Merci à Delphlys, Marnie02, Carina D, Iroko et yaone-kami pour leurs encouragements. Voici donc une nouvelle histoire, après une longue absence que je déplore grandement.
Titre original : MARTIN et MARTINE
Quatre et Trowa
Cette histoire ce déroule dans les temps houleux du moyen âge.
A cette époque, le petit peuple était opprimé et exsangue par les taxes et impôts que les suzerains prélevaient.
Nuls ne devaient désobéir, sous peine d'être tué, ou pire, torturé.
80 de la population croulait sous le poids du travail, tandis que les nobles, le clergé vivait de ce sang coulant sous les peines.
Je vais vous conter le sort cruel qui prit lieu dans la bourgade de Calais. Le seigneur de la région se nommait Zechs Merquise. Cruel, il régnait pourtant d'une façon juste, mais se vengeait sur ses domestiques, ou ses esclaves.
En cette époque, la vie n'était pas le bien le plus précieux d'un Homme, mais l'Amour qu'il portait à sa famille.
Mais pour les esclaves, se luxe n'existait même pas. Ils n'étaient qu'une chose, dont leur maître pouvait faire se qu'il veut. Rien n'aurait bravé le regard du seigneur pour cette sorte de marchandise.
Le seigneur Merquise avait des appétits plus ou moins en accord avec son rang. Mais tous se taisaient quand un jeune homme disparaissait. Rein n'est plus aveugle qu'une personne qui ne veut pas voir. C'était cette règle qui était la maîtresse des Hommes.
Quatre était un esclave que tous apprécier au château. Gentils, charmant doux et attentionné, tous le caché aux yeux du souverain des lieux, qui l'aurait trouvé à son goût. Et tus connaissait l'idylle qui unissait Quatre au jeune aide palefrenier, Trowa. Mais ils étaient si mignons que cet Amour contre nature ne déplaisait à personne.
C'est alors que survînt l'accident : aidant une nouvelle servante, non au fait des choses, Quatre servit le seigneur lors d'un banquet. Déjà à moitié ivre, celui-ci voulu goûter aux lèvres du jeune homme. Il refusa et devant l'assemblé, gifla le maître des lieux en criant :
Je suis à Trowa.
Le silence accompagnant son geste rendit mesure à l'acte commis. Et il se retrouva bien vite aux cachots, en compagnie des rats.
Apprenant ce fait d'une amie sûre, Trowa réussi a pénétrer dans l'antre et a retrouver Quatre. Ils y dormir, réunit, jusqu'à l'entrée du seigneur qui, comprenant la situation d'un regard, eut un sourire n'annonçant rien de bon à nos deux tourtereaux.
Enfermant Trowa dans la même cellule que son âme sœur, Zechs déclama :
Profitait bien de votre dernière nuit, les amoureux. Demain, vous serez brisé.
Le lendemain arriva malheureusement bien vite mais, à la grande surprise général, le seigneur Merquise ne les tua pas.
Accompagné de quelques gardes, il les conduisit en haut du beffroi où, sur ordre, les gardes les enchaînèrent à deux planches suspendues au dessus du vide et accroché à l'horloge.
Une lourde chaîne en fer, maintenue au poignet par un 'bracelet' avait à son bout un marteau. Une cloche complétait le tableau.
Je vous offre la place de l'homme qui devait indiquer les heures à la ville, grâce à son marteau, et qui vient de mourir. Vous le remplacerez. Chaque heure, vous devrez faire sonner la cloche, avec le nombre exacte de coup. Quelque soit le temps quelques soit l'heure. Vous serez condamnez à jamais à vous regarder, sans jamais plus vous toucher, car les chaînes sont trop courte pour que vous puissiez vous rejoindre, et la distance, telle que vous vous en apercevez avec votre tentative futile, ne vous permet pas de vous toucher les doigts.
Et ces ainsi que se termine cette histoire. Triste et douloureuse, Quatre et Trowa vécurent de nombreuses années et sonnèrent eux-mêmes leur dernière heure…Désormais, se sont des automates à leurs effigies qui ont pris leur place, sonnant, comme toujours, l'heure aux habitants de Calais…
Véridique : Les automates de Martin et Martine ornent toujours le beffroi de Calais.
