Réponse aux reviews :

Lil kumo : heureuse de voir que tu sais ENFIN te servir de !

Marnie02 : désolé, je ne connais pas la maman de duo…je n'y ais pas songée non plus…

Carina D : Contente de savoir que je te fais rire !

maNatsu : je suis désolée pour les fautes d'orthographes, quoique je fasse, il y en a toujours qui m'échappe !

Voici donc un nouveau conte modifié par mes soins. En espérant que vous retomberez en enfance…

Titre original : La belle au bois dormant.

Le beau au bois dormant.

Il y avait dans tes temps reculées, le roi Trowa et son compagnon, le roi Quatre qui se répétaient chaque jour :

« Ah ! Si seulement nous avions un enfant ! ». Mais ils n'en avaient toujours pas. Un jour Quatre était au bain, il advint qu'une grenouille sauta dans l'eau pour s'avancer vers lui et lui parler :

Ton vœu sera exaucé, lui annonça-t-il ; avant un an, tu mettras un fils au monde.

Ce que la grenouille avait dit se produisit, et le second roi donna naissance à un fils, et l'enfant était tellement joli que le roi ne se tenait plus de joie et fit donner une grande fête. Il ne se contenta pas d'y inviter ses parents, amis et connaissances, mais il voulut aussi que les fées y eussent part afin qu'elles fussent favorables et bienveillantes à l'enfant. On en comptait treize dans le royaume, mais comme il n'y avait que douze assiettes d'or au palais, pour leur servir le festin, il fallut en laisser une chez elle.

La fête eut lieu et le festin se déroula au milieu des splendeurs, puis, quand tout finissait, les fées revêtirent l'enfant de leurs dons merveilleux : de l'une, la vertu, de l'autre, la beauté, de la troisième, la richesse, et ainsi de suite pour tout ce qu'on peut souhaiter et avoir au monde. La onzième venait juste de prononçait son incantation, quand brusquement entra la treizième : celle qui n'avait pas été invitée et qui voulait se venger. Sans un salut ni seulement un regard pour personne, elle lança à voix haute sur le berceau cette parole :

- Le prince, quand il aura quinze ans, se piquera le doigt avec un fuseau et tombera mort.

Sans un mot de plus, elle fit demi-tour et quitta la chambre. Dans l'effroi général, la douzième fée, qui avait encore à prononcer son vœu, s'avança vers le berceau ; elle ne pouvait pas annuler la malédiction, mais elle pouvait en atténuer les effets, aussi prononça-t-elle :

- Ce n'est pas dans la Mort que sera plongée le prince, mais dans un sommeil profond de cent années.

Trowa, qui aurait, qui aurait bien voulu préserver son enfant chéri du mauvais sort, fit ordonner que tout les fuseaux soient brûlés dans le royaume tout entier. Les dons des fées se réalisèrent pleinement chez le prince qui devint si beau, si vertueux, si gracieux et si intelligent que tous ceux qui seulement le voyaient se sentaient obligés de l'aimer. La renommée de ses yeux d'une étrange couleur améthyste était suivie de près par sa réputation d'espièglerie et de gentillesse.

Le jour de ses quinze ans, il se trouva que les deux époux royaux furent absents et que le jeune prince resta tout seul au château, où il se mit à errer çà et là, visitant les chambres et les galeries, les salons et les resserres selon sa fantaisie et son humeur.

Sa promenade le conduisit finalement dans un très vieux donjon, dont il gravit les marches de l'étroit escalier tournant pour arriver devant une petite porte, tout en haut. Il y avait une vieille clef rouillée dans la serrure, et quand il la fit tourner, la porte s'ouvrit d'un coup, lui découvrant une chambrette où se tenait une vielle femme assise, le fuseau à la main, occupé à filer son lin avec beaucoup d'ardeur.

- Bonjour petite grand-mère, lui dit la prince, que fais-tu là ?

- Je file, dit la vielle avec un mouvement de tête.

- Et cette chose là, qui danse qui joyeusement, qu'est ce que c'est ? dit la damoiseau en s'emparant du fuseau pour essayer de filer lui aussi.

Mais il l'avait à peine touchée que l'incantation prenait son plein effet et qu'il se piquait le doigt. Ce fut à peine si il sentit la piqûre, car déjà il tombait sur le lit, derrière lui, et s'y trouvait plongé dans le plus grand sommeil.

Ce sommeil profond se répandit sur tout le château, à commencer par le rois qui venaient de rentrer et se trouvaient encore dans la grand-salle, où ils se mirent à dormir, et avec eux toute la cour. Alors les chevaux s'endormirent dans les écuries, et les chiens dans la cour d'entrée, et le feu lui aussi, qui cessa de flamber dans la cheminée, et qui se fit silencieux et s'endormit ; le rôti sur la broche cessa de grilloter, et le cuisinier qui allait tirer l'oreille du marmiton pour quelques bêtises le laissa et s'endormit. Même le vent se coucha, et plus la moindre feuille ne bougea sur les arbres tout autours du château.

Mais dans toute domaine la broussaille épineuse se mit à croître et à grandir, et à s'épaissir et à monter d'année après année, si bien que le château en fut d'abord tout entouré, puis complètement recouvert ; c'était à tel point qu'on ne le voyait plus du tout, non, pas même la bannière sur la plus haute tour. Et peu à peu, dans le pays, circula la légende du beau Fleur-d'Epine endormi sous les ronces, car tel était le surnom qu'on avait donné au prince, et des princes y venaient de temps à autres, qui voulaient se forcer un passage à travers les buissons pour pénétrer dans le château. Mais c'était impossible parce que les buissons d'épines, comme des mains, se tenaient fermement ensemble et les jeunes gens y restaient accrochés ; ils ne pouvaient plus s'en défaire et finissaient par mourir là de la plus misérable des morts.

Après bien des années et encore des années, il arriva qu'un fils de roi passa dans le pays et entendit ce que racontait un vieillard sur ce massif d'épines, et comment il devait y avoir un château par-dessous, dans laquelle un prince d'une beauté fabuleuse, surnommé Fleur-d'Epine, dormait depuis cent ans déjà et avec lui, dormait aussi les rois et la cour toute entière. Ce prince avait également entendu parler par son grand-père que de nombreux fils de roi étaient déjà venus et avaient essayé de passer à travers la broussaille, mais qu'ils en étaient tous restés prisonniers, mourrant là d'une affreuse mort.

Le jeune prince n'en déclara pas moins :

- Je n'ai pas peur : je veux y aller et vois le beau Fleur-d'Epine !

Le bon vieillard put bien lui déconseiller tant qu'il voulut, il n'écouta rien ni n'entendit de ce qu'on lui disait. Il est vrai que nul ne pouvait s'opposer à la détermination et au courage se lisant dans les yeux cobalts de ce jeune homme.

Mais en vérité, les cents années étaient révolue et était venues le jour du réveil du prince.

L'intriguant, guidé par les indications du vieillard, parvint à trouver l'amas de ronces qui bloquait l'accès du château. Se tenant en garde voyant les squelettes de ces prédécesseurs, il franchit les quelques pas le séparant des broussailles, préparant son épée. Mais, à sa grande surprise, les épines se desserrèrent d'elles-mêmes et lui ouvrirent un chemin le menant dans la cour de sa destination finale.

Il arriva là où le silence régnait en maître depuis de trop nombreuses décennies ; parcourant les couloirs obscurs, ses pas assourdis par la poussières qui s'était accumulé au fil du temps. Mû par un sentiment inconnu, il gravit l'étroit escalier menant à un ancien donjon.

Poussant la porte de ce qui s'avérait être une chambre, il tomba sur le plus beau spectacle qu'il n'est jamais. Couché là depuis un siècle, la plus belle des merveilles du monde attendait son réveil. Parcourant les derniers mètres qui le séparait du lit, Heero se permit d'abaisser ses yeux vers la créature qui lui avait ravit son cœur au premier regard.

Effleurant à peine les paupières de son bel endormi, le prince démit le sortilège qui s'était abattue sur la cours.

Tandis que Duo retrouvait ses esprits, les rois et la cours reprit ses anciennes activités. Le feu recommença à crépiter dans la cheminé, le rôti continua sa cuisson, le marmiton reçu sa punition…

Dans le donjon, un couple fit connaissance de la plus belle des manières car désormais, Duo avait trouvait son propre prince charmant, répondant au doux nom d'Heero.

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