Bonjour mes chers lecteurs!!
Eh oui! Je suis de retour après une absence (pas d'ordi… c'est difficile de poster des chapitres!! ') et devinez qui est avec moi! Le chapitre 15!!! Donc, la suite du chapitre 14! Ne me jetez aucune tomate, s'il vous plait, et ne paniquez pas! Ce n'est pas fini, les choses vont… s'arranger!
Merci à tous ceux qui m'ont envoyé leurs commentaires! Ça m'a fait plaisir de vous lire! Continuez ainsi!
D'ici le chapitre 16, bonne lecture!!
Wanda bizzzz
Chapitre 15 : un Jour de l'An bien arrosé
Lily passa le restant de la semaine à faire ses devoirs, nettoyer sa chambre et voir Vincent. À force de parler, ils avaient appris à se connaître et elle avait découvert plusieurs points en commun : les deux adorent les potions, aiment le groupe Magic, préfèrent se retrouver entre amis qu'avec leurs parents, etc… Elle l'avait invité à souper un soir et elle s'était amusée comme une folle. Ses parents les écoutaient parler de magie avec un large sourire. Pétunia, bien sûr, n'était pas là. Madame avait un souper chez les parents de Vernon et, à son grand désarroi, avait du manquer le souper avec Vincent. Bien que cela ne dérangea guère Lily, Mme Evans invita le jeune homme à revenir pour qu'il puisse rencontrer Pétunia. Le Jour de l'An arriva à grand pas et Lily devenait de plus en plus excitée. Elle avait été invitée chez Vincent pour passer la soirée avec lui et sa famille. Elle aurait donné n'importe quoi pour que son amie puisse être là avec elle pour la soutenir moralement, elle qui avait toujours de bonnes idées de conversation. Le soir venu, elle s'enferma dans sa chambre pour choisir la tenue parfaite. Elle jeta tous ses jeans, ses chandails, ses jupes, ses robes et ses vestes sur son lit et les regarda d'un air découragé.
-Je ne pourrais jamais me décider, murmura-t-elle.
Elle se laissa glisser le long du mur, la tête entre les mains. Un léger cognement, quelques minutes plus tard, lui fit relever la tête.
-Oui?
Sa mère entra dans sa chambre avec une tonne de vêtements à elle. Elle les laissa tomber sur le lit, par-dessus les montagnes de linge et regarda joyeusement sa fille.
-Si tu pensais que j'allais te laisser te préparer seule alors que tu es invité chez un garçon, tu peux bien rêver. J'ai emporté quelques petites choses qui, je le pense bien, devraient te faire à merveille.
-Merci, maman.
Elle se leva d'un bond et elles entreprirent de choisir l'ensemble idéal. Après de longues minutes d'essayage, Lily fut enfin prête. Elle avait choisi une jupe noire ni trop courte ni trop longue, simple, mais de bon goût, ainsi qu'un haut noir avec un beau décolleter. Sa mère lui prêta un de ses colliers à perle vertes et des boucles d'oreilles du même genre. Elle prit quelques minutes pour se maquiller, enfila ses bottes de sortie et son manteau et sauta dans la voiture dans laquelle son père l'attendit depuis des heures. Une fois rendue chez son ami, Lily salua son père et, timidement, elle cogna à la porte, espérant se faire ouvrir bientôt parce que la neige faisait couler son maquillage. Ce fut le père de Vincent qui vint lui ouvrir, un homme assez gentil et au sens de l'humour qui lui rappela vaguement celui de James. Elle entra à la chaleur et, après avoir enlevé son manteau, elle se joignit à la famille déjà installée dans le salon. Vincent, vêtu d'une paire de jeans et d'une chemise le mettant en valeur, lui présenta à tour de rôle les personnes réunies.
-Je te présente ma mère, Suzane, et mon père, Benoît, mais tout le monde l'appelle Ben. Voilà ma grand-mère Bréa et son mari, Roger. Cachés derrière le sofa, il y a mes petits cousins, Fred et Max, des vrais petits diables ceux-là… Ah! Mes cousins Marco, Kev et Pete, suivie de ma cousine Alex, la seule fille de ma génération. Ensuite, mon oncle Christ et ma tante Miranda, un peu trop superficielle, si tu veux mon avis, lui murmura-t-il à l'oreille.
Et il continua ainsi pendant encore quelques minutes. Lily, découragée par autant de noms à retenir, fut gênée par l'attention qu'on lui apporta, à savoir où elle était née, où faisait-elle ses études, ce qu'elle préférait dans la vie… Après le souper, ils ouvrirent les bouteilles de champagne et la soirée prit toute une autre tournure. Les oncles riaient à gorge déployée à des blagues tout à fait ennuyantes, les tantes buvaient verre après verre, adoptant vite un visage rouge, et les cousins mâles, sous l'effet de l'alcool, se mirent tous à coller Lily dans le but de lui voler un baiser. Elle-même, ayant pris «quelques» (6-7) verres de champagne, ne put s'empêcher de «jouer» avec eux. Vincent, qui était assis dans un coin du salon et qui était le seul à n'avoir rien bu, la regarda aller avec un sourire. Ce fut seulement lorsqu'un des ses nombreux cousins se mit à la tripoter un peu trop qu'il intervint. Il la prit par le bras et ils sortirent tous les deux dehors sur le balcon. Il la regarda vaciller pendant quelques instants et le prit dans ses bras alors qu'elle allait tomber.
-Qu'est-ce que tes parents vont dire lorsqu'ils vont te voir arriver ainsi chez toi?
-Ils ne vont rien dire, dit-elle d'une voix pâteuse. Tu es un garçon bien trop charmant. Ils t'aiment bien et moi aussi d'ailleurs.
-Tu dis n'importe quoi.
-Ben non! s'exclama-t-elle en passant dangereusement ses bras autour de son cou tout en se rapprochant de lui. J'ai encore toute ma tête.
Vincent soupira et se libéra de ses bras. Lily s'accota à la rampe et poussa bêtement la neige de son petit doigt. Après un silence, elle se mit à tourner sur elle-même, cherchant du regard quelque chose. Il la regarda, surpris de son comportement soudain.
-Qu'est-ce qu'il y a encore?
-Je cherche mon verre. J'en ai besoin.
-Tu l'as laissé à l'intérieur. Et puis, tu as assez bu pour la soirée. À partir de maintenant, tu ne prendras que de l'eau.
-Allez! Juste un dernier petit verre de rien du tout!
-Tu m'as dit la même chose tout à l'heure et deux minutes plus tard, tu avais un verre dans chaque main.
Ne sachant pas quoi répondre, Lily lui tourna le dos et le bouda. Vincent attendit quelques minutes, observant sa réaction, et lorsqu'il en conclue qu'elle allait rester longtemps ainsi, il rentra se réchauffer à l'intérieur, la laissant seule. S'apercevant de l'absence de son ami, elle entra à son tour et alla s'asseoir avec la bande de cousins complètement ivres, sans lui accorder un regard. Après avoir discuter et rire, elle s'avança au milieu du salon et la musique de «I will survive» débuta. Sous les encouragements de la famille et des effets de l'alcool, elle se mit à chanter à tue-tête tout en effectuant une petite danse. Vincent, en proie d'un soudain découragement, se cacha le visage dans ses mains.
-At
first I was afraid,
I was petrified,
Kept thinking I could
never live without you by my side,
But then I spent so many nights
just thinking how you did me wrong
And I grew stong
And I
learned how to get along
And now you're back
From outer
space,
I just walked in to find you here
With that sad look
upon you're face,
I should have changed that stupid lock,
I
should have made leave your key,
If I'd known for just one
second
You'd be back to bother me.
Vincent jeta un coup d'oeil et soupira de plus belle. Lily était totalement déchaînée : elle dansait en se jetant dans tous les coins du salon, manquant de frapper au passage les oncles et les tantes.
-Go on
now go,
Walk out the door,
Just turn around now,
Cause
you're not welcome anymore,
Weren't you the one who tried to hurt
me with goodbyes
Do you think I'd crumble?
Do you think I'd
lay down and die?
Oh no not I
I will survive
Oh as long
as I know how to love
I know I'll stay alive
I've got all my
life to live
I've got all my love to give
And I will survive
I
will survive
Hey Hey!
Lily s'approcha dangereusement de Vincent et passa ses mains autour de son cou. Elle s'assit en califourchon sur lui et continua de chanter en se collant contre lui. Il poussa un grognement de mécontentement, ne pouvant s'empêcher malgré tout d'aimer la situation. Il jeta un regard assassin vers ses cousins qui riaient ouvertement de lui.
-Only
The lord can give me strength
not to fall apart
I'm trying hard
to mend
the pieces of my broken heart
And I spent oh so many
nights
Just feeling sorry for myself
I used to cry
But now I
hold my head up high.
And you'll see me
Somebody new
I'm
not that chained up little person
Still in love with you
And so
you felt like dropping in
And just expect me to be free
But now
I'm saving all my lovin'
For someone who's lovin' me
Go on
now go
Walk out the door
Just turn around now
Cause you're
not welcome anymore
Weren't you the one who tried to break me with
goodbye?
Did you think I'd crumble?
Did you think I'd lay down
and die?
Oh no not I
I will survive
Oh as long as I know
how to love
I know I'll stay alive
I've got all my life to
live
I've got all my love to give
I will survive
I will
survive
Hey hey!
Elle termina sa chanson en se lançant au milieu du salon et en glissant sur le tapis. La famille l'applaudit avec joie, la faisant sourire. Elle les remercia et alla rejoindre Vincent qui foudroyait tout le monde du regard.
-Hey, cousin! S'écria Pete. Tu en as profité j'espère!
-Nous, on en aurait bien profité, mais on te la laissait, complèta Kevin avec des sous-entendus. Tu penseras à nous!
Riant aux larmes, ils allèrent dans la cuisine, les laissant en paix. Lily appuya sa tête contre son épaule et se frotta le front d'un air fatigué.
-Je me sens toute bizarre.
-Ah ben. Tu m'en diras tant.
-Je pense que je vais être malade.
-Je t'avais prévenu…
Elle se leva d'un bond et courut jusqu'à la salle de bain du deuxième. Après avoir entendu la porte claquer, Vincent monta à son tour et voulut ouvrir la porte, mais elle était barrée.
-Lily?
-…
-Lily, ça va?
-…
-Lily, laisse-moi entrer!
-…
-D'accord, je vais entrer par moi-même!
Il sortit sa baguette de la poche de son pantalon. Il la pointa sur la poignée et murmura :
-Alohomora!
La porte s'ouvrit et il put enfin voir Lily, penchant au dessus de la toilette, vomissant tout son souper. Il poussa un soupir, referma la porte et entreprit de s'arranger d'elle. Lorsqu'elle fut calmée, elle se laissa tomber par terre, le teint pâle. Vincent s'assit à ses côtés et la regarda avec un petit sourire.
-Je pense que tu vas avoir une gueule de bois demain!
-Je sais, bougonna-t-elle. Tu avais raison…
-Je suis content de te l'entendre dire! Enfin tu reconnais en moi une part de sagesse. Je t'avais dit de ne pas trop boire parce que sinon tu serais malade. Vois le résultat! Si tu m'avais écouté, pour une fois, tu ne serais pas dans cet état-là et tu serais en train de t'amuser en bas comme une petite folle. Et moi aussi, je serais en bas et non en train de m'occuper de toi. Voilà pourquoi je déteste boire…
-D'accord, j'ai compris. Pas obligé de me culpabiliser.
-J'essais juste de te faire comprendre que tu n'es pas parfaite, comme tu prétendais l'être tantôt.
Que tu n'es pas parfait. Ces mots résonnèrent dans sa tête comme un tambour. Elle enfouit son visage dans ses mains et soupira. Bientôt, dans quelques jours, elle allait devoir reprendre le train pour retourner à Poudlard. Elle avait réfléchi à tout ce qu'elle avait laissé, mais rien ne s'était amélioré. Au contraire, tout était encore plus mêlé depuis que Vincent était entré dans sa vie. Elle allait devoir apprendre à faire la différence entre l'amitié et l'amour.
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Minuit et dans tout Poudlard, on pouvait entendre les cris des élèves se souhaiter la bonne année. Pour une des rares fois dans l'histoire de l'école, le directeur fournit les whisky pur feu pour toute l'école, sauf pour les premiers, deuxièmes et troisièmes années, évitant ainsi les plaintes des parents. Comparemment au bal de Noël, aucun groupe n'était venu jouer, aucune musique ne jouait. Ils avaient préféré laisser les élèves socialiser, entre deux petits verres. Dans un coin, Sirius racontait des histoires dont aucune n'était vraie à propos d'aventures qu'il lui était arrivé à un groupe de filles en délire. James et Remus, assis à quelques mètres de là, regardèrent leur ami se débrouiller.
-Il va s'en sortir, tu crois? demanda Remus.
-Bien sûr. Siri a de l'expérience. Il sait quoi faire en cas d'urgence. Et puis, nous sommes là. Laissons-le; on peut bien s'amuser nous aussi.
-Bien sûr, les gars, vous avez raison, s'exclama Nandy derrière eux. Tenez! Rajouta-t-elle en leur donnant à chacun un verre, amusez-vous.
-Merci Nandy! Viens t'asseoir avec nous, dit Remus.
Elle fit ce qu'il lui demanda et calla le restant de son verre d'un seul trait. Elle lui fit un sourire qu'il lui rendit aussitôt. Rougissant, elle détourna le regard et observa les élèves qui riaient un peu partout de la Grande Salle.
-C'est dommage que Lily ne soit pas avec nous. Je m'ennuie d'elle.
-Je suis d'accord, avoua Remus. Elle aurait su nous dire d'arrêter de boire avant qu'on tombe malade.
-Voyons! Quel pessimisme! s'exclama James Nous n'allons pas être malade.
-Ah non? Tu en es à ton combientième verre?
-Ça n'a pas d'importance…
-Ah d'accord, répondit Remus avec un large sourire. Alors, le nombre de verres n'est pas important.
-Eh non. Le plus important, vois-tu, c'est ce qu'il y a dedans.
-Tu n'as bu que du Whisky pur feu.
-Voilà! Ce n'est pas à case du nombre de verres que j'ai pris, mais à cause du whisky. Plus tu bois de whisky, plus il y a de verres vides. Donc, plus il y a de verres vides, moins il y a de whisky. Réalises-tu que cette boisson nous rend tous bizarre? À force de parler, je ne sais plus où j'en suis.
Remus et Nandy le dévisagèrent, complètement perdus dans tout son charabia. Le loup-garou, d'un geste paternel, prit le verre de son ami et le but d'un seul trait pour ensuite le déposer sur la table derrière eux. James ne se rendit même pas compte que son verre avait disparu. Dangereusement, il alla rejoindre Sirius et se lança dans une longue histoire inventée. Les filles, trop captivées par l'observation des deux garçons, ne remarquèrent pas les clins d'œil que les amis s'échangeaient. Se retrouvant seul avec Nandy, Remus se tourna vers elle avec un petit sourire.
-J'y pense. Je ne t'ai pas souhaité la Bonne Année.
-Mais tu as raison! Moi non plus! Bonne année, mon petit Remus!
Elle l'embrassa rapidement sur les joues, mais s'arrêta net devant son visage, les yeux plongés dans son regard. Elle rougit violemment et sans qu'elle s'y attende, Remus l'embrassa. Dans leur coin, personne ne pouvait les voir, à leur grand soulagement. Ce fut seulement James et Sirius, revenant de leur chasse, qui les trouva en train de se bécoter.
-Je le savais qu'on ne pouvait les laisser seuls, ces deux-là! s'écria James en attirant quelques regards vers lui.
Nandy se recula brusquement, plus rouge que jamais. Se rendant compte de ce qui s'était passé, un sourire illumina son visage et elle s'empara d'un autre verre de whisky. Elle jeta un coup d'œil timide vers l'ex-copain de son amie et détourna aussitôt le regard. Mais qu'allait dire Lily?
Lors qu'elle ouvrit les yeux après sa longue soirée, Lily se trouvait dans un lit bien au chaud. Elle se pelota davantage de ses couvertures et poussa un soupir de soulagement. Même si elle avait un de ces maux de tête, elle était heureuse pour une raison qu'elle ne savait pas. Soudainement, elle sentit une main caresser son ventre. Elle se figea et lentement, se retourna pour faire face à Vincent, le visage encore endormi. Les yeux faiblement ouverts, il lui sourit et laissa sa tête reposer sur son oreiller. Encore sous le choc, Lily se rappela péniblement des événements de la vieille. Rougissant à vue d'œil, elle sauta d'un bond en bas du lit et s'habilla en toute vitesse, évitant de croiser le regard de son «amant». Il était environ dix heures du matin lorsqu'elle sortit de la maison en courant. Quelques minutes plus tard, elle arriva toute essoufflée chez elle, les cheveux dans un état catastrophique. Ses parents assis dans le salon la regardèrent entrer, inquiets.
-Que se passe-t-il? demanda aussitôt sa mère. Tu n'as tout de même pas marcher jusqu'ici!
Ignorant ses parents, Lily monta dans sa chambre et s'y enferma. Elle se laissa tomber sur son lit et pleura chaudement.
