Ah que coucou!
voici le chapitre 23! enfin! Il est assez long merci : 28 pages sur Word… j'avais bien hâte de le poster parce que je l'aimais beaucoup, mais finalement… après avoir fini le chapitre 24… je préfère le prochain! je dis pas que le 23 est pas bon, non! en tout cas, vous verrez par vous-même…
Reviews!
Julie231 : je suis ben contente que tu trouves ça drôle! des fois, il y a des choses que j'écris, mais je ne sais pas si tout le monde va trouver ça drôle… en tout cas, merci!!
Isoletta : merci pour tous tes reviews! j'étais très surprise de voir que j'avais, soudainement, 53 reviews quand la veille, il y en avait seulement 46… c'est super que tu aimes ma fic. Merci beaucoup!!
Rebecca-Black : ah ah! J'ai pas eu à réfléchir très longtemps : Est-ce que je fais un club de rencontre? Ben oui!!! un autre moyen pour faire délirer Sirius.
Sarah : t'inquiète, c'est bien Amalia!! Oui, ça sonne peut-être un peu bizarre, mais c'est volontaire! Et puis, ben voilà le prochain chapitre! Merci!
Bonne lecture à tous et laissez-moi un p'tit commentaire pour me dire si vous avez aimé ce chapitre là..
WandaBlack
Chapitre 23 : tout un mélange d'émotions!
-M. Potter et M. Black! N'essayez pas de vous faufiler à votre place en espérant que je ne vous remarque pas! C'est peine perdue. Mais puisque c'est votre première fois dans ce mois-ci, je vous laisse une chance.
James et Sirius s'assirent à leur place, soulagés d'avoir évité une retenue, mais ils s'attirèrent tout de même les regards sévères de Remus et Lily. Peter, assis avec eux, se retourna, foudroya James du regard, lui en voulant toujours pour son hamster, et reporta son attention en avant de la classe. Le professeur McGonagall expliquait le cours d'aujourd'hui.
-Nous allons faire de la métamorphose plus avancée. Durant les dernières semaines, nous nous étions pratiqués à transformer des souris en oiseaux. Le but était de vous permettre de transformer quelque chose de vivant en un autre être vivant. Aujourd'hui, nous allons augmenter la difficulté. Vous allez vous placer en équipe de deux et vous devrez transformer votre collègue en un animal de votre choix. Ne vous inquiétez pas, je vais me promener entre vous pour vous aider. Au travail!
James et Sirius se mirent ensemble, Remus avec Peter et Lily avec Vincent. La tâche était plus difficile qu'ils ne le pensaient. La première fois, James réussit à transformer les oreilles de Sirius en oreilles de chat. Après plusieurs tentatives, il se retrouva devant un petit chaton tout blanc avec des cheveux bruns. Remus s'en sortait plutôt bien. Après quelques minutes, Peter fut transformé en canari. Vincent transforma du premier coup Lily en petit lapin et fut grandement félicité par le professeur, impressionnée par ses talents. Ensuite, ce fut au tour de Sirius. Il lança le sort sur son ami et aussitôt, James se transforma en cerf. Le professeur McGonagall vint le féliciter, heureuse de ses améliorations. Sirius, sceptique, s'approcha de James et s'agenouilla à ses côtés.
-Est-ce que tu t'es transformé ou bien mon sort a vraiment fonctionné? lui murmura-t-il.
Le cerf pencha la tête sur le côté et, pour toute réponse, lui lécha la joue. Sirius poussa un cri de dégoût, attirant tous les regards sur lui. Lily, qui avait fini de transformer Vincent en singe, s'approcha d'eux et regarda le cerf.
-Il est très réussi, Sirius, lui dit-elle. Je le préfère ainsi.
James reprit sa forme humaine et ouvrit la bouche, mais s'arrêta en voyant le visage ébahi de Lily. Soudain, il comprit le problème. Sirius était supposé de dire le contre-sort pour qu'il reprenne sa forme normale… Il se racla innocemment la gorge et regarda son meilleur ami.
-Merci Sirius pour m'avoir rendu comme avant, lui dit-il en lui faisant un clin d'œil qu'il ne vit pas.
-De quoi tu parles? Je n'ai rien dit…
-Mais c'est impossible! s'exclama Lily. Quelqu'un a dû dire le contre-sort. Tu ne peux pas te transformer tout seul.
-C'est moi qui l'ait dit, intervint Remus qui avait suivi leur conversation.
Il lança un regard sévère vers son ami et reporta son attention sur Peter qui essayait sans grand résultat de le transformer en chien. Le singe/Vincent sauta sur la table à côté d'eux et tira sur la manche de Lily. Celle-ci sursauta et, après avoir compris le but de son ami, lui redonna sa forme humaine.
-C'était long et, plus j'attendais, plus j'avais le goût d'une banane.
Le professeur McGonagall alla à son bureau et déclara que le cours était fini. Elle était fière d'eux parce qu'il n'y avait eu aucun blessé. Les élèves se dirigèrent vers la Grande Salle après avoir été porté leurs livres dans leurs dortoirs. Les plats étaient déjà là et n'attendaient qu'à être mangés. Les Maraudeurs se laissèrent tomber sur les bancs, fatigués par leur cours. Lily et Vincent se joignirent à eux quelques minutes plus tard, main dans la main. James leur jeta un regard assassin et se tourna vers Sirius qui allait lui planter sa fourchette dans la main s'il ne lui répondait pas.
Alors qu'ils s'apprêtaient à manger leur désert, Amalia entra dans la Grande Salle avec ses amies. Lily lui fit signe de s'approcher et la fit asseoir en face d'elle, c'est-à-dire à côté de Remus. Ses amies s'assirent avec elle. Elle lançaient souvent des regards en direction des Maraudeurs et gloussèrent, mais James et Sirius ne semblèrent pas s'en rendre compte.
-Bonjour Amalia, la salua Lily. Comment s'est passé ton avant-midi?
-Plutôt bien! Mon cours de potion a été l'enfer. Je me suis trompée dans les ingrédients et ma potion n'a pas été bonne. Je déteste ce cours!
-Je te comprends. Ça m'est déjà arrivé de manquer une potion.
Les deux filles regardèrent discrètement Remus, mais celui-ci ne les écoutait pas; il fixa ses patates, ne sachant quoi faire avec elle. Lily laissa tomber sa fourchette par terre et soupira de soulagement en voyant le loup-garou relever la tête. Il sursauta en voyant les filles de sixième année à côté de lui et lança un regard interrogateur vers Lily.
-Remus, je te présente mes nouvelles amies : Amalia, Christine et Stéphanie. Je les ai aidées récemment pour des devoirs et je me suis liée d'amitié avec elles. Donc, les filles, voici Remus.
-Heureux de vous connaître, leur dit-il avec un petit sourire.
Amalia le lui rendit, mais ses deux amies rougirent et détournèrent les yeux.
-Dis, Lily, Nandy n'est plus avec toi? demanda le loup-garou.
-Elle se tient avec d'autres filles. Elle dit qu'elle n'est plus capable de rester avec Sirius.
-Comment ça? s'exclama-t-il.
Il poussa James de son champ de vision et regarda tristement Lily.
-Pourquoi? Qu'est-ce que je lui ai fait?
-Rien, ne t'inquiète pas. Tu lui tapes simplement sur les nerfs. Continue de parler avec James.
Ne pouvant rajouter un seul mot, Sirius soupira et continua sa conversation avec son ami. Lily se tourna ensuite vers Remus.
-Voilà pourquoi.
-C'est dommage pour toi, lui dit-il. Vous étiez de bonnes amies.
-On continue de se voir, de temps en temps.
Le silence tomba entre eux. Lily cherchait éperdument un moyen pour que Amalia et Remus se parlent. Finalement, elle trouva quelque chose.
-Tu sais quoi, Amalia, je ne sais pas pourquoi tu n'as pas été nommée Préfète l'année dernière. Tu réussis pourtant très bien à l'école.
-Je l'ignore moi aussi, mais je ne sais pas si j'aurais aimé le devenir. J'ai déjà assez de choses à faire. Je fais parti d'un Club et, si j'étais devenue Préfète, je ne pense pas que j'aurais pu faire les deux en même temps.
-Tu n'aurais sûrement pas réussi, lui dit Remus. J'ai déjà essayé et j'ai du arrêter le Club. Être préfet demande beaucoup de temps et de responsabilités.
-Je ne m'inquiète pas des responsabilités. J'aurais été capable de m'en occuper.
-Probablement, mais ça fait beaucoup à faire pour de simples étudiants. En plus de l'étude pour les BUSE en cinquième année et pour les ASPIC de cette année…
Lily lui regarda parler, fière de son coup. Discrètement, elle attira l'attention de James, Sirius et Peter et lui pointa Remus et Amalia. Un sourire apparut sur leurs visages. Vincent, assis aux côtés de Lily, discutait tranquillement avec les élèves de sixième année pour ne pas qu'elles se sentent trop seules. Sirius se leva, se plaça derrière son ami et, en une seule petite seconde, gâcha les espoirs de Lily.
-Toujours en train de se vanter d'être Préfet, n'est-ce pas Remus? Tu n'as pas à le crier sur tous les toits, c'est écrit sur ton insigne.
-Je ne me vante pas, Sirius, lui fit remarquer le loup-garou en se levant à son tour. Tu devrais réfléchir avant de dire n'importe quoi.
Il salua ses amis et s'en alla. Lorsqu'il eut tournée le coin de la porte, Lily éclata.
-TU ES VRAIMENT LE PLUS STUPIDE DE TOUS LES GARÇONS, SIRIUS BLACK!
-Ça veut dire que James ne l'est pas?
-N'ESSAIE PAS DE CHANGER DE SUJET!
Vincent força sa copine à se rasseoir et la calma pendant que James prenait la relève.
-Pourquoi es-tu venu les déranger?
-Déranger qui?
-Remus et Amalia.
-C'est Amalia?
-Tu ne m'as pas reconnu? lui demanda-t-elle.
-Non. Tu as fait quelque chose à tes cheveux?
Ses amis soupirèrent de découragement et se levèrent pour quitter la Grande Salle. Sirius les regarda partir, ne comprenant pas pourquoi ils réagissaient tous ainsi, et courut pour aller les rejoindre.
Ils se rendirent à leur salle commune et s'y installèrent pour profiter de leur après-midi de liberté, tandis que Amalia alla rejoindre ses amies à l'extérieur. Vincent s'assit sur le sofa et força Lily à s'asseoir sur ses genoux. Celle-ci se lova dans ses bras et ferma les yeux. Elle détestait faire croire aux autres qu'elle sortait avec lui. Après tout, c'était simplement son ami. Elle savait qu'elle faisait de la peine à James et elle s'en voulait énormément. Pourquoi avait-elle dit que Vincent était son copain? Elle poussa un soupir. Elle s'était mise elle-même dans le trouble. Soudain, elle se remémora la conversation qu'elle avait eue avec lui. Elle devait parler à Remus et ce, tout de suite! Elle se leva d'un bond et se tourna vers James.
-Est-ce que tu sais où est Remus? Je viens de me rappeler que je dois lui dire quelque chose.
-Je ne sais pas, lui répondit-il. Il est peut-être dans le dortoir… Hey, mais Lily! Tu n'as pas le droit d'entrer…
Lily n'écouta pas ce que tu lui disais James. Elle grimpa les escaliers et entra dans les dortoirs sans se donner la peine de cogner. À première vue, il n'y avait personne dans la salle, mais alors qu'elle s'apprêtait à sortir, elle entendit du bruit dans la salle de bains. Se rappelant de ses mauvaises aventures avec les douches, elle s'assit sur un lit et attendit. Après quelques minutes, Remus sortit pendant qu'il était en train de mettre sa chemise. Il s'arrêta net en voyant Lily et termina rapidement de la mettre. Il lui sourit et s'approcha d'elle.
-Je peux savoir ce que tu fais ici?
-Je dois te parler.
Il la dévisagea, surpris : elle semblait très sérieuse. Il s'assit sur le lit et se tourna vers elle.
-Je t'écoute.
-Je dois savoir… Est-ce que tu m'aimes?
Sur le coup, il ne sut quoi répondre. Il ne s'attendait pas à une telle question. Après un moment de réflexion, il haussa les épaules.
-Je ne sais pas…
-Si je te demanderais de m'embrasser, est-ce que tu le ferais?
-Jamais! Tu as un copain.
-Oublie Vincent. On ne parle pas de lui.
-Non, finit-il par dire. Tu es mon amie. Dans un sens, oui je t'aime, mais… comme une bonne amie.
-D'accord. Je voulais savoir.
-Pourquoi?
-J'ai parlé avec Vincent et il a mis le doute dans mon esprit. Pour moi aussi, tu es ami, mais j'ignorais ton point de vue.
-Je te comprends. Mais maintenant, à mon tour avec les questions. Sors-tu vraiment avec Vincent?
-Bien sûr que oui.
-Lily, lui dit-il d'un ton sévère.
-D'accord. Non, je ne sors pas avec lui. Comment as-tu fait pour savoir?
-Ça se voit.
-Tant que ça?
-Non, je suis le seul à le savoir. Être loup-garou donne quelques avantages. J'ai un de ses sens de l'observation et, en plus, avec ma déduction, j'en suis venu à la conclusion que vous étiez seulement amis. Donc, qui es l'heureux élu de ton cœur?
-Il n'y a personne, dit-elle sur la défensive.
-Tu nous avais dis que tu étais amoureuse, mais tu nous avais donné le nom de Vincent. Maintenant que je sais que tout ça est faux, je veux savoir le vrai nom. Tu sais que tu peux tout me dire, Lily, rajouta-t-il d'un ton plus doux.
-C'est James, murmura-t-elle.
Remus se leva d'un bond et poussa un cri de joie. Il sautilla sur son lit comme un vrai gamin et se laissa tomber à côté de Lily, un sourire lui fendant le visage.
-Enfin! Après sept ans, tu tombes amoureuse de lui! Pourquoi ne vas-tu pas le voir? Ne t'inquiète pas; il est toujours aussi fou de toi.
-Je suis trop gênée. J'aime mieux attendre le moment… propice.
-Est-ce que tu sais que ça le tue de te voir avec Vincent?
-Je vois ses regards. C'est simple à savoir.
-Est-ce que Vincent le sait que tu es amoureuse de James?
-Est-ce que tu as fini avec tes questions?
-Est-ce que tu pourrais me répondre?
-Oui, il le sait, soupira-t-elle. Il a été le premier à le savoir. C'est même grâce à lui si j'ai admis le fait que je l'aimais.
Remus la regarda un instant, un sourire sur le visage. Finalement, il se laissa tomber par en arrière et soupira.
-Tu ne peux pas savoir à quel point je suis content. Je vais l'être encore plus lorsque le moment propice arrivera. J'imagine la réaction de James.
-Ne te fais pas trop d'idées, lui dit-elle.
-J'ai bien le droit, lui répondit-il. Après tout, c'est du bonheur de mon ami que l'on parle!
Lily soupira et se leva lentement. Elle se rendit jusqu'à la porte et s'arrêta.
-Tu n'en parles à personne, d'accord?
-Promis.
-Merci Remus.
Elle lui sourit et sortit. Elle alla rejoindre les autres qui étaient encore en bas. Elle retourna sur les genoux de Vincent et écouta d'une oreille distraite la conversation entre les jeunes hommes, conversation qui tournait, naturellement, autour du quidditch. Remus descendit quelques minutes plus tard, venant la sauver d'une mort certaine. Voyant qu'elle s'ennuyait, il l'invita à venir marcher avec lui dehors. Ils quittèrent la salle commune ensemble, après s'être habillés chaudement. La neige était toujours là, décidée à rester pour encore longtemps, et le temps froid aussi d'ailleurs. Lily marchait silencieusement aux côtés de son ami et se dirigea vers le lac. Remus la suivait sans dire un mot, ne se doutant pas du plan que son amie avait en tête. Car, en effet, Lily avait un plan. Elle avait vu, lorsqu'ils étaient sortis, Amalia au bord du lac, toute seule. Elle comptait bien leur permettre de parler sans que Sirius vienne tout gâcher. Elle s'approcha d'elle et fit semblant d'être surprise.
-Amalia! Que fais-tu toute seule dehors?
-Salut Lily. Eh bien, je prenais de l'air. Mes amies sont rentrées : elles commençaient à avoir froid. Venez-vous asseoir tous les deux.
Elle tapota la roche à côté d'elle et, docilement, ils s'y assirent. Les deux filles se mirent à parler de livres et de groupes de musique Moldu, espérant que Remus se joigne à eux, mais non! Peut-être les écoutait-il, mais il ne dit rien. Il se contenta de regarder devant lui, l'air absent. Lily, au bord de la crise de nerf à cause de son ami qui ne se donnait pas la peine de parler, se leva d'un bond, le faisant sursauter.
-J'allais oublier quelque chose de très important! s'exclama-t-elle en envoyant un discret clin d'œil à Amalia. Je dois y aller immédiatement. Reste un peu avec Amalia, Remus; elle ne va pas te manger!
Elle lui ébouriffa les cheveux et partit en courant vers le château. Le silence s'installa aussitôt entre eux. Le loup-garou tourna les yeux vers la jeune fille, mais ne parla pas. Finalement, ce fut Amalia qui brisa le silence.
-Lily m'a dit que tu étais nul en potions.
-Elle doit vraiment le dire à tout le monde, n'est-ce pas? demanda-t-il en soupirant.
-Moi aussi, je déteste les cours de potions.
-Je sais. Je t'ai entendu en parler ce matin. C'est pourtant si simple. Mettre tous les ingrédients nécessaires dans le bon ordre, mélanger et on devrait arriver à la bonne couleur, mais à chaque fois, ma potion est ratée.
-Même chose pour moi. Nous ne sommes tout simplement pas doués dans cette matière. Par chance que nous sommes meilleurs dans d'autres.
-Sinon je ne saurais pas pourquoi je serais à cette école.
-Nous avons la chance d'étudier avec Albus Dumbledore. Lorsque j'ai su que j'allais pouvoir venir à Poudlard, je me demandais qui était cet homme.
-Tu es née dans une famille Moldue?
-Oui, j'ai su vers l'âge de onze ans que j'étais une sorcière. Une fois sur le Chemin de Traverse, j'ai su qui était Albus Dumbledore et je me suis sentie privilégiée de pouvoir étudier avec lui comme directeur. Et tu sais quoi? En première année, j'avais peur de lui, lui avoua-t-elle en riant.
-Je pense que tout le monde a peur de lui la première fois, mais après quelques mois, on se rend compte que c'est quelqu'un de très gentil. Dès que j'ai commencé à participer aux farces de James et Sirius, j'ai été convoqué à son bureau. La première fois, nous nous attendions à avoir des semaines de retenues, mais nous n'avions eu que des félicitations du directeur. Il avait plutôt aimé notre blague.
-Qu'aviez-vous fait?
-C'était très simple, mais je tiens à dire que nous n'étions pas des experts à l'époque. Nous étions allés aux cuisines et pendant que Peter détournait l'attention des elfes de maison, James, Sirius et moi avions salé tous les plats pour le banquet de l'Halloween. Les visages des élèves valaient des millions.
Amalia éclata de rire tandis que Remus souriait en se remémorant ce merveilleux souvenir. Une fois la jeune fille calmée, il continua de lui raconter leurs meilleures blagues. Ils restèrent ainsi pendant plusieurs heures, assis sur une roche à grelotter de froid, parlant tranquillement. Finalement, lorsqu'ils ne sentirent plus leurs pieds et leurs mains, ils décidèrent de rentrer. Remus se leva d'un bond et tendit sa main pour aider Amalia à se mettre sur pied. Timidement, elle la lui prit et, une fois debout, se retrouva à seulement quelques centimètres de son visage. Elle se figea sur place et leva les yeux vers lui. Finalement, Remus se recula et lui fit signe de passer devant. Rouge comme une tomate, Amalia se dirigea aussitôt vers la porte et, après l'avoir salué, s'enfuit à toutes jambes rejoindre ses amies. Remus, amusé par son comportement, retourna à la salle commune tout en enlevant son foulard. Il donna le mot de passe et entra. Il passa devant ses amis qui le fixaient avec d'immenses sourires. Il les ignora et monta dans son dortoir pour ranger son manteau. Lorsqu'il redescendit quelques secondes plus tard, ils étaient encore assis à le regarder, toujours souriants. Lentement, Remus s'assit à côté de James et les dévisagea.
-Qu'est-ce qu'il y a? leur demanda-t-il.
-Tu n'as pas eu trop froid, on dirait, répondit Sirius. Avec qui étais-tu? J'espère qu'elle était belle et que tu en as profité.
Remus ouvrit la bouche pour répondre, mais son ami ne lui en laissa pas le temps. Il se leva d'un bond et vint passer son bras autour de ses épaules.
-Nous sommes tellement contents pour toi, Mumus!
-Mais…
-Sirius et moi sommes si fiers de toi! s'exclama James en embarquant dans le jeu de son ami. C'est comme si tu avais fait tes premiers pas!
-Les gars, arrêtez…
-Tu sais quoi, James?
-Mais quoi, Sirius?
-Il faudrait immortaliser ce moment! «La première chasse de Remus». Attendez-moi, je dois avoir sûrement quelque chose d'intéressant dans mes valises…
-Bonne idée! Nous allons nous en souvenir pendant toute notre vie!
-Sirius, non! Reste assis! James, voyons, c'est inutile…
-Inutile, dis-tu? C'est une blague! Nous n'allons pas te faire un enterrement de vie de garçons, mais un petit quelque chose pour que tu puisses te rappeler ce moment important dans ta vie.
-Mais, laissez-moi vous expliquer…
-Pas besoin d'explications! le coupa James. Nous te comprenons parfaitement. C'est normal, ne t'en fais pas.
Remus se tourna vers Lily et Vincent pour avoir de l'aide, mais les deux étaient pliés en deux et riaient aux larmes. Découragé, il se leva, mais au même moment, Amalia entra en même temps que d'autres filles de Gryffondor avec l'intention de faire un devoir d'équipe avec elle. En les voyant, elle s'approcha d'eux, curieuse de savoir la raison de ce fou rire. Sirius descendit ensuite, les bras chargés de bouteilles de whisky pur feu.
-Que se passe-t-il pour que vous sortez de l'alcool? demanda-t-elle tandis qu'il servait des verres pour tout le monde.
-Amalia! s'exclama Lily en sursautant. Je ne t'ai pas attendu entrer...
-Amalia, tu viens? lui demandèrent ses amies derrière elle.
-Attendez un peu. Bon, quelqu'un va m'expliquer ce qui se passe?
-Nous immortalisons «la première chasse de Remus», lui répondit Sirius. Il a passé l'après-midi complet dehors avec une fille, rajouta-t-il en voyant qu'elle ne comprenait pas.
-J'espère bien! Il était avec moi, lui dit-elle, ignorant les signes désespérés de Remus.
-En plus! s'exclama Sirius. Il était avec quelqu'un qu'on connaît et qui est plutôt jolie. Mais ne t'inquiète pas, Mumus, je te la laisse! Voilà! dit-il en donnant les verres.
-Sirius, tu sais que c'est interdit, l'avertit Lily.
-Ah pitié avec «C'est interdit! Tu n'as pas le droit!». Oublies un peu la préfète et profite de ce moment.
Hésitante, Lily prit un verre et le fixa, ne sachant quoi faire. Elle leva les yeux vers James et Sirius qui en étaient déjà à leurs deuxièmes verres. Remus, voyant que la situation était désespérée, s'était laissé tomber en bas du sofa et s'était étendu par terre, le visage enfoui dans ses mains. Vincent sirotait son verre, pensif, et Amalia dévisageait le sien avec dégoût. Finalement, Lily le déposa sur la table.
-Bois-le si tu veux, Sirius. Je n'en veux pas.
-Tu nous laisses boire? demanda-t-il, surpris.
-Vas-y! Au pire, vous allez être malade et ne venez pas ensuite pleurer sur mon épaule! Je ne dirais rien au directeur ni au professeur McGonagall.
-Vous devriez, Miss Evans.
Remus se releva d'un bond, Lily sursauta, James et Sirius échappèrent leurs verres, Vincent cacha le sien sous un coussin et Amalia, qui l'avait déposé quelques secondes plus tôt sur la table, sifflota innocemment. Derrière eux se tenait leur professeur de métamorphose, les mains sur les hanches, l'air plutôt furieuse. Sirius et James avalèrent difficilement et évitèrent de croiser le regard de leur directrice de maison.
-Puis-je savoir ce qui se passe ici? demanda-t-elle sèchement.
-Nous fêtions, répondit Sirius. Remus a une copine.
-Hein? Même pas vrai! s'exclama celui-ci.
-Je suis contente pour M. Lupin, mais vous n'avez aucun droit de boire à l'intérieur des murs de l'école et vous le savez.
-Mais c'est quoi l'idée de débarquer ainsi dans notre salle commune? s'indigna Sirius.
-Je venais justement vous voir pour vous parler, à vous et à M. Potter, de votre retenue. Je venais vous dire que j'ai arrangé le tout, mais finalement, je crois que je vais changer d'idées. Tous les six, allez immédiatement au bureau du directeur et allez vous expliquer.
-Mais…
-Pas de mais, Miss Evans. Je suis désolée, M. O.Shert, dit-elle en se tournant vers Vincent, mais vous devez y aller vous aussi. En tant qu'invité, vous devez suivre les règles, même si vous me dites que c'était l'idée de M. Black et de M. Potter.
-Pourquoi toujours nous? s'exclamèrent-ils d'une même voix.
-Vous êtes toujours la cause de tous les problèmes des professeurs et puis, vous êtes les farceurs officiels de l'école.
-C'est aussi grâce à nous que vous avez, pour une autre année, gagné le trophée de quidditch, lui rappela James.
-C'est bien vrai, M. Potter, mais tout ça ne règle pas votre problème. Chez le directeur, tout de suite!
-Vous ne comprenez pas!
-Qu'est-ce que je ne comprends pas, M. Black? demanda-t-elle alors qu'elle s'apprêtait à sortir.
-Ça fait des années que nous voulons que Remus se trouve une copine et ce grand jour est enfin arrivé! Vous ne pouvez nous priver d'exprimer notre joie.
-Oui, je le peux. Maintenant, chez le…
-Attendez! Comprenez-nous! Nous sommes heureux pour lui… Quoi, Remus? dit-il en se tournant vers son ami qui tapotait sur son épaule.
-Je n'ai pas de copine!
-Alors, avec qui parlais-tu cette après-midi?
-Avec Amalia, mais ce n'est pas ma copine. C'est seulement une simple amie.
«C'est seulement une simple amie». La phrase se répétait dans l'esprit d'Amalia des millions de fois et à chacune, elle lui brisa le cœur. Il la considérait comme une amie, une simple fille de sixième année. Extérieurement, elle ne laissa rien paraître, mais à l'intérieur, elle était désespérée et triste. Jamais elle n'allait être sa copine!
Sirius dévisagea son ami et, au bout de quelques minutes, soupira.
-Qu'elle soit ta copine ou une simple amie, il reste le fait que tu as passé une après-midi complète avec une fille, ce qui est un record pour toi. Vous voyez, continua-t-il se tournant vers le professeur McGonagall, c'est pour cette raison que nous voulons le féliciter en lui faisant une petite fête.
-Vous le fêterez plus tard, M. Black, répliqua-t-elle d'un ton sec. Allez chez le directeur.
-Voyez comme il est triste! s'exclama Sirius, tenace, en prenant le visage de Remus entre ses mains.
-Allez-vous, un jour, vous rendre chez le directeur? soupira-t-elle.
-Il veut être fêté! Il y tient vraiment! Vous allez avoir sa peine sur la conscience!
-Eh bien, je l'aurais! Maintenant…
-Ça va vous hanter! Et s'il se suicide, j'espère que vous vous en souviendrez!
-M. BLACK! JE VOUS LAISSE CINQ SECONDES POUR ALLER CHEZ LE DIRECTEUR AVANT QUE JE NE VOUS CHANGE EN QUELQUE CHOSE D'ANORMAL!
Sirius partit en courant sans se le faire dire deux fois. McGonagall soupira, heureuse qu'il soit enfin parti, et se tourna vers les autres.
-Allez-y.
Ils se précipitèrent vers la sortie et marchèrent silencieusement jusqu'au bureau, leur professeur sur les talons. Elle avait pris soin de faire disparaître tous les verres et les bouteilles avant de partir. Sirius les attendait assis devant la statue puisqu'il ignorait le mot de passe. Il se leva brusquement lorsqu'il les vit arriver et les suivit après que McGonagall ait dit le mot. Elle cogna poliment à la porte et les laissa entrer. Les élèves pénétrèrent et s'arrêtèrent devant le bureau tandis que leur professeur expliquait la situation au directeur. Dès qu'elle eut fini, un lourd silence s'installa dans la pièce, quelques fois interrompu par les petits cris aigus de Fumseck. Finalement, le directeur parla.
-Vous savez très bien que ce que vous avez fait est interdit. Je suis peiné de voir que même vous, Miss Evans et M. Lupin, n'ayez rien fait face à cette situation. Vous êtes des Préfets, rappelez-vous en. Quant à vous, M. O.Shert, je ne peux vous punir puisque vous n'êtes pas mon élève, mais sachez que votre directeur en sera informé. Et vous, Miss Amalia, je suis surpris par votre comportement. Jamais je ne vous aurais cru capable d'un tel acte. Maintenant, à votre tour, M. Potter et M. Black. Je comprends très bien votre raison; vous agissez pour le bien d'un ami. Vous ne pouvez toutefois boire tant que vous n'avez pas ma permission. Cependant, dit-il avec un petit sourire amusé, je dois avouer que je suis très heureux, moi aussi, de l'évolution amoureuse de M. Lupin ici présent. Alors… Où les avais-je mis? Ah, voilà! Vous avez ma permission, rajouta-t-il en sortant des verres et une bouteille de whisky pur feu.
James et Sirius poussèrent des cris de joie tandis que les autres soupirèrent de soulagement; ils s'étaient attendus à pire. Le professeur McGonagall regarda Albus, surprise, et, déclarant forfait, s'en alla. Le directeur servit des verres à ceux qui en voulaient et porta un toast à la vie sentimentale de Remus. Le loup-garou soupira et but d'une seule gorgée son verre, bientôt imité par les autres et par le directeur.
-Je ne veux pas paraître indiscret, mais qui est l'heureuse élue? demanda le professeur Dumbledore.
-Il n'y a personne, répondit Remus, mais il fut devancé par Sirius.
-C'est Amalia ici présente. Avouez qu'ils forment un beau couple.
-Vous avez raison, M. Black, approuva le directeur. Ils forment un aussi beau couple que M. Potter et Miss Evans.
Les deux concernés rougirent et leurs amis éclatèrent de rire. Lily se racla la gorge et leva les yeux vers Albus.
-C'est impossible, Monsieur : je sors déjà avec Vincent.
-Oh! milles pardons, s'excusa-t-il d'une voix faussement désolée. Bien sûr, il est votre copain.
Il lui fit ensuite un de ses fameux sourires mystérieux et fit tout disparaître d'un geste de baguette. Fumseck s'envola de son perchoir en poussant un petit cri d'amusement et se posa aux côtés de son maître. Dumbledore le caressa machinalement et adressa à ses élèves un regard presque paternel.
-Maintenant que je me suis informé de la vie amoureuse de mes élèves, y a-t-il autres choses que je dois savoir?
-Ce n'est pas Sirius et James qui ont gâché les potions lors du dernier cours, avoua Vincent, mais moi. Je voulais seulement rire un peu.
-Merci pour votre franchise, M. O.Shert. Je vais parler avec le professeur de potions, mais prenez en considération que vous n'avez plus de retenues, M. Potter et M. Black.
Les deux amis soupirèrent, heureux d'échapper à des heures de supplice avec un groupe de Serpentards puants, comme aimait bien les appeler Sirius. Ils continuèrent à discuter avec le directeur pendant quelques minutes et retournèrent ensuite dans la Grande Salle pour manger. Alors qu'Amalia allait entrer, Remus lui prit la main et l'amena à l'écart, faisant signe à James de ne pas les attendre.
-Après ce qui s'est passé, lui dit-il, je pense qu'on a besoin d'explications. Il n'a jamais été question que tu sois ma copine. Nous sommes seulement amis. Sirius a tendance à s'emballer un peu trop vite.
-J'ai remarqué, dit-elle en espérant qu'il ne remarque pas sa tristesse.
-Nous devrions aller les rejoindre sinon Sirius va encore se faire des idées. Je voulais seulement mettre ça au clair.
Remus entra dans la Grande Salle, laissant derrière lui une Amalia qui retenait ses larmes. Elle se laissa tomber sur la première marche de l'escalier et enfouit son visage dans ses mains. Ses amis lui avaient fournis tant d'espoir qu'elle croyait qu'il lui suffirait d'aller lui parler pour qu'il se jette dans ses bras. Cependant, après ce qu'il venait de lui dire, elle ignorait si elle voulait toujours suivre leur plan. Peut-être n'était-elle pas la fille qu'ils cherchaient? Tandis qu'elle désespérait, Lily sortit et, après l'avoir repérée, alla s'asseoir à côté d'elle. Elle la serra dans ses bras et essaya de la consoler.
-Ça va aller. Chut! arrête de pleurer.
-Je ne sais pas comment vous pouvez être certains que je suis la fille qu'il lui faut. De toute façon, il ne veut pas de copine. Comment voulez-vous que je sorte avec lui s'il ne veut rien savoir?
-Il ne te connaît pas assez. Je suis certaine qu'il va tomber amoureux de toi; vous avez tant de choses en commun. Quelques fois, j'ai l'impression que c'est lui qui est devant moi quand je te parle. Laisse-lui du temps et aies patience. Et puis, je vais devoir parler au directeur pour organiser un bal pour la St-Valentin. S'il a eu lieu, nous allons, mes amies et moi, te préparer. Aucun garçon ne pourra te résister, je te le promets. Même pas Remus.
-Merci, Lily. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
-Tu serais probablement prise avec James et Sirius. Pauvre toi.
-Parlant de James, j'ai trouvé ça plutôt curieux que le directeur dise que vous formeriez un beau couple.
-Ne cherche pas à comprendre Albus Dumbledore, lui répondit-elle en riant.
Cependant, elle aussi était intriguée par les propos du directeur. Savait-il que leur amour était réciproque? Sûrement; il savait tout ce qui se passait dans son école. Elle se rappela son sourire mystérieux et se jura de lui en parler en même temps que le bal. Pendant qu'elle réfléchissait, Amalia la regardait avec un sourire malicieux.
-À qui penses-tu? lui demanda-t-elle, la faisant sortir de ses pensées.
-Personne en particulière, lui répondit-elle sincèrement.
-Es-tu certaine?
-Oui, je le suis. Je pense que je suis la mieux placé pour savoir ce à quoi je réfléchis. Tu ne commences pas à avoir faim? demanda-t-elle pour changer de sujet.
-Maintenant que tu m'y fais penser, en effet, je meurs de faim.
Elle se leva et, d'un pas assuré, entra dans la Grande Salle. Lily resta assise, la regardant s'asseoir avec ses amies. Le plan fonctionnait plutôt bien, mais jamais ils n'avaient pensé qu'Amalia allait tomber amoureuse de Remus pour de vrai. Cela causait des problèmes, surtout si leur ami refusait toutes avances d'une fille. Elle alla rejoindre ses amis et ils continuèrent de manger et de bavarder.
Le restant de la semaine se passa sans aucun problème. Dans quelques jours, c'est-à-dire le lendemain, samedi, Vincent allait devoir retourner chez lui. Il aurait aimé rester pour voir les résultats du plan «S.O.S l'amour de Remus», mais il n'avait pas réussi à obtenir la permission de son directeur. Le soir, après les cours, les Gryffondors de la dernière année firent une petite fête pour son départ. Sirius était allé chercher de la Bièaubeurre spécialement pour l'occasion. Ils n'étaient pas beaucoup, mais assez pour avoir du plaisir. Amalia fut bien sûr invitée. Vincent espérait silencieusement que ce soir allait être le grand soir pour eux.
Les élèves invités avaient accroché une grosse banderole sur laquelle était écrite : «Merci et à la prochaine, Vincent!» La fête débuta vers les alentours de sept heures et devait finir pas plus tard que minuit. Au début, tout était calme. Les Maraudeurs étaient dans un coin, bavardant avec Nandy et d'autres filles. Lily et Vincent étaient à l'opposé de la salle, assis dans les sofas avec des élèves tout en sirotant tranquillement leurs Bièraubeurres. Lorsque la plupart des élèves du château étaient couchés, Sirius décida de mettre un peu de musique. Avec l'aide de James et Remus, ils dégagèrent le centre de la salle pour aménager une petite piste de danse. Aussitôt, tout le monde se mit à danser. Les tableaux présents soupirèrent et s'en allèrent plus loin dans le château, là où ils pourraient dormir en paix.
Sirius dansa avec toutes les filles, y compris Lily. Après avoir ri un bon coup, elle retourna danser avec Vincent. Remus était assis sur une chaise, Bièraubeurre en main, et les regardait; il détestait danser. Au bout de quelques minutes, Amalia vint le rejoindre, sous les encouragements discrets de ses amis. Elle se planta devant lui et le regarda avec un sourire qui se voulait charmeur.
-Alors, on compte rester seul dans son coin en espérant ne pas se faire inviter?
-Tu as tout compris, répondit-il en lui rendant son sourire.
-Désolée de te décevoir, mais je vais le faire.
-Et si je refuse?
-Ça va aller très mal pour toi, dit-elle d'un ton qui supposait bien des choses.
Remus la dévisagea un instant et, en soupirant, se leva pour la suivre jusque sur la piste de danse. Amalia, tout souriante, lui montra quelques pas et ils se mirent ensuite à danser. Le loup-garou s'en sortit plutôt bien, mise à part quelques écrasages d'orteils. Ses amis remarquèrent qu'ils se souriaient toujours et qu'Amalia ne se gênait pas pour appuyer sa tête contre son épaule. Lily les observa un instant et tourna les yeux vers son faux copain.
-Je pense que nous avons réussi, lui annonça-t-elle.
-Tout n'est pas gagné. Ils ne font que danser.
-J'aime mieux les voir danser ensemble que de les voir loin de l'autre. Regarde-les s'ils sont mignons! Non, mais! s'exclama-t-elle lorsque la nouvelle musique commença. Sirius! Qu'est-ce que c'est, ce truc-là?
-Ça, ma chère, lui répondit-il en s'approchant d'elle, c'est un semblant de hip hop, une danse légèrement plus rythmé.
-Légèrement? Comment veux-tu danser sur cet air sans te briser un pied?
-C'est simple : laisse-toi aller. Ou bien, imite Vincent. Je suis certain que Monsieur est un grand danseur.
-Je me débrouille, lui dit-il en riant.
-Voilà! Regarde et apprend!
Sur ce, il se dirigea vers un groupe de filles qui dansaient, laissant derrière lui Lily, complètement perdue. Elle voulut partir, mais Vincent la retint par le bras. Il commença à danser, montrant à Lily comment faire.
Après le changement de musique, Remus s'avoua vaincu et retourna sur sa chaise, en sécurité, laissant Amalia s'amuser comme une folle sur la piste de danse. Il fut bientôt rejoins par James qui le regardait avec un sourire qui ne prévoyait rien de bon.
-Alors, comment la trouves-tu?
-Qui?
-Amalia, celle que tu regardes depuis tantôt.
-Eh bien, elle est vraiment gentille, répondit le loup-garou sans aucune hésitation.
-C'est tout? Elle est seulement gentille?
-Sympathique aussi.
-Voyons, Remus! Elle doit bien avoir d'autres qualités.
-Elle rit souvent et, lorsqu'elle sourit, il y a des étincelles de joie dans ses yeux. Je la regarde et je la trouve superbe.
James hocha la tête comme quelqu'un qui suit une conversation ennuyante, mais à l'intérieur, il hurlait de joie.
-Es-tu amoureux d'elle?
-Amoureux? Non! répondit Remus. Peut-être bien, ajouta-t-il en croisant le regard de son ami.
-Je suis content pour toi, Lunard. C'est une fille sympa.
-Je ne suis pas encore certain, alors ne te lance pas dans tes grosses conclusions! Et pas un mot à Sirius!
-D'accord. Bouche cousue!
-Lily et toi, ça avance? demanda innocemment le loup-garou, prenant James par surprise.
-Eh bien, c'est comme toujours. Elle me parle et je suis content ainsi. Que veux-tu que je fasse? Elle sort avec Vincent.
Il foudroya le jeune homme du regard, mais ce qu'il vit le figea sur place. Le couple dansait au centre de la piste. Ils dansaient collés, très collés même. Vincent avait ses mains dans le (très) bas de son dos et l'embrassait sans aucune gêne dans le cou. Lily, quant à elle, semblait plutôt s'enfuir que de rester dans ses bras et essaya vainement de le repousser. Poussé par un élan de rage, James se leva, se rendit jusqu'au couple en faisant du coude, agrippa Vincent par le collet et le plaqua contre le mur le plus proche. Sirius, sentant que la tension montait, arrêta la musique et le silence tomba dans la salle commune. James et Vincent se défiaient du regard sans toutefois bouger ou parler. Lily voulut s'approcher, mais elle fut arrêtée par Remus. Sirius se rendit aux côtés du loup-garou, le sourire aux lèvres, et lui murmura à l'oreille :
-La confrontation du siècle! Tiens-toi prêt à intervenir, au cas où…
Le silence fut brisé par Vincent.
-Qu'est-ce qu'il y a? Qu'est-ce que j'ai fait de mal?
-Qu'est-ce que tu as fait de mal? Tu veux rire, j'espère! éclata James. Tu tripotais Lily alors qu'elle ne voulait pas! Elle se débattait pour que tu la lâches et toi, tu continuais!
-Tu aurais fait la même si tu avais été à ma place, répliqua-t-il sèchement, faisant sursauter les élèves. Ça se voit que tu as envie d'elle.
James le plaqua de nouveau contre le mur, cette fois-ci avec beaucoup plus de force. Vincent ferma les yeux sous l'effet de la douleur et les rouvrit quelques secondes plus tard.
-Jamais je ne ferais du mal à Lily, lui répondit James.
-Tu lui en fais pourtant en ce moment même en faisant du mal à son copain, lui fit-il remarquer.
Il obtint l'effet voulu : James desserra légèrement sa prise, mais Vincent était toujours entre le mur et lui. Il avait décidé de jouer gros pour son départ. Il tenait à tout prix à ce que son amie Lily puisse avouer son amour à James. Alors aussi bien passer pour le copain pervers et jaloux! Il n'en avait pas parlé à Lily; il savait qu'elle aurait refusé. Il dut se débrouiller seul, même si elle risquait de le détester par la suite. Ce qui était au départ une petite fête tournait maintenant en une bagarre pour le cœur de la jeune femme.
-Lily m'a parlé de toi, continua Vincent. Elle me disait à quel point tu la harcelais pour qu'elle sorte avec toi. Ne viens pas me dire que tu ne lui ferais jamais de mal; tu lui en as fait pendant sept ans. Te rends-tu compte? Pendant sept ans, vos conversations se résumaient à : «Veux-tu sortir avec moi?» et à «Tu es un égoïsme, Potter!» Sur ce point, Lily n'avait pas tord. As-tu pensé une seule fois à ce qu'elle pouvait ressentir? Tu ne pensais qu'à toi et à tes désirs personnels. Tu faisais tout pour arriver à tes fins. As-tu seulement déjà pensé à elle, espèce de con?
De nouveau, Vincent obtint le résultat voulu : un coup de poing en plein visage. C'était plutôt difficile de se contrôler pour ne pas répliquer, mais il faisait de gros efforts. Il devait tenir jusqu'au bout. Lily, derrière eux, poussa un cri et se précipita vers James pour qu'il arrête.
-Laisse tomer, James. Il n'en vaut pas la peine.
-Ce n'est pas vrai! cria le jeune homme à l'intention de Vincent. Je ne l'ai jamais harcelée.
-Il ment. Je t'en supplie, lâche le!
De peine et de misère, James desserra sa prise et Vincent tomba par terre, le nez en sang. Il leva les yeux vers eux et ne vit pas du tout venir la gifle de Lily. CLAC!
-Tu redis quelques choses à propos de James et je te tue, compris?
-Tiens, tiens. Dumbledore avait peut-être raison finalement, répliqua-t-il en sautant sur l'occasion que lui donnait Lily. Vous formez un beau couple.
-En effet, répondit-elle avec détermination, ignorant les regards surpris de ses amis. J'en suis assez fière. C'est fini, Vincent O.Shert. Retourne chez toi et je ne veux plus jamais entendre parler de toi.
-C'est ça! cria Vincent d'une voix tremblante. Cache-toi derrière James! Cache-toi derrière l'homme que tu aimes parce que, oui, en effet, ne me regardez pas comme un fou, continua-t-il en se levant péniblement, (James ne l'avait pas manqué) Lily Evans est amoureuse de James Potter! N'est-ce pas, Lily?
Cette dernière soutint son regard, consciente que tous les élèves avaient les yeux rivés sur elle. Finalement, elle ouvrit la bouche et répondit :
-Oui, c'est vrai.
James, derrière elle, recula de quelques pas, sous le choc, et fixa Lily avec de grands yeux. Un sourire victorieux apparut sur le visage de Vincent et il se laissa tomber par terre. Il avait réussi! Lily l'avait avoué! Bon, il s'était aussi mis tous les Gryffondors sur le dos, mais ce n'était qu'un détail. La jeune femme se tourna vers James, soudainement très, mais très mal à l'aise. Elle bredouilla quelques mots incompréhensifs, mais finit par abandonner. Elle s'approcha de l'homme de sa vie et le serra dans ses bras. James, n'en revenant tout simplement pas, l'enlaça délicatement comme s'il avait peur qu'elle ne se brise. Un peu plus loin, Sirius pleurait de joie dans les bras de Remus qui avait un immense sourire. Les Gryffondors les regardèrent, heureux de les voir enfin réuni. Tout le monde avait oublié Vincent. Tout le monde sauf peut-être Lily. Elle se libéra, avec regrets, des bras de James et s'approcha dangereusement du jeune homme. Celui-ci leva les yeux vers elle et soupira.
-J'imagine que je te dois des explications, soupira-t-il.
-Je ne veux rien savoir, répliqua-t-elle froidement. Prends tes affaires et va-t-en.
-Je dois t'expliquer, Lily, dit-il en se relevant de nouveau. J'avais tout planifié…
-C'est bien facile à dire! s'exclama-t-elle.
-Je te le jure! Dès que…
-Je n'ai plus confiance en toi, Vincent. Je t'ai dis tous mes secrets et tu me fais un coup pareil! Moi qui te croyais mon ami!
Elle lui tourna le dos et voulut s'éloigner, mais il l'agrippa par le bras. Aussitôt, il se retrouva de nouveau contre le mur, plaqué par James. Ce dernier le regardait, une lueur de méchanceté dans les yeux. Vincent sut aussitôt que cela allait être plus difficile de s'expliquer.
-Laissez-moi parler, tenta-t-il une dernière fois.
Alors que James et Lily allaient répondre non, Remus s'avança et s'interposa entre les deux hommes. D'un simple regard, il força son ami à le libérer de sa prise et put ensuite lui faire face.
-Vas-y, je t'écoute.
-Merci, Remus. Lily m'avait tout raconté. Je savais depuis une semaine qu'elle aimait James, mais je n'ai rien fait. Ce soir était mon dernier soir passé avec vous. Je ne pouvais partir ainsi en laissant Lily seule parce que…je ne suis pas son copain. Lorsque vous lui aviez demandé qui elle aimait, elle a aussitôt dit mon nom, prise de panique. Lorsqu'elle m'a invité, elle n'a pas mentionné ce détail et comme je suis arrivé plus tôt, j'ignorais tout. Pendant cette semaine, j'ai dû me faire passer pour son copain. Lily, dit-il en se tournant vers elle, je suis désolé pour ce soir. Je sais que tu me prends maintenant pour un pervers ou un crétin, mais j'ai fait ça pour toi. Tu disais que tu étais trop gênée pour lui avouer, alors j'ai décidé de prendre les choses en main pour t'aider un peu. Je voulais vous voir ensemble avant de partir, c'est tout.
Lily le regarda un instant et soupira. C'était Vincent tout craché. Elle savait qu'il était prêt à n'importe quoi pour ses amis. Elle s'approcha de lui, lui donna une claque derrière la tête et le serra dans ses bras.
-Tu sais que je peux te détester et t'aimer en même temps. Sacré Vincent! Tu es un vrai ami.
-Ce n'est pas ce que tu disais tantôt, répliqua-t-il en riant.
Il se tourna ensuite vers James et les deux s'observèrent. Vincent parla en premier.
-Je sais que tu m'en veux, James, mais j'ai fait tout ça pour vous. J'ai risqué de perdre mon amitié avec Lily pour que vous soyez enfin ensemble. Et à propos de tantôt, je ne croyais pas ce que je te disais. Mon but était seulement de vous… frustrer.
-Eh bien, tu as réussi.
-J'espère bien, après tout ce que j'ai fait. Je sais que tu ne m'as jamais particulièrement aimé, mais maintenant que tu connais la vérité, on pourrait peut-être devenir amis. Qu'en penses-tu?
James tourna la tête vers Lily, hésitant. Elle l'encouragea en hochant la tête et le poussa doucement vers Vincent. Les garçons, après un moment de silence, se serrèrent la main, signe d'une nouvelle amitié entre eux.
-Je veux bien, tant que tu ne sortes plus avec Lily, le menaça James.
-Ne t'inquiète pas! Elle est à toi.
-Vous de parlez de moi comme si je n'étais qu'un simple objet! s'indigna la jeune fille.
-Tu en es un, lui répondit son nouveau copain. Tu es l'objet de mes rêves.
-Têteux! lui cria Sirius du fond de la salle.
-Jaloux! cria à son tour Remus à son ami.
-Jaloux toi-même, Mumus!
-Les gars, fermez-la! s'exclama Lily en couvrant leurs cris.
Elle se tourna ensuite vers James et les deux amoureux se regardèrent sans bouger. Pendant un instant, ils oublièrent où ils étaient et avec qui; tout ce qui importait était la personne devant eux. Alors qu'ils se rapprochaient et qu'ils allaient s'embrasser, Sirius les prit dans ses bras, pleurant de joie.
-Mon petit James qui sort enfin avec Lily! Je suis tellement heureux pour toi, mon garçon! C'est le plus beau jour de ma vie! Si seulement il me restait mon whisky, j'en aurais ouvert une bouteille pour l'occasion. À moins que j'aille voir le directeur, dit-il, pensif.
-Je crois qu'on peut s'en passer, lui répondit son meilleur ami, mais merci quand même. Maintenant, aurais-tu la bonté de nous laisser?
-Pourquoi? Je dérange?
-Légèrement.
Sirius s'en alla en bougonnant rejoindre Remus, mais déjà plus personne ne lui prêtait attention. Tous les yeux étaient rivés sur le nouveau couple de Gryffondor.
-James, redemande-moi une dernière fois la question que tu m'as demandée pendant sept ans, lui dit Lily.
-Veux-tu sortir avec moi?
-Pourquoi pas? Je ne vois pas ce qui pourrait être pire.
-Sortir avec Sirius, lui dit-il en riant.
-Je t'ai entendu, James Potter!
Les élèves éclatèrent de rire et, profitant de ce moment, les deux amoureux s'embrassèrent, cette fois sans que Sirius ne vienne les déranger. Un peu plus loin, Amalia posa sa tête sur l'épaule de Remus et soupira.
-Ils vont bien ensemble, tu ne trouves pas?
-Oh oui! James a un sale caractère et Lily aussi. Leur couple risque d'être explosif, mais malgré ça, ils vont toujours rester ensemble, c'est évident.
-De quoi parlez-vous? demanda Sirius en se faisant une place entre eux, les bousculant légèrement.
-On parlait justement de toi et de ton talent à gâcher des moments importants, répondit le loup-garou.
-Tu reconnais donc que j'ai des talents! s'exclama son ami en s'attirant des regards bizarres de la part des élèves. Si j'ai des talents, je suis intelligent! Vlam! dans les dents, mon p'tit loup! Sirius Black a un cerveau!
-Sirius, je n'ai jamais renié que tu avais un cerveau, tenta Remus mais son ami était déjà loin d'eux.
Il tourna la tête vers Amalia et, en même temps, ils éclatèrent de rire. Sirius, profitant de son moment de gloire, fit le tour des élèves, criant ci et là «Je suis intelligent!». Il se fit souvent dévisager, mais personne n'osa lui dire le contraire sauf James qui lui avoua très ouvertement qu'il n'était pas intelligent. S'en suivit d'un échange d'oreillers entre les deux amis qui se transforma peu à peu en bataille générale. Elle se termina quelques minutes plus tard lorsque Sirius, se retrouvant seul contre tous, tomba de la table et s'écrasa sur Remus. En riant, il se releva pour permettre au loup-garou de se remettre sur pied, mais son ami ne bougea pas. La seule chose qu'il fit fut de gémir : Mon dos! James échangea un regard inquiet avec Sirius et les deux s'agenouillèrent à côté de Remus.
-Lunard, tu es vivant?
-Non, je suis mort.
-Dommage, il te restait du gâteau, soupira Sirius.
-Est-ce que ça va? demanda James plus sérieusement que son ami.
-J'ai très mal au dos.
-Peux-tu te lever?
-Si je le pouvais, ça ferait longtemps que je serais debout et que j'aurais tapé le fou qui me sert d'ami.
-Veux-tu qu'on t'emmène à l'infirmerie?
-Non, laissez-moi passer la nuit ici, je suis très bien, dit Remus d'un ton ironique.
-Sirius, viens m'aider. On va le soulever.
-Pas question que se soit lui qui me porte jusque là-bas! Je tiens à ma survie.
-Voyons, Remus, je ne suis pas si maladroit, se défendit-il.
-D'accord, soupira James. Vincent, viens m'aider.
Les deux garçons le soulevèrent et, passant un bras de Remus autour de leurs épaules, le transportèrent à l'infirmerie. Ils étaient accompagnés de Sirius, Lily et Amalia qui les suivaient derrière eux, laissant les autres s'occuper de ranger la salle commune.
-Compte-toi chanceux, Remus, dit Sirius. Tu aurais pu te faire plus mal.
-J'aurais aussi pu mourir; tu es tellement lourd que tu m'aurais écrabouillé, ironisa son ami.
-Très bien! Si tu le prends ainsi, tu t'arrangeras tout seul à la prochaine tu-sais-quoi.
-À la prochaine quoi? demanda Vincent, curieux, en tournant la tête vers lui.
-Désolé : secret de Maraudeurs, répondit Sirius.
-Aller, Sirichou! le supplia le jeune homme.
-C'est top secret, déclara James. Il faut être un membre officiel des Maraudeurs pour le connaître.
-Mais moi, je sais de quoi vous parler, répliqua Lily.
-Comment ça se fait qu'elle le sache et pas moi? s'exclama Vincent. Elle n'est pas un Maraudeur.
-Dans un sens, oui, expliqua Sirius. Elle est la copine de James, donc une Maraudeuse.
-Comment peut-elle le savoir alors que ça ne fait même pas dix minutes qu'ils sortent ensemble?
-C'est un sort plutôt complexe que nous avons utilisé. Lorsqu'un de nous quatre dit que quelqu'un devient un Maraudeur, Pouf! il connaît le secret, inventa-t-il au hasard.
-Ça ne se tient pas…
-Attention! s'exclamèrent Remus et Amalia d'une même voix.
Durant le débat entre Vincent et Sirius, les transporteurs du loup-garou ne regardèrent pas où ils allaient et, s'ils ne les avaient pas avertis, ils auraient probablement foncé dans la colonne de pierres qui se rapprochait dangereusement d'eux. Le petit groupe la contourna et Amalia, voyant que Remus était en danger avec eux, décida de le transporter avec l'aide de Lily. Les garçons les suivirent en arrière, Vincent tentant toujours d'arracher le secret aux Maraudeurs. Une fois à l'infirmerie, Sirius alla chercher l'infirmière, se foutant bien du fait qu'il était environ minuit. Mme Pomfresh s'approcha d'eux en grommelant et étendit plutôt brusquement Remus sur un lit. Elle lui enleva sa chemise, (à noter qu'Amalia détourna les yeux en rougissant) le tourna sur le ventre, examina son dos et appuya fortement ses mains dans le milieu.
Un immense Crac! retentit dans la pièce, bientôt suivi de l'éternel AH! de souffrance. Mme Pomfresh fit asseoir Remus, ignorant le fait que celui-ci souffrait le martyre, et le força à boire un verre de potion. Une fois fini, elle le lui arracha des mains et leur pointa la porte. Le loup-garou remit sa chemise en grimaçant de douleur et se leva, s'appuyant fermement sur les deux jeunes filles. À peine eurent-ils fait trois pas dans le couloir que la porte se referma derrière eux. Sirius poussa un sifflement admiratif.
-C'est ce qui s'appelle vite fait bien fait.
-Note à moi-même, gémit Remus : ne jamais revenir la nuit. Mme Pomfresh n'aime pas se faire réveiller à cette heure-là.
-Elle est vieille; il faut la pardonner, dit Sirius d'un ton triste alors qu'ils reprenaient le chemin de la salle commune.
-Parce que toi, lorsque tu seras vieux, tu vas encore te coucher vers les alentours de trois heures du matin, répliqua James.
-Bien sûr! Lorsque je vais avoir cinquante ans, je vais avoir ma boîte de nuit et je serais une vedette connue dans le monde entier! J'aurais une belle femme, une belle maison, un beau balai, une belle job…
-Merci, on a compris, soupira Vincent. Tu vas avoir une belle vie.
-La seule chose sur laquelle je suis sceptique, dit Lily, c'est sur le fait que tu auras une femme.
-T'inquiète! Une femme et bien des amantes!
Ils éclatèrent de rire et continuèrent leur chemin, Remus souffrant toujours autant.
