I can be your hero
AUTEUR : Petitchaton
GENRE : Romance
PAIRING : Draco/Harry
RATING : M
DISCLAIMER : Tous les personnages ainsi que les lieux et les décors sont la propriété de l'écrivain JKR. La chanson « Hero » est la propriété de Enrique Iglésias. Seule l'intrigue m'appartient.
RESUME : Deux ennemis peuvent-ils s'éprendre l'un de l'autre ? Ont-ils le droit de s'aimer malgré des destinées différentes ? Et peut-on devenir un Héros pour l'amour d'une seule personne ?
AVERTISSEMENT : Cette histoire est un slash (relation entre personne du même sexe, dans le cas présent se sont deux hommes.)
NOTE DE L'AUTEUR : Je prends seulement en compte les cinq premiers tomes d'HP et une partie du 6ème mais pas la fin. Et un grand merci à Vif d'Or ma bêta sur cette fic.
Je voudrais remercier Missicha, Sista Malfoy, zouzou, Caelicola 7, Vif d'Or, Ishtar 205 pour m'avoir laissé un petit message d'encouragement. Ca fait toujours plaisir de savoir que l'histoire plait à d'autres fans d'Harry Potter. Je m'excuse si j'ai oublié de citer quelqu'un et je remercie aussi tout ceux qui me lisent même si je ne reçois aucun review.
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Chapitre2: I just want to hold you
Je suis debout devant la porte du cachot numéro six depuis quelques minutes, attendant impatiemment l'arrivée du professeur Slughorn. Tu n'es pas encore là mais cela ne m'inquiète pas puisque tu as la fâcheuse tendance d'être toujours en retard contrairement à moi qui suis d'une ponctualité affligeante. Tu finis par arriver en compagnie de notre maître de Potions qui est, une fois de plus, en train de te complimenter.
C'est fou comme cet homme peut aimer la célébrité, l'argent et l'intelligence. Pour lui plaire, il suffit de remplir un de ces trois critères indispensables pour avoir le droit de graviter autour de lui. Moi, je ne fais pas partie de son clan de chouchous pour la simple et bonne raison que mon père est un mangemort reconnu. Bizarrement, ma marque commence à brûler désagréablement à cette pensée et machinalement, je caresse de ma main droite mon avant-bras gauche douloureux.
Depuis plusieurs mois déjà, je refuse de me regarder nu dans un miroir car je déteste ce tatouage qui me rabaisse au rang de simple objet. Car je hais le sorcier qui m'a marqué comme un vulgaire animal moi qui suis du sang le plus pur. Car j'ai tellement honte de devoir m'agenouiller et d'être obligé de me traîner aux pieds d'un homme pour avoir le droit de rester en vie. C'est tellement injuste car je n'ai pas eu le choix.
J'en ai marre d'être jugé par tous ces autres qui ne sauront jamais ce que j'ai dû endurer pour avoir le droit de voir un nouveau jour se lever. J'en ai raz le bol de ton meilleur ami qui se croit supérieur à moi alors que lui n'a pas du sacrifier sa liberté et sa fierté pour sauver la vie de ses parents. J'en ai ma claque aussi de ta Sang de Bourbe d'amie qui ne peut même pas envisager que je n'ai jamais eu envie de tuer quelqu'un pour préserver les êtres qui me sont chers.
Et comme toujours lorsque je pense à tout cela, une tristesse sans nom m'envahit et des larmes viennent perler au coin de mes yeux. J'ai si peur si tu savais ! Tellement peur que je dois souvent me mordre les lèvres jusqu'au sang pour m'empêcher de te supplier de me sortir de cet enfer. Tellement peur parce que je sais ma mission impossible à réussir et pourtant, il en va de la vie de ma mère et de la mienne.
Je n'ai pas le droit de décevoir le Maître même si au fond de moi, tout n'est que haine et mépris envers cet être qui m'a volé l'attention et l'amour de mes parents. Je ne peux pas me permettre d'échouer même si je sais que tu me haïras pour toujours lorsque j'aurai pris la vie de ton mentor. Et j'aimerais tellement pouvoir changer les choses car je ne connais que trop bien la faiblesse qui vit en moi. Cette faiblesse qui, j'en ai conscience, m'empêchera de le tuer une fois le moment venu.
Je suis bien trop lâche pour réussir à prendre la vie d'un être humain de sang froid. Et puis, je ne désire pas que tu me détestes de nouveau. Je veux au contraire que tu m'aimes et que tu comprennes ce que je m'apprête à faire à cause du courage qui m'a manqué pour dire non à Voldemort. Et j'espère que tu me pardonneras d'avoir trop aimé la vie pour réussir à accepter la mort à 16 ans à peine. Slughorn me tire de mes sombres pensées en me saluant froidement alors que nous entrons dans le cachot humide où deux chaudrons sont déjà prêts à être utilisés.
Deux minutes plus tard, nous ne sommes plus que deux dans la salle de classe déserte et je sens ton anxiété augmenter lorsque tes yeux parcourent la liste des potions que nous devons réaliser. Elles sont plutôt banales mis à part la potion de sommeil sans rêve qui est un peu plus complexe mais qui reste de notre niveau. Sans un mot, j'entreprends de faire chauffer l'eau de mon chaudron pendant que tu pars chercher les ingrédients dont nous aurons besoin. Silencieusement, je commence à couper en petits dés réguliers mes ventricules de dragon alors que tu restes complètement immobile à quelques pas de moi le visage fermé et contracté.
« - Potter, tu as l'intention de commencer à travailler lorsque j'aurai fini ? »
Je n'ai pas pu m'empêcher d'être un peu mordant mais tu ne réagis pas à la remarque acerbe que je viens de te lancer. Tu te contentes de me jeter un regard effaré et ta peur devient presque palpable alors que ton aura magique envahit peu à peu la pièce m'intoxiquant de ton parfum et de ta puissance. J'hausse un sourcil ironique face à ta réaction que je ne comprends pas.
« - Je sais très bien que l'Avada Kedavra que tu t'es ramassé en plein visage lorsque tu étais petit a considérablement réduit ton nombre de neurones mais là, c'est encore pire que ce que j'imaginais ! »
De nouveau, tu ne me réponds pas tandis que je continue de hacher mes feuilles séchées de saule cogneur tout en te disant cette phrase d'une voix moqueuse. J'attends pendant quelques secondes l'éclat de colère qui devrait suivre normalement mais seul le silence me répond. Je finis donc par abandonner mon travail pour me concentrer sur toi et sur ton attitude étrange. Tu es toujours debout au milieu du cachot, tes mains serrées en poing comme si tu te retenais de me frapper. Mais je sais que ce n'est pas moi qui suis responsable de ton état. Je lis dans ton regard une détresse sans nom avant que tu ne détournes les yeux pour fixer ton chaudron dans lequel il n'y a toujours rien.
« - Je…Je suis incapable de faire…De faire ces potions ! J'ai eu de bons points parce que…Parce que je triche depuis le début de l'année. Il…Il faut que tu…Que tu m'aides sinon Slughorn va comprendre la supercherie… »
Je reste paralysé pendant un long moment ne sachant pas comment réagir face à ta déclaration. Puis, je sens une fureur sans nom m'envahir à l'idée que tu mens depuis la rentrée me volant parfois la place de premier de classe alors que tu es incapable de réaliser une potion de niveau de première année ! Ensuite, je prends conscience de la confiance que tu viens de m'accorder en me révélant le secret de ta réussite. Et une fois de plus, je suis partagé entre mon désir de te faire payer cette tricherie et celui de te rassurer.
« - Hé bien, je ne m'attendais pas du tout à ça venant de ta part ! J'accepte de t'aider mais je mets une condition à cela. J'exige quelque chose en échange de mon silence et de ma complicité dans cette mascarade. »
Certes, je suis fou amoureux de toi mais je n'en perds pas pour autant les réflexes que mon père m'a inculqué depuis mon plus jeune âge. Un Malfoy ne fait jamais rien gratuitement et surtout, un Malfoy tire honteusement profit de chaque situation qui se présente à lui. Et j'espère bien obtenir des dédommagements pour te faire payer cette traîtrise et le culot qui t'a permis d'oser me réclamer de l'aide.
« - Qu'est-ce que tu veux ? Que je te laisse gagner au Quiddich ? »
Je te souris mystérieusement ne répondant pas à ta question pendant que je commence à faire chauffer l'eau de ton chaudron réfléchissant à toute vitesse aux tâches que je peux te confier sans risquer de rater la potion que je m'apprête à faire à ta place. D'une voix polaire, je t'ordonne de couper en petits morceaux les branches de branchiflore pendant que je prépare la poudre de salpêtre pour la potion de sommeil sans rêve.
Nous travaillons ainsi pendant plus de quatre heures dans le silence le plus complet seulement entrecoupé par ma voix autoritaire qui te dit quoi faire pour m'avancer dans mon travail. Tu te révèles finalement être un excellent assistant à la fois rapide, docile et consciencieux dans les tâches que je te confie. Je m'autorise un petit sourire lorsque je jette les trois gouttes de sang de phoenix qui conclue la préparation du dernier remède. Maintenant, il faut laisser mijoter pendant une demi-heure et nous aurons fini pour aujourd'hui.
« - Voilà, il ne reste plus qu'à laisser chauffer pendant 30 minutes et nous pourrons mettre la potion de sommeil sans rêve en fioles. »
Tu acquiesces silencieusement commençant déjà à ranger et à nettoyer les ustensiles que nous avons employés. Tu entreprends ensuite de laver ton chaudron m'offrant ainsi une vue imprenable sur ta chute de reins lorsque tu te penches vers l'avant afin de ramasser l'éponge que tu viens de laisser tomber. Je sens la brûlure habituelle du désir me consumer le bas ventre comme à chaque fois que je te regarde trop longtemps.
Je m'approche donc à pas feutré de toi qui continue ton travail ignorant totalement mon approche et sans prévenir, mes bras s'enroulent autour de ta taille fine plaquant ton corps mince contre le mien beaucoup plus musclé. Tu sursautes contre moi cherchant à te dégager discrètement de mon étreinte possessive alors qu'une rougeur certaine te monte au visage lorsque je te serre davantage contre moi.
« - Qu'est-ce que tu fous, Malfoy ? Lâche-moi ! Je…Je dois finir de laver ce chaudron avant que le professeur Slughorn ne revienne ! »
Ta voix tremblante au début se raffermit à la fin de ta phrase et tu me repousses fortement me montrant que tu n'as pas l'intention de te laisser intimider par ma grande taille et ma musculature imposante comparées à toi si petit et si frêle. Je t'adresse mon sourire le plus séducteur sachant à présent quelle récompense je désire obtenir pour mon aide et ma discrétion. Je te veux et je t'aurai. Peu m'importe si je dois te forcer un peu la main puisque la fin justifie toujours les moyens.
« - Et ma récompense, alors ? Tu me dois quelque chose Potter et j'ai le droit de te demander ce que je veux. »
Tu me lances un regard inquiet à cette phrase et je devine ta nervosité à la manière dont tu mordilles la lèvre inférieure semblant craindre mes prochaines paroles. Oh mon doux amour, je ne te forcerai jamais et j'ai conscience des limites que je ne peux pas dépasser. Certes, je te désire comme un fou mais je t'aime encore plus et je ne pourrais jamais poser les mains sur toi en te sachant non consentant. Bien sûr, tu ne sais pas tout ça et je n'ai pas l'intention de te révéler les tourments de mon cœur.
« - Que…Que veux-tu en échange de ton aide ? »
Un instant, j'ai la sotte envie de te répondre que c'est toi que je veux mais j'empêche les mots de s'échapper de ma bouche. Je réfléchis quelques secondes à la réponse que je vais te formuler et un sourire vient étirer mes lèvres une fois de plus. Tu sembles tellement perdu que je n'arrive pas à me montrer cruel avec toi et malgré moi, ma main se lève pour caresser ton visage tendrement.
« - Pour le moment, je ne te demande qu'un simple baiser. »
Tes yeux s'ouvrent démesurément à ma requête et tu recules brusquement semblant vouloir fuir loin de ce cachot trop petit pour contenir tous nos sentiments contradictoires. Je te vois rougir encore un peu plus et tu commences à tripoter nerveusement le bout de ta manche gauche n'osant pas lever les yeux vers moi qui sens ma retenue disparaître peu à peu face à cette image si candide et si érotique de toi.
« - Je ne peux pas et tu le sais très bien. Je…Je sors avec Ginny et je la tromperais si j'acceptais de t'embrasser de mon plein grés même si c'est pour payer la dette que j'ai envers toi. Et puis, nous sommes ennemis ! Ta demande est donc vraiment incongrue et débile…Je… »
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je suis devant toi à quelques centimètres à peine de ta bouche ensorcelante. Tu te tais immédiatement me jetant un regard rempli de désir et de peur. Je lis parfaitement sur ton visage empourpré l'envie que tu as d'être embrassé par moi. Mais je me contente de souffler sadiquement sur tes lèvres entrouvertes me faisant violence pour ne pas me jeter instantanément sur toi comme un affamé.
« - Regarde-toi ! Tu es tout tremblant alors que je te frôle à peine ! A quoi bon te mentir et me mentir ? Tu veux que je t'embrasse et tu te moques complètement de trahir la Wesmoche avec moi. Tu l'as déjà trompée de toute façon. Tout ce qui te retient, c'est la peur que tu éprouves à l'idée d'être attiré par un mec et qui plus est, par ton ennemi. »
Tu secoues violement la tête de droite à gauche voulant nier ce que je viens d'affirmer. Je me penche encore un peu jusqu'à ce que mon souffle se mêle au tien sans pour autant être en contact direct avec toi. Un gémissement incontrôlable t'échappe à cette douce caresse qui me met, moi aussi, à l'épreuve parce que je meurs d'envie de cesser ce jeu pour enfin prendre ta bouche avec la mienne.
« - Ose prétendre que tu n'en as pas envie alors que tu n'es même pas capable de t'empêcher de gémir de désir. Dis-le Potter et je réaliserai ton souhait. »
Pour le moment, tout ce qui compte à mes yeux, c'est que tu acceptes ce que tu éprouves pour moi car cela rendra ton infidélité plus facile à provoquer. Je te vois lutter vainement contre tes propres pulsions tes mains se serrant convulsivement en poings contre ton corps tendu d'anticipation et de désir. Finalement, tu sembles rendre les armes puisqu'un doux soupir de résignation t'échappe venant frôler ma peau d'une manière incroyablement provocante.
« - Embrasse-moi ou je vais devenir fou… »
Tu as chuchoté ces quelques mots d'une voix presque inaudible mais je me moque bien de ce détail. Je pose doucement ma bouche sur la tienne voulant profiter de cette étreinte au maximum et lentement, je laisse mes bras s'enrouler autour de ton corps svelte pour te plaquer contre moi de manière possessive. Tu réponds timidement à mon baiser avant de te laisser finalement aller à la passion qui nous unit.
Il me semble que nous nous effleurons pendant une éternité entière avant que tu ne décides d'approfondir les choses en glissant ta langue entre mes lèvres plus que consentantes. Nos langues se rencontrent doucement, se frôlant pour s'apprivoiser avant de s'unir violement avec un désespoir incroyable. Rien ne semble pouvoir nous séparer sauf les bruits de pas au loin qui m'arrachent à toi alors que nous levons tous deux la tête vers la porte close du cachot.
En moins de deux secondes, nous sommes loin l'un de l'autre et nous entendons les pas se rapprocher de plus en plus rapidement de nous. La porte s'ouvre finalement avec fracas sur Slughorn, McGonagall et Rogue qui se figent dans un bel ensemble une fois entrés dans la salle de classe. Dumbledore survient à son tour souriant mystérieusement de cette manière que je déteste car elle me donne toujours l'impression qu'il sait tout ce qui se passe dans cette école.
« - Hé bien, n'avais-je pas raison en vous affirmant qu'il n'y avait aucun motif de craindre pour la vie de Monsieur Malfoy ou de Monsieur Potter ? Il semble qu'ils aient réussi à mettre leurs différends de côtés pour travailler ensemble. »
Rogue nous jette un regard suspicieux cherchant à voir si tu m'as fait la moindre chose. Je sais pertinemment qu'il veille sur moi à cause de la promesse qu'il a faite à ma mère et sa protection me rend furieux une fois de plus. Je ne supporte pas de savoir sa trahison envers toi et envers l'Ordre du Phoenix et je dois souvent me mordre les lèvres jusqu'au sang pour m'empêcher de lui cracher au visage tout mon dégoût et toute ma haine envers ce qu'il représente.
Comment cet homme si brillant et si intelligent peut-il croire que Voldemort est le chemin qu'il faut suivre pour obtenir un monde meilleur et plus juste ? Même moi, qui n'ai que seize ans, je sais déjà que les promesses de mon Maître ne sont que des mensonges. A quoi bon être un sang pur si l'on n'a aucun pouvoir ? Parce qu'il faudrait être aveugle pour ne pas avoir remarqué que les sorciers les plus puissants sont toujours des Sangs Mêlés ou des Sangs de Bourbes et jamais des Sangs Purs de longue lignée !
Je sens le regard noir corbeau du professeur Rogue parcourir plusieurs fois mon corps avant de s'arrêter longuement sur ma bouche rougie par le baiser que je viens d'échanger avec toi. Je ferme immédiatement mon esprit l'empêchant ainsi de violer ma vie privée comme il le fait constamment depuis que je suis à Poudlard. Bien sûr, je sais depuis longtemps que c'est mon père qui lui a demandé d'espionner le moindre de mes faits et gestes grâce à la legimencie. Mais beaucoup de choses ont changées depuis ma première année d'étude ici et je suis notamment devenu hermétique à toute intrusion mentale.
Mon esprit est un mur de béton infranchissable même pour Tom Jedusort et Dumbledore qui sont pourtant reconnus comme étant de très grands legimens. Ton esprit à toi, par contre, est une véritable passoire malgré les cours que tu as reçus en 5ème et je suis donc agréablement surpris lorsque je me vois incapable de pénétrer tes souvenirs. Tu sembles décidé à garder secret ce qui vient de se passer entre nous et je te suis reconnaissant pour cela car je n'ai pas la moindre idée de comment je pourrais justifier mon comportement devant ma mère et Voldemort.
Slughorn contrôle rapidement nos potions avant de te féliciter personnellement et de nous donner rendez-vous samedi prochain. Il ne me regarde pas une seule fois me congédiant d'un simple geste de la main sans m'adresser la moindre parole. Je quitte donc le cachot avec un étrange sentiment de tristesse enserrant ma gorge. J'aurais aimé être complimenté pour le travail que je viens de réaliser mais je me garde bien de montrer ma déception.
J'entends vaguement les pas d'une autre personne derrière moi et j'espère secrètement que ce ne soit pas le professeur Rogue. Je ne veux pas qu'il me propose son aide une fois de plus car il ne peut rien faire pour moi en réalité. Tout ce que je désire à présent, c'est être avec toi et je ne suis pas sûr qu'il puisse comprendre cette étrange envie qui m'étreint constamment le cœur.
Je fais donc volte face déjà prêt à envoyer promener mon professeur mais au lieu de croiser ses yeux noirs, je plonge directement dans une mer émeraude qui me paralyse. Tu me regardes avec étonnement, arrêtant d'avancer toi aussi pour t'immobiliser devant moi. Je vois tes yeux se poser immédiatement sur ma bouche et je devine l'envie que tu éprouves de m'embrasser à nouveau.
Mais tu finis par me dépasser rapidement continuant ton chemin en direction de la salle commune des Gryffondors. Tu commences soudain à courir comme un forcené me laissant seul dans ce couloir si froid et si sombre sans ta présence à mes côtés. Et au moment où tu disparais de mon champ de vision, je sens un horrible frisson me parcourir le dos car je me retrouve à présent seul avec ma solitude. Seul avec mon désir de toi.
Mais surtout tellement seul avec mon amour inavouable…
OooooooooO
Voilà un nouveau chapitre de terminé ! Reviews please !!
Kiss
Petitchaton
