Bonjour!!
En cette froide soirée (ben au Québec, il fait froid… très très très froid), je poste le chapitre 16, l'ami du chapitre 15!! Pour ceux qui aiment les Lily/James, vous êtes servis!! Pour les autres, ben, attendez au chapitre 17!! Mais je n'en dirais pas plus!!
Donc… merci pour vos commentaires… blablabla, ça me fait chaud au cœur… blablabla… ben la même chose, quoi:P
Bonne lecture!!
Wanda bizzzz
Chapitre 16 : retour à la normal
Les vacances de Lily se terminèrent dans une engueulade majestueuse. Alors qu'elle faisait tristement ses valises, son agréable sœur entra furieusement dans sa chambre, le visage rouge de colère. Pétunia croisa les bras sur sa poitrine et la regarda, attendant visiblement quelque chose de la part de Lily.
-Allez! Avoue.
Laissant tomber ses livres dans son sac, elle se tourna vers sa sœur, ne comprenant pas ce qu'elle voulait dire.
-De quoi parles-tu?
-Oh! Madame fait l'innocente! Arrête, je sais très bien que c'est toi qui es venu me prendre mon sac à main rose.
Lily étouffa de peine et misère un rire et tourna le dos à Pétunia, continuant de se préparer pour son départ.
-Je ne sais pas où il est. Je n'y ai pas touché à ton fameux sac. De toute façon, il est affreux.
-Tu l'as pris! Tu es la seule qui aurait pu le prendre. Tu savais très que j'y tenais à ce sac.
-Pourquoi aurais-je pris un sac qui est tout à fait répugnant et qui ne me servira à rien?
-Je ne sais pas, mais je suis sûre que c'est toi qui l'as!
-Oh arrête s'il te plait! Tu me fais perdre mon temps. Si tu ne le savais pas, je m'en vais, donc je dois me préparer. En autres mots, dégage.
-Pas tant que tu m'auras redonné mon sac.
-Vas-tu comprendre un jour que je ne l'ai pas!
-Je ne crois pas. Vous, vous êtes tous des menteurs.
-Nous sommes des menteurs, dit-elle lentement en la foudroyant du regard. Peut-être, mais nous ne sommes pas aussi stupides que toi.
-Tu me traites de stupide?
-Bien sûr.
-Je me demande qui est la plus stupide entre nous deux.
-Sûrement pas moi!
Dans un moment de rage, Pétunia se lança sur sa sœur et la plaqua au sol. S'en suivit ensuite de l'éternelle bagarre et de tirage de cheveux qui fut heureusement arrêté par leur mère.
-Que se passe-t-il ici? S'écria-t-elle de sa voix sec pour couvrir les cris de ses filles. Lâchez-vous immédiatement et expliquez-vous!
Lily se leva d'un bond suivie de Pétunia et elle entreprit aussitôt d'expliquer la situation à sa mère.
-Vous me découragez. Vous êtes maintenant des femmes, alors comportez-vous comme des femmes! Pétunia, ce n'est pas une raison pour sauter ainsi sur ta sœur. Retourne dans ta chambre et cherche ton sac.
-J'ai déjà fouillé…
-Cherche encore. Lily n'a pas pris ton sac.
Grogneuse, Pétunia sortit de la chambre et Lily se retrouva seule avec sa mère. Celui-ci s'assit sur le lit et invita sa fille à s'asseoir. D'un côté, elle avait toujours préféré Lily à Pétunia parce qu'elle était plus mâture, la plupart du temps.
-Je suis d'accord avec toi : son sac est affreux et je suis certaine que tu ne lui as pas pris. Cependant, je trouve inutile de vous chicaner de même. Moi qui étais contente que vous deveniez de grandes filles pour pouvoir échapper à vos batailles… Eh non.
Elle eut un faible rire et regarda sa fille droit dans les yeux en lui prenant délicatement les mains.
-Jure-moi que cette année, tu vas faire attention à toi.
-Je te le promets.
Après un dernier sourire, sa mère sortit de la chambre et Lily termina de faire ses valises. Son père alla la reconduire à la gare l'après-midi même. Après de bref adieux, elle monta dans le train et s'installa seule dans un compartiment et se plongea dans sa lecture, mais elle n'arriva pas à se concentrer. Des images du Jour de l'An lui revenaient en tête. Après avoir été malade, Lily et Vincent étaient redescendus avec les autres. Les cousins faisaient un concours du meilleur buveur de shooter et ils avaient, bien sûr, invité Vincent à se joindre à eux. Sur le coup, il avait aussitôt répondu non.
-Allez, le cousin! Ne nous dit pas que tu es trop bébé pour boire!
-Montre-nous que tu es un homme!
Piqué au vif, il s'était emparé d'un verre et l'avait bu d'un trait, débutant ainsi le concours. Ce fut Vincent qui gagna, complètement ivre. Lorsque la fête termina Lily s'était endormie sur le canapé. En bon gentleman ivre mort, il la transporta jusque dans sa chambre et puis s'en suivit d'un moment assez gênant, quand elle y repense. Lily soupira. Elle rangea son livre dans son sac, se jurant de ne plus jamais boire de toute sa vie. Elle n'avait plus revu Vincent depuis cet «incident», car elle avait peur de sa réaction lorsqu'elle lui aurait dit qu'elle regrettait, que tout ça ne fût qu'à cause de l'alcool. Plongée dans ses pensées, elle ne vit pas le temps passé et se retrouva très vite sur la quai à Pré-au-Lard, valises à la main. Elle monta dans une des quelques diligences présentes qui entamèrent aussitôt leur chemin vers l'école. Une fois rendue, elle déposa ses valises à l'endroit prévu et se dirigea vers la Grande Salle pour le souper, contente d'être revenue chez elle. Elle ne fit que quelques pas avant que Nandy se lance sur elle.
-Lily! Tu m'as tellement manqué! Tu m'avais juré de m'écrire à chaque semaine et tu ne l'as pas fait! J'ai tant de choses à te dire.
-Laisse-moi respirer, veux-tu…
Son amie la libéra et ensemble se rendirent à la Grande Salle. D'un geste poli, elle salua son directeur et stoppa net lorsqu'elle vit Nandy dans les bras de Remus en train de se bécoter. Lentement, elle s'assit aux côtés de Peter et baissa les yeux, mal à l'aise. Sirius, voyant que Lily semblait moins leurs en vouloir, se leva d'un bond et la serra dans ses bras, espérant silencieusement de ne pas se faire frapper.
-Mais c'est Lily!
-Oui, c'est moi.
-Passez de belles vacances?
-Les pires de ma vie…
Elle se libéra de ses bras et se rassit sous le regard triste de son amie qui avait enfin lâché son petit-ami.
-Qu'est-ce qui s'est passé? demanda Nandy.
-Rien de très important… Mais toi, tu ne m'avais pas dit que tu sortais avec Remus. C'est génial! dit-elle d'un ton faussement joyeux.
-Tu trouves? J'ai eu peur de ta réaction, mais je suis heureuse de voir que tu le prends bien.
-Depuis quand… vous deux…
-Depuis le Jour de l'An, mais tu savais ce que je pensais de lui bien avant…
-Bien… Où est James?
-Encore dans le dortoir, soupira Sirius. Il est malade depuis quelques jours.
-Il vomit comme un fou, continua Peter.
-On a voulu l'amener à l'infirmerie, mais il refuse catégoriquement d'y aller, termina Remus. Il ne veut rien savoir.
-Et vous le laisser seul?
-Il ne veut pas qu'on s'occupe de lui. Et puis, on a besoin de manger, quand même.
-Il est d'un sale caractère… fit remarquer Sirius. Il n'arrête pas de nous crier dessus lorsqu'on prend soin de lui. Je ne sais pas ce qu'il lui prend.
-Mais pourquoi est-il dans un si mauvais état?
-Nous ne savons pas… Il revenue un soir dans le dortoir, tout blanc, et il s'est effondré devant nous. Depuis ce temps-là, il est extrêmement bête et refuse toute attention. Nous avons parlé au professeur Dumbledore, mais il refuse de nous dire quoique se soit. Il nous répond simplement que James va nous le dire lorsqu'il sera prêt.
-Je pourrais peut-être aller le voir? Proposa Lily.
-Toi? Tu veux ta mort? Mauvaise idée! Il n'est même pas capable de parler à son meilleur ami alors, toi… je ne penserais pas.
-Mais laissez-moi essayer!
-Pas question! Pour une rare fois qu'on devienne tous amis, je ne veux pas que tu ailles te faire tuer.
-Tu en mets trop, Sirius, l'arrêta Remus. James ne tuerait jamais Lily, voyons.
-On ne sait jamais! Dans ces élans de «Laissez-moi dépérir en paix!», il pourrait bien tuer le directeur s'il l'avait devant lui.
-Laissons-la essayer.
-Pas question, Remus. De toute façon, James ne veut pas écouter ce que l'on dit.
-Il nous écoute. Sur ce point, tu te trompes, mon vieux.
-Oui et deux secondes plus tard, il hurle comme un fou. C'est ça que tu appelles écouter?
-Non, mais…
-Eh bien, c'est ça! Ça rentre d'un bord et ça ressort de l'autre. Il faudrait le secouer un peu.
-Et le rendre plus frustré qu'avant?
-Non, je veux seulement qu'il sorte de sa déprime. Minute! Où est Lily?
Pendant que Remus et Sirius débattaient sur le cas de James, Lily s'était levée silencieusement et s'était dirigée vers la salle commune de Gryffondor avec la ferme intention de parler à ce cher Potter. Elle grimpa les escaliers qui menait au dortoir des garçons et ouvra la porte sans se donner la peine de cogner. Elle s'approcha du lit de James, mais il était vide. Elle entendit des bruits en provenance de la salle de bain et s'y rendit sur la pointe des pieds. Elle entendit un bruit de verre brisé et des pas se rapprocher. Avant qu'elle n'ait pu se reculer, la porte s'ouvrit et elle se trouva devant un James plus blanc que jamais, couvert de sueurs et les yeux cernés. Il la dévisagea quelques instants et alla se coucher sur son lit, l'ignorant. Elle jeta un coup d'œil à l'intérieur de la salle de bain. Le miroir avait été brisé et les morceaux jonchaient le lavabo et le plancher. Elle s'approcha du lit et s'arrêta devant James.
-Que fais-tu ici? lui demanda-t-il.
-Je voulais te voir. Tu as eu un problème avec ton miroir?
-Va-t-en.
-Pour ça, je ne partirai pas.
-Va-t-en.
-Tu ne m'écoutes pas quand je parle? J'ai dit que j'allais rester avec toi. Et puis, réponds à ma question. Qu'as-tu fait au miroir?
-Il est tombé.
-Ah oui? Tombé?
-Va-t-en! Je veux seulement qu'on me laisse tranquille.
-Pourquoi?
-Ce n'est pas de tes affaires.
Lily fut surprise par l'agressivité qu'il y avait dans sa voix. Pendant un moment, elle eut peur de se retrouver seule avec lui. Elle voulut partir, mais elle s'y résigna. Elle s'assit et força James à la regarder.
-Dis-moi ce qui ne va pas, James. Je peux sûrement t'aider.
-Tout le monde me dit ça, mais personne ne le peut. Personne ne me comprend.
-Tu ne nous expliques pas ce que tu as!
-Ça ne sert à rien.
-Oui, ça servira à quelque chose!
-Je te dis que non! Tu ne peux juste pas me laisser tranquille?
-Tu es en train de te dépérir, James. Fais quelque chose.
-Je ne ferais rien.
-Voyons! Tu ne manges pas, tu ne dors plus, tu ne parles même pas à tes amis! Tu ne peux pas rester ainsi; tu vas finir par…
-Mourir? Devine pourquoi je fais ça.
Lily ne sut pas quoi répondre. Elle regarda son visage sévère, fatigué et, lentement, lui caressa la joue. Elle se coucha à ses côtés et le prit dans ses bras, se surprenant elle-même de son geste.
-Ne dis pas ça, James. Pense à tes amis. Tu ne peux pas les laisser seuls. Sirius a besoin de toi, Remus et Peter aussi. Moi aussi, j'ai besoin de toi.
-Ben voyons! Est-ce que j'ai une poignée dans le dos? Non, alors, va-t-en et laisse-moi tranquille.
-Écoute-moi, James…
Ce fut la goutte qui fit débordé le vase. James se libéra de ses bras et se leva brusquement, le visage rouge de colère.
-Non, toi tu écoutes! Tu t'es bien amusée avec Remus et vous avez bien ris de moi. Maintenant, on reprend chacun nos anciens rôles. Ignore-moi comme avant.
-C'est seulement à cause de ça que tu es ainsi?
-Seulement à cause de ça! Comme c'était rien!
-Mais…
-Mais, mais, mais! Il n'y a pas de mais. Pour ton information, il y a quelque chose d'autre. Eh non! je ne dirais rien! Je ne veux pas en parler.
-Si c'est grave, tu dois en parler. Ça va te faire du bien.
-J'en ai parlé au directeur.
-Parles-en à Sirius. Il est triste de te voir dans cet état. Il veut t'aider, comme nous tous.
James la dévisagea sévèrement et s'assit sur son lit, assez loin de Lily. Celle-ci le regarda tristement, attendant qu'il parle.
-Pourquoi te préoccupes-tu de moi?
-Eh bien… Tu es mon ami.
Il la regarda quelque instant droit dans les yeux et tourna la tête. Le silence s'installa dans le dortoir. Un silence pesant que Lily ne put supporter très longtemps. Elle se leva d'un bond et se planta devant James.
-As-tu faim?
-Si je mange, je vais être malade.
-Il ne faut pas que tu manges quelque chose de trop consistant... Commence par boire de l'eau.
Elle prit un verre qui traînait sur la table de chevet et le remplit d'eau. Elle le lui tendit, mais il ne le prit pas.
-Allez. Ce n'est que de l'eau. Tu ne vas pas mourir.
-Je te dis que si je prends quelque chose, je vais être encore malade.
-Je te dis que non. Fais-moi confiance un peu.
-J'ai toujours eu confiance en toi jusqu'au jour où tu t'es joué ma tête avec Remus.
-Tu ne lui en veux pas, j'espère?
-Non. Il m'a dit que c'était à cause de toi.
-Quelle gentillesse…
-Ne nie pas ce que tu fais, Lily Evans!
Elle resta encore une fois pétrifiée par le ton qu'il avait pris. Elle ne put supporter son regarda et baissa les yeux vers ses souliers.
-Bois, s'il te plait.
Lentement, il prit le verre, hésita quelques secondes et en prit une petite gorgée. Il le déposa par terre et fixa Lily. Il lui fit signe de s'asseoir à côté de lui et c'est ce qu'elle fit après un bref moment d'hésitation.
-Mes parents sont morts.
Comment réagir à une telle nouvelle? Lily resta d'abord sans voix tandis les larmes commençaient à couler sur les joues de James. Délicatement, elle le prit dans ses bras et le berça comme un enfant.
-Sais-tu… comment ils sont morts?
-Torturés par des partisans de magie noire… Je jure que je vais les venger, que je tuerais tous ses adeptes jusqu'aux derniers…
Sa voix se perdit dans les sanglots. Lily, poussée par son instinct maternel, lui caressa lentement les cheveux et continua à le bercer. James ne bougea pas et laissa ses larmes couler librement sur ses joues. Sirius, après la disparition soudaine de Lily de la Grande Salle, s'était précipité dans le dortoir. Lorsqu'il défonça la porte d'un air déterminé, il retrouva James en larmes et Lily les yeux rougis. Il grommela quelque chose d'incompréhensif et referma la porte derrière lui. Remus, l'attendant dans la salle commune, le regarda descendre les escaliers.
-Et puis, est-ce que Lily est morte?
-Non…
-Tu vois! Tu n'as pas à t'inquiéter. D'ici quelques minutes, James va venir nous rejoindre, plus joyeux que jamais.
-Je ne pense pas… Les deux sont en train de pleurer.
Sirius s'assit sur le divan et son regard se perdit dans les flammes du petit feu.
James ignora l'intervention de Sirius, mais Lily eut un petit rire. Elle posa sa tête sur son épaule et poussa un profond soupir. Peu à peu, il se calma jusqu'à ce que ses larmes sèchent sur ses joues. Il prit soudainement conscience que Lily, l'amour de sa vie, se tenait serrer contre lui. Un sourire en coin apparut sur son visage et ses bras entourèrent sa taille. Il soupira à son tour et déposa vaguement un baiser sur son front. Lily leva la tête et le regarda.
-Contente de vous voir revenu, M. Potter.
-Moi de même, Miss Evans.
-N'avais-je pas en raison que tu irais mieux après?
-Oui, en effet : je me sens déjà mieux.
-Contente de le savoir. Te penses-tu capable de te lever et d'aller voir tes amis?
-Je suis bien dans mon lit…
-Paresseux!
-Que veux-tu? C'est ma nature.
-D'accord, reste là, dit-elle en se levant.
-Non, reste avec moi, murmura-t-il, s'il te plait.
Devant son air piteux, Lily ne put refuser. Elle se rassit à ses côtés et regarda l'état du dortoir dans lequel les Maraudeurs dormaient.
-Vous ne savez pas ce qu'est le ménage, n'est-ce pas?
-Nous faisons le ménage, tu sauras.
-Ah oui?
-Quand l'envie nous prend.
-L'envie ne doit pas vous prendre souvent…
-Il y a seulement le coin de Remus qui est toujours propre, continua-t-il en ignorant son commentaire. Il faut que tout soit bien placé, les chemises avec les chemises, les cravates avec les cravates… Au moins, il ne place pas nos valises.
-Il devrait…
-Sûrement pas. Il ne survivrait pas, rajouta-il en riant. Il y a quelques vêtements de Sirius qui traînent un peu partout et qui devraient peut-être lavés. Si Remus tombe dessus, il va mourir, comme nous d'ailleurs.
-Donc, c'est la cause de cette odeur bizarre.
-Tu sauras que nos dortoirs ne puent pas!
-Vos nez s'y sont habitué.
James ignora sa réplique et replaça ses bras autour de Lily. Un gargouillis provenant de son ventre brisa le silence qui s'était réinstallé. Il se leva et s'étira.
-Moi, j'irais bien faire un petit tour aux cuisines. Tu viens?
Il descendit les escaliers suivi de Lily, mais à peine eut-il touché le plancher de la salle commune qu'il fut aussitôt plaqué contre le mur par Sirius, le visage sérieux.
-JAMES POTTER! TU REFAIS LE COUP DU «JE VEUX ME TUER, LAISSEZ-MOI EN PAIX» ET C'EST MOI QUI TE TUERAI!
-Moi aussi, je suis content de te revoir, Sirichou.
-JE NE PLAISANTE PAS!
-Moi non plus.
Sirius le regard sévèrement dans les yeux et ensuite, le serra dans ses bras.
-Content de te revoir en forme, vieux.
-En forme, peut-être, mais le vieux a faim.
-J'espère bien! Ça fait des jours que tu ne manges pas. Je me disais que si tu continuais à maigrir, nous n'allons plus te voir quand tu allais te tourner. Non, mais regarde-toi! Tu es tout blanc, tout mou…
-Mou?
-Bien oui. J'ai lu ça dans un magazine la fois où j'avais accompagné Peter chez son dentiste. À force d'être couché, tes muscles…
-Sirius, le scientifique! ria Remus derrière eux. S'il te plait, épargne-nous ton discours.
-Vous êtes jaloux! Oui, jaloux de mon savoir, jaloux de mon intelligence!
-Ton intelligence? Tu en as une?
-C'est surprenant, mais oui. C'est seulement que je ne l'utilise pas souvent.
-Prouve-nous ton intelligence, fabuleux Sirius! s'exclama James.
-Mentalement, je peux faire la moyenne des filles qui craquent sur moi. Donc, je calcule et… hop! Voilà. La moyenne est de… 100!
-Il y a une faute, répliqua Lily. Je ne fais pas partie de ces filles qui craquent sur toi.
-Voyons, tu es une fille.
-Belle déduction.
-Si tu es une fille, tu craques forcément pour moi.
-(soupir) Je ne craque pas pour toi. Désolé de t'apprendre la vérité.
-Mais… c'est impossible! Je suis d'un charme indéniable! Tu serais supposé être folle de moi!
James et Remus éclatèrent de rire devant la scène : Sirius se traînant à quatre pattes jusqu'à Lily, la supplia de tomber sous son charme.
-Dis-moi seulement que tu me trouves craquant.
-Autant qu'un biscuit.
-Il doit bien y avoir quelque chose que tu aimes bien chez moi!
-Quand tu dors. Comme ça, tu ne m'embêtes pas avec tes questions.
Lily lui sourit et passa à côté de lui en l'ignorant pour rejoindre James.
-Tu n'avais pas faim?
Un léger gargouillis provenant de son ventre le fit sourire.
-Presque pas.
-Allons-y. Remus, tu te joins à nous? demanda-t-elle en sortant.
-Bien sûr.
Il les rattrapa tandis que Sirius se traînait encore par terre.
-JE SUIS IRRÉSISTIBLE! Hey, mais… ATTENDEZ-MOI!
