Bonjour!!
Une seule chose à dire : je suis stupide!!!! Dans ma tête, j'étais certaine que j'avais déjà posté le chapitre 26… en regardant avec un peu plus d'attention, eh ben, j'ai vu que j'étais encore seulement au chapitre 25 ' je me sens, comment dire, épaisse!!!
merci à Rebecca-Black et à Lily-joanne pour leur reviews!!
Bonne lecture et on se revoit au chapitre 27! (je ne l'oublierai pas, celui-là:D)
WandaBlack
Chapitre 26 : le bal de la St-Valentin partie 2
Devant les grandes portes de la Grande Salle les attendaient la copine de Peter, une jeune fille Poufsouffle, ainsi que Amalia. Lily la salua en la serrant dans ses bras, imitée ensuite par Nandy qui l'avait déjà rencontrée brièvement, tandis que les garçons se contentèrent de lui sourire.
-Salut à vous, leur dit-elle. Est-ce que ça vous dérange si je me joins à vous ce soir? J'ai eu une chicane avec mes amies et je suis seule. Comme je tenais vraiment à venir au bal, je me suis dit que je pourrais peut-être venir avec vous. Sympa ton chandail, Sirius, rajouta-t-elle.
-Merci. Et oui, tu peux venir. On n'est pas pour laisser une amie seule lors d'une fête.
Ils franchirent les portes et se retrouvèrent dans une Grande Salle qui leur était inconnue. L'habituel ciel avait été modifié pour qu'il soit rempli de nuages roses et de petits cupidons qui tiraient des flèches dans la foule d'élèves qui entraient. Naturellement, les flèches disparaissaient avant d'avoir atteint leur cible. Les quatre longues tables avaient été remplacées par des centaines de petites tables pour deux personnes. Seulement quelques-unes avaient plus de deux chaises. La table des professeurs n'avait pas bougé, mais au lieu d'y trouver des professeurs, il y avait le buffet préparé par les elfes de maison. Partout dans la Grande Salle il y avait des petits cœurs qui flottaient dans les airs, venant parfois éclater au visage des élèves.
Les Maraudeurs s'installèrent tous les sept à une table et parlèrent tranquillement, se levant quelques fois pour aller chercher quelque chose à boire ou à manger. Les filles écoutèrent les histoires que leur racontaient les garçons et la plupart du temps, riaient aux larmes.
-Est-ce que vous savez ce que nous avons fait comme toute première blague à Poudlard? leur demanda James.
-Je sais, Remus me l'a raconté, dit Amalia. Vous aviez salé tous les plats pour le banquet de la rentrée.
-C'était vous! s'exclamèrent Lily et Nandy d'une même voix.
-Drôle, n'est-ce pas? On avait bien ri en voyant la réaction des élèves, dit Sirius.
-Non, ce n'était pas drôle, Sirius Black, lui reprocha sa copine, mais venant de vous, ce n'est pas surprenant!
-Ce qui est surprenant, c'est que Remus ait participé à cette blague-là, s'étonna Lily.
-C'est lui qui en avait eu l'idée, leur dit James. Ne faites pas cette tête-là! C'est vrai. Vous lui demanderez lorsqu'il voudra bien nous parler.
-En parlant de Remus, où est-il? demanda Amalia en scrutant les alentours. Je ne le vois nulle part.
-Il ne voulait pas venir, c'est tout, répondit Sirius au hasard. Après ce qui s'est passé, il a préféré rester seul.
-C'est dommage. Il va manquer une belle soirée.
James glissa un regard discret vers Sirius et Peter et les deux comprirent son message : ils devaient réussir à aller voir Remus lorsque la pleine lune apparaîtra. Ils continuèrent à bavarder comme si de rien n'était, mangeant et buvant entre temps. Alors qu'ils entamaient leur dessert, le professeur Dumbledore s'arrêta à leur table après avoir discuté avec le couple d'à côté. Comme directeur, il aimait bien faire le tour de ses élèves et voir si tout allait bien.
-Bonjour à vous. J'espère que vous aimez le début de la soirée.
-Oui, ça fait changement que de manger sur les longues tables, répondit Amalia qui fut approuvée par les autres. Ça me permet de parler avec mes amis.
-Et dites-vous que ça ne fait que commencer, s'exclama avec enthousiasme le directeur. Dommage que M. Lupin ne puisse pas venir se joindre à vous. Ah! c'est vrai. J'ai entendu parler d'une légère chicane entre vous dont la cause est, supposément, la vie personnelle de M. Lupin. Est-ce exact?
-Oui et c'est principalement de ma faute, avoua Sirius. Je voulais que Remus ait une copine, mais il a été mis au courant de notre plan et il ne l'a pas aimé. Je ne comprends pas comment il peut vivre sans présence féminine à ses côtés.
-Vous savez, nous ne sommes pas tous comme vous, M. Black. Je n'ai jamais été marié et je suis heureux. Les hommes intelligents, ou les petits génies si vous voulez, ne sont pas du genre à apprécier une femme dans leur vie. Je ne dis pas que je les déteste, non! reprit-il en riant. Mais pourquoi se compliquez encore plus notre vie en la partageant avec une autre personne?
-On ne se la complique pas, répondit Sirius. Selon moi, le fait de pouvoir tout partager avec quelqu'un d'autre nous permet justement de se faciliter la vie. Prenez moi par exemple! Étant avec Nandy, je peux lui passer mes devoirs et elle les fait pour moi! J'ai la vie bien plus simple ainsi… Aïe! Pourquoi tu me frappes?
-Je ne ferai plus jamais tes devoirs, Sirius Black, même si je ne les ai jamais encore faits!
-Voyons, Nandy… Aïe! D'accord, j'ai compris.
-Eh bien, M. Black, nous n'avons pas la même vision des choses, continua le professeur Dumbledore avec un sourire amusé. Pour en revenir à votre ami, vous n'auriez pas dû jouer dans sa vie personnelle, même si vous vouliez son bonheur. Remus est heureux pour qu'il vous a, tous les trois, souvenez-vous en. Sur ce, je vais vous laisser tranquille et aller discuter avec l'autre table. En passant, j'aime bien votre chandail, M. Black.
Le directeur s'éloigna ensuite de leur table. Sirius afficha un immense sourire dès le moment où Dumbledore lui avait dit qu'il aimait son chandail. Malgré les efforts de ses amis, il ne le perdit pas et tenta maintenant d'attirer l'attention de tout ceux qui passaient près de lui, que ce soit en toussant ou en éternuant bruyamment.
Après quelques minutes, le buffet disparut et les tables furent poussées contre les murs, permettant ainsi aux élèves de danser. Aussitôt que la musique commença, Sirius et Nandy furent les premiers sur la piste de danse, bientôt suivis de James et Lily ainsi que Peter et sa copine. Amalia resta donc seule à la table, regardant tristement les couples devant elle. Elle s'empara rageusement de son verre, le but d'un seul trait et le redéposa sans douceur sur la table. Elle aurait donné n'importe quoi pour être avec Remus sur cette piste, mais non! Il fallait qu'un Serpentard ait tout entendu et aille le répéter à Remus pour que tout tombe à l'eau. Si elle pouvait savoir le nom de cet idiot, il aurait affaire à elle!
Pendant qu'elle ruminait ses pensées noires, elle ne vit pas le jeune garçon de sixième année à Poufsouffle s'approcher d'elle et ne l'entendit pas non plus lorsqu'il lui demanda si elle voulait danser avec lui. Il lui secoua doucement l'épaule, la réveillant soudainement. Amalia se leva d'un bond et lui fit face.
-Qu'est-ce que tu veux, David? lui demanda-t-elle sèchement.
-Eh ben.. je… voulais… te demander… quelque chose… Estc'quetwevoufraisdienganserakmoi?
-Hein? fut la seule chose qu'elle pu dire dans une pareille situation.
-J'ai dis… Est-ce que tu voudrais danser avec toi? réussit-il à articuler.
-C'est gentil, David, mais je ne suis pas d'humeur à danser.
-Ça pourrait peut-être t'aider un peu… te rendre plus joyeuse…
-J'ai dis non.
-D'accord…
Le jeune homme tourna les talons et s'éloigna lentement, traînant les pieds. Amalia le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il se perde dans la foule d'élèves et se rassit. Elle était de très mauvaise humeur et se foutait bien d'avoir fait de la peine à son ami. Elle observa ensuite d'un air maussade les couples danser sur la piste et sa colère finit par tomber, laissant la place à la tristesse.
Après la sixième danse, elle se leva et quitta la Grande Salle, ne pouvant plus supporter tout cet amour qui flottait dans l'air. Elle suivit le couloir qui la ramenait vers sa salle commune sans apercevoir le jeune homme qui la suivait de loin.
Sirius s'amusait comme un fou avec Nandy. James et lui faisaient des compétitions de «Celui qui embrasse sa copine le plus longtemps» et il faisait tout pour gagner : il écrasait les orteils de James ou de Lily, les poussait du coude ou les plaquait délibérément contre un autre couple, tout ça sans perdre le contact avec Nandy. James, de son côté, ne se laissait pas faire. Dès qu'il voyait son ami s'approcher dangereusement de lui, il s'éloignait en se frayant un chemin parmi la foule d'élèves qui dansaient. Si on était assis et qu'on regardait attentivement la piste de danse, on pouvait voir deux couples se pousser et se faire des jambettes. Finalement, après avoir manqué de percuter Peter et sa copine pour la troisième fois, James abandonna. Il libéra Lily, s'avouant ainsi vaincu, et s'agenouilla devant son meilleur ami qui criait victoire. Tous les élèves présents autour d'eux les regardèrent bizarrement, mais trouvèrent plutôt drôle de voir James Potter se traîner à genoux devant Sirius Black. Ils reprirent leur danse, laissant les Maraudeurs dans leur coin à s'amuser. Lorsqu'ils furent tous les six fatigués, ils retournèrent à la table où était Amalia, mais à leur surprise, elle était vide. Elle a dû partir, pensèrent-ils. Ils s'assirent, ou plutôt se laissèrent tomber sur les chaises, épuisés, et réussirent à calmer peu à peu leur fou rire. Sirius se tourna vers Nandy et, avec un immense sourire, lui demanda :
-Est-ce que tu pourrais aller nous chercher quelque chose à boire, s'il te plait?
-Pourquoi j'irais vous en chercher? Vas-y toi-même si tu y tiens tant.
-S'il te plait, répéta-t-il avec sa moue de chien piteux.
-Ça ne fonctionnera pas avec moi, Sirius Black.
-Je… Je vais pleurer!
-Pleure! Ça ne fonctionnera pas pareil.
Son copain la regarda tristement, des larmes perlant dans le coin de ses yeux. Après quelques secondes, il se leva, monta sur la table et, profitant d'un moment de silence, éclata en sanglots devant toute l'école. Le professeur McGonagall qui passait près de leur table, s'arrêta et dévisagea Sirius.
-M. Black, puis-je savoir ce que vous faites debout sur la table?
-Il me semble que c'est évident, lui répondit James en couvrant les pleurs de son ami. Il évacue sa peine.
-Pourquoi ne le fait-il pas ailleurs que sur la table? M. Black, ÇA SUFFIT! cria-t-elle lorsque Sirius se mit à hurler et à taper du pied sur la table. Descendez immédiatement!
Tout en reniflant bruyamment, Sirius descendit comme le lui avait ordonné son professeur et leva des yeux tristes vers elle. Cependant, son petit jeu de l'élève en dépression ne fonctionna pas. Elle croisa les bras, attendant visiblement une explication de sa part. Sirius essuya les larmes qui coulaient sur ses joues, ignorant les rires des élèves de Serpentard et les soupirs de sa copine, et se racla la gorge avant de parler.
-Le… Le monde est injuste, marmonna-t-il, la voix tremblante. Je ne veux plus vivre, j'en ai assez.
-Voyons, M. Black, s'étonna McGonagall, soudainement alertée par l'état de son élève. Que s'est-il passé?
-Je… Je voulais être gentil, mais… ça n'a rien fait…
Derrière lui, James faisait de gros efforts pour retenir son fou rire. Sacré Patmol, pensa-t-il. Il a un don pour jouer la comédie. À côté de lui, Lily suivait la conversation, la bouche légèrement ouverte, encore surprise par l'attitude de Sirius.
-J'ai pourtant essayé, continua-t-il. Gentiment, mais on dirait bien que la gentillesse n'a plus de place dans la société d'aujourd'hui. Les gens ne respectent rien…
-Vous êtes mal placé pour parler ainsi, lui fit remarquer son professeur.
-Je ne fais que rire! Je plaisante! répliqua-t-il. Mais les gens sont méchants et sans pitié! On leur demande quelque chose et ils répondent froidement sans se soucier de l'effet que ça peut faire sur nous, des pauvres personnes soucieuses de l'avenir de la société.
-M. Black, je ne pense pas que je puisse vous aider, dit McGonagall encore sous le choc.
-Personne ne le peut! hurla Sirius, attirant du même fait l'attention sur lui. Vous n'êtes tous qu'une bande d'irrespectueux qui ne pensent qu'à eux! Personne ne se soucie des autres! Vous allez tous finir par crever!
-Il suffit! s'exclama le professeur de métamorphose en se reprenant. J'en ai assez d'entendre vos balivernes! Vous allez vous calmer et cessez cette comédie!
-Vous voyez? Même vous, vous ne vous souciez pas de moi! Je pourrai mettre fin à mes jours, là, et personne ne bougerait!
-Sirius, ok, je pense qu'on a compris, lui murmura James en lui agrippant le bras. Arrête un peu.
-Non, je n'arrêterai pas, James Potter! cracha son ami en se défaisant brusquement de sa poigne.
-Vous allez vous calmer! TOUS! cria McGonagall. Je veux qu'on m'explique ce qui se passe ici!
-Je vous l'ai dit! répondit Sirius. Les gens ne veulent plus…
-Je vais aller vous en chercher, quelque chose à boire! soupira Nandy en se levant. Tu peux arrêter de faire l'idiot.
Sans un regard derrière elle, elle s'éloigna de la table, se frayant un chemin parmi la foule d'élèves qui s'était rassemblée. Sirius, avec un sourire, se rassit et se tourna vers ses amis pour entamer une conversation, comme si de rien n'était. Le professeur McGonagall, hébétée, balbutia quelque chose, fit demi tour et retourna à la table des professeurs. James la regarda s'éloigner et éclata de rire.
-Cette fois-ci, Sirius, tu lui as fait perdre la boule. Tu as vraiment mis le paquet, crois-moi.
-Je faisais plutôt ça pour convaincre Nandy d'aller vous chercher quelque chose à boire. J'ai quelque chose à vous dire…
Sirius se pencha au dessus de la table pour s'approcher d'avantage de ses amis et, profitant de l'absence de sa copine et de celle de Peter qui était partie aux toilettes, il put leur parler librement.
-Qu'est-ce qu'on fait finalement pour Remus? On fait toujours ce qu'on s'était dis?
James lui lança un regard assassin et lui pointa Lily qui les observait, surprise. Sirius se redressa et se racla la gorge.
-Lily, tu n'aurais pas besoin de faire un petit tour aux toilettes par hasard?
-Que voulez-vous faire pour Remus? C'est la pleine lune ce soir. Vous ne pensez tout de même pas à aller le voir! s'exclama-t-elle soudainement. C'est trop dangereux!
-Je te laisse t'arranger, James, lui chuchota son meilleur ami.
-On ne courre aucun risque, crois-moi, se lança James. Nous ne pouvons pas le laisser seul. Pas ce soir en tout cas.
-Parce que vous l'accompagniez avant? s'étrangla-t-elle. James Potter, es-tu fou?
-Non, je suis seulement un bon ami pour Remus; nous le sommes tous les trois. Tu te rappelles quand il te disait qu'on l'aidait, eh bien c'est parce qu'on est avec lui dans ses…transformations, termina-t-il en baissant la voix.
-Vous pourriez vous faire mordre! James, c'est un loup-garou!
-C'est avant tout mon ami! s'exclama son copain, furieux de l'entendre parler des loups-garous comme s'ils étaient tous des mangeurs d'hommes. C'est mon ami et je ne le laisserai pas tomber.
-Mais…
-Ce n'est pas dangereux pour nous, je te le jure.
Voyant que sa copine ne disait plus rien, il se tourna vers ses amis.
-On fait la même chose : on va y jeter un coup d'œil rapidement pour voir si tout va bien et après, on revient. Vous êtes d'accord?
Ils approuvèrent et tous les trois se tournèrent ensuite vers Lily. Celle-ci les regardait, en fait, fixait James tristement et finit pour soupirer.
-Je ne dirai rien, mais dites-moi comment vous pouvez être en sécurité avec un loup-garou avec vous?
-On ne peut pas…
-Je pense qu'on peut lui dire à présent, Sirius, l'arrêta James. Tu sais, Lily, que les loups-garous…
-Pourquoi est-ce que vous parlez de loups-garous? demanda Nandy en déposant six verres sur la table, les faisant sursauter.
-Eh bien, c'est la pleine lune ce soir et on se demandait s'il y en avait dans la Forêt Interdite, inventa Sirius sans hésitation.
-Sûrement, mais loups-garous se redeviennent-ils pas humains le jour? Aucun humain ne peut vivre dans la forêt.
-Ils sont peut-être parmi nous, alors, murmura son copain en jetant des coups d'œil autour de lui. Il y en a peut-être un… à côté de toi!
Il se lança sur elle et fit semblant de lui manger le bras. Nandy le regarda aller en souriant bêtement et, une fois qu'il eut fini son petit jeu, se contenta de soupirer. La copine de Peter arriva quelques secondes plus tard et ils se plongèrent dans une conversation dont le sujet changeait à chaque minute. Lily, de son côté, attendait avec impatience le moment où elle pourrait être seule avec James pour savoir comment ils faisaient pour accompagner Remus les soirs de pleine lune.
Après une quinzaine de minutes, Lily n'écoutait toujours pas la conversation; elle se demandait où pouvait être Amalia. Elle qui voulait tant venir au bal, elle ne serait sûrement pas parti pour de bon. Peut-être était-elle triste que le plan ait échoué et elle a préféré partir, se dit-elle. Elle pensa ensuite à Remus qui devait souffrir à cause de sa transformation et aussi à cause de ce que ses amis lui avaient fait. Elle s'était embarquée dans ce plan en étant certaine que son ami craquerait même si James et Sirius y doutait, mais finalement, ce stupide plan n'avait fait qu'empirer les choses dans la vie de Remus. Ses pensées se dirigèrent vers Vincent. Elle ne lui avait pas écrit depuis son départ quelques jours plus tôt; elle en aurait eu le temps, mais elle ne l'avait pas fait. Pourquoi? Elle l'ignorait. Peut-être ne voulait-elle pas lui parler de James et elle ou bien de leur plan qui avait tombé à l'eau. Nostalgique, elle se mit à penser aux moments qu'elle avait passés avec lui, mettant de côté le jour de l'an qui était un souvenir qu'elle tenait à effacer de sa mémoire. Elle pensa ensuite à ses débuts avec James et, bien avant ça, à son plan avec Remus. Il avait bien fonctionné jusqu'à ce que Remus manque d'y laisser sa peau. Oui, leur relation était devenue plus sérieuse, mais quand elle y repensa, Remus était plus comme le frère qu'elle n'avait jamais eu pour elle. Maintenant, comparé à quelques mois plus tôt, tout était clair dans sa tête : James égal copain, Vincent égal ami et Remus égal faux frère.
Elle sortit de ses pensées et suivit des yeux Sirius et Nandy qui regagnait la piste de danser, suivis de Peter et sa copine. Lily se tourna vers James qui fixait drôlement le fond de son verre et se pelota contre lui, sautant sur l'occasion pour lui poser des questions. Surpris, il baissa les yeux vers elle et ne réagit pas quand elle l'embrassa.
-Qu'est-ce qu'il y a? demanda-t-il par la suite.
-Je n'ai plus le droit de te prendre dans mes bras?
-Je n'ai rien contre, se reprit James, mais c'est que la minute d'avant, tu étais plongée dans tes pensées et là, soudainement, tu fais ta petite gentille avec moi. Il y a quelque chose qui cloche. Où est Lily Evans? Elle n'a pas l'habitude, encore, de m'embrasser sans aucune bonne raison. Qu'as-tu fait d'elle et que me veux-tu?
-Je voulais seulement que tu me parles de vos escapes avec Remus.
-Tout ça pour quelque chose d'aussi simple! Eh bien, commença-t-il en prenant son air sérieux, tu sais que les loups-garous ne représentent un danger que pour les humains et comme les transformations de Remus sont très pénibles et éprouvantes pour lui, nous avons décidé, tous les trois, de lui tenir compagnie pour qu'il reste un peu plus… lui-même. Nous avons fait quelques recherches et nous avons découverts que les loups-garous ne sont pas une menace pour les animaux. Donc, il nous fallait devenir des animaux.
-Vous êtes des… animagi? demanda Lily dans un murmure.
-Oui, Sirius, Peter et moi. Mais tu ne dois rien dire à personne parce que nous ne sommes pas déclarés. Le Ministère ignore que nous sommes animagi.
-Je ne dirai rien, promis. Ça explique vos surnoms sur votre carte et je dois te l'avouer : c'est très bien pensé. Pour arriver à vous transformer tout seuls, vous avez dû travailler fort!
-Pendant trois longues années. Nous avons réussi lors de notre cinquième année. Peter avait plus de difficulté que Sirius et moi, mais il y est parvenu.
-Et en quoi est-ce que tu te transformes? demanda-t-elle, curieuse.
-En cerf, de là vient Cornedrue. Hey! s'exclama-t-il en voyant sa copine rire. Je t'interdis de rire de moi!
-Sinon quoi?
-Sinon, tu n'auras plus le droit de me toucher, répondit-il avec un sourire mauvais.
-Tu sais très bien que je ne peux me passer de toi, lui murmura-t-elle à l'oreille.
-Je sais et c'est pour ça que je te menace de t'interdire ce plaisir si tu ris encore de mon animal.
-D'accord, je ne rirai plus, même si je devais être torturée pour, déclara-t-elle.
-J'aime mieux ça ainsi! Bon, comme j'allais le dire, Sirius, lui, devient un chien et Peter, un rat. Lors de ses transformations, Remus se retrouve enfermé dans la Cabane Hurlante. Pour y accéder, il suffit d'appuyer sur une racine du Saule Cogneur pour qu'il s'immobilise et il y a un tunnel qui mène directement dans la cabane. Peter, puisqu'il est le plus petit, se faufile entre les branches, appuie sur la racine et nous allons retrouver notre ami. Par notre présence animale, il devient moins dangereux et un peu plus lui-même. Je pense que les nuits de pleine lune sont les plus belles de toute ma vie.
-Je comprends maintenant pourquoi Remus vous serait toujours reconnaissant. C'est très courageux et gentil de votre part ce que vous avez fait pour lui. Mais… il n'y a pas quand même des risques?
-Oui, mais ils sont minimes! Sirius et moi, on est les seuls qui peuvent réussir à neutraliser un loup-garou. Il arrive quelques fois que Remus se mette en colère, alors des coups de griffes, on en reçoit. Mais on se guérit après, ajouta-t-il en voyant l'expression scandalisée de sa copine. Alors, voilà. Tu sais tout le secret des Maraudeurs.
-C'est… surprenant et très impressionnant, avoua-t-elle. Vous êtes doués.
-Heureux de savoir que tu le reconnais enfin, dit James en riant.
Leurs amis revinrent quelques minutes plus tard, morts de fatigue. Sirius se laissa tomber à côté de son meilleur ami et prit une profonde respiration.
-J'ai fini de danser pour la soirée. Ah! Allez-vous en! cria-t-il aux petits cupidons qui tournaient autour de sa tête. C'est ça, éloignez-vous de moi! Ah ah! Bon, de quoi vous parliez? demanda-t-il à James et Lily après s'être calmé.
-De quelques petites choses qu'on ne peut répéter ici, lui répondit son ami en lui faisant un clin d'œil.
-Mon petit coquin!
-Non, Sirius. Pas de ça, mais de l'autre chose, lui chuchota James.
-N'essaie pas, mon ami! Je te comprends!
-Non, je ne parlais vraiment pas de ça! Mais plutôt… de notre problème de fourrure.
-Ah! s'exclama Sirius, comprenant enfin qu'ils parlaient de Remus.
-De votre quoi? demande Nandy en s'étouffant avec son jus de citrouille.
-Rien de très important, je te l'assure! lui répondit son copain en la serrant contre lui.
-J'ai compris problème de fourrure…
-Eh oui, en effet, tu as bien entendu. C'est que… James a des problèmes de pilosité, avoua-t-il tristement.
-Exactem… QUOI!
-Il n'aime pas trop en parler en public, même si je lui dis que de tout avouer lui ferait du bien, continua Sirius. Mais que veux-tu! Il renie tout, incapable d'affronter ce problème en face. C'est presque devenu une peur chez lui : la peur du poils.
-Je ne savais pas que tu avais la pilophobie, plaisanta Lily.
-Je-N'ai-Pas-Un-Problème-De-Poils! articula mot à mot James, bouillonnant de colère.
-Vous voyez! Il renie tout!
-Sirius Black! Je jure sur la tête de ma copine que, si tu dis un seul autre mot, tu le regretteras amèrement.
-Hey, regarde! s'exclama son ami. Lily a perdu sa tête!
-AAAHHH!
James, dans son élan de colère, sauta par-dessus la table et tomba par terre en entraînant Sirius avec lui. Les deux amis roulèrent sur le sol pendant en moment et s'arrêtèrent finalement. Ils se regardèrent intensément avant de tout simplement éclater de rire. James se releva d'un bond et tendit la main à son ami pour l'aider à se mette sur pieds. Ils revinrent s'asseoir à leur table, ignorant les regards étonnés des élèves qui avaient suivi leur roulade.
-Je dois vous avouer quelque chose, commença Sirius. James n'a pas de problèmes de pilosité.
-On le savait, lui dit Nandy. Venant de toi, on savait déjà que c'était une plaisanterie. La moitié des choses qui sortent de ta bouche sont des plaisanteries.
-Si je te dis je t'aime, est-ce que c'est une plaisanterie? demanda-t-il.
-Non. Et c'est peut-être la seule chose sérieusement que tu saches dire.
-Tu serais surprise! Je peux très bien parler sérieusement quand l'envie me prend.
-Elle ne te prend pas souvent alors.
-Tu veux parler sérieusement? Parlons sérieusement! Parlons école! D'après moi, les études sont très importantes si on veut aller loin dans la vie. La réussit de nos ASPIC nous ouvrent des portes sur une infinité de possibilités dans le monde des sorciers. Si on travaille fort maintenant, nous serons récompensés plus tard, que se soit en obtenant un travail respectable qui nous place dans une très bonne position ou nous permet de vivre une belle vie. Imagiez si on échoue les ASPIC, les infinités de possibilités se referment sur elles-mêmes, nous laissant seulement quelques portes de sortie. Que pouvons-nous devenir? Oui, certains pourront réussir à avoir une vie paisible, mais pas la plupart. Ils devront vivre sans argent et sans espoir d'un monde meilleur. C'est pourquoi, mes chers amis, je dis : travaillons maintenant pour bâtir le monde de demain! dit Sirius en haussant la voix pour que tous ceux autour d'eux puissent l'entendre. Ensemble, main dans la main, nous pouvons affronter les ASPIC et réussir! Oui, je le crois! Même ceux qui travaillent fort en classe et ne voient pas d'améliorations peuvent réussir, car en chacun de nous sommeille la réussite. Sachez, mes amis, que seule l'étude pourra vous permettre d'aller loin dans la vie et de réaliser vos rêves les plus chers. Voilà, j'ai fini.
Il s'accota contre le dossier de sa chaise, un sourire flottant sur son visage, heureux de sa performance. Ses amis le regardaient la bouche grande ouverte; ils étaient surpris. Pas qu'il ait dit un long discours sérieusement, mais qu'il ait avoué que l'étude était importante, car tout le monde savait que Sirius n'était pas le genre à écouter en classe et à faire ses devoirs. James fut le premier à se remettre de ce choc. Il se leva et applaudit son ami –il fut bien le seul. Il se rassit et le regarda, la larme à l'œil.
-Je n'ai jamais rien entendu de tel. Remus serait fier de toi.
-Merci, James. J'apprécie ta franchise.
-Wouah, Sirius, je ne pensais pas que tu pouvais… dire du bien de l'école, s'étonna sa copine.
-C'est surprenant, n'est-ce pas? Dommage que les professeurs ne m'aient pas entendu.
-Tu te reprendras la prochaine fois!
-Hey, hey! J'ai une idée! s'écria soudainement Sirius après un bref moment de silence.
-Attention! Profitons du moment! C'est rare que Sirius a des idées, le taquina son meilleur ami.
-Et si on retrouvait Amalia et qu'on passait le restant de la soirée avec elle? proposa-t-il en ignorant le commentaire de James.
-Je ne pensais pas dire ça un jour, mais c'est une bonne idée, avoua Nandy avec un sourire amusé.
-Vous êtes jaloux de moi, c'est tout…
-Ah, s'il te plait! soupira James. Ne recommence pas!
-Je suis d'accord, dit Lily. Suffit maintenant de la trouver.
-La carte nous dira tout, réplique Sirius sur un ton mystérieux.
Ils se levèrent et sortirent de la Grande Salle, se dirigeant vers la salle commune de Gryffondor pour aller chercher la Carte du Maraudeur. Alors qu'ils marchaient le long d'un couloir désert, Severus Rogue apparut devant eux. Il leur fit signe d'arrêter et tout en croisant les bras, leur sourit. Ils s'arrêtèrent et se regardèrent, surpris.
-Eh tout le monde! s'exclama Sirius. Regardez qui est là! Si ce n'est pas notre ami Servilus!
-Qu'est-ce que tu nous veux, Rogue? demanda sèchement James. Encore nous tomber sur les nerfs?
-Non, Potter. Je suis seulement ici pour vous dire quelque chose, si bien sûr vous voulez m'écouter.
-Qu'est-ce qu'il aurait de si important à nous dire? Hum… Le sais-tu, mon cher James?
-Non, aucune idée, Sirius.
-Et toi, Peter?
-Moi non plus.
-Et les filles?
-Pas plus, répondirent-elles.
-Bon, après ces réponses très concluantes, allons-nous en. Ne te sens pas vexé, Servilus, mais nous avons mieux à faire que de te parler.
Sur ce, Sirius prit la main de sa copine et s'en alla, suivi de ses amis. Rogue les regarda passer devant lui et alors qu'ils allaient disparaître au bout du couloir, soupira tristement.
-C'est dommage parce que Amalia risque de faire une très mauvaise rencontre.
Une seconde plus tard, le Serpentard était plaqué contre le mur par James et Sirius le menaçait de sa baguette. Les filles et Peter se tenaient derrière eux, prêts à intervenir si la situation dégénérait.
-Où est Amalia? Pourquoi tu dis ça? siffla James entre ses deux.
-Pourquoi parlerais-je? Vous ne voulez pas m'écouter, répondit Rogue avec un petit sourire flottant sur son visage.
-Compte sur nous que tu vas parler!
Sirius, ne pouvant s'en empêcher, gifla sans aucune retenue le Serpentard. Ses amis le regardèrent, bouche bée. Il leur lança un coup d'œil et haussa les épaules sans abaisser sa baguette.
-C'était plus fort que moi…
-Parle, Rogue, sinon tu vas manger des cactus par la feuille, le menaça James.
-C'est des pissenlits par la racine, rectifia Lily en riant.
-Peu importe! Parle!
-Eh bien, elle a, par hasard, su qu'il y avait un tunnel sous le Saule Cogneur et qu'il fallait appuyer sur une racine pour l'immobiliser.
-C'est toi qui lui a dit! cria Sirius en lui enfonçant sa baguette dans le cou.
-Je me suis peut-être échappé, en effet.
James, sans crier gare, le frappa de toutes ses forces et le laissa tomber par terre.
-On va te régler ton compte plus tard, Rogue.
Il se tourna vers ses amis et après les avoir consulté du regard, ils s'élancèrent vers le hall d'entrée. Seule Lily comprenait ce qui se passait et elle sentait la panique monter en elle juste à y penser. Elle s'élança à son tour, ignorant les questions que son amie lui posait. Elle vit les garçons dévaler les escaliers du hall, courir jusqu'aux portes, les pousser et continuer leur course dans le parc. Les filles sortirent elles aussi à l'air frais de dehors et se figèrent devant le spectacle qui s'offrait à elles.
