Rolalaaa ! Toutes ces reviews ! Merci beaucoup ! Mais surtout, ne vous arrêtez pas !! :D
ptitebella45 : Toi aussi tu le lis ? T'en es où ? Moi je l'ai fini en 5 jours, tout en me tempérant sinon je l'aurais fini beaucoup plus tôt ! I love Nessie ! Si tu vois ce que je veux dire :P Sinon merci beaucoup pour ta review, elle m'a fait très plaisir, j'ai adoré le mot « bouleversant », je ne sais pas pourquoi mais j'ai adoré :D
little-moi : Il est génial Breaking Dawn ! Je ne comprends pas tout, je ne suis pas assez bonne mais je pense que des quatre livres, c'est le meilleur ! Je voudrais bien te dire à quoi on ne s'attend pas mais je ne voudrais pas spoiler les autres... J'espère que cette suite te plaira ! :P
Athelas Mellyrn : Bonne idée d'inciter les gens à faire ça ! Continue... : P Merci pour ta review !
Likeasweet : Merci beaucoup !!
Puky : Tu n'as pas lu la première en entier ? :( Bon bah au moins tu aimes et c'est un bon point ! Merci pour tes compliments !
LuckyPotterCullen : Et tu n'as pas fini de le plaindre ! Il va être encore plus déboussolé avec ce que je vais lui faire subir... :P
Sinon, j'espère encore et toujours que cette suite vous plaira ! J'essaie de beaucoup écrire mais comme je vous l'ai dans le précédent chapitre, je lisais Breaking Dawn ( je l'ai malheureusement fini ! Je suis dégoutée... La Twilight Saga, c'est fini ! :( ) et en plus, j'essaie de réviser des cours, j'passe en seconde et ça m'fait un p'tit peu peur, bon j'arrête de raconter ma vie ! ;)
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PDV de Bella
Je venais de boucler mon sac, juste le strict nécessaire. Une brosse à dent, un mini-dentifrice, un petit savon, des sous-vêtements, un tee-shirt et surtout, tout l'argent de mon compte et mon billet d'avion. Je descendis, vis que Charlie était déjà au travail et sortis. Je démarrai ma Chevrolet, jetant un dernier regard à Forks et à ses alentours. Puis je me dirigeais vers l'autoroute conduisant au Sea-Tac, l'aéroport de Seattle. Mon vieux compagnon le gouffre s'ouvrit pour la première fois de la journée, Alice et moi avions pris la même route, pour le même aéroport, pour la même destination, dans mon rêve. Je ne devais pas pleurer, il ne fallait pas que je pleurasse, autrement, ma vision allait se brouiller et déjà que mes réflexes étaient plutôt lent... Argh ! Pourquoi fallait-il qu'il que tous les lieux et que toutes mes pensées me fissent penser à eux ? À lui ? Je respirai profondément, essayant de reprendre mon calme mais comment le pouvais-je alors qu'à chaque fois que je tournais la tête vers le côté passager, je le voyais lui. J'allais vraiment de plus en plus mal. Mais la pensée que tout allait bientôt être terminé me rasséréna.
Le soleil tapai contre le pare-brise de ma Chevrolet, et vu que je n'avais pas de climatisation et que je ne comptais pas ouvrir les fenêtres en raison de la pression de l'air, je remontai donc mes manches. Et alors que je remontais ma manche droite, je la sentis. Glaciale, en demi-lune. Je crus d'abord que je l'avais rêvée, j'y jetais un coup d'oeil, je n'avais pas rêvé. Elle était bien là, parfaitement cicatrisée, preuve presque irréfutable que mon hallucination était réelle. Je soupirai, maintenant, cela n'avait plus d'importance. Les Cullen ne voudraient quand même pas de moi, et lui non plus. Ils ne me connaissaient pas, et il ne le voulait pas.
Encore dans mes pensées, ce fut le bruit de plusieurs automobilistes klaxonnant à l'unisson qui me réveilla. Alerte, je vérifiais ma vitesse et les voitures derrière moi quand une voiture passa à toutes vitesses sur la voie opposée. C'est bon, je n'avais rien fait de mal...
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PDV d'Alice
Après ma vision, je me saisis des clés de ma Porsche. Jasper, Esmé et Carlisle me suivirent jusqu'au garage alors qu'Edward, Rose et Emmett partaient en courant. Si jamais il y avait des embouteillages, ils seraient à même de la retenir le temps que nous arrivions. Dès que tout le monde fut dans la voiture, j'appuyais sur l'accélérateur, il n'était pas question de perdre une seule seconde. Je fixai la route, tout en continuant à accélérer. Je jetais un léger coup d'oeil au compteur, 220 km/h. Je pouvais pousser la belle jusqu'à 310 km/h. Je ne l'avais jamais fait, mais il fallait une première fois à tout, non ?
Je ne me serais jamais crue capable de faire cela pour une humaine, et je ne comprenais toujours pas pourquoi les autres ne m'en avaient pas empêcher, pourquoi ils avaient suivis, pourquoi ils m'avaient même encouragée. Je ressentais quelque chose pour cette Bella, une sorte d'empathie très forte, comme si j'avais pu lui confier tous mes secrets et qu'elle avait pu la même chose. J'avais envie de la protéger, comme une petite soeur, j'en avais presque besoin. Je ne voulais pas sa mort, je crois même que je ne désirais pas son sang ! Je désirais juste qu'elle fût vivante, et heureuse. Et c'est pour cela que je voyais l'aiguille du compteur s'agiter. Et c'est pour cela que je sentis la main de Jasper se poser sa ma jambe, me priant de me calmer, et c'est aussi pour cela que j'entendis Carlisle se racler la gorge pour que je ralentisse.
Je sentais que les autres n'étaient pas loin derrière, Edward en tête. Il courait plus vite que n'importe lequel d'entre nous et s'il arrivait avant ou en même temps que la voiture, ce ne serait pas plus mal, car je n'étais pas sûre que nous puissions la retenir sans user de notre force, sauf Edward, elle l'aimait. Enfin, d'après ma vision...
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PDV d'Edward
Courir. Courir toujours plus vite, se dépasser. Mais pour quoi ? Pour cette fille ? Oui, une envie irrépressible d'arriver à temps, de ne pas la laisser partir en Italie, de ne pas la laisser mourir. Mais pourquoi ?! Cette envie prenait racine au fond de moi, plus profond encore que mon âme peut-être perdue à jamais, plus profond encore que l'amour que je ressentais pour ma famille. Je ne croyais pas aimer cette fille, je voulais juste la protéger de ce qui l'attendait. Je devais donc l'aimer d'une certaine façon. Argh... Mais que se passait-il dans ma tête ? Je n'aimais pas cette fille ! Je ne la connaissais pas, et je ne voyais d'ailleurs pas comment elle aurait pu m'aimer moi, un parfait inconnu, un monstre en réalité ! Je faisais tout en cela, en fait, pour Alice et Esmé. Alice ne voulait pas la laisser mourir comme ça, c'était elle qui, alors que étions exceptionnellement de sortie, avait vu cette fille se faire tuer par des vampires. C'était elle qui avait insisté, avec l'appui d'Esmé et de Carlisle, pour que nous lui portions secours et c'est ce que nous avions fait. Je le regrettais un peu, mais trop profond pour que j'y accordasse de l'importance, je savais que je remerciais Alice d'avoir ce don et de nous avoir poussé à la secourir. Esmé, elle, voyait en Bella une sorte de nouvelle fille qu'elle n'avait pu avoir. Tout comme elle voyait en nous ses enfants. Elle avait toujours été très compatissante, elle voulait toujours aidé les autres et cela la torturait de ne pas avoir pu aider cette fille. C'était pour tout cela que je me dépassais. Que je courais toujours plus vite. Enfin, j'essayais de m'en persuader.
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PDV de Bella
Je venais de laisser ma voiture dans un des nombreux parkings de l'aéroport, je n'avais pas besoin d'enregistrer de bagages : je n'en avais pas. Je passais tranquillement la douane et patientais dans la salle d'embarquement n°26. Au bout d'une demi-heure, une voix appela les passagers à embarquer, et j'obéis. Puis après avoir passé un quart d'heure à l'arrêt, dans un siège plus qu'inconfortable – surtout comparé aux sièges du dernier avion que j'avais pris, dans mon rêve -, nous décollâmes vers New York. Je me saisis d'un des magazines fournis par la compagnie aérienne et me mis à le décortiquer. Je connaissais presque par coeur le troisième des magazines entreposés devant moi quand j'arrivais à la dernière page, une interview d'un acteur. Edward Norton. Encore lui. Pour encore un autre film, l'Illusionniste. Brrr... Je prenais de profondes bouffées d'air, il ne fallait pas craquer, pas devant tous ces gens, pas maintenant, pas si près du but !
Cette fois-ci je le détaillais bien. Il n'était pas si mal que ça, mais rien à voir avec Edward. Il parlait bien, mais toujours rien à voir avec lui. Je passais au peigne fin l'article, en masochiste que je suis, quand me vint une nouvelle illumination. Personne ne pouvait rivaliser avec Edward ! Même pas Carlisle, ni Jasper, ni Emmett, personne. Il était mien... Non, il avait été mien. Nuance, horripilante, horrible et douloureuse nuance.
Je jetai un regard à travers la fenêtre. La statue de la Liberté. On arrivait. Je regardais vaguement les gens qui se tenaient assis près de moi, des hommes et des femmes d'affaires pour la plupart, à la vue de leurs costumes et de leurs mallettes. Sauf derrière moi. Je sentais de légers coups de pieds. Je me retournai et observai le visage angélique d'un petit garçon, dans les cinq ans.
- Orlan ! Voyons, excuse-toi auprès de la dame. Je suis vraiment désolée madame, vous savez, ce vol a été très éprouvant pour un petit garçon de cet âge-là. M'expliqua une femme qui devait être sa mère.
- C'est bon, madame, ce n'est rien, dis-je.
Je me retournai subitement, une nouvelle vague de douleur. Orlan. Edward. Pourquoi eux ? Il ne manquait plus qu'un Monsieur ou une Madame Cullen ! Cette vague-ci fut trop forte. Elle comprenait toute la douleur accumulée et refoulée depuis le décollage. Je ne pus empêcher une larme de couler, et un léger soubresaut de ma poitrine avant de reprendre le contrôle, mais pour combien de temps ?
Une hôtesse nous annonça que nous allions bientôt atterrir et nous servit tout le baratin habituel. Je me rassurais, dans quelques heures, je serais à Volterra.
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PDV d'Alice
Après quelques dizaines de minutes, nous arrivâmes enfin à Forks. Là, je m'étais enfin décidée à décélérer ; il fallait trouver son odeur, sa maison. Cela ne fut pas difficile. Je me garais juste devant chez elle et sortis en courant, il fallait l'empêcher de partir pour le Sea-Tac. Mais je ne voyais aucune voiture, je ne percevais aucun battement de coeur, aucun souffle dans cette petite maison. Je survolai les escaliers et arrivais dans sa chambre, vide. L'armoire était entrouverte, je l'ouvrais et vis qu'elle était encore pleine. Ouf' ! Elle n'était peut-être que partie faire des courses. Puis je me rappelais ma vision, elle n'avait pas de bagages avec elle, juste un tout petit sac. D'après moi, le strict nécessaire. Je quittais à toute vitesse sa chambre pour la salle de bain quand Esmé, Jasper et Carlisle entraient trop calmement à mon goût dans la pièce.
Dans la salle d'eau, la vérité me frappa. On l'avait raté, son nécessaire de toilette avait totalement disparu. Dépitée, je retournais voir ma famille, dans la chambre de Bella. Ils étaient assis tous debout autour de son lit, fascinés par ce qui se trouvait dessus. Je m'avançais en bousculant légèrement au passage Jazz et fixais à mon tour le lit. Il y avait trois enveloppes. Et donc trois destinataires : « Renée », « Charlie » et « Le Dr Cullen et sa famille ». Je comprenais qu'elle écrivît à sa mère et à son père, avant de mourir, mais à nous ? Cela devenait de plus en plus bizarre. Je jetais un coup d'oeil à ma famille, ils paraissaient tous décontenancés par cette enveloppe que personne n'osait toucher. Sauf Edward. Il regardait autour de lui, avec une impression de déjà vu sur le visage. Comme s'il connaissait cette pièce et tout ce qui s'y trouvait. Son regard accrocha le mien, il avait peur, il était troublé, cela se lisait dans ses iris dorés.
Carlisle se décida à ouvrir l'enveloppe. Très précautionneusement, il sortit une feuille, puis une autre, puis encore une autre jusqu'à ce qu'il tînt sept feuilles A4 toutes entièrement écrites à la main et remplies. Puis il commença à lire.
- Chers Cullens, je suis désolée de vous embêter une nouvelle fois mais je devais vous écrire cette extrêmement longue lettre. J'espère que tu ne m'en voudras pas Esmé, de ne pas t'avoir parlé, je sais combien tu aimes aider les autres. Mais je ne pouvais pas continuer cette mascarade, je n'en pouvais plus, j'aurais préférer que vous ne me sauviez pas des griffes de Laurent, Victoria et James, les vampires. Ne vous voilez pas la face, vous êtes des vampires, je le sais, et c'est pour cela que je m'envole vers Volterra, dans le seul but de mourir, aux prises avec tes anciens amis Carlisle, les Volturri.
« Ooops je suis désolée, je vous tutoie tous, j'espère que cela ne vous dérange pas trop ? Cela fait tellement de temps que j'ai perdu l'habitude de vous vouvoyer. Bon, je continue. Je voulais vous raconter mon histoire, celle qui s'est passée entre nous. Rêve ou réalité parallèle ? Je n'en ai aucune idée, mais c'est la mienne.
Carlisle continua de lire l'histoire de cette jeune fille jusqu'à qu'elle parlât d'Edward. Là, il s'arrêta et regarda son fils, comme nous tous. Et pour une fois, j'aurais souhaité que les rôles soient inversés, que je pus lire ses pensées, il semblait perdu.
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PDV d'Edward
Carslisle raconta l'histoire de Bella et s'arrêta quand elle me rencontra. Tout ce qu'elle disait me sembler si familier, mais si étranger. Toute ma famille me regardait bizarrement, comme si j'allais perdre le contrôle, que j'allais devenir fou. Je leur fis signe que tout allait bien et mon père reprit. Son histoire était bouleversante, et à la vue des taches d'encres et des bosselettes sur les feuilles, elle avait pleuré tout en nous écrivant. Je m'en voulais, je m'étais promis de ne jamais faire pleurer une femme. J'essayais de me ressaisir, qu'y pouvais-je ? Je ne la connaissais pas !
- « ... Je crois que je me rappellerais toujours cette première nuit ensemble. Charlie était en bas, j'étais toute excitée par la journée que je venais de passer, et Edward m'avait proposé de me rejoindre. J'ouvris donc la fenêtre et à peine l'avais-je fait que j'entendis un rire derrière mon dos. Je faillis avoir une crise cardiaque ! Mais il me releva et m'aida à m'installer sur mon lit. Je suis allée me préparer et comme je n'avais pas l'habitude d'être élégante pour aller dormir, je revins dans ma chambre les cheveux mouillés et attachés, et dans un vieux jogging, ce qu'Edward me fit remarquer ! Puis je me suis glissée sous ma couette et tout en restant par-dessus ma couette, ne voulant pas me frigorifier, il me prit dans ses bras et commença à me chanter ma berceuse. Il l'avait composé lui-même, pour moi...
Cette fois-ci, Carlisle ne s'arrêta pas, mais certains me regardèrent quand même assez bizarrement, surtout Rose. Je tournai la tête vers la porte et la vis arriver, les joues rosies par le plaisir, les cheveux à peine séchés, et dans son vieux survêtement. C'était assez comique mais elle était belle, belle de cette joie qui émanait d'elle, belle, tout simplement. Rien à voir avec la beauté de Rosalie, ni avec celle d'aucun autre vampire, elle était humainement sublime. Désirable. Pas comme un vampire peut désirer une femme, mais plutôt comme un homme peut désirer une femme.
Je secouais la tête, ce n'était qu'une hallucination. Je détournais le regard de la porte pour fixer Carlisle, puis je déviais sur le lit. Elle de nouveau là, mais j'y étais moi aussi. Toujours dans la même tenue, le rose de ses joues toujours omniprésent. Elle prétendait ne pas pouvoir dormir avec moi à côté. Je lui proposais donc de partir, la peur envahit d'un coup ses prunelles marron chocolat, elle me suppliai de rester. J'obéissais donc, trop égoïste pour partir. Et j'entonnais la berceuse en question, et elle s'endormit dans mes bras glacés, le sourire aux lèvres.
- Edward ? Ça va ? Me tira Alice de mes rêves.
- Euh... Oui, oui. J'ai l'impression d'avoir vécu ce dont elle parle, dis-je.
- Mais tu ne l'as pas vécu ? N'est-ce pas ? Tu n'es pas venu à Forks sans nous le dire rejoindre cette fille ? Me demanda Carlisle.
- Non, mais je me sens bizarre. C'est comme si j'avais eu une vision, avec le son, de ce qui s'est passé d'après elle. Des détails qu'elle n'a pas mentionné.
- Hum... Ce qu'elle nous raconte est peut-être arrivé, déclara Carlisle. Mais comment cela se fait-il que personne ne s'en souvienne ?
- Je ne sais pas, par contre, je pense que la seule chose à faire est de partir pour Volterra, nous ne pouvons pas la laisser mourir si ce qu'elle a dit est vrai, nous dit Emmett.
- Nous ne pouvons pas la laisser mourir tout court ! S'exclamèrent Esmé et Alice.
Puis tout s'enchaîna à une grande vitesse, nous retournâmes à Seattle le plus vite possible et nous prîmes l'avion pour New York, puis pour Florence. Dans l'avion, Edward finit de nous lire la lettre de Bella, à voix basse, de manière à ce que seuls les vampires présents, c'est à dire seulement nous, puissent entendre ce qu'il disait.
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PDV de Bella
Il était trois heures du matin quand le taxi me déposa Piazza dei Priori, la place de l'horloge, à Volterra. J'aurais du être là deux heures plus tôt, mais un fichu contrôle technique avait pris lpus de temps que prévu à New York.
La lune était pleine, mais une partie de la place restait dans l'ombre des ténèbres. Il n'y avait personne, aucune lumière ne filtrait à travers les lumières. Je soupirai et payai sa course au taxi. Je repérais la ruelle où Edward s'était posté quand il avait voulu se suicider, dans mon rêve, et m'y dirigeais. Il y faisait trop sombre pour que j'eus pu retrouver la trappe. Je soupirai à nouveau...
- Je t'aime, Edward...
Puis je me laissai glisser contre le mur de la ruelle. La tête entre les genoux, de légères larmes se mirent à couler de mes yeux. J'y étais. J'allais enfin en finir de cette lancinante douleur. Charlie avait du trouver ma lettre, il avait du prévenir Renée et peut-être même les Cullen, qui sait ?
J'entendis des pas. Quelqu'un se dirigeai vers moi, pas vraiment pressé, mais pas vraiment calme non plus. Je ne relevai pas la tête, à quoi bon ? Si c'était un Volturri, il allait passer son chemin.
- Bella ? Bella Cullen ? Demanda une voix incertaine.
Bella Cullen, qui pouvait bien m'appeler ainsi ? Je sortis subitement ma tête d'entre mes genoux et fixai mon interlocuteur. Il était assez grand, je ne voyais pas très bien son visage, il était tout encapuchonné dans un grand manteau bordeaux. Un Volturri. Il se pencha plus en avant vers moi et je pus mieux le voir. Il était plus chétif qu'il n'y paraissait, il avait de grand yeux en amandes, montrant son inquiétude, ses prunelles étaient d'onyx, un onyx très profond, prouvant qu'il n'avait pas mangé depuis longtemps.
- Orlan ? M'exclamai-je, trop surprise pour m'empêcher de crier dans la nuit noire.
- Bella ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? Le soleil va se lever dans quelques heures ! Tu as de la chance d'être tombé sur moi, si tu t'exposes au soleil tu vas briller et je ne crois pas qu'Aro te laissera la vie sauve tu sais...
- Mais Orlan, écoute bien ! J'ai un coeur qui bat, je ne sais pas ce qui s'est passé mais je suis de nouveau humaine et personne ne se souvient de moi et des Cullen. C'est comme s'ils n'étaient jamais venus à Forks !
- Bella, arrête de raconter des bêtises, je fais des efforts mais je n'entends rien, tu me fais une blague, hein ? Où sont-ils ?
- Arrête, je ne rigole pas, sinon je ne serais pas là, je serais avec Edward. Je te dis qu'il ne se souvient pas de moi, comme si j'avais rêver tout ce qui s'est passé entre lui et moi. Je me suis même faite attaquer par James et ses acolytes, sauf que c'était à Seattle et que je ne sais pas pourquoi, les Cullen sont venus à ma rescousse. Je suis là pour mourir Orlan.
- Attends, je crois savoir ce qui s'est passé... Depuis quelques mois, Caïus nous fait des cachoteries et Aro le laisse faire, il a décidé de lui laisser plus de libertés. Caïus traîne beaucoup avec Nola, Jane, Alec et deux nouvelles : Livia et Ligeia. Elles ont le même pouvoir que Nola, si tu vois ce que je veux dire...
- Mais je croyais que...
- Moi aussi, Bells, moi aussi. Tu es un vampire, suis-moi, nous allons aller trouver Aro.
- Non, je préfère appeler Carlisle...
- Bells, je ne crois pas que ce soit la solution, viens.
J'étais un vampire, je n'ai jamais cessé de l'être ! Cela expliquait pas mal de choses, les grognements quand James a voulu me tuer, ils venaient de moi, pourquoi j'entendais ce que disaient les Cullen à l'hôpital, pourquoi j'étais devenue plus agile en sport et pourquoi subitement, je comprenais les gens, en faisant preuve de beaucoup de compassion, j'entendais leurs pensées.
Je suivis Orlan en courant, en courant comme un vampire, en courant avec ma nature, en courant pour qu'ils se souvinssent.
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PDV d'Alice
Nous arrivâmes à trois et quart du matin à Volterra, sur la place de l'horloge. La sublime Ferrari 599 GTB rouge que nous avions emprunté à l'aéroport allait particulièrement vite, un avantage quand on est pressé. Rosalie, Carlisle et Emmett étaient restés à Seattle. Il n'était pas nécessaire qu'ils soient là, au contraire d'Edward, qu'elle aimait, de Jasper, qui pourrait l'apaiser, d'Esmé, qui pourrait aider, et de moi, qui pourrais voir si elle changeait d'avis. Je n'avais pas eu de vision d'elle de tout le voyage, j'avais pourtant essayé de me concentrer, en vain.
Nous sortîmes à vitesse vampirique de la belle italienne rouge et nous nous dirigeâmes vers la ruelle de ma vision. Elle était vide mais son odeur était fraîche, et accompagnée d'une autre, inconnue. Affolés, nous nous mîmes à leur poursuite. Edward prit les devant, mais nous n'étions pas loin derrière.
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PDV d'Edward
Son odeur était là, toute fraîche, toute proche. Mêlée à celle de cet autre. Un Volturri. Qui d'autre ? La chasse était interdite dans la cité.
Son histoire m'avait touché, au plus profond de moi. Je savais qu'elle était réelle, que tout ce qu'elle avait dit s'était réellement déroulé. Cela me fit sourire, tout en courant à sa recherche. Je courais avec mon coeur, j'étais tombé en admiration devant son écriture maladroite, ses larmes séchées par le temps, et que j'avais, à contre-coeur, provoquées. Je voulais qu'elle me racontât tout. Tout ce que j'avais raté, tout ce qu'elle avait vécu, avec ou sans moi. Je courais pour assouvir ce désir, je courais pour qu'elle m'aide à me souvenir d'elle, de nous.
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Alors ?? Revieeews Pleaaase ! Again XD
J'ai alterné les PDV de Bella, Alice et Edward parce que je pensais ça un peu indispensable pour tout comprendre et vous tenir en haleine ! :P J'ai choisi Alice parce qu'elle était très proche de Bella, elle représente en quelque sorte le narrateur extérieur dans l'histoire Bella/Edward, enfin, c'est comme ça que je le vois ! Vous avez vu, il est perturbé notre Edward ? :P
Je voulais aussi dire que le film dont je parle dans le 1er chapitre ( Le Voile des Illusions, qui est aussi le titre de ma fic ) existe vraiment, qu'il est vraiment géniaaaal et qu'il passe en ce moment sur Canal, pour ceux qui l'ont ! Ensuite, je me suis dit que comme j'écoute de la musique en écrivant, je pourrais vous donner les titres des chansons qui m'inspirent, les voici :
We Are – Ana ( BO de Spiderman 2 )
I Kissed A Girl – Kate Perry
The Sharpest Lives – MCR ( My Chemical Romance )
Mama – MCR
This Is How I Disappear – MCR
Beat It – Fall Out Boy
Take A Bow – Muse
Hysteria – Muse
Supermassive Black Hole – Muse
House Of Wolves – MCR
Can't Get Me Down – Lo-Ball
It's Not Over – Chris Daughtry
Fighter – Christina Aguilera
The End – MCR
Sleep – MCR
I'm Not Okay – MCR
The Ghost Of You - MCR
Je suis pas du tout fan de rock. Naan, pas du tout ! :P Et je suis pas du tout totalement tarée de MCR, pas du tout. Bon, j'arrête. J'ai beaucoup trop raconté ma vie sur ce chapitre, non ?
