Pitié! Je veux vivre!

Je sais que vous allez m'étriper, m'haïr…. JE SUIS DÉSOLÉE! Ça a été vraiment long avant que je poste ce chapitre. C'est temps-ci, il y a l'école, les examens. Mon mois de mai avait été assez rempli, le mois de juin s'annonçait aussi catastrophique que l'autre… Je n'ai pas vraiment eu le temps de penser à ma fic, surtout que j'ai été prise d'une crise «je-suis-tannée-d'écrire-je-veux-seulement-lire-des-fics», dont j'ai laissé tomber, pour quelques temps, ma fic.

Mais j'ai pensé à ceux qui aiment ma fic et… je l'ai posté. Je m'en veux, c'est vrai, et j'en suis désolée. J'espère que vous allez aimé le chapitre 22.

Merci à Hinata Sky, Rebecca-Black, Julie231, Sarah et Iurne pour leurs reviews. Malgré mon absence, j'ai été contente de lire vos commentaires.

Bonne lecture! 

WandaBlack qui s'excuse encore de ne pas avoir posté plus tôt….

Chapitre 22 : le club de rencontres de Poudlard

Le lendemain, James, découragé, alla voir son ami Sirius à l'infirmerie pour parler du plan «SOS l'amour de Remus». Il fut bientôt rejoins par Lily et Vincent et, une fois certains que personne ne les écoutait, ils purent parler librement.

-Sirius, on n'a aucun idée pour trouver la fille, déclara James. Il y a des centaines de filles à Poudlard et la St-Valentin est dans deux semaines. Il faut qu'on la trouve et surtout, que Remus la remarque. C'est ce qui me fait le plus peur. Il n'est pas du genre à regarder les filles.

-Il fait bien, le taquina Lily. Il y a certains garçons qui sont trop obsédés.

-Comme qui? Cite-nous des noms, exigea Sirius.

-Hum… laissez-moi réfléchir. J'ai en effet quelques noms qui me viennent à l'esprit. Par exemple, quelqu'un dont le nom commence par S et finit par Irius.

-Je me sens visé…

-Arrêtez de plaisanter, les sermonna Vincent.

Depuis le début du plan, il était le seul qui le prenait le plus au sérieux, à la grande surprise de James et Sirius.

-Réfléchissez plutôt à un moyen de la trouver.

Le silence s'installa dans l'infirmerie, silence durant lequel chacun pensait à une méthode. Finalement, ce fut Sirius qui parla le premier.

-On pourrait peut-être organisé… une sorte de club de rencontres. On pourrait mettre des affiches un peu partout qui annonceraient quelque chose du genre : Vous êtes seul? Nous avons la personne qu'il vous faut! Comme ça, on pourra rencontrer des filles qui sont seules puisque c'est nous qui serons les chercheurs. Ainsi, nous pourrons la trouver plus facilement.

-Et que fait-on des gars qui vont se présenter? demanda Lily. Et Remus va se demander pourquoi vous ne l'avez pas embarqué dans votre club.

-Il va trouver ça idiot, répondit James. Il n'embarquera jamais dans ça. Il va plutôt nous faire la morale et nous dire d'abandonner.

-Chose que nous ne ferons pas! s'exclama Sirius, ravi que son plan ait l'air de fonctionner. Nous avons accepté cette mission et nous allons la mener jusqu'au bout! Et en ce qui concerne les garçons, faisons semblant. Donc, est-ce que je peux vous mettre en charge de faire des affiches?

-Minute, intervint Vincent. Où comptez-vous rencontrer les célibataires?

-Je connais une salle vide où personne ne va. Ce sera notre lieu de rencontre.

-Quand commence-t-on? demanda James. Il faudrait le plus tôt possible, mais j'aimerais bien que tu sortes, un jour, de ce fichu lit.

-Bientôt, mon ami, bientôt. Pour l'instant, vous allez devoir commencer sans moi. Choisissez la date que vous voulez, pourvu que ce soit avant la St-Valentin.

-Ne t'inquiète pas, Sirius, déclara son ami en se levant aussitôt imités par ses compagnons. Nous prenons tous en main en attendant que tu te remettes sur pied. Nous viendrons te donner le compte-rendu de notre progression.

La première rencontre officielle eut lieu le dimanche avant l'heure du dîner, le lendemain de la création du Club. Ils avaient mis les affiches la veille et déjà, partout dans l'école, on entendait parlé du Club de Rencontres de Poudlard. Sur ces affiches, on pouvait lire :

Fatigué(e) d'être toujours seul(e)?

Fatigué(e) de chercher l'âme sœur sans la trouver?

Ce temps est révolu!

Tes recherches s'arrêtent ICI!

Nous avons les solutions qu'il te faut!

Suffit de venir nous rencontrer dans la vieille classe au deuxième étage ce dimanche à partir de dix heures et nous trouverons l'amour de ta vie!

LE CLUB DE RENCONTRES DE POUDLARD

LA solution en matière d'amour

Les juges et chercheurs :

Sirius Black, James Potter, Lily Evans

et, comme invite spécial, Vincent O. Shert

Les annonces avaient été ensorcelées de telle sorte que seulement les élèves pouvaient les lire; lorsque les professeurs passaient devant elles, elles prenaient l'apparence de simples annonces du Club de Divination. James, Lily et Vincent avaient organisés la classe pour les rencontres. D'un côté, caché par d'immenses rideaux sur lesquels avaient été lancés des sorts d'insonorisation, se trouvait le vrai lieu de jugements. C'était ici que James et ses compagnons allaient jugés les filles –et les garçons- qui cherchent l'âme sœur. De l'autre côté avaient été placés quelques sofas pour l'attente. Ils avaient suivi les conseils de Sirius à la lettre et le résultat était assez convainquant. Il leur avait même fait des fiches d'évaluation sur lesquelles étaient écrites les choses à vérifier chez le candidat ou plutôt, la candidate.

Ils arrivèrent une heure avant l'heure prévue pour finaliser le tout. Remus, comme l'avait dit James, trouva l'idée complètement idiote et ne voulut pas se joindre à eux. Il avait même l'air déçu et peiné que Lily participe à ce Club. «James commence déjà à déteindre sur toi», lui avait-il dit. Mais maintenant qu'elle était là, elle ne pouvait faire demi-tour. Dans à peine quelques minutes, les premiers candidats arriveront et dans trois ou quatre heures, tout va être fini…

Lorsque sonna dix heures, la salle d'attente, pouvant contenir au maximum vingt personnes, était déjà pleine à craquer et il y en avait même des personnes qui attendaient à l'extérieur de la classe. James n'en revenait pas. Il ne pensait pas qu'autant d'élèves allaient se présenter. Il referma vivement le rideau et se tourna vers ses camarades.

-Nous avons du pain sur la planche! déclara-t-il. La salle est pleine et d'autres attendent dehors.

-Quoi! s'exclama Lily, surprise. Nous n'avons mis les affiches qu'hier seulement!

-Nous n'avons pas le temps de nous en étonner. Nous allons devoir prendre notre mal en patience et… tous les évaluer.

Les trois poussèrent des soupirs et se mirent au travail. La première personne fut la plus difficile; ils ne savaient pas comment s'y prendre. Mais après une dizaine de personnes, ils prirent de l'expérience et bientôt, les rencontres ne durèrent que quelques minutes.

-Numéro 13! cria James de l'autre côté du rideau.

Une jeune fille de Serdaigle entra. Elle devait en première ou deuxième année. Elle s'assit timidement sur la chaise et leur fit face, les joues rouges de gêne. Lily lança un regard interrogateur vers ses collègues. Elle était beaucoup trop jeune! Vincent, voyant que les autres ne savaient pas trop comment réagir, prit les choses en main.

-Bonjour. Quel est ton nom?

-Julie.

-Julie, que cherches-tu?

-L'âme sœur. J'ai vu vos affiches…

-C'est bien. Peux-tu me dire ton âge?

-13 ans.

-D'accord, murmura Vincent en faisant semblant de prendre l'information en note. Dis-moi, Julie, pourquoi as-tu besoin de notre aide?

-Parce que je suis amoureuse de quelqu'un, mais il ne me regarde pas.

-Ah! Je pense que tu as mal compris notre but. Nous cherchons des gens, nous n'aidons pas ceux qui ont déjà trouvé.

La dite Julie les regarda à tour de rôle, les yeux se remplissant de larmes. Lily foudroya Vincent du regard et se leva pour serrer la petite dans ses bras.

-Ce qu'il voulait dire, c'est que tu devrais attendre. Tu as 13 ans, tu as toute la vie devant toi. Tu verras, un jour ou l'autre, il viendra vers toi. Et puis, regarde-toi, aucun garçon ne pourrait te résister. Allez, va maintenant et attend le grand jour.

L'élève se leva, secouée de sanglots, et s'en alla. Alors que le rideau se refermait derrière elle, Sirius entra dans la petite pièce.

-Pourquoi avez-vous fait pleurer la petite fille? Il me semble que ce n'est pas notre but…

-Sirius, notre sauveur!

James se leva de sa chaise et se jeta dans les bras de son ami qui reste immobile, sous le choc. Lily et Vincent soupirèrent, désespérés.

-Nous avions besoin du grand Sirius, déclara James. Il y a trop de personnes qui attendent.

-Maintenant que je suis là, nous pouvons continuer. Mais vous n'avez toujours pas répondu à ma question…

-Plus tard, le coupa Vincent.

Sirius se fit apparaître une chaise et s'assit aux côtés de ses amis qui regagnèrent leurs places respectives. Ils appelèrent le prochain numéro et continuèrent ainsi pendant quelques minutes. Sirius ne laissait aucune pitié. Lorsqu'il le pouvait, il renvoyait les gens en leur disant : «Franchement, je ne sais pas comment tu pourras te trouver quelqu'un…» ou bien «Tu es magnifique! Regarde un peu plus autour de toi et tu trouveras. Nous ne te sommes d'aucune utilité.» Ils s'attardaient un peu plus sur les filles, les questionnant et les analysant. Lily s'occupait de poser les questions sur la culture en général; Vincent, do côté Moldu; James, de la magie et Sirius posait les questions générales.

-Numéro 35! cria Vincent, au comble du désespoir.

Il était maintenant presque midi; ils avaient faim, soif et envie d'aller aux toilettes. Leur patience commençait à être à bout. Le suivant poussa les rideaux et entra. Sirius et James le dévisagèrent; Lily et Vincent pouffèrent de rire. Remus se tenait devant eux, les bras croisés, le sourire aux lèvres.

-Assis-toi, grommela Sirius. Qu'est-ce que tu veux?

-Je viens voir comment s'en sort mes amis, répondit le loup-garou en s'assoyant. Je vois que vous avez eu beaucoup de personnes. Vous devez être heureux, votre Club fonctionne.

-Nous en sommes très fiers, déclara James. Tout marche comme nous le voulions. Il ne reste plus qu'à terminer de rencontrer ceux qui restent à côté et ensuite, on s'attaque à trouver les âmes sœurs. Aussi simple!

-Simple, tu parles! Vous allez y passer des mois.

-Tu nous sous-estimes, mon cher Remus! s'exclama Sirius en se levant et en s'approchant de son ami. Vois-tu, nous ne sommes pas des professionnels.

-Oui, et?

-Nous pouvons y aller à la pige…

-Sirius Black! cria Lily derrière lui. On ne peut pas jouer ainsi avec la vie amoureuse des gens! On va devoir être sérieux!

-Tu m'en reparleras lorsque l'on commencera à classer les personnes. Tu voudras faire des piges.

-Sirius, Lily a raison, remarqua Remus. Il y a des personnes qui ne peuvent être ensemble…

-Alors? Ils ont simplement rompre, c'est tout.

-(soupir de la part de Remus) Je vous laisse à vos problèmes.

Découragé, le loup-garou se leva, les salua et sortit. Sirius soupira et retourna à sa place sous le regard haineux de Lily. La suivante entra à son tour et vint s'asseoir. C'était une jeune Gryffondor de la sixième année : grande, plutôt belle, de longs cheveux bruns qui descendaient en cascade, de grands yeux verts pétillants, un visage fin, une belle dentition… bref, la liste de Sirius était très longue.

-Quel est ton nom et que cherches-tu? lui demanda poliment Vincent.

-Amalia. Je cherche ce que tout le monde cherche.

-Bien. Parle-nous en peu de toi.

-Eh bien, je suis née dans une famille Moldue et j'ai grandi dans l'ignorance de la magie. Dès que j'ai su que j'étais une sorcière, j'ai aussitôt voulu en apprendre plus sur ce… monde, si on peut dire. Je suis entrée à Poudlard à l'âge de 11 ans, une année après vous. J'en suis maintenant à ma sixième et lorsque j'aurais fini, je compte bien me diriger vers l'étude de créatures magiques. J'ai quelques bonnes amies avec qui j'ai bien passé du temps. Si vous les rencontrez, elles vous diront que je suis très responsable et studieuse.

-Je n'en doute pas. Qu'aimes-tu dans la vie? la questionna Lily.

-J'aime la lecture, la musique. Je préfère les cours de défense contre les forces du mal qu'à ceux de potions. J'aime être entre amis, mais j'ai besoin quelques fois d'être seule. J'aime rire et profiter de la vie parce qu'on ne sait pas ce qu'elle nous réserve. J'ai perdu mon petit frère dans un accident d'auto et depuis, je profite de chaque journée comme si elle était la dernière.

-Quel genre de garçons recherches-tu? demanda à son tour Sirius.

-Je ne veux pas quelqu'un qui va se «pavaner» avec moi. Je veux un copain respectueux, responsable, calme et sérieux, mais qui sait rire et plaisanter. Je souhaite qu'il soit proche de moi et que, surtout, il me soit fidel.

-Parlons école, veux-tu, continua James. As-tu de bons résultats?

-Je réussis très bien. Les professeurs sont plutôt fiers de moi. Lors de mes BUSE, j'ai eu des Optimal partout, sauf en potions. Pour moi, l'école, c'est sérieux. On ne vient pas seulement pour rencontrer des gens, mais pour apprendre, pour s'épanouir intellectuellement.

-Tu dois souvent aller à la bibliothèque. Simple conclusion.

-C'est mon lieu préféré. Lire parmi des livres dans un coin poussiéreux, il n'y a rien de mieux.

James lança un discret coup d'œil vers ses amis et un sourire apparut sur leurs visages. Ils venaient de trouver la fille.

-As-tu quelque chose de plus à nous dire pour nous aider à trouver ton âme soeur? demanda Lily.

-Non, c'est tout. En fait, je ne cherche pas vraiment l'amour de ma vie… C'est mes amies qui m'ont mise au défi de venir. Je ne veux pas vous offusquer, mais je trouve l'idée de chercher l'âme sœur à la place des autres plutôt stupide. Je n'ai pas besoin de chercheurs pour trouver mon copain.

-Mais, tu es célibataire? s'inquiéta Sirius.

-Oui… Pourquoi cette question?

-Tu vas peut-être trouver ça stupide, mais… Nous pensons que nous t'avons trouvé l'homme qu'il te faut.

Amalia éclata de rire sans aucune gêne. Les 4 collègues se regardèrent, perdus et soudainement inquiets.

-Je ne pense pas que ça serait utile. Mais merci tout de même!

-Mais tu ne comprends pas!

Sirius était au bord du désespoir. Ils l'avaient enfin trouvé et elle venait leur dire qu'elle ne voulait pas de copain! Il devait faire quelque chose. Il se leva, s'approcha lentement d'elle et passa son bras autour de son épaule.

-Vois-tu, lors de notre création, nous avons été divisé en deux. Une moitié de notre âme est partie au loin pour devenir une autre personne et cette autre personne est l'âme sœur. Tu as, quelque part dans le monde, cette autre moitié qui n'attend que toi. Imagine un instant que tu es un bas…

-Un bas? s'étonna-t-elle.

-… et que tu cherches l'autre bas pour former une paire de bas. C'est ainsi que va l'amour.

-Sirius, c'est une mauvaise idée de comparer l'amour à une paire de bas, marmonna James à l'intention de son ami, mais tout le monde l'entendit.

Amalia eut un sourire amusé et regarda Sirius, attendant qu'il continue son histoire. Ce dernier foudroya son ami du regard et se racla la gorge.

-C'est ainsi que va l'amour. Nous avons trouvé ce bas, celui qu'il te manque pour créer la paire. Tu ne peux l'ignorer; il sera toujours là, attendant que tu le voies. Tu ne peux passer à côté de cette occasion unique que tant de gens souhaitent. Profite-en! C'est toi-même qui avais dit qu'il fallait profiter de la vie! Avoir un copain, ça ne te tuera pas!

Amalia le dévisagea, hésitante. Finalement, ses épaules tombèrent et elle soupira.

-D'accord. Qui es ce fameux bas?

-Nous n'allons pas vous le dire dans ces conditions, répondit Sirius, heureux de l'avoir fait changé d'idées. Laissez-moi me débarrasser de ces célibataires.

Il se dirigea vers les rideaux, les ouvrit d'un geste brusque tout en faisant sursauter les élèves et s'adressa à eux.

-Désolé, mais ce sera tout pour aujourd'hui. Voyez-vous, James avait tellement envie qu'il a pissé sur sa chaise et Lily est en train de manger les papiers. Nous vous aviserons de la prochaine rencontre.

Il les referma aussi vite qu'il les avait ouvert et, ignorant les protestations, retourna à sa chaise. James et Lily le foudroyèrent du regard, mais il les ignora eux aussi. Il se tourna vers Amalia, un sourire victorieux sur le visage.

-Nous t'avons enfin trouvée! Enfin! Après tant d'années de recherches et tu étais juste sous nos nez!

-Vous me cherchiez? demanda-t-elle, inquiète.

-Sirius s'emballe un peu trop, lui expliqua Lily. J'imagine que tu connais les Maraudeurs.

-Qui ne les connaît pas?

-Donc, tu sais qui est Remus? continua-t-elle en ignorant les sourires malicieux que lui lançaient James et Sirius.

-Oui, le seul gentil du groupe.

-Minute! s'exclama James. Comment ça, «le seul gentil»?

-Je ne l'ai jamais vu maltraiter un Serpentard ou insulter un élève.

-On ne maltraite pas les…

Lily le coupa en se raclant la gorge et continua comme si de rien n'était.

-Nous voulions lui trouver… Rectification, Sirius voulait lui trouver une copine…

-Vous croyez que je peux être sa copine?! s'exclama Amalia en sautant sur place.

-Eh… oui, murmura Lily.

-Pas vrai! Pas le Remus Lupin! Vous pensez que je suis son âme sœur? Vous voulez rire de moi! Nous n'avons rien en commun! Il est populaire et fait parti des Maraudeurs!

-Il aime lire dans la bibliothèque tout comme toi, répliqua James. Il est responsable, sérieux, mais il sait rire. Lui aussi aime les cours de défense contre les forces du mal et déteste ceux de potions. Il réussit aussi bien que toi à l'école. Est-ce assez en commun? Vous vous ressemblez comme deux gouttes d'eau.

-Non, je ne vous crois pas… Pas lui…

-Qu'est-ce qu'il y a? soupira Sirius. Pourquoi tu n'aimes pas Remus?

-Je n'ai jamais dit ça! C'est que, selon les filles de sixième année, il est le gars le plus sexy de toute l'école.

N'en pouvant plus, Lily et Vincent éclatèrent de rire, réaction complètement à l'opposé de celle de James et Sirius. Les deux amis croisèrent les bras et leur tournèrent le dos, prenant mal le fait que Remus soit plus sexy qu'eux. Lily, les larmes aux yeux, les serra dans ses bras et, toujours en riant, leur dit :

-On vous aime pareil, vous savez?

-Ah, s'il te plait, laisse-nous tranquille le temps qu'on digère l'information, la supplia James.

Amalia les dévisagea tous les quatre, ne comprenant pas la réaction des deux garçons. Soudain, le déclic se fait dans sa tête. Elle éclata de rire à son tour.

-Ne vous inquiétez pas. Vous êtes vous aussi dans le Top 10. En fait, vous êtes tous les trois à égalité au premier rang.

La nouvelle leur rendit leurs sourires et leur bonne humeur. Ils continuèrent de parler pendant plusieurs minutes à propos de Remus et organisèrent les plans pour que le futur couple se rencontre.

Le lendemain s'annonçait pénible : c'était un Lundi. Les Lundis étaient toujours pénibles. Dans le dortoir des septièmes années, il régnait une joie et une bonne humeur qui surprenait Remus. Lorsque ses amis étaient revenus la veille, il avait aussitôt su qu'il s'était passé quelque chose de bien pour eux. Le matin, cette joie était à l'extrême : James chantait, sous sa douche, un air de l'opéra de Carmen et avait même ri avec Vincent, celui-ci était allé chercher quelques petits croissants encore tout chauds des cuisines pour en donner à ses nouveaux amis et Sirius avait fait son lit. Il avait même proposé à Remus et Peter de faire les leurs. Ils s'étaient contentés d'hocher la tête et de le regarder faire, bouche bée. Aucun des deux ne savait la raison de cette bonne humeur et, franchement, Remus préférait l'ignorer. Sûrement avaient-ils préparé une blague pour les Serpentards… Il s'habilla rapidement après avoir pris, à son tour, une douche et descendit dans la Grande Salle. Il s'assit en face de Lily qui lui fit un immense sourire radieux. Vinrent ensuite James, Sirius, Vincent et Peter, riant aux larmes. Ils s'assirent à côté d'eux et s'embarquèrent dans une grosse conversation. Seul Remus ne disait rien. Il les dévisagea tous, sentant quelque chose de louche derrière tout ça. Il essaya de croiser le regard de Lily, espérant pouvoir lui parler, mais celle-ci ne se tourna pas vers lui. Il tenta ensuite d'attirer l'attention de Sirius assis à côté de lui, mais en vain. Il tendit ensuite le bras et tapota l'épaule de James, mais celui-ci, comme tous les autres, l'ignora. Finalement, ce fut Vincent qui remarqua ses tentatives.

-Qu'est-ce qu'il y a, Remus?

-Depuis environ cinq minutes, j'essaie d'attirer votre attention pour vous parler, mais vous m'ignorez tous!

-Ah! c'était toi les coups sur mon épaule! s'exclama James, heureux d'avoir résolu ce mystère.

-Qu'avez-vous aujourd'hui? leur demanda le loup-garou. Vous êtes tous… bizarres.

-Nous nous sommes levés du bon pied, c'est tout, répondit innocemment Sirius, sachant très bien que son ami n'accepterait pas d'aussi faciles excuses.

-Laisse-moi rire! Je veux des meilleures explications.

-«Je veux des meilleures explications!» répéta James en imitant la voix de Remus. Demande-le nous à la place de l'exiger et dis le mot magique.

-James, tu n'es pas sérieux…

-Très, même! Allez! On attend.

Remus soupira et regarda à tour de rôle ses amis. Ils le regardaient tous avec d'immenses sourires, une lueur d'amusement dans les yeux.

-Ah, et puis! Laissez faire. Je peux bien vivre sans savoir les raisons de votre bonne humeur.

Boudeur, il leur tourna le dos et mangea ses toasts rendues maintenant froides. Il ignora les rires de ses amis et les regards curieux des autres élèves. Lorsqu'il eut fini, il se leva et, sans leur accorder un regard, partit vers son dortoir pour chercher ses livres de potions. En entrant de la salle commune, il percuta de plein fouet une jeune fille qui sortait. Sous l'impact, elle laissa tomber ses livres par terre et se pencha pour les ramasser en s'excusant. Remus soupira, se pencha à son tour et l'aida à remettre ses parchemins en ordre.

-Je suis tellement désolée! Je ne regardais pas où j'allais! Je me sens tellement idiote…

-Ça n'est pas grave, la rassura Remus en se relevant.

Il lui tendit un dernier parchemin et lui sourit. La jeune fille le prit lentement tout en lui rendant son sourire. Le loup-garou s'en alla dans son dortoir sans se rendre compte que Amalia le suivait des yeux. Elle quitta la salle commune, tourna à gauche dans le couloir et s'approcha de ses amis, le sourire aux lèvres.

-Ça a fonctionné, leur dit-elle. Il avait l'air frustré et il m'a foncé dedans.

-C'est un des défauts de Remus, soupira James. Lorsqu'il est en colère, il fonce dans tout ce qui bouge ou qui ne bouge pas.

-Au moins, la première phase du plan a marché! s'exclama Sirius ravi. Il t'a remarqué et t'a parlé.

-Oui, il faut dire que ce n'était pas une grosse conversation, lui fit remarquer Amalia. Elle se résume à «Je m'excuse!» et «Ce n'est pas grave.», mais nous faisons un pas en avant! dit-elle pour rassurer ses nouveaux amis.

-Je vous l'avais que le coup des livres qui tombent fonctionne toujours, leur dit Vincent.

-Tu es remarquable, mon chéri, s'exclama Lily en lui envoyant un discret clin d'œil. J'ai toujours su que tu étais un charmeur.

Sur ce, elle l'embrassa passionnément sous les regards meurtriers de James et Sirius, et ceux indifférents de Amalia et Peter. Le matin, après que Remus soit sorti du dortoir, les Maraudeurs, aidés de Vincent, avaient expliqués la situation à Peter qui s'était empressé de les aider. Maintenant, ils étaient cinq pour mettre le plan «SOS l'amour de Remus» à l'œuvre et ils comptaient bien réussir.

Lily finit enfin par libérer Vincent et elle se tourna vers ses amis, ignorant le fait que James allait sûrement sauter sur le jeune homme pour l'étriper.

-On devrait aller en cours. Il reste seulement… CINQ MINUTES!

James, Sirius et Lily coururent dans leurs dortoirs, prirent leurs livres et se rendirent à leur cours de potions dans les cachots où ils arrivèrent en retard. Vincent arriva quelques minutes après eux, ayant comme excuse le fait qu'il n'était pas de l'école. Amalia, après le départ de ses amis, se dirigea vers sa classe, se jurant de tout raconter à ses amies.

L'air dans la classe était insupportable, mais pas autant que les rires des Serpentards lorsqu'ils arrivèrent en retard. James, Sirius et Lily s'installèrent à leur place, gardant le silence pour ne pas attiser la colère de leur professeur. Vincent fut, bien sûr, placé à côté de Lily et il se retrouva coincé entre Remus et elle, derrière l'immense chaudron. Ils étaient en plan travail d'équipe et Vincent allait se joindre à eux pour le restant de la semaine. Le professeur expliqua rapidement ce qu'ils devaient faire durant ce cours et les élèves s'activèrent. Remus alla chercher les ingrédients nécessaires pendant que Lily allumait un petit feu sous le chaudron. Dès qu'il déposa le tout, ils commencèrent, les trois ensembles, à préparer la potion. Peu à peu, la frustration que Remus avait ressentie ce matin se dissipa et pour une rare fois, il s'amusa durant son cours. Vincent se révéla être un véritable génie en potion. N'étant pas de l'école, il se permit de rajouter quelques ingrédients non prévus dans les potions des Serpentards sans se faire voir ni du professeur ni des élèves.

Résultat : à la fin du cours, toutes les potions étaient parfaites, sauf celles des Serpentards. Le professeur, sentant une arnaque derrière tout ça, donna à James et Sirius deux semaines de retenue sans chercher à savoir si c'était réellement eux qui avaient fait ça. Le cours finit sur cette note plutôt joyeuse pour les Serpentards. James, plus frustré que jamais, prit grand soin de claquer la porte de la classe en sortant. Il se dirigea ensuite vers la salle commune, bousculant les élèves qu'il croisait dans les couloirs. Une fois rendu, il grimpa dans son dortoir, lança son livre de potions dans sa malle et se laissa tomber sur son lit. Sirius, Remus, Peter et Vincent arrivèrent un peu plus tard, quelques minutes après. Ils entrèrent timidement, s'attendant à retrouver le dortoir sans dessus dessous, mais ils ne virent qu'un James enragé frappant son oreiller. Remus prit son courage à deux mains et s'avança vers son ami. À peine eut-il fait deux pas qu'il reçut un coussin en plein visage. Sous le choc, il perdit l'équilibre et tomba par terre. James, se rendant compte qu'il attaquait un ami, se leva d'un bond et aida le loup-garou à se remettre sur pieds.

-Désolé Remus! Je pensais que c'était… En tout cas, peu importe! Vous pouvez entrer, vous savez, rajouta-t-il en se tournant vers les autres, toujours derrière la porte. Je ne vais pas vous tuer.

-Je ne prenais pas de chance, répondit Sirius en allant porter ses livres. Lorsqu'un professeur te donne une retenue, tu te mets en colère et je crains pour nos vies.

-Je n'ai jamais tué personne et tu le sais très bien.

-Te souviens-tu du hamster de Peter? Tu l'as tué!

-De quoi tu… Tu parles de cette boule de poils là? Elle était à demi-morte! Et puis, il a malencontreusement tombé de mes mains.

-Tu l'as tué! s'exclama Peter en pointant son ami d'un doigt accusateur.

-Voyons, vous n'allez pas en faire un drame, bredouilla James.

-C'était mon hamster! C'était un animal, pas un simple toutou que l'on peut remplacer! Il était vivant et tu l'as tué!

Frustré, Peter sortit du dortoir en prenant ses livres de métamorphose et claqua la porte derrière lui. Sirius pouffa de rire, mais Remus, sérieux, se tourna vers son ami, prêt à le sermonner.

-James, tu sais que ce n'est pas bien…

-Je sais, Lunard! Je connais le discours.

-Tu ne devrais pas non plus t'emporter de même.

-Merci de tes conseils, mais je peux m'en passer.

Remus lança un regard désespéré vers Vincent et tous deux sortirent avec leurs livres, laissant James au soin de Sirius. Le jeune Black s'assit sur son lit et regarda son meilleur ami, attendant qu'il parle, mais il ne pipa pas un mot. Voyant que c'était une cause perdue, il déterra ses livres de sous sa pile de vêtements.

-Tu devrais prendre des cahiers parce que, si tu continues à broyer du noir ainsi, on va arriver en retard en métamorphose et le professeur MacGonagall va nous faire passer un mauvais quart d'heures.

James soupira et imita son ami. Quelques secondes après qu'ils aient sortis de la salle commune, la cloche annonça le début des cours sonna. Prenant leur courage à deux mains, ils se dirigèrent vers leur classe, prêts à affronter la colère de leur professeur.