair que le jeune homme, lui, avait envie d'aller plus loin, sans toutefois le presser en aucune manière.
Cependant, tout au long de leur promenade forestière, Shinichi ne fit pas la moindre allusion allant dans ce sens. Ils retournèrent à Akan pour déjeuner, et flânèrent une partie de l'après-midi dans la station thermale, admirant notamment les nombreuses boutiques d'artisanat Aïnou. Quand ils regagnèrent enfin le ryokan, toutefois, le jeune homme proposa à son compagnon de se détendre dans le petit onsen privé dont disposait chacune des chambres.
« J'ai jamais autant marché qu'aujourd'hui, commenta-t-il en ôtant ses vêtements. Un bain ne me fera pas de mal ! Tu m'accompagnes ?
- Heu… »
Sans la moindre pudeur, Shinichi s'était dévêtu. Il prit une serviette et s'en ceignit sommairement la taille le temps de gagner le bain en plein air aménagé au pied de la terrasse.
« Heu, j'arrive », dit faiblement Suguru, un peu intimidé tout à coup. Il se déshabilla à son tour et se laissa glisser dans l'eau chaude, face à Shinichi.
« Ça fait du bien… » soupira celui-ci, les yeux clos. Pendant un petit instant ils gardèrent le silence, savourant les bienfaits de l'eau thermale, et Suguru avait fini par se relaxer, les yeux fermés, quand un remous le tira de sa rêverie. Il ouvrit les yeux et vit que Shinichi était venu s'asseoir à ses côtés.
« On est bien ici, pas vrai ? » murmura le violoniste. Un peu troublé, Suguru hocha la tête ; son cœur s'était soudain emballé.
« Je sais qu'on n'en a pas reparlé depuis, poursuivit Shinichi d'une voix calme, mais je me sens vraiment bien avec toi. Ce baiser, en Italie, je n'ai pas cessé d'y repenser. Ce n'était pas juste un flirt pour moi, tu sais. Je… je t'aime vraiment beaucoup, Suguru.
- Je… La voix du garçon parut se bloquer dans sa gorge, et il prit une profonde inspiration. Je t'aime beaucoup aussi, Shinichi… mais pour être vraiment honnête, je… je ne sais pas encore très bien où j'en suis.
- Comment cela ? demanda le musicien avec sollicitude.
- C'était la première fois que j'embrassais un garçon… »
Shinichi observa un court silence et son regard accrocha les ridules qu'une brise légère faisait courir à la surface de l'eau.
« Tu veux dire que… Tu n'es pas certain de tes préférences, c'est ça ?
- Non. Sur ce point là, au moins, je sais où j'en suis, répondit Suguru d'un ton un peu plus affermi. Mais… jusqu'à peu de temps avant la tournée, j'avais une petite amie. C'est Narumi, elle était présente à ma soirée d'anniversaire. Nous sommes restés un an ensemble. Je l'aimais vraiment, tu sais. Mais on a fini par se séparer, parce que je ne me sentais pas capable d'aller jusqu'au bout avec elle. La… La seule fois où on a essayé… ça s'est terminé en fiasco, et elle m'a balancé », conclut-il avec un petit rire triste.
Shinichi ne dit rien, et Suguru poursuivit :
« À ce moment-là, je n'avais pas compris que je pouvais avoir d'autres préférences. Et c'est… c'est Nakano qui m'a mis sur la voie. J'étais vraiment très mal, mais on a discuté et il m'a fait prendre conscience que, peut-être, je pouvais être attiré par les garçons. Je lui en suis vraiment reconnaissant pour cela, d'autant qu'au début nous n'étions pas vraiment proches. Pour tout dire, j'étais même jaloux de lui car je pensais qu'il tournait autour de Narumi. »
Le rire qui suivit, cette fois, fut plus léger.
« Il faut dire aussi qu'il a comme un don pour séduire tous ceux qu'il approche. Pendant que j'étais en tournée, Ritsu n'arrêtait pas de me parler de lui, et même sans le connaître je lui en voulais déjà d'accaparer l'affection de mon frère. Et puis, petit à petit, j'ai appris à le connaître, et il m'a bien fallu accepter qu'il était, d'une certaine manière, irrésistible. Même ma mère est tombée sous son charme ! »
Une ombre voleta sur le visage de Shinichi. Jusqu'à présent, Suguru ne lui avait pas dit grand-chose sur ce Nakano, mais ce qu'il venait d'entendre ne lui plaisait guère.
« Et… Il s'est passé quelque chose entre Nakano et toi ? finit-il par demander.
- Hein ? Oh, non ! Il m'a simplement donné quelques conseils. Et puis, lui, il n'aime que les filles… »
Le violoniste crut déceler un soupçon de regret au fond de la voix de Suguru, mais là non plus il ne releva pas.
« Donc, je suis le premier garçon que tu as embrassé, c'est bien ça ? Et c'est cela qui t'a convaincu de tes préférences ? »
Suguru se retourna vers lui.
« Oui. Maintenant je n'ai plus aucun doute, et ça c'est grâce à toi, Shinichi. Seulement… seulement c'est encore un peu tôt pour moi pour… repartir avec quelqu'un, tu vois ? Ça ne fait qu'un peu plus de trois mois que Narumi et moi sommes séparés.
- Oui, je comprends. C'est normal que tu aies besoin de temps. »
Le pianiste le gratifia d'un regard empli de gratitude – et de soulagement.
« Merci pour ta compréhension, Shinichi.
- Mais tu sais, reprit ce dernier après un court instant de silence, puisque apparemment tu n'as jamais rien connu… je peux te faire découvrir des choses… Qu'en dis-tu ? » lui murmura-t-il à l'oreille tandis qu'une de ses mains venait se glisser entre les cuisses de Suguru qui tressaillit, interdit.
« N'aie pas peur. Ça n'ira pas plus loin que ça, » lui souffla Shinichi à l'oreille. Il attira le garçon contre lui, sa main entamant un lent mouvement sensuel.
« Laisse-toi aller… Je suis sûr que tu vas aimer. »
Suguru ferma les yeux, le cœur battant follement et, avec un petit soupir d'extase, s'abandonna entre les bras de Shinichi.
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« Voilà. Plus que ces revues à trier et j'en aurai fini pour la journée. »
Haruka Fujisaki s'agenouilla devant le porte-revues placé dans le hall d'entrée, à côté d'un petit meuble, et entreprit d'en vider le contenu. Il y avait là, pêle-mêle, des journaux, des revues, et même quelques prospectus publicitaires, certains vieux de plusieurs mois.
« Quel fatras… » grommela-t-elle en faisant deux piles, ceux à garder et ceux à jeter, la seconde croissant sensiblement plus vite que la première.
« Tiens ? Qu'est-ce que c'est ? »
L'opération de tri venait de mettre à jour une lettre adressée à Suguru. Datée de la fin du mois de mars, elle ne comportait aucune mention d'expédition. Sans doute avait-elle été posée sur le meuble après avoir été récupérée dans la boîte, d'où elle était tombée au milieu des revues.
« J'espère que ce n'était pas quelque chose d'urgent », commenta-t-elle en glissant la lettre dans une poche, dans l'attente d'aller la déposer dans la chambre de son fils aîné.
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Le week-end de détente à Hokkaido avait filé bien trop vite de l'avis de Suguru. Passé le premier instant de surprise dans le petit onsen de leur ryokan, il avait fini par abandonner une partie de ses inhibitions et s'était laissé aller entre les bras de Shinichi, osant même délivrer quelques caresses en retour. Et cette fois, contrairement à son expérience avec Narumi, il avait pleinement apprécié. C'est donc avec quelques regrets que Shinichi et lui se séparèrent à l'aéroport du Kansai.
« N'hésite pas à m'appeler si tu as besoin de moi, lui dit le violoniste avant de déposer un rapide baiser sur ses lèvres.
- Je n'y manquerai pas. À bientôt, Shinichi. »
Un dernier baiser et ils se séparèrent.
Il était plus de midi quand Suguru arriva chez lui. Le trajet en avion avait été rapide, mais Shinichi et lui n'étaient pas partis très tôt d'Hokkaido. Après avoir mangé et assuré qu'il avait mis à profit son week-end pour se reposer, il monta déposer ses affaires dans sa chambre puis, une fois qu'il eut tout rangé, il s'intéressa à la lettre posée sur son bureau.
L'écriture sur l'enveloppe lui était inconnue, et après avoir constaté que la lettre était datée du 28 mars, c'est avec curiosité qu'il la décacheta. Il en tira une simple feuille de papier blanc, sur laquelle était écrit :
« Chaque soir je penserai à vous en contemplant le ciel. Je vous reconnaîtrai, vous en serez l'étoile la plus brillante.
Hiroshi Nakano »
Le cœur du jeune pianiste se mit à battre à grands coups dans sa poitrine.
À suivre…
Les Aïnus ou Aïnous, sont une population aborigène. Ils vivent au Nord du Japon et à l'extrême Est de la Russie : Vers -1300 avant JC, ils ont migré vers Hokkaidō, les Îles Kouriles, l'île de Sakhaline et le sud de la péninsule du Kamtchatka. Soit 1000 ans avant les représentants du peuple des Wa qui sont les ancêtres des Japonais actuels, arrivés par l'île de Honshu (vraisemblablement depuis la Corée).
Morphologiquement, les Aïnus ne ressemblent pas aux Japonais. Ils sont plus grands, plus résistants, leurs carrure et pilosité sont plus affirmées, leur peau est plus claire, leur visage moins lisse et leurs yeux ne sont pas bridés. Bref, ils ne sont pas mongoloïdes (type morphologique des Japonais, Coréens et Chinois). Avec ces caractéristiques physiques, ils ont été longtemps associés au type caucasien. (source : Wikipedia)
