Un bébé pour 'Hannouka.

By Calleigh Watson.

Spoiler : Episode 4.15

Bureau du NCIS. 17h30.

Ziva, McGee et Gibbs étaient installés chacun à son bureau, dehors la neige tombait abondamment et la nuit commençait faisait son apparition. Quand soudain, Ziva rassembla ses affaires. Un sourire sur les lèvres, elle prit son sac et se dirigea vers la sortie.

Gibbs : Où allez vous David ?

Ziva : C'est Chabbat, patron.

Gibbs : Et ?

Ziva : Et c'est le premier jour d'Hannouka.

Gibbs : Ce qui signifie ?

Ziva : Que je n'aurais déjà pas dû travailler de la journée, alors à lundi.

Elle se dirigea vers la sortie et entra en collision avec l'agent DiNozzo quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Elle le regarda surprit quand elle vit ce qu'il tenait au bout de son bras.

Tony : Eh attention, David !

Ziva : Désolé.

Tony se dirigea vers son bureau et Ziva le suivit trop curieuse d'en savoir plus. Le bel italien posa une coque pour enfant sur son bureau et retira sa veste.

Gibbs : DiNozzo, qu'est ce que c'est que ça ?

Tony : Un bébé patron.

Gibbs : Merci je ne suis pas idiot.

Ziva : Ne me dit pas que tu es père et que tu viens de l'apprendre.

Tony : Non. Et tu n'étais pas sur le départ.

Ziva : Si mais ça peut attendre deux minutes, j'ai trop envie de t'entendre t'expliquer.

Gibbs : Et je crois qu'elle n'est pas la seule.

Tony : Et bien j'étais au magasin pour… enfin passons et quand j'ai voulu rejoindre ma voiture, j'ai entendu des pleurs d'enfants alors je les ai suivit et j'ai trouver ce bébé dans une poubelle.

McGee : Mon Dieu que c'est triste.

Tony : Il était là juste là, à l'abri du vent mais il était seul et il faisait si froid alors je l'ai pris avec moi après avoir inspecté les alentours à la recherche de ses parents et me voilà.

Gibbs : Les services sociaux ne viendront sûrement pas un samedi à cette heure là. Tony, je te charge de veiller sur lui jusqu'à lundi.

Tony : Mais Gibbs…

Comme pour montrer un certain mécontentement, le bébé se mit à pleurer à pleins poumons. Tony sembla paniqué ne savant que faire, Ziva le poussa pour qu'elle puisse passer. Elle détacha l'enfant et le prit dans ses bras. Le bébé ne devait pas avoir plus de six mois. Dans les bras de Ziva, il se calma instantanément.

Gibbs : Ziva vous aiderez DiNozzo.

Ziva : Quoi ? Non ! Gibbs, non ! C'est 'Hannouka.

Gibbs : Je ne sais pas ce que c'est.

McGee : C'est une fête juive, patron.

Gibbs s'éloigna en criant « C'est un ordre » et McGee s'éclipsa en direction du laboratoire d'Abby pour ne pas avoir à faire à ses deux collègues. Tony observa quelques instants la jeune femme qui berçait l'enfant dans ses bras.

Tony : Alors on fait quoi ?

Ziva : Moi rien. Je vais à la synagogue.

Tony : On a un enfant sur les bras et toi tu vas prier.

Ziva : Je ne vais pas prier je vais fêter 'Hannouka.

Tony : Je n'y connais rien bébé.

Ziva : Mais je dois y aller.

Il lui fit des yeux de chien battu, ce regard auquel elle avait du mal à dire non.

Ziva : D'accord, j'espère que tu n'as rien à faire parce que toi, le bébé et moi allons à la synagogue.

Tony : Mais je ne suis pas juif.

Ziva : Personne n'est parfait.

Supermarché, 19h00.

A la sortie de la synagogue, ils s'étaient rendus au supermarché pour faire quelques courses se rendant compte qu'ils n'avaient rien pour le petit. Pendant que Ziva poussait le chariot, Tony tenait un peu maladroitement l'enfant qui s'agitait dans ses bras.

Ziva : Tony fait attention à sa tête.

Tony : J'essaye figures toi, mais il bouge beaucoup.

Elle souriait à pleine dent, trop heureuse de le voir aussi mal partie, lui qui se vantait souvent de ses exploits, celui ci n'en faisait pas partie. Elle s'arrêta, lâcha le chariot et se mit devant le jeune italien pour réajuster la position du bébé dans ses bras. Cette fois bien calé, l'enfant cessa de s'agiter.

Tony : Ziva, tu es une magicienne. Comment as-tu fait ?

Ziva : Il était mal installé, c'est pour ça qu'il remuait.

Tony : Tu as l'air de t'y connaître avec les enfants.

Ziva : Je t'ai déjà dit que ma vie privée était privée.

Tony : Du calme, on ne faisait que discuter.

Elle attrapa trois biberons en verre sur le rayon, ainsi qu'un chauffe biberon et un stérilisateur.

Tony : Euh ça sert à quoi ça ?

Ziva : A « démicrober ».

Tony : Tu dois vouloir dire stériliser.

Ziva : C'est pareil.

Ils avancèrent un peu plus dans le rayon et Tony attrapa des sucettes ainsi que bavoirs et s'éloigna de Ziva qui essayait de trouver quelques vêtements pour le bébé. Il se posta devant l'étalage de boite de lait, l'air sceptique. Une femme approcha.

Femme : Je peux vous aider ??? C'est un très beau bébé.

Tony releva la tête et observa la jeune femme un sourire sur les lèvres. Elle était ravissante, tout à fait dans son goût, elle devait avoir environ 25ans, les cheveux blonds.

Tony : Merci, euh vous vous y connaissez en boite de lait, mademoiselle ???

Femme : Mon nom est Maya.

Tony : Et moi c'est Tony.

Maya : Ravie de vous connaître. C'est le votre ???

Mais voilà que Ziva arrivait, elle posa les habits dans le chariot en regardant la femme.

Ziva : Oui. Vous ne trouvez pas qu'il a les yeux de son père ?

Maya : Si, de très beaux yeux.

Tony regarda dubitatif la jeune israélienne, le bébé avait les yeux très noirs se rapprochant plus de ceux de Ziva que des siens. Maya se sentit pris dans son propre piège, ne jamais dragué un homme avec un bébé, elle décida donc de continuer de jouer la jeu de la femme intéressée par le bébé.

Maya : Et comment s'appelle ce joli bambin ?

Ziva : Ezriel.

Elle avait choisi un prénom hébraïque, le premier qui lui était passé par la tête. Et machinalement elle porta sa main à son étoile de David. Maya baissa les yeux, et fit mine de regarder sa montre.

Maya : Il se fait tard, il faut que je parte, beaucoup de bonheur à vous deux.

Tony : Au revoir.

Mais elle s'était déjà éloignée à grand pas.

Tony : Ca s'était une crise de jalousie ou je ne mis connais pas.

Ziva attrapa la boite de lait maternel adéquate et se tourna vers Tony.

Ziva : Ce n'était pas de la jalousie, mais je ne tiens pas à me retrouver avec le bébé sur les bras pendant que toi tu cours les filles, je ne sais où, d'autant plus que j'avais prévu autre chose pour le week-end.

Tony : Du genre ???

Ziva : Du genre profiter de la fête.

Tony : A oui Anouchka !

Ziva : 'Hannouka, pas Anouchka.

Tony : Oui, faudra que tu m'expliques en quoi ça consiste.

Ziva : Plus tard, on devrait rentrer.

Appartement de Ziva David. 20h30.

Ziva ouvrit la porte et laissa entrer Tony qui avait le bébé dans ses bras. L'enfant dormait profondément. Elle mit ses clefs dans le vide poche et tourna le verrou. Elle alluma ensuite la lumière et tout deux se débarrassèrent de leur manteau plein de neige.

Ziva : Bon sang ce qu'il fait froid.

Tony : Sûr que tu ne dois pas avoir souvent des hiver comme ça en Israël.

Ziva : Jamais.

Elle le vit sourire se moquant un peu d'elle et de la moue qu'elle faisait.

Tony : Où est ce que je couche le bébé ?

Ziva : Il y a un panier dans le placard qui pourrait servir de couffin.

Ziva prit la direction d'une chambre vide qui servait de débarras et chercha quelques instants avant de trouver ce qu'elle cherchait. Elle le tendit à Tony.

Ziva : J'ai des choses à faire. Si tu as faim, tu sais où est la cuisine.

Tony : Oui, merci.

Il prit le panier et se dirigea vers la chambre de la jeune femme pendant qu'elle prenait la direction du salon. Tony coucha l'enfant et se rendit dans le salon sans faire de bruit il observa la jeune femme qui fouillait dans un carton pour en sortir un chandelier a huit branches. Elle le posa sur le bord de la fenêtre près de la porte. Elle mit deux bougies, une au milieu et une sur la branche de droite.

Ziva : Baroukh ata Adonaï Elohénou Mélékh haôlam achér qiddéchanou bémitsvotav vétsivanou léhadliq nér 'hanouka…. Baroukh ata Adonaï Elohénou Mélékh haôlam chéâssa nissim la avoténou bayamim hahém bazémane hazzé….Baroukh ata Adonaï Elohénou Mélékh haôlam ché hé'héyanou véqiyémanou véhiguiânou lazémane hazzé.

Puis elle alluma les deux bougies avec la même allumette avant de s'asseoir dans un fauteuil regardant le flamme brûler. Il l'entendait murmurer mais ne dit rien, respectant ainsi ses croyances. Il prit la direction de la cuisine et décida de préparer le repas. Il était souvent venu dans cet appartement, quand il prenait des leçons de piano avec la jeune femme avant qu'elle ne soit accusée de trahison. Elle avait ensuite arrêté de lui donner des leçons. Il regrettait ses moments passés avec elle, si proche d'elle, tous deux assis sur le banc du piano. Il l'avait entendu rire vraiment et cela lui manquait.

A suivre…