Auteure : Alphie
Traductrices : Fenice et Falyla
Paring : Remus Lupin/Nymphadora Tonks
Rating : T
Disclaimer : Les personnages de cette histoire appartiennent à JK Rowling. L'intrigue de cette fic, ainsi que les personnages OC sont à Alphie. Nous revendiquons la traduction et nous assumons pleinement son adaptation francisée si le besoin s'en fait sentir.
Où trouver cette fic : ici même, sur Ffnet, voir le lien dans le profil.
Etat d'avancement de la fic : Terminée, elle comporte 12 chapitres.
Merci à Fenice et à Vif d'Or pour leur relecture attentive.
Chapitre 10
22 mars, 17h19
Il semblait que ça faisait une éternité que Tonks et Remus attendaient Venoma qui travaillait à la magie – quelle qu'elle soit – requise pour ses analyses. Tonks s'était presque moquée de Remus, tellement il paraissait agité, c'était si contraire à son caractère de se comporter ainsi. Les faits que la sorcière praticienne leur avait déjà livrés les rendaient tous les deux euphoriques et nerveux à la fois. Dans un effort pour calmer ses nerfs, Tonks attira Remus à elle et l'embrassa doucement. Cela ne dura que brièvement, la voix de Venoma vint enfin les distraire.
- Venez voir, les interpella-t-elle.
Remus tenait la main de Tonks quand qu'ils passèrent à travers le rideau de perles. Ils n'avaient fait que quelques pas dans le laboratoire quand Venoma les stoppa.
- Attendez, fit-elle en pointant un long doigt sur Remus. C'est dangereux pour vous. Vous viendrez plus tard.
Venoma posa une main élégante sur le dessus d'un appareil que Tonks n'avait jamais vu.
- Qu'est-ce que vous faites ? s'enquit Tonks, en jetant un coup d'œil à l'étrange appareil posé sur la table, à côté de la belle sorcière.
Un tuyau métallique remontait en vrille de la base en pierre. L'ampoule en son centre était circulaire, magiquement suspendue à un dôme en argent, qui servait d'ombre.
- Cette lampe est le cadeau d'un chasseur de loup-garou. En paiement d'un service que je lui ai rendu.
Ses doigts dansèrent sur l'appareil. Après un examen plus attentif, Tonks pouvait voir, qu'en effet, c'était une lampe.
- Regardez, lui indiqua Venoma comme elle tapotait sur le dôme avec sa baguette et murmurait une incantation.
L'ampoule s'alluma et émit une lueur sinistre. Elle n'était pas aussi brillante que les ampoules électriques moldues que la famille de son père utilisait mais la lumière était certainement plus forte que celle d'une bougie.
- Elle simule la clarté de la pleine lune.
Elle jeta un coup d'œil par-dessus son épaule, en direction de Remus qui se tenait toujours dans l'entrée.
- Je doute qu'elle provoque une transformation en vous mais il faut se montrer prudent. Maintenant, regardez là.
Elle prit un flacon et le souleva pour qu'ils puissent le voir tous les deux.
- C'est le sang que je vous ai prélevé, dit-elle en désignant Remus.
Lentement, elle le plaça sous la lampe. Le sang dans le flacon se mit à faire des bulles comme s'il était en train de bouillir sur une cuisinière brûlante.
- Vous voyez la réaction, dit-elle avec une fascination évidente. Maintenant, ceci.
Elle prit le second flacon et le plaça sous la lampe. Tonks retint son souffle, s'attendant à une réaction similaire mais elle ne vint pas. Le sang de la deuxième bouteille bougea à peine, ne produisant qu'une seule bulle.
- Qu'est-ce que ça signifie ? demanda Tonks.
- Je dirais qu'il y a une sensibilité à la lumière de la lune mais je n'aurais jamais soupçonné une lycanthropie. Le sang des loups-garous est bien plus puissant.
- Alors, où est-ce que ça nous mène ? soupira Tonks, en regardant vers Remus d'un air incertain.
Venoma tapota la lampe qui s'éteignit. Elle avança lentement jusqu'à Remus, ses bottines cliquetant sur le parquet de bois tandis qu'elle marchait.
- La ligne de vie que j'ai trouvée dans votre sang est teintée de lycanthropie. Ça rend les lignes humaines en lignes plus animales.
Elle se retourna vers Tonks.
- La ligne qui provient de votre utérus est similaire mais pas si animale. Je peux supposer que vos qualités de métamorphe ont altéré la ligne, la rendant plus humaine. Mais, comme je l'ai dit, c'est un cas inhabituel. Il n'y a aucune certitude.
Tonks s'approcha de la sorcière, sentant un pincement d'excitation se mêler à la nervosité.
- Et qu'est-ce que ça signifie alors… pour le bébé ?
- Que je ne peux pas répondre. Je ne sais pas quelles seront les particularités de l'enfant. Je ne peux pas dire si la pleine lune le fera se transformer. Je n'ai jamais vu un tel enfant auparavant alors nous marchons en terre inconnue. Je suis désolée, je ne peux pas vous aider plus.
Venoma fit une pause en pointant son doigt sur Tonks.
- Mais vous n'êtes pas venue vers moi pour ça. Vous êtes venue vers moi pour vous aider à découvrir qui était le père de cet enfant. Et c'est une question à laquelle je peux répondre.
Elle sourit avec espièglerie et son regard se posa sur Remus. Tonks sentit son cœur battre si vite qu'il allait exploser d'un moment à l'autre. Elle rencontra les yeux de Remus et y trouva une expression complètement terrifiée.
- Vous êtes sûre ?
Venoma pencha sa tête sur le côté et rit doucement.
- Vous êtes amoureuse d'un autre loup-garou ?
Tonks rit à travers ses larmes. Elle fixait Remus dans les yeux et déclara :
- Non, il n'y a personne d'autre.
En deux longues enjambées, Remus la rejoignit et l'étreignit si fort qu'elle crut qu'elle pourrait se briser. Ses bras s'enroulèrent autour de la taille de la jeune femme et elle se sentit légèrement soulevée du sol. Il l'embrassa doucement et lentement. Tonks souhaita par-dessus tout se retrouver seule avec lui, chez eux, expérimentant ses sensations dans l'intimité de leur chambre à coucher. Mais ça allait devoir attendre.
- J'imagine que tu es satisfait ?
Remus rit doucement dans les cheveux de Tonks.
- Plus que satisfait.
Tonks se recula pour le regarder dans les yeux avec un large sourire.
- Je t'aime.
- Je t'aime aussi, répondit Remus en écho avec un autre baiser.
Quand le baiser prit fin, Tonks tourna la tête pour regarder la sorcière praticienne et lui offrit sa reconnaissance éternelle pour son travail.
- Il n'y a nul besoin de me remercier. Le paiement est tout ce dont j'ai besoin.
Tonks renifla, essuyant ses larmes et regarda le chiffre que la femme avait écrit sur le parchemin. Remus regarda par-dessus son épaule. Le sentiment d'euphorie dans l'estomac de Tonks s'évanouit presque aussitôt. Le montant que demandait Venoma en paiement était bien plus élevé que celui sur lequel elles s'étaient mises d'accord lorsqu'elle était arrivée.
- Je suis désolée, je pensais que c'était moins que ça, dit Tonks.
- Oui, mais ce n'était que pour un test, j'en ai fait deux, rétorqua la femme, terre-à-terre.
- Oh… Je vois…
- Il y a un problème ? s'enquit Venoma.
- Je n'ai pas toute cette somme, admit Tonks en jetant un coup d'œil à Remus.
- Pas de problème, répondit Venoma avec désinvolture. Nous pouvons trouver un arrangement. Un peu plus de ceci et nous serons quittes.
Elle souleva le flacon qui contenant le sang qu'elle avait si facilement pris à Remus.
L'air de la pièce devint soudainement si épais qu'on aurait pu le couper au couteau. Tonks sentit Remus se raidir. A sa surprise, il demanda :
- Pour quelle raison auriez-vous besoin d'un - sans parler de deux – flacon de mon sang ?
L'autre sorcière lui adressa un sourire rusé et ouvrit le meuble à côté duquel elle se tenait.
- Vous pensez que c'est facile d'avoir l'air si jeune ?
Ses yeux transpercèrent Tonks.
- Vous êtes bienheureuse. Vous ne saurez jamais ce que c'est que de ne pas pouvoir arrêter votre corps de vieillir. C'est vous qui décidez. Moi, cependant, je ne peux pas. J'utilise des potions et des crèmes et tout ce qui peut m'aider à retenir le temps qui passe.
Elle sortit un bocal en verre rempli d'une sorte de substance blanc laiteux.
- Ma concoction personnelle. Plus puissante que celle que je vends, précisa-t-elle en fixant le bocal avec beaucoup d'affection. Il ne m'en reste qu'un. Il durera une autre année puis je devrai trouver un substitut.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Remus.
- Vous croyez que je livre mes secrets aussi facilement ? fit-elle en haussant ses sourcils. Je vends une mixture identique mais il y manque un ingrédient rare et important.
- Du sang de loup-garou, chuchota Tonks à mi-voix.
- Ça donne à ma peau un éclat incomparable. Un signe de jeunesse très stable.
Elle souleva son menton d'une telle manière que Tonks ne put s'empêcher d'admirer sa beauté.
- Ce que vous me donnerez sera suffisant pour les années à venir.
Remus la dévisagea, sceptique.
- Comment puis-je savoir que vous ne l'utiliserez pas pour une potion mortelle ?
Venoma rit en jetant sa tête en arrière.
- Vous croyez que je laisserais tomber ma beauté pour tuer quelqu'un ? Je peux vous assurer que j'ai d'autres moyens pour me venger, si c'est nécessaire.
Remus baissa les yeux sur Tonks, interrogateur. Elle n'arrivait pas à croire qu'il pouvait ne serait-ce que l'envisager.
- Ne fais pas ça, dit-elle.
- Et comment allons-nous la payer autrement ?
Sa voix baissa d'un ton, presque imperceptiblement.
- Garde à l'esprit qu'elle sait que tu es enceinte. Je ne sais pas pour toi, mais je n'ai pas spécialement envie qu'une sorcière praticienne soit en colère contre l'un d'entre nous en ce moment.
Instinctivement, la main de Tonks vola pour couvrir son abdomen d'une manière protectrice.
- Tu as confiance en elle avec tout le sang que tu vas lui donner ?
Remus eut un sourire narquois et pivota pour faire face à l'autre femme.
- Je vous donnerai ce que vous voulez… à une condition.
Venoma hocha la tête.
- Je veux être présent lorsque vous préparerez votre potion. Je ne m'intéresse pas aux autres ingrédients, alors je vous promets que je ne prendrai pas de notes ni ne divulguerai vos secrets. Je veux seulement voir que vous tenez votre parole et que vous n'utiliserez que ce dont vous avez besoin.
Visiblement, elle n'appréciait pas sa condition.
- Ce serait plus facile de juste me donner ce que je veux.
- Oui, en effet, cependant, en toute bonne conscience, je ne peux pas faire ça. Si vous voulez vraiment mon aide, vous me permettrez d'observer jusqu'à ce que je sois certain que vous n'utiliserez pas le sang pour une autre potion.
La femme réfléchit à l'offre, manifestement partagée entre son désir de rester jeune et le besoin de garder ses secrets. Sa beauté gagna et elle tendit un parchemin et une plume à Remus.
- Vous signez votre accord d'être ici dans deux semaines à partir d'aujourd'hui. Je fais la potion, vous regardez.
Elle ne semblait pas le moins du monde enchantée de cet arrangement.
Remus allait signer le parchemin mais Tonks l'arrêta, attrapant son bras pour le retenir.
- Tu es sûr ? demanda-t-elle à mi-voix. Tu es sur le point de conclure un accord avec une sorcière praticienne.
Remus lui adressa un regard vif.
- Je ne crois pas que nous ayons tellement le choix. Je serai prudent en remplissant le contrat.
Il fit courir sa plume sur le parchemin, validant le pacte avec sa signature. Venoma afficha un sourire plus que satisfait tandis qu'elle roulait le parchemin et le plaçait avec ses autres papiers.
- Voilà.
Les yeux transpercèrent le visage de l'un et de l'autre.
- Bonne soirée.
Elle s'inclina légèrement et désigna la porte.
Une fois dehors, Tonks ne put s'empêcher de songer aux étranges émotions qui la traversaient. Elle leva les yeux vers Remus qui avait l'air de ressentir la même chose. C'était vraiment indescriptible. Le bonheur de cette heureuse conclusion, mêlée d'inquiétude de l'inconnu, sans mentionner le soulagement que tous ces malentendus soient enfin terminés. Elle se sentait émotionnellement épuisée par les bouleversements survenus dans la semaine qui venait de s'écouler. Remus dut le percevoir car il l'entoura d'un bras et la serra contre sa poitrine.
- On rentre ? demanda-t-il à mi-voix.
Elle hocha la tête.
- Je suis fatiguée.
- Je m'en doute. Allons trouver un réseau de Cheminette.
- Un réseau de Cheminette ? répéta-t-elle en se reculant un peu pour le dévisager d'un air perplexe.
- Tu ne devrais pas transplaner dans ton état, expliqua-t-il.
- Je suis juste fatiguée.
Remus sourit.
- Je veux dire… concernant le bébé…
Tonks se mordit la lèvre inférieure.
- Oh… Ouais. Mais j'ai déjà transplané un peu partout. Une fois de plus ne pourrait pas le blesser, si ?
- Tout comme toi, j'aimerais débuter mon rôle de père surprotecteur en insistant pour qu'on trouve un réseau de Cheminette.
Tonks ne put retenir le sourire qui s'épanouit sur son visage en entendant le mot « père » émaner de lui avec une telle aisance. Elle approuva et ils retournèrent vers la normalité du Chemin de Traverse où ils pourraient utiliser un réseau de Cheminette en toute sécurité pour retrouver le confort de leur appartement.
C'était si étrange de se trouver là, dans leur maison, comme si rien ne s'était passé de la journée. Tonks ne savait comment se comporter ni que dire, parce qu'elle n'avait jamais été confrontée à ce genre de situation. Quelle était l'exacte façon de conclure une journée qui venait simplement de changer votre vie pour toujours de la plus stupéfiante des manières ? Ses yeux rencontrèrent ceux de Remus une nouvelle fois et elle fut réconfortée de voir que lui aussi semblait perdu sur l'attitude à adopter.
- C'est bizarre, hein ? murmura-t-elle, brisant le silence de la pièce.
- Mais c'est bizarre dans le bon sens. Bizarre et incroyable, ajouta-t-il en se rapprochant d'elle.
Tonks haussa les épaules.
- Je ne sais pas comment me comporter.
- Je sais. J'ai l'impression que le monde a été transformé et pourtant, quand je regarde autour de moi, je ne vois aucun changement notable.
- Exactement ! Tout est différent. Est-ce que quelque chose ne devrait pas avoir l'air différent ?
Il écarta sa frange de ses yeux et prit son visage en coupe avec ses mains.
- Attends quelques mois et il y aurait vraiment quelque chose de différent.
Elle lui sourit d'un air narquois.
- Merci.
Puis il l'embarrassa, doucement, amoureusement comme s'il voulait la remercier pour le miracle qui grandissait en elle. Sa bouche s'attarda contre la sienne.
- Je t'aime.
Se détachant de lui et se sentant plus étourdie qu'elle l'avait été de toute la journée, Tonks lui rappela qu'elle était fatiguée.
- Je crois que je vais aller m'étendre un peu.
- Tu as faim ?
- Un peu mais je suis plus fatiguée qu'autre chose.
- Vas-y et repose-toi. Je vais préparer un truc à manger, offrit-il.
- C'est une bonne idée. Mais ne reste pas trop longtemps loin de moi.
En quelques minutes, Tonks enfila sa chemise de nuit, se mit au lit et
tomba dans un confortable sommeil. Elle ne se rendit même pas compte du temps qui s'était écoulé entre le moment où elle avait rampé dans son lit et celui où elle fut réveillée par une petite poussée à l'épaule. Ses paupières clignèrent avant de s'ouvrir et elle vit Remus qui lui souriait.
- Coucou, Remus, dit-elle d'une voix endormie, en baillant et en étirant les bras au-dessus de sa tête.
- Ce devrait être un crime de s'endormir aussi facilement.
- Je t'ai dit que j'étais fatiguée.
- Je le sais bien et je suis désolé mais je ne te laisserai plus t'en tirer aussi aisément. Tu as besoin de manger.
Sa main caressa son ventre de manière protectrice.
- Est-ce que tu vas continuer comme ça pendant toute ma grossesse ?
- C'est l'idée, répliqua-t-il avec un clin d'œil.
Un sourire étira les coins de sa bouche.
- D'accord. Je mangerai.
Tonks tint parole et finit le sandwich que Remus lui avait préparé. Elle fut même relativement surprise de constater que le léger sentiment de nausée qui l'avait importuné toute la journée disparaissait un peu plus à chaque bouchée. L'estomac calé et l'esprit en paix, Tonks se nicha à nouveau sous les couvertures, satisfaite. Ce ne fut que lorsqu'elle vit Remus commencer à s'en aller qu'elle fronça les sourcils.
- Il y a un problème ? demanda Remus en voyant son expression mécontente.
- Tu ne restes pas avec moi ?
- Si, bien sûr. Mais je ne suis pas fatigué pour l'instant. En fait, c'est plutôt l'inverse.
Tonks tira sur la manche de sa robe de sorcier.
- Tu n'as pas besoin de dormir, tu sais. Tu peux simplement t'étendre à côté de moi.
Remus haussa un sourcil.
- Tu es peut-être totalement éveillé mais moi, je t'assure que je suis trop fatiguée pour autre chose. Je t'en prie, Remus, je veux juste être avec toi. Je veux que tu restes.
- Comment puis-je te résister ?
Tonks sourit largement tandis qu'il enlevait ses robes et se glissait dans le lit à côté d'elle, il l'entoura de ses bras en s'installant et planta un affectueux baiser dans ses cheveux. Elle se blottit contre lui, mêla ses jambes aux siennes et laissa son bras reposer sur sa hanche.
C'était exactement ce qu'elle voulait – ce qu'elle avait toujours voulu de lui. Cette sensation – ce moment qui perdurerait à jamais. Pourtant, elle avait failli le perdre, elle se rendit soudainement compte au fond de son cœur qu'ils avaient tous les deux si vite sauté aux conclusions l'un pour l'autre. Conclusions qui étaient si déconcertantes qu'elle sentit un frisson lui courir le long de l'échine. Ça n'aurait pas dû arriver. Un changement devait s'opérer.
- Remus, murmura-t-elle contre son épaule.
- Oui, mon amour, répondit-il en laissant une main affectueuse caresser son dos de haut en bas.
- Tu voudrais faire quelque chose pour moi ?
- Tout ce que tu veux. Je suis à tes ordres, ce soir.
- Tu veux m'épouser ?
La main qui redessinait sa colonne vertébrale s'interrompit et elle sentit Remus se crisper à sa demande.
- Nym… commença-t-il avec hésitation.
- Ecoute-moi juste une seconde, fit-elle, en se repoussant juste assez pour regarder son visage perplexe. Je n'ai pas aimé la manière dont nous avons pris les choses aujourd'hui. Aujourd'hui, nous avons agi tous les deux avec précipitation et nous avons envisagé des hypothèses potentiellement préjudiciables alors qu'elles n'auraient jamais dû nous traverser l'esprit. Je n'aime pas garder des secrets et je n'aime pas que tu sois constamment inquiet que je puisse te cacher des choses ou te quitter un jour.
- Mais Tonks…
- Je n'ai pas terminé, l'interrompit-elle gentiment. Je ne veux plus jamais qu'il y ait des doutes entre nous. Je veux de la stabilité et des engagements et tout ce qui va avec.
- Tu penses que je ne suis pas engagé envers toi ?
- Je pense que toi, tu ne crois pas de moi, je suis totalement engagée envers toi et je veux y remédier dès que possible.
Le visage de Remus ressemblait à celui d'un enfant qu'on réprimandait.
- Je n'arriverai jamais à te dire combien je suis désolé pour ça, n'est-ce pas ? Mais… le mariage, Tonks ? Nous ne pouvons pas. C'est impossible.
- Non, ça ne l'est pas, tu refuses tout simplement de voir que c'est possible. Je veux me tenir à côté de toi, en face de tous nos amis et notre famille et n'importe qui d'autre qui se soucie de nous, bon sang, et faire savoir publiquement que je t'aime et que je choisis de passer le reste de ma vie à t'aimer. Je veux officialiser le fait que ma vie est ta vie et que ce qui te blesse me blesse aussi. Je veux pouvoir t'appeler mon mari et ne jamais avoir à anticiper les réactions des autres en usant de ce terme. Si tu me le permettais, j'irais hurler sur tous les toits combien je t'aime pour m'assurer que le monde entier le sache.
Remus soupira et chercha son visage des yeux.
- Mais… légalement…
- J'en ai rien à fiche. Si tu as besoin d'un morceau de parchemin comme preuve de mon dévouement, alors j'en passerai par-là. Je signerai tout ce que tu auras besoin de me faire signer.
Remus sourit légèrement et ferma les yeux de soulagement.
- De plus, ajouta Tonks, ça peut avoir l'air un peu rétro mais je ne veux pas d'un bébé en dehors du mariage.
Plongeant à nouveau son regard dans le sien, Remus approuva.
- Non, ce n'est pas rétro. Tu as raison.
Tonks se rapprocha de lui.
- Je veux que tout le monde sache que c'est ton bébé et il portera le nom de Lupin pour le prouver.
Remus rit doucement.
- Si tu m'épouses, le bébé ne sera pas le seul qui portera le patronyme de Lupin… Tonks, fit-il en énonçant son nom de famille avec emphase.
- C'est vrai.
- Tu devras commencer par permettre aux gens de t'appeler par ton prénom.
- Pourquoi ? Lupin est un nom parfaitement acceptable. Je pourrais même mettre un trait d'union à mon nom de famille, on ne sait jamais.
- Nymphadora Tonks-Lupin ? dit-il avec un gloussement.
- Ça sonne plutôt bien pour moi.
Elle se pencha pour l'embrasser.
- Pour moi aussi, conclut-il en lui retournant la faveur.
A suivre…
Merci d'avoir lu jusque là. Si vous avez aimé ou même détesté, laissez-moi un petit message. N'oubliez pas de laissez votre adresse mail privée si vous n'avez pas de compte FFnet et que vous souhaitez une réponse.
Bisous
Falyla
