Crédits : les personnages, à quelques exceptions près, appartiennent à Maki Murakami, nous nous contentons simplement de les emprunter.
Merci à toutes les personnes qui suivent cette histoire!
CHAPITRE V
« Alors Hiro ? Qu'est-ce que tu comptes faire, maintenant ? »
Le jeune homme leva les yeux de La Sonate à Kreutzer et les reporta sur Sakura. Mettant à profit sa venue à Kyoto pour l'anniversaire de son ami, elle en avait profité pour rester sur place jusqu'à la fin du week-end. Yuji, lui, était rentré à Tokyo le lendemain, ayant un rendez-vous avec « un pote qui connaît bien l'assistant d'un metteur en scène qui débute dans le théâtre off », aussi son frère lui avait-il souhaité bonne chance ; Yuji n'avait jamais renoncé à son rêve.
Shuichi, quant à lui, était aussi retourné à Tokyo passer un peu de temps en compagnie de sa famille, mais il était au Japon jusqu'à la fin du mois. Hiroshi avait profité de son absence pour expliquer à Sakura ce qu'il en était de ses rapports avec Suguru, et avait conclu en lui montrant le mot dans le livre.
« Je sais pas. On… on avait commencé à parler sur le balcon, mais… j'ai pas eu le temps de lui dire tout ce que j'aurais voulu, dit l'interne avec un soupir. Mais maintenant, c'est trop tard de toutes façons. Il a un copain.
- Vraiment ? Mais alors, j'avais raison ! Et tu n'as rien essayé ?
- Essayé quoi ? C'est pendant sa tournée en Europe qu'il s'est mis avec ce type… Si seulement j'avais pas attendu… murmura Hiroshi d'un ton amer.
- Mais il veut rejouer avec toi, fit remarquer Sakura en désignant le livre. C'est peut-être sa manière à lui de te laisser savoir qu'une ouverture est possible ?
- Ritsu m'a dit que toute la famille partait à Fukuoka jusqu'au 16 août. Ils vont fêter le O-Bon là-bas. Après, ils doivent finir leurs vacances à Okinawa. Ils ne rentreront pas avant la fin du mois », expliqua Hiroshi. Il observa une courte pause et ajouta :
« Et puis… Il y a Velouria. »
Sakura ne dit rien mais serra doucement son ami contre lui.
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Suguru ôta le haori qu'il portait sur son yukata et le déposa sur le dossier d'une chaise.
« C'était une belle fête, pas vrai Ritsu ? Et ça m'a fait plaisir de revoir Michio, Emi et Kazuya, ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus ! »
Akio Fujisaki était originaire d'Hoshino, bourgade située dans les montagnes non loin de Fukuoka. Sa famille y était installée depuis bien des années et possédait une grande demeure traditionnelle dans laquelle Suguru avait toujours adoré passer une partie des vacances. L'endroit était calme, niché au creux de montagnes verdoyantes, et avec ses cousins il ne s'était pas privé de faire les 400 coups au cours de son enfance.
Cette année-là avait été une nouvelle occasion de retrouver la famille à l'occasion du O-Bon, la Fête des Morts.
« Oui, c'était bien », répondit Ritsu sans entrain. La fête avait pourtant été animée par des danses et des chants et l'ambiance, bien que recueillie pour l'occasion, n'avait pas été triste, et le petit garçon avait paru s'amuser avec les autres enfants de son âge, alors pourquoi cet abattement soudain ?
« Qu'est-ce qui ne va pas ? questionna Suguru. Si quelque chose te tracasse, tu peux m'en parler. »
Le petit garçon parut hésiter puis demanda, d'une voix tremblante : « Tu… Tu m'aimeras encore, même si je ne deviens pas musicien professionnel comme toi ou maman ? »
Suguru considéra son petit frère avec une véritable stupéfaction.
« Bien entendu ! Je t'aime parce que tu es mon frère, et ça ne changera jamais ! Ça m'est égal si tu ne deviens pas musicien professionnel… Mais qui t'as mis cette idée dans la tête ?
- C'est… C'est parce que oncle Satoshi et tante Sango parlaient ensemble cet après-midi, et ils disaient que j'étais moins doué que toi au même âge. Ils ont pas vu que j'étais là… Mais si je suis moins doué que toi, peut-être que je pourrai pas devenir professionnel et… »
Ritsu se tut et renifla, les yeux soudain débordant de larmes. Désemparé et plus que mécontent, Suguru le serra contre lui.
« Honnêtement, Ritsu, ces deux-là s'y connaissent autant en musique que moi en saut à la perche. N'écoute pas ce genre d'idioties. En plus, c'est pas vrai que tu es moins doué que moi. Toi tu joues de deux instruments alors que maman ou moi n'avons jamais joué que du piano. Tu peux me faire confiance, tu sais bien que je ne mens jamais sur ces choses-là.
Oui, mais… mais même Shinichi Garai l'a dit ! Et lui, il est pro ! »
Le pianiste eu l'impression qu'on venait de lui donner un coup dans l'estomac. Qu'est-ce que c'était encore que cette histoire ?
« Comment ça ? Qu'est-ce que Shinichi est allé te raconter ?
- C'est pas à moi qu'il l'a dit. Il l'a dit à monsieur Nakano. Il lui a dit que ça devait être triste de ne pas être assez doué pour pouvoir vivre de sa musique. Mais monsieur Nakano est très doué ! Alors si lui il n'a pas pu devenir professionnel… »
Suguru se mordit la lèvre puis prit une profonde inspiration.
« Ça n'a rien à voir, Ritsu. Monsieur Nakano m'a expliqué pourquoi il n'est pas devenu musicien, mais ce n'était pas du tout à cause d'un manque de talent. Ce qu'a dit Shinichi était vraiment stupide. »
Et, à l'occasion, il comptait bien lui en faire la remarque.
« Ritsu ? Poussin, ne répète surtout pas à maman qu'oncle Satoshi et tante Sango ont dit ça. Ça lui ferait beaucoup de peine. »
Et surtout, je n'ai pas envie de les retrouver pendus dans la réserve… ajouta mentalement le garçon.
La suite des vacances se déroula sans incident notoire. Fidèle à sa parole, Suguru avait profité d'un coup de fil de Shinichi pour lui raconter quel effet ses « propos idiots » avaient eu sur son petit frère, et avait ajouté que les choix professionnels de Nakano ne le regardaient en aucune manière. Pour la première fois depuis qu'il avait fait la connaissance du jeune pianiste, Shinichi découvrit une facette de sa personnalité qu'il ignorait, mais il prit le parti de s'excuser : il n'avait pas pensé à mal, il avait dit ça parce qu'il ne savait pas vraiment quoi dire, et il reconnaissait que c'était idiot. Il conclut en disant qu'il attendait avec impatience le retour de Suguru à Kyoto, et réitéra sa demande d'interpréter avec lui la Sonate pour violon et piano n°9.
Suguru raccrocha sur un refus, invoquant de vagues prétextes ; tout ce dont il était certain, c'était qu'il ne voulait jouer ce morceau qu'avec une seule personne… et ce n'était pas Shinichi.
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Hiroshi secoua légèrement sa petite amie :
« Vel, réveille-toi, c'est l'heure. »
Au lieu des petits bruits charmants qu'elle faisait d'habitude, elle grogna.
« Petit chat devient petit ours, se moqua l'interne.
- Tais-toi, Naka-chan, j'ai sommeil.
- Il est 19 heures ! Le train ne nous attendra pas.
- J'ai plus envie d'aller à Tokyo. Vas-y seul. »
Hiroshi soupira :
« Je t'appellerai quand j'arrive.
- Non, attends ! s'écria la jeune fille en se levant d'un bond et en se précipitant à la salle de bains. Je me donne un coup et j'arrive ! Mais… Je n'ai pas fait mon sac !
- Moi si. Dépêche-toi. »
Velouria déposa un baiser furtif sur les lèvres du garçon et retourna se préparer. Ce qu'Hiroshi ne lui avait pas dit, c'est qu'il avait avancé l'horloge d'une heure. À la fréquenter depuis presque un mois, il avait rapidement cerné l'un de ses défauts principaux : elle n'avait aucune notion du temps et était souvent en retard par étourderie. Ainsi, grâce à la ruse, ils n'eurent aucun problème pour avoir leur Shinkansen.
Au retour des vacances de la jeune fille, ils s'étaient empressés de se revoir. Ils n'avaient rien trouvé à se dire mais être ensemble avait paru vital et quand Hiroshi avait obtenu quelques jours pour le O-bon, c'était tout naturellement qu'il lui avait proposé de venir. Tout aussi naturellement, elle avait accepté.
« J'aimerais être amoureuse de toi et que toi tu le sois de moi », murmura-t-elle se blottissant contre lui dans le train juste avant de se rendormir.
Lui aussi aurait voulu être amoureux de la jeune fille, cela aurait été tellement plus simple, sûrement plus que la relation qu'ils entretenaient. Ils s'aimaient mais pas comme deux amoureux, ils s'aimaient comme deux très bons amis qui partageaient leur lit.
Comme si je couchais avec Sakura, pensa-t-il en regardant le paysage défiler mais cette idée le fit frémir et apparut comme incestueuse.
Sakura, justement, les attendait à la gare et considéra Velouria avec méfiance, comme elle l'avait fait avec Narumi ou toutes les filles tournant autour de son Hiroshi mais elle l'adopta tout de suite et même si les deux dénotaient, ils faisaient un joli couple.
De retour dans son ancien appartement, Hiroshi eut toutes les peines du monde à expliquer à son chat pourquoi il ne venait pas plus souvent :
« Ikko-chan, ne boude pas ! Je t'aime ! Je sais que je suis un père indigne mais Sakura me donne de tes nouvelles ! Vel, mon petit chat, dis à ta congénère que je l'aime plus que tout. »
La jeune fille voulut se retenir de sourire bêtement mais ce spectacle était trop mignon.
« Hiro ! Tu es un père indigne, pourquoi on ne la ramènerait pas avec nous à Kyoto ? Elle est tellement choupi ! Tu auras deux petits chats comme ça !
- Vous avez un chat à Kyoto ? les interrogea Sakura.
- Non, c'est moi son « petit chat », il m'appelle toujours comme ça.
- Ou « vilaine panthère » quand tu es grognon, compléta Hiroshi en caressant le seul vrai félin de la pièce. Tu veux rentrer avec papa, Ikko-chan ? »
Une sonnerie interrompit ces retrouvailles et quelques minutes après, un éclair rose fila jusqu'au salon pour se coller à Nakano.
« Hiro-chan !!
- Shu, on s'est vus il y a dix jours !
- Tu m'as manqué quand même ! Et… t'es qui toi ? demanda-t-il à Velouria. Waou ! J'adore ta tenue ! C'est trop joli, s'exclama-t-il en détaillant la fille sous toutes les coutures. Il y a un magasin de fringues génialissime ici, on ira, hein ? »
Sans rien dire, elle avait aussi conquis Shuichi et quand ils rejoignirent Yuji, celui-ci l'accepta.
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La Fête des morts avaient commencé le jour de l'arrivée d'Hiroshi à Tokyo. Le lendemain, Yuji, Sakura et Hiro se vêtirent d'habits traditionnels sous le regard étonné de Velouria.
« Vous aussi vous mettez un kimono ? demanda-t-elle aux garçons.
- Non, c'est un yukata et un haori, expliqua Yuji. Le kimono est un vêtement beaucoup plus cérémoniel. Tu n'es pas d'ici ?
- Non. Je suis au Japon depuis un an seulement. Avant j'habitais au Brésil. Je suis métisse. »
Sakura revint avec un kimono ocre décoré de fleurs orange et bordeaux.
« Il sera peut-être un peu grand mais il t'ira. Tu veux que je t'aide à le mettre ? »
La jeune fille regarda Hiroshi comme pour lui demander une réponse. D'un accord tacite, il prit son frère par le bras et tous deux quittèrent la chambre. Une quinzaine de minutes plus tard, elle les rejoignit, rougissante, acclamée par les trois amis.
« Hiro, surveille-la bien sinon je vais te la voler ! » s'exclama Yuji.
Les deux frères et Velouria saluèrent Sakura et partirent chez les Nakano pour y déjeuner et allumer les lanternes préparées avec soin par Midori Nakano. Tous ensemble, ils partirent pour le cimetière d'Aoyama, encore plus peuplé qu'à l'accoutumée. Après plusieurs prières, Hiroshi et Velouria se séparèrent du groupe pour se rendre sur la tombe du père de la jeune fille.
« Je ne l'ai pas beaucoup connu. Il a quitté maman, tôt. C'est elle qui m'a appris le japonais, dit-elle, la voix émue en dépit de ses efforts pour rester courageuse. Hiroshi, c'est très gentil de venir avec moi, dit-elle en s'arrêtant soudainement. La saison des vœux est passée mais je vais en faire pour toi. »
Un petit sourire triste s'afficha sur le visage de l'interne.
« Ne fais pas cette tête, tu n'es vraiment pas beau quand tu es triste. »
Ils reprirent le chemin silencieusement jusqu'à la tombe de Tsuzuki Konoe. Ils commencèrent à nettoyer la pierre tombale et déposèrent les offrandes destinées aux esprits. Après leur recueillement, ils rentrèrent main dans la main chez les Nakano. Pour plus de facilité, Vel dormit chez Sakura et Hiroshi la retrouva le lendemain. Tous, Yuji, Maiko, Shuichi et même Eiri, Sobi et Junichi, se retrouvèrent à la baie de Tokyo. C'était le dernier jour du O-bon.
« Les Toro Nagashi vont à présent guider les esprits vers l'autre monde, » expliqua Hiroshi en se baissant pour déposer sa petite lanterne sur l'eau, imité par les autres participants.
Ils restèrent un moment à regarder l'eau scintiller à cause des bougies puis après les embrassades et au revoirs, Velouria et l'interne prirent le chemin de la gare. Le séjour s'achevait et les deux s'étaient encore rapprochés.
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« À nos deux mois !
- À nos deux mois ! »
Les deux amants trinquèrent au jus de fraise.
« C'est curieux. « Velouria » me rappelle quelque chose mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus, dit Hiroshi en vidant son verre.
- Je peux te le dire maintenant. C'est… C'est le titre d'une chanson des Pixies.
- Bossa-nova ! Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ! C'est un de mes albums préférés des Pixies ! Ça n'est pas courant tout de même. Il y avait d'autres prénoms moins singuliers. Eléonor, Angie, Layla.
- Dis que c'est moche ! s'offusqua la jeune fille.
- Non, pas du tout. C'est juste inhabituel.
- En fait… il est sorti le jour de ma naissance.
- Mais il est sorti en 1990 ! »
Nakano s'était attendu à des protestations mais rien ne vint.
« Vel ! Dis-moi que tu n'as pas… dix-huit ans ! »
Encore un long silence coupable.
« Vel ! Je pourrais aller en taule ! Tu es lycéenne ?
- Hiro, je suis désolée ! Je… Ça ne compte pas que je sois mineure.
- Bien sûr que si ! J'ai vingt-quatre ans ! »
Un brin agacé, le garçon commanda un verre d'alcool.
« Hiro ! Ne te saoule pas ! Pas pour ça… implora-t-elle.
- Ma vie sentimentale est formidable, se plaignit-il en avalant d'un trait son troisième verre de vodka. J'aime un type pour qui je ne suis pas assez bien et dans ma splendeur, je n'arrive qu'à dégoter une mineure en mal d'aventure. Je suis lamentable. »
Il se leva en titubant légèrement et sortit de l'argent qu'il déposa sur la table. Il se précipita vers la sortie de l'établissement et percuta un client qui allait rentrer.
Garai, suivi de Fujisaki.
« Il ne manquait que vous, grommela-t-il.
- Bonjour monsieur Nakano. Je suis content de vous voir. Je… je voulais vous présenter mes excuses pour ce que je vous ai dit l'autre fois, chez Suguru, dit le violoniste.
- C'est vrai que ça a été facile pour moi de choisir entre la musique et la médecine.
- En même temps, nous sommes chacun responsable de nos choix », dit Shinichi.
Hiroshi, rejoint par Velouria, regarda Suguru :
« Bonjour Fujisaki-san. Vous voyez, ça n'est pas si difficile que ça d'écarter les cuisses !
- Hiro ! » s'offusqua Velouria.
Le pianiste dévisagea le professeur de guitare et cette étrange jeune fille, court vêtue et affublée d'oreilles de chat.
« Et il est frigide ou pas ? demanda Hiroshi à Shinichi. Parce que cette rigueuuur… À moins que ça soit une petite chienne au lit, gloussa-t-il.
Velouria s'indigna de ces paroles et le réprimanda.
« Il… il a beaucoup bu. Il ne pense pas vraiment ce qu'il a dit.
- Qu'est qu'il y a, Vel, nous sommes tous des adultes. Ah non, toi tu es lycéenne. N'écoute pas ce que disent les grands. Quelque chose ne va pas, Fujisaki-san ? » demanda l'interne en détaillant le jeune musicien qui avait considérablement pâli et tremblait.
Garai s'interposa entre les deux garçons :
« Je crois que vous devriez vous excuser et rentrer chez vous.
- De quoi je me mêle ? grogna Hiroshi. Il me semble avoir été clair l'autre fois : vos conseils vous vous les gardez pour vous !
- Hiroshi, arrête, s'il te plait ! Excuse-toi et… rentrons ; il a raison. »
Suguru écarta Shinichi et planta son regard dans celui de Nakano. Son visage fermé ne montrait pas qu'il était ébranlé, il préféra canaliser sa peine et sa fureur dans la claque qu'il administra à son aîné :
« Vous êtes minable, monsieur Nakano », siffla-t-il.
Il prit Garai par la main et tous deux pénétrèrent dans le café sans un regard en arrière.
Les larmes montèrent aux yeux de l'interne. Le rôle de gentil garçon dévoué l'étouffait. Une rage et une jalousie soudaine l'avaient consumé. Quand il se calma, plusieurs heures plus tard, le remord le tiraillait. Pourquoi était-il allé si loin ? Pourquoi avait-il blessé le seul garçon qui l'avait attiré depuis Issei ? Les paroles de Garai résonnaient dans sa tête :
« Nous sommes chacun responsable de nos choix »
Il composa le numéro de Fujisaki mais fut basculé sur répondeur. Il comprenait. Il avait été en dessous de tout et se sentait sale. Il bredouilla un message d'excuse et raccrocha. Il n'y avait plus rien à faire. Il irait le lendemain démissionner de son rôle de professeur. Il appela ensuite Velouria, qui l'avait laissé sur le seuil du café, mais elle non plus ne lui répondit pas. Il prit sa moto en direction de chez elle et s'assit devant la porte de son studio. Peut-être finirait-elle par ouvrir.
À suivre…
Haori : veste portée sur le kimono
O-bon : Fête des Morts (13 au 16 juillet ou août). Rite religieux bouddhique ayant un lien avec la croyance du retour sur Terre des esprits. Les Japonais se rendent en famille dans les cimetières pour nettoyer et décorer les tombes. Une danse traditionnelle, le Bon-Odori est exécutée tous les soirs au cours de cette période.
Eléonor, Angie, Layla : Eleonor Rigby des Beatles, Angie des Rollling Stones, Layla d'Eric Clapton
