Bonjour à vous! Enfin! Voilà le chapitre 20!
Le voici tout en beauté (hum hum). J'espère que je ne vous aie pas fait attendre trop longtemps… un peu plus court que les autres (hélas!), mais aussi bon.
Je sais, pas obligé de me le dire : on déteste tous Vincent!
Vous remarquerez que j'ai glissé des petits commentaires durant le chapitre (c'était plus fort que moi, je devais les écrire!)
Merci à Rebecca-Black et à mary-evans-potter pour les reviews du dernier chapitre! Et, pour ne pas faire changement, merci à ceux qui lisent ma fic, mais qui n'envoient pas de commentaires! Je vous aime pareil!
Bonne lecture!
Wanda -xxx-
Chapitre 20 : rhume d'homme et déclarations d'amour
Samedi matin : début d'une longue fin de semaine. Les élèves l'avaient attendue pendant des jours et, enfin, elle était arrivée. La neige tomba pendant quelques heures, redéposant sur le gazon un fin tapis blanc, au grand déplaisir des élèves qui voyaient déjà l'été arriver. Certains élèves, dont Sirius faisait parti, avaient enlevé leurs manteaux et tout le reste beaucoup trop tôt et se retrouvaient tous à l'infirmerie à cause d'un vilain rhume. James ne se gêna pas pour rire de son meilleur ami à chaque visite qu'il allait lui faire, soit après chaque cours.
-Alors, comment va mon petit morveux aujourd'hui? s'exclama-t-il en entrant avec Remus, Peter, Vincent et Lily.
Il reçut comme seule réponse un grognement de la part de Sirius. Ils allèrent s'asseoir sur son lit sous le regard méchant de l'infirmière. Elle s'approcha de son patient et, ignorant les jeunes, lui donna son sirop. Sirius regarda s'approcher la cuillère de sa bouche avec un air apeuré sur le visage; il tourna la tête de gauche à droite pour empêcher Mme Pomfresh de le lui donner. Perdant patience, elle lui tient la tête avec une force surprenante pour quelqu'un de son âge et lui enfonça la cuillère dans la bouche. Ses amis éclatèrent de rire en voyant son expression de pure dégoût, mais se turent en croissant le regard de l'infirmière qui partait. Sirius chercha à tâtons son verre d'eau et en prit plusieurs grandes gorgées. Lorsqu'il le redéposa sa la table, il était vide.
-C'est répugnant!
-Mais c'est pour ton bien, Sirius, lui dit James. Tu vas pouvoir te remettre plus vite.
-Si je dois encore prendre ça pendant les prochains jours, j'aime mieux me laisser dépérir. Je vais réussir à me guérir même si je ne prends pas cette chose-là!
-Ça va t'aider…
-James, arrête! Tu n'en as jamais pris, toi! Si tu veux, je pourrais demander à cette chère Mme Pomfresh de t'en apporter parce que tu te sens, toi aussi, malade. Prends une seule cuillère et on s'en reparlera après.
-D'accord, j'ai compris.
-Sérieusement, James, je tiens à ce que tu y goûtes. Je te trouve… malade.
-Sérieusement! s'exclama Lily. Depuis quand es-tu sérieux?
Sirius la dévisagea un instant et voyant que tous ses amis le regardaient avec un sourire moqueur, il fit semblant d'éclater de rire.
-C'est fou ce que vous pouvez être drôle, franchement! J'admire votre sens de l'humour. Tu sauras, Miss Evans, que je peux être sérieux. Tout cela dépend de la situation. Si quelqu'un est dans le trouble ou bien a besoin d'aide, je peux être d'un sérieux qui vous surprendra.
-Au contraire, lorsque tu es avec tes amis, le mot «sérieux» n'existe pas, termina Remus.
-Voilà! Lui, il a compris la technique! Pour revenir à toi, James, je te trouve malade. Tu es tout pâle… As-tu maigri?
-Mon Dieu, je me croirais chez ma vieille tante, soupira son ami. Non, Sirius, je t'assure : je vais bien. C'est seulement à cause de l'hiver. J'ai hâte de pouvoir sortir dehors sans manteau et me laisser griller au soleil.
-Sirius est sorti, lui, dehors sans manteau, lui fit remarqué Remus.
-Mais vois où il est aujourd'hui : sur un lit dans l'infirmerie.
-Tu marques un point… Mais je ne te conseille pas de te faire griller au soleil! Dans la neige, tu vas avoir un peu froid et puis, il risque de neiger. Je ne veux pas pelleter pour aller te chercher.
Sirius éclata de rire et faillit s'étouffer. Lorsque son visage quitta le rouge pour redevenir normal, il se tourna vers Remus et lui donna une claque dans le dos qui manqua de le jeter par terre.
-Elle était drôle, Lunard. J'imagine James, couché dans la neige, et tout ce qu'on voit de lui sont ses cheveux.
-Elle n'était pas si drôle que ça, Sirius, soupira James.
-Bien sûr que oui! N'essaie pas d'insinuer que je deviens fou!
-Je n'ai jamais pensé ça!
-Je te connais, James Potter, répliqua Sirius entre deux bâillements. N'essaie pas de…
Ses amis le regardèrent, surpris, et éclatèrent de rire. Il s'était endormi en plein milieu de sa phrase, la bouche encore ouverte. Silencieusement, ils quittèrent l'infirmerie et allèrent dans la salle commune de Gryffondor. James poussa des premiers années de leurs sofas préférés et s'y assit, imité par ses amis. Lily prit délicatement la main de Vincent et la serra dans la sienne. Il lui sourit et elle déposa sa tête sur son épaule. James les regarda faire, une soudaine colère l'envahissant. À force de rire de Sirius, il avait presque oublié Vincent. Vincent, ce voleur d'amour! Il avait osé prendre sa Lily. Il allait voir ce que c'est de mettre un Potter en colère! Lorsque Sirius sera remis de son rhume d'homme (ndla : ben quoi? Un rhume d'homme, c'est pas n'importe quoi!), ils allaient lui faire une petite surprise pour ses adieux. Pour l'instant, il devait faire comme s'il aimait se retrouver en sa présence. Il sursauta dans son sofa lorsqu'il reçut une claque derrière la tête. Il tourna la tête et aperçut Remus debout à côté de lui.
-Bon! Enfin, tu es de retour! déclara soudainement le loup-garou, le prenant au dépourvu.
-Je ne suis pas parti à ce que je sache.
-Tu observais Vincent sans réagir. Sur le coup, je me suis dis : Voilà, Lily va se faire voler son copain par James, mais, finalement, tu as réagi lorsque je t'ai frappé. Comptes-toi chanceux; Sirius aurait utilisé un sceau d'eau froide.
-Merci, Remus d'avoir un cœur tendre.
-Oh, mais de rien, mon petit James chéri.
Remus lui ébouriffa les cheveux et retourna s'asseoir en face de James. Les deux amis se regardèrent, le sourire aux lèvres, et ensemble, se tournèrent vers Lily et Vincent pour engager la conversation.
-Alors, vous deux, votre couple se porte toujours bien? demanda innocemment Remus.
Le loup-garou avait un plan en tête : il voulait voir pendant combien de temps James supporterait d'entendre parler de Lily, Vincent et de leur vie amoureuse. En fait, c'était l'idée de Sirius, mais puisqu'il était absent, Remus en profita pour passer à l'action.
-Je pensais tuer Vincent en l'invitant ici, mais il s'en tire plutôt bien, le taquina Lily.
-Comment ça, le tuer? s'exclama le loup-garou. Comme si on allait tuer quelqu'un, n'est-ce pas, James?
-Mouin…
-Tu dois avouer, Remus, que quelques fois vous faites des choses dangereuses et que vos blagues ne fonctionnent pas toujours.
-Ah, mais tu sauras, ma chère Lily, que nous avons cessé de jouer les dangereux. À ta surprise, nous avons tous gagné en maturité. –raclement de gorge de la part de James- J'ai gagné en maturité et je suis le seul à avoir arrêter. Mais nos blagues s'améliorent.
-Vous ne devriez pas arrêter, déclara Vincent. Lily m'a parlé de vos farces et des tours que vous faisiez. Je trouve ça plutôt marrant.
-Parfait! Tu es l'homme qu'il fallait à Lily! Il ne reste plus qu'à espérer que tu puisses déteindre sur elle maintenant.
-Dans tes rêves, Remus, répondit celle-ci.
-Revenons à vous deux. Comment vous êtes-vous rencontré? Est-ce que ça a été le coup de foudre? Vincent, quand tu as vu Lily pour la première fois, comment l'as-tu trouvé?
James lança un regard meurtrier vers son ami et essaya d'attirer son attention par de légers toussotements. Lorsqu'il tourna enfin la tête vers lui, il le questionna du regard, mais Remus se contenta de sourire.
-Eh bien, commença Lily en jetant un coup d'œil discret vers James, on s'est rencontré dans un parc à quelques minutes de chez moi. Il y avait son petit frère et je me suis mise à lui parler. Après quelques minutes, Vincent est arrivé et on a discuté. Je ne sais pas si ça a été un coup de foudre, mais… j'ai été impressionnée par ses bonnes manières et par sa… maturité, termina-t-elle en regardant James.
-Dès que j'ai croisé son regard, continua Vincent, se fut aussitôt le coup de foudre. J'ai su qu'elle était la femme de ma vie. Il y avait dans ses yeux cette joie de vivre qui me laissa pantois.
James regarda ailleurs pour ne pas éclater de rire. Pantois par une joie de vivre! N'importe quoi! Il essaie de faire de belles phrases, mais ça ne sert qu'à le rendre plus fou. Toute fois, il continua d'écouter le récit de Vincent.
-Elle rayonnait de bonne humeur. On s'est revu quelques jours plus tard et elle était toujours aussi belle et resplendissante qu'avant.
-Que c'est beau l'amour! s'exclama Remus, un immense sourire sur ses lèvres, se retenant pour ne pas éclater de rire.
Il était surpris que James soit encore là. Il était certain qu'à la première phrase que Vincent dirait, qu'il partirait, mais non! Il était toujours là, assis dans son sofa, le visage vide d'expressions. De son côté, Vincent était plutôt fier de lui. Il pensait que ça serait difficile de se faire passer pour le petit ami de Lily, mais tout se déroulait sans aucun problème.
-Tu as raison, Remus. Je ne sais pas ce que serait ma vie sans toi, Lily, déclara Vincent en se tournant vers elle. Tu es ma raison de vivre, la flamme qui anime mon cœur. Si un jour tu viens à me quitter, alors amène-moi avec toi pour que notre amour soit éternel. Je t'aime, ma chère Lily.
Très bien dit, pensa Vincent. L'inspiration lui était venue d'un seul coup et, sans réfléchir, il avait tout dit. Lily et James rougirent; Lily, de gêne et James, de colère. Remus jeta un coup d'œil vers son ami et son sourire s'élargit lorsqu'il se leva et monta bruyamment dans son dortoir. Lorsqu'il tourna finalement la tête vers ses deux amis, le jeune loup-garou se sentit aussitôt de trop. Il se leva, fit un signe incompréhensif de la main et sortit, laissant les deux amoureux se dévorer des yeux.
Remus se rendit immédiatement au près de Sirius. Lorsqu'il entra dans l'infirmerie, il éclata de rire, un rire plutôt hystérique. Mme Pomfresh accourut à ses côtés et le regarda, visiblement inquiète.
-M. Lupin, allez-vous bien?
-C'est le plus beau jour de ma vie! Sirius, je dois absolument te dire ça!
Il se dirigea vers son ami, toujours en riant aux larmes. L'infirmière le regarda un instant comme s'il était possédé du démon et retourna à son bureau. Le loup-garou se laissa tomber par terre à côté de Sirius et enfouit son visage dans les couvertures. Son ami le dévisagea.
-Remus, tu es sûr que ça va?
-Je vais très bien, ne t'inquiète pas!
Remarquant que tout le monde dans l'infirmerie le regardait bizarrement, Remus se calma. Il prit une grande respiration et fixa Sirius.
-J'ai fait ce dont on s'était parlé il y a quelques jours.
-De quoi tu parles?
-Voyons, Sirius, tu sais bien. Voir combien de temps James pourrait tenir…
-Ah oui! Alors, les résultats?
-Il m'a surpris. Franchement, j'étais certain qu'après une minute, il partirait en courant. Eh bien non! Il est resté longtemps! Je ne dis pas qu'il avait l'air enjoué par la situation, mais il n'a pas bougé.
-Impossible, murmura Sirius.
-C'est ça que je me disais au début, mais finalement, il est parti.
-Pourquoi?
-Vincent s'est embarqué dans les grosses déclarations d'amour à Lily. Je ne pense pas que ça lui a plu. On devrait avertir Vincent. S'il continue ainsi, il va finir par s'attirer de gros ennuis.
-Donc, après ce moment émouvant, tu es parti pour me dire ça?
-Exactement. Je ne pouvais pas rester dans la même pièce qu'eux : j'étais de trop.
-Et tu laisses James tout seul?
-J'avoue que ce n'était peut-être pas une bonne idée de venir tout de suite…
-Allez! Ouste! Va-t-en! Va voir s'il n'est pas en train de se pendre après la douche.
Après un dernier sourire, Remus se leva d'un bond et courut jusqu'à la salle commune maintenant déserte. Sans se poser de questions, il grimpa les escaliers et défonça la porte menant à leur dortoir.
-James, arrête! La vie vaut d'être vécu!
Il s'arrêta net en voyant son ami couché sur son lit en train de lire des magazines de Quidditch. James se redressa et regarda Remus, tout essoufflé par sa course.
-De quoi tu parles?
-Je pensais que tu serais en train de se pendre ou un truc du genre.
-Non, je n'avais plus assez de corde. Il me restait que mes lacets, mais ce n'est pas assez solide. J'aurais voulu prendre mes lacets, mais ils sont trop courts.
En soupirant, le loup-garou alla s'asseoir au bout du lit de son ami. Il le fixa du regard jusqu'à ce qu'il laisse tomber son magazine.
-Quoi, encore? Qu'est-ce que j'ai? Un bouton sur le nez?
-Es-tu triste?
-Pourquoi le serais-je?
-Après ce qu'a dit Vincent à Lily…
-Je me fous de ce que cet imbécile peut bien lui dire.
-Depuis quand Vincent est-il un imbécile?
-Depuis le jour où il sort avec Lily. «Il y avait dans ses yeux cette joie de vivre qui me laissa pantois», dit-il en imitant la voix du jeune homme.
-Tu ne sais pas reconnaître de belles phrases.
-Belles phrases? Tu veux rire, j'espère! Pantois, putois, ça se ressemble! Je ne sais pas comment la joie peut laisser quelqu'un pantois. Et toi, Remus, tu ne sais pas reconnaître les imbéciles.
-Rectification : je sais très bien en reconnaître. Il y en a trois dans mon dortoir. Je plaisante, bien sûr, murmura-t-il lorsque James le foudroya du regard.
-Il m'énerve ce Vincent. Je ne l'aime pas.
-Pourquoi? Tu ne peux pas détester quelqu'un simplement parce que tu as choisi de le détester. Tu dois avouer des raisons, n'est-ce pas?
-C'est simple : il sort avec Lily. Voilà ma seule raison de le détester. Il fait obstacle à mon amour. Ça allait pourtant si bien avec elle! Elle riait à mes blagues, elle me souriait même! Pourquoi? Pourquoi l'amour est si difficile? (ndla : ouou! Le titre! Je devais bien le mettre un jour…)
-Je ne sais pas, James. Je voudrais bien t'aider, mais je ne m'y connais pas trop dans ce domaine. Il ne te reste plus qu'à espérer qu'ils cassent un jour.
Qu'ils cassent un jour. Qu'ils cassent un jour. Cette phrase se répéta dans la tête de James et un sourire sadique apparut sur ses lèvres. Il venait d'avoir l'idée du siècle! Remus le dévisagea, ne prévoyant rien de bon.
-Pourquoi ce petit sourire, Cornedrue? Tu me fais peur…
-Je viens d'avoir une idée.
-Wow! Tu fais des progrès!
-Pour ça, continua-t-il en ignorant le commentaire de son ami, je vais avoir besoin de ton aide, Remus.
-Moi? Je n'aime pas ça.
-Si je veux sortir avec Lily, il faut qu'elle casse avec Vincent; c'est ce que tu as dis. Eh bien, je vais tout faire pour que leur couple ne fonctionne plus.
-Qu'est-ce que je fais la dedans?
-Lily te connaît beaucoup et vous avez déjà été ensemble…
-Je te vois venir, James Potter, et je refuse d'être celui qui viendra briser leur couple!
-S'il te plait, Remus! Essaie juste de reprendre Lily. Fais tout ce que tu peux pour que Vincent casse et s'en aille!
-Je ne referai pas de la peine à Lily.
-Tu ne veux vraiment pas? demanda James après un court silence.
-Je ne lui ferai jamais ça. Lily est mon amie, c'est tout.
Remus soutint le regard de son ami pendant un instant et ce dernier soupira.
-D'accord. Laisse faire.
James se laissa tomber sur son lit, reprit son magazine et continua sa lecture. Le loup-garou, après une hésitation, se leva et laissa son ami seul dans le dortoir. Une fois dans la salle commune, il s'assit sur un sofa et son regard plongea dans les flammes du feu.
petit remerciement à Julie231 qui m'a fait une petite précision sur l'origine du mot patois... donc c'est corrigé, j'ai patois par pantois!! ' merci!!
