I can be your hero

AUTEUR : Petitchaton

GENRE : Romance

PAIRING : Draco/Harry

RATING : M

DISCLAIMER : Tous les personnages ainsi que les lieux et les décors sont la propriété de l'écrivain JKR. La chanson « Hero » est la propriété de Enrique Iglésias. Seule l'intrigue m'appartient.

RESUME : Deux ennemis peuvent-ils s'éprendre l'un de l'autre ? Ont-ils le droit de s'aimer malgré des destinées différentes ? Et peut-on devenir un Héros pour l'amour d'une seule personne ?

AVERTISSEMENT : Cette histoire est un slash (relation entre personne du même sexe, dans le cas présent se sont deux hommes.)

NOTE DE L'AUTEUR : Je prends seulement en compte les cinq premiers tomes d'HP et une partie du 6ème mais pas la fin.

Je voudrais avant tout adresser un très grand merci à Vif d'Or, ma bêta adorée et adorable. Je viens de remarquer avec honte que je ne l'avais pas mentionné dans les autres chapitres alors que, grâce à elle, mes textes deviennent de plus en plus beaux. Donc, je te dis un grand merci my little mummy !

Je voudrais également remercier goelandrouge, keurjani, Mayura 02, lo hana ni, Vif d'Or, Wildyheart, Ishtar 205 pour m'avoir laissé un petit message d'encouragement. Ca fait toujours plaisir de savoir que l'histoire plait à d'autres fans d'Harry Potter. Je m'excuse si j'ai oublié de citer quelqu'un et je remercie aussi tout ceux qui me lisent même si je ne reçois aucun review.

OooooooooO

Chapitre3: You're here tonight

Je suis de nouveau face au cachot numéro six attendant ton arrivée et celle du professeur Slughorn. Je n'ai pas eu l'occasion de te parler depuis samedi et une certaine exaltation coule dans mes veines à l'idée que nous allons être seuls, une fois de plus, pendant quelques heures. Je repense à la caresse torturante de ta bouche sur la mienne et je souhaite revivre ce moment inlassablement jusqu'à ce que la mort nous sépare.

Je n'ai jamais cru que je pourrais un jour tomber amoureux de quelqu'un. Et encore moins, de quelqu'un comme toi. Mon père m'avait si souvent mis en garde contre ce sentiment traître depuis mon enfance que j'étais stupidement convaincu d'être devenu imperméable à lui. Les quelques filles qui avaient traversé ma courte existence en 16 ans, étaient juste là pour me faire découvrir ma sensualité et tous les avantages que je pouvais en retirer en l'utilisant sur les autres.

Et puis, il y a eu toi.

Toi et tes grands yeux émeraude toujours en train de m'épier et de me questionner silencieusement. Toi qui ne m'as pas jugé comme les autres après l'arrestation de mon père au Ministère de la Magie. Toi qui m'as pardonné d'être ce que je suis à cause de l'éducation qui m'a été donnée. Toi qui m'as protégé contre tous lorsqu'ils ont voulu me faire payer les meurtres et les abominations commises par ma famille.

Toi et ton corps trop petit et trop maigre pour un garçon de 16 ans. Toi et tes mains brunes aux longs doigts fins comparables à ceux d'un pianiste. Toi et ta bouche pulpeuse, rouge comme le sang, rouge comme la passion mais surtout, rouge comme l'amour. Toi et ton innocence si éclatante qu'elle a éveillé en moi le désir irrépressible de la détruire, de la salir de tous les plaisirs interdits que je peux t'apprendre.

Toi qui m'as fait prendre conscience de mon attirance pour les garçons. Ou plutôt, pour un garçon. Pour toi. Si tu savais combien de fois, je me suis haï pour avoir la faiblesse de laisser trop souvent mes mains apaiser le feu de mes veines en pensant à ton sourire qui ne m'est jamais adressé. Et alors que mes doigts m'apportent le plaisir, je souhaite toujours secrètement que se sois toi qui me touches avec la même délicatesse et la même tendresse que tu as avec la Wesmoche.

Au début, je pensais que j'étais juste vaguement attiré par l'interdit que tu représentais. Puis, peu à peu, j'ai pris conscience de la réalité de mes sentiments quand je t'ai vu avec la Belette femelle. J'ai alors compris que cette douleur que j'éprouvais au fond de ma poitrine était une jalousie sourde et maladive. J'ai compris que je t'aimais quand j'ai commencé à souffrir quand tu souffrais, à rire quand tu riais, à vivre uniquement à travers toi.

J'en suis arrivé là dans mes réflexions lorsque tout-à-coup, tu me surprends en ouvrant la porte du cachot contre laquelle j'étais appuyé. Je vacille un instant avant de retrouver mon équilibre et je plonge mon regard gris dans tes émeraudes. Tu es visiblement arrivé bien avant moi aujourd'hui et Slughorn me réprimande vertement pour les quelques minutes de retard que j'ai puisque je vous attendais dehors et non l'intérieur de la salle de classe.

Cinq minutes plus tard, notre maître de potions s'éclipse nous laissant avec six décoctions à réaliser toutes plus compliquées les unes que les autres. Nous travaillons une fois de plus en silence, mêlant dextérité et rapidité et trois heures plus tard, je bouche la dernière fiole de potion anti-douleur avant de soupirer de contentement. Je suis assez fier de moi-même et du travail que j'ai accompli en un temps record.

« - Que désires-tu cette fois-ci en échange de ton silence et de ton aide ? »

Ta voix me sort de mes pensées et je te regarde avec un mélange d'excitation et d'incrédulité face à ton audace. Toi, tu te contentes de me toiser fièrement semblant prêt à assumer la portée de tes paroles sans faiblir. Et cette arrogance me déplaît fortement. Je préfère te voir rougir délicatement sous mes regards de braise. Je te trouve tellement plus mignon avec les joues rouges. Je décide donc de te taquiner un peu pour voir jusqu'où, tu es prêt à pousser le jeu de la provocation.

« - Je veux te baiser. »

Tu ouvres la bouche de stupeur et je vois ta peau halée se colorer peu à peu de vermeil alors que tu assimiles ce que je viens de te dire d'une voix détachée. J'apprécie déjà beaucoup plus l'air intimidé que tu affiches maintenant, chassant toute insolence de ton visage si doux et si juvénile. Je m'avance vers toi inconsciemment ne pouvant pas m'empêcher d'être attiré par ta lumière et je plaque brusquement mes lèvres sur les tiennes. Je t'embrasse doucement pendant une éternité avant de laisser ma passion s'exprimer plus librement.

Je te pousse violement contre le bureau de bois qui se trouve derrière toi, te forçant à t'asseoir dessus afin que tu ne sois pas écrasé par mon corps. Mes mains partent avidement à l'exploration de cette terre inconnue que représente ton corps à mes yeux. Tu gémis sourdement quand deux de mes doigts se referment sur un de tes tétons le pinçant à travers ton uniforme. Ce son m'excite encore un peu plus si c'est possible et je te pousse davantage sur la table, te contraignant à t'allonger sur le dos en plaquant mon torse contre le tien.

Je crois devenir fou lorsque timidement, tu commences à répondre à mon étreinte passionnée. Cependant, tu finis par détacher subitement ta bouche de la mienne, cherchant à retrouver ton souffle alors que mes lèvres se perdent dans ton cou à la douce odeur parfumée. Je te sens te raidir quand je poursuis ma décente le long de ta gorge gracile et sucrée en ignorant tes faibles protestations. Tu te décides à balbutier quelques mots inaudibles que je ne comprends pas te forçant à répéter ta phrase d'une voix plus forte mais toujours aussi tremblante.

« - Non…Je t'en prie…Pas comme ça…Pas ici… »

Je me détache de toi, prenant seulement conscience que mes mains sont déjà en train de se glisser dans ton pantalon. Je croise tes yeux remplis de larmes et je me déteste pour te faire du mal alors que je m'étais promis de ne plus jamais te faire souffrir. Je te lâche donc subitement, esquivant déjà un pas pour m'éloigner mais contrairement à ce que je m'attendais, tu me retiens avec force m'empêchant de briser totalement notre étreinte. Je réalise ce que tu viens de dire et la stupéfaction me cloue sur place lorsque tu te serres tendrement contre moi en te remettant en position assisse.

Je n'arrive pas à me faire à l'idée que tu viens de sous-entendre que tu étais d'accord pour coucher avec moi pourvu que ça ne soit pas maintenant dans le cachot numéro six. Et au lieu d'être fou de bonheur, je sens juste une étrange douleur m'étreindre le cœur à cette idée. Oh Harry, je désire être tellement plus qu'une simple expérience sexuelle d'une nuit ! Je veux posséder tellement plus que ton corps. Ce que je souhaite avoir de toi, c'est ton cœur et ton âme. Oui, ce que je désire obtenir de ton être se sont toutes ses choses que l'on n'offre jamais à un ennemi.

Et ces inepties, qui habituellement me font grimacer de dégoût, prennent tout leur sens quant elles se conjuguent avec toi. Merlin, pourquoi a-t-il fallu que ça tombe sur nous ? Qu'ai-je fait pour mériter un tel châtiment ? Car t'aimer est la meilleure et la pire chose qui me soit arrivée. Mes yeux commencent à piquer désagréablement tandis que je lutte contre les larmes. Sais-tu ce qu'il y a de pire que d'aimer une personne qui ne t'aime pas ? C'est d'aimer quelqu'un qui t'aime mais avec qui tu ne pourras jamais être.

Je me dégage tristement de tes bras, voulant me trouver partout sur cette terre sauf ici à tes côtés. Car je sais que tu es amoureux de moi, même si tu ne me l'as jamais avoué et que tu ne me le diras sans doute jamais. Tout comme moi d'ailleurs, je ne te dirai sans doute jamais ce que j'éprouve lorsque je te vois. Il me suffit pourtant de te regarder pour lire tout cet amour que tu es incapable de dissimuler en bon Gryffondor que tu es.

Mais nousest impossible.

Pour la première fois depuis que j'ai compris mes sentiments à ton égard, je prends conscience qu'être avec toi me ferait plus de mal que de bien. Parce que je n'aurais toujours de ta personne qu'un minuscule morceau de ton corps que tu me concéderas de temps à autres loin des regards indiscrets. Tu ne commettrais pas l'erreur de donner plus de ton être à un mangemort. Et moi, je ne pourrais jamais accepter de n'être qu'une parenthèse dans ta petite vie rangée et parfaite de Super Héros.

J'ai beaucoup trop de fierté pour cela. Comme tu es beaucoup trop orgueilleux pour reconnaître tes sentiments devant tes meilleurs amis. Je ne veux pas passer mon existence à jouer la comédie de la haine alors que la nuit venue, tu me rejoindras avec un air coupable. Et lorsque je t'aimerais, j'aurais moi aussi l'impression de commettre un crime impardonnable. Alors, à quoi bon se faire tout ce mal inutilement ? A quoi bon vouloir se convaincre que quelque chose est possible entre nous ?

Je sais que ta curiosité légendaire et ton courage incroyable te pousseraient à tenter l'aventure sans tenir compte des conséquences de tes actes. Oh oui, ce genre d'attitude serait tout à fait toi. Mais moi, je ne peux pas m'empêcher de penser déjà à demain. À demain qui viendra trop vite et qui nous séparera. Je ne suis pas assez bête pour croire que l'amour, même avec un grand A, peut triompher de tout.

Si ce n'est pas le temps qui nous éloignera, alors se seront tes amis ou les miens. Si ce n'est pas cela, ce sera le regard des autres ou leurs jugements. Ou encore peut-être tes opinions ou mon éducation. Qui sait si ce n'est pas tout simplement la guerre, qui ferra de toi un héros et de moi, un traître, qui nous séparera. Il y aura forcément quelque chose qui finira par se mettre entre nous. Oh Harry et je suis si lâche…

Je n'ai pas la force de me battre contre des moulins à vent qui sortiront vainqueurs. Non, je préfère ne rien avoir de toi plutôt que de ne posséder qu'une partie de ton être. Je préfère ne jamais connaître le goût de ta peau au lieu de devoir m'en passer un jour lorsque notre histoire sera finie. Certes, ma décision est égoïste mais je m'en moque éperdument. Après tout, tu as Wesmoche pour te consoler, non ?

Je m'éloigne encore un peu plus de toi qui fronces les sourcils à mesure que je recule pour mettre de la distance entre nous. Pourtant, je sens mon érection frotter douloureusement contre le tissu soyeux de mon pantalon d'uniforme et tes joues rouges me confirment que tu as parfaitement perçu mon excitation lors de notre étreinte passionnée sur le bureau du professeur Slughorn.

« - Je suis désolé…Ce n'est pas toi, le problème…C'est…C'est moi. Je…J'ai envie de toi mais…Hum…Je suis…Je suis encore vierge. »

Je me fige sur place en entendant ta dernière phrase alors que ton visage s'embrase après ton tendre aveu. Et je me sens coupable une fois de plus à cause de mon comportement ridicule et puéril. Mais j'ai tellement peur de souffrir que je préfère me priver de ta présence plutôt que de risquer de te perdre. Seulement, je n'avais pas pensé que tu pourrais interpréter ma réaction comme un rejet. Malgré moi, je te serre une nouvelle fois dans mes bras, voulant faire disparaître de tes yeux cette douleur que j'ai provoquée involontairement.

J'aimerais t'avouer mes peurs et t'expliquer mon geste mais cela me rendrait trop vulnérable. Alors, je préfère garder le silence et prendre le risque de te laisser t'immiscer dans ma vie même si ce n'est que le temps d'un rêve ou d'un mensonge. Tu pleures contre mon épaule ne cessant de t'excuser d'être encore trop pur pour arriver à te laisser aller. Sans t'en rendre compte, tu me murmures toute ton inexpérience et la gêne que tu éprouves à être attiré par un garçon. Et tes confidences me touchent plus qu'elles ne le devraient pour mon propre bien car je me sens obligé de te rassurer.

« - Ce n'est pas grave, Harry. Je comprends, ne t'inquiète pas. C'est normal d'être intimidé lorsqu'on ne connaît pas quelque chose. Je n'aurais jamais dû te demander ça. Je n'étais pas sérieux quand je t'ai dit que je voulais coucher avec toi. On ferait mieux d'arrêter tout avant qu'il ne soit trop tard. »

Tu relèves vivement la tête à mes derniers mots me fusillant de ton indomptable regard émeraude et je perçois une fureur sans nom qui émane de ta personne. Tu me repousses violement te relevant pour te placer devant moi à quelques pas à peine de la porte. Des larmes roulent encore silencieusement sur ton visage et je regrette amèrement d'être l'auteur de la souffrance que je lis dans tes yeux.

« - Tais-toi ! Je t'interdis de dire cela, je…Je ne renoncerai pas à toi ! Pas maintenant que je sais que l'attirance est réciproque ! Je veux tenter quelque chose avec toi parce que… Parce que si je dois mourir bientôt, je préfère partir sans éprouver le moindre regret même si pour cela, je dois avoir des centaines de remords ! Je t'… Je t'apprécie beaucoup. Laisse-nous une chance, je t'en prie… »

Je te regarde agréablement surpris par ton discours que tu as achevé d'une voix déchirée par les sanglots. Nous laisser une chance ? Est-ce vraiment bien raisonnable ? Merlin, j'ai tellement envie d'y croire tout à coup ! Tellement envie de tenter le tout pour le tout avec toi mais…M'accepteras-tu réellement tel que je suis ? Pourras-tu encore me regarder lorsque tu sauras que je suis marqué ?

« - Harry, réfléchis. Je suis un mangemort et tu es le Survivant. Rien n'est possible entre nous. »

Tu secoues la tête de droite à gauche pour me signaler ton désaccord. Je relève donc la manche gauche de mon uniforme, dévoilant pour la première fois mon avant bras devant quelqu'un depuis que je suis marqué. Et elle est bien là, profondément imprimée dans ma chaire, sa couleur noire ressortant surnaturellement sur ma peau laiteuse presque translucide.

Mais tu me surprends une nouvelle fois en fixant sans sourciller l'horrible tête de mort qui macule mon bras. D'un geste tendre, tu frôles du bout de tes doigts les contours douloureux du tatouage. Aucun dégoût n'est visible sur ton visage. Aucune haine ne s'affiche sur tes traits. Juste une triste résignation qui me fait plus mal que tout ce que j'aurais pu imaginer comme réaction de ta part.

« - Ce n'est pas une surprise. Je le sais depuis les vacances lorsque je t'ai croisé chez madame Guipure. Tout le monde fait des erreurs et tu as le droit d'avoir tes propres opinions. Je ne te juge pas car tu ne me juges pas non plus. Je veux quand même être avec toi. »

Je n'ai plus aucun argument pour te résister puisque même le fait que je sois mangemort ne te rebute pas. De nouveau, ta supplication de nous laisser une chance revient me hanter. Je n'aurais jamais cru que tu puisses être beaucoup plus prêt que moi à assumer tous ces changements. Parce que je comprends à présent que si j'ai cherché par tous les moyens de te décourager, c'est en grande partie parce que je n'accepte pas encore ces transformations.

Mais je suis d'humeur romantique aujourd'hui et j'ai envie de croire en nous. J'ai vraiment envie de nous laisser une chance, aussi petite soit elle, d'essayer de nous aimer. Je me penche vers toi appuyant fermement ma bouche sur la tienne pour te faire comprendre que je suis d'accord pour tenter l'aventure. Je te sens sourire contre mes lèvres lorsque ma langue rencontre la tienne avidement et j'ai l'impression de revivre sous tes baisers. Nous restons un très long moment dans cette position, nous contentant de la caresse aérienne de nos bouches sans chercher à aller plus loin.

Je me surprends, une fois de plus, à vouloir mourir dans tes bras tellement je me sens bien en ta présence. J'aimerais que ce sentiment de plénitude ne me quitte jamais. Si tu dois te retrouver envoyé en enfer pour avoir tué un être humain alors, je te rejoindrai là-bas et ce sera pour moi le plus beau des Paradis. Je n'ai jamais cru que l'amour pouvait rendre un homme heureux. J'ai toujours perçu ce sentiment comme une honteuse faiblesse qui ne pouvait apporter que malheur et tristesse, dépendance et humiliation. Pendant toute mon enfance, c'est l'image qui m'a été donnée de l'amour par mes parents.

C'est pour cela que j'espérais de toutes mes forces ne jamais avoir la malchance de tomber amoureux. C'est à cause d'eux que j'ai voulu devenir cet être froid et insensible à tout pour ne jamais avoir à souffrir. Car, ça fait trop mal d'aimer. Car l'amour détruit trop de choses qui ne devraient jamais être démolies. Car, il force l'être humain à oublier sa fierté et son honneur. Car il rabaisse l'homme le plus puissant au simple rang d'animal dépendant et servile. Comme ma mère l'est pour mon père.

Si tu savais le nombre de fois où je l'ai vue se traîner aux pieds de mon géniteur en pleurant misérablement sur sa faiblesse. Si tu pouvais seulement entrevoir tout ce qu'elle a accepté d'endurer par amour pour mon paternel. Elle a accepté de devenir un pion de plus entre les mains de Voldemort. Elle l'a laissé partir loin d'elle pour accomplir les noirs desseins de son Maître qui est aujourd'hui le mien. Elle a fermé les yeux à chaque fois qu'il l'a trompée et elle lui a ouvert les bras à chaque fois qu'il lui est revenu honteux et coupable.

Elle est si sottement éprise de mon père qu'elle le pense immortel et au-dessus de toutes lois. Mais je sais que c'est faux. Aimer quelqu'un ne le rend pas plus fort. Aimer quelqu'un, c'est juste reconnaître ouvertement que l'on est trop faible pour accepter la solitude. Cela offre à la personne adorée une arme supplémentaire pour te forcer à t'agenouiller devant elle. Cela lui donne une sensation grisante de supériorité car lui n'a pas commis la stupide erreur de s'enchaîner à quelqu'un.

Et je suis terrifié car c'est exactement ce que j'éprouve à ton égard. Je me traînerais à tes pieds si tu me le demandais. J'irais décrocher les étoiles pour tapisser de lumière le chemin sur lequel tu avances. Je me damnerais pour avoir le droit de te posséder une fois. Je vendrais mon âme au Diable pour sauver la tienne des flammes éternelles de l'enfer. Et la dernière pensée cohérente qui me traverse l'esprit à ce moment-là est une supplique muette adressée à mes ancêtres et à toutes les forces divines qui régissent notre monde.

Merlin, aidez moi…

OooooooooO

Et voilà, le 3ème chapitre terminé ! J'ai surtout voulu le centrer sur les sentiments qu'éprouvent Draco pour Harry et j'ai tenté d'expliquer le mieux possible l'image qu'il se fait de l'amour. En gros, il suffit de comprendre qu'il a vu sa mère accepter les pires horreurs de son père juste par amour pour lui. On voit aussi que Harry l'aime même s'il n'est pas prêt à lui faire une déclaration.

Bon, le chapitre 4 devrait arriver avant la fin des vacances mais après, je ne promets pas de publier aussi régulièrement car avec mon entrée à l'université, ça va être un peu plus dur d'écrire. Je ne saurais pas vous dire la longueur de la fic non plus car je ne sais pas trop où je veux en arriver. Disons que pour le moment, je suis sûr de faire dix chapitres. Comme d'habitude, laissez-moi un message pour me dire si vous avez aimé ou détesté. Vous pouvez également me faire des suggestions ou des commentaires. J'attends vos messages avec impatience

Petitchaton