I can be your hero

AUTEUR : Petitchaton

GENRE : Romance

PAIRING : Draco/Harry

RATTING : M

DISCLAIMER : Tous les personnages ainsi que les lieux et les décors sont la propriété de l'écrivain JKR. La chanson « Hero » est la propriété de Enrique Iglésias. Seule l'intrigue m'appartient.

RESUME : Deux ennemis peuvent-ils s'éprendre l'un de l'autre ? Ont-ils le droit de s'aimer malgré des destinées différentes ? Et peut-on devenir un Héros pour l'amour d'une seule personne ?

AVERTISSEMENT : Cette histoire est un slash (relation entre personne du même sexe, dans le cas présent se sont deux hommes.)

NOTE DE L'AUTEUR : Je prends seulement en compte les cinq premiers tomes d'HP et une partie du 6ème mais pas la fin. Vif d'Or est ma bêta sur cette fiction et je la remercie de tout mon cœur pour tout ce qu'elle fait pour moi. Un gros bisou à toi my little mummy !

Je voudrais également remercier bleuacier, Elise (), winks, Kleolamago, gally84, SweetLullaby, bins, Vif d'or, Ishtar205 pour m'avoir laissé un petit message d'encouragement. Ca fait toujours plaisir de savoir que l'histoire plait à d'autres fans d'Harry Potter. Je m'excuse si j'ai oublié de citer quelqu'un et je remercie aussi tous ceux qui me lisent même si je ne reçois aucun review.

OooooooooO

Chapitre 5 : Would you save my soul, tonight ?

La fin de l'année approche à grands pas et pour la première fois depuis que je suis élève à Poudlard, je hais l'idée de me retrouver en vacances au manoir. Pourtant, je sais déjà que je vais partir dès le premier juillet à Monaco avec ma mère afin de rendre visite à ma grand-mère paternelle avant de m'exiler pendant un mois dans notre villa sur la Côte d'Azur. Ma génitrice pense ainsi pouvoir me protéger de notre Sombre Maître puisque je serai trop loin pour le servir.

Elle sait également la mission qu'Il m'a confiée au début de l'année scolaire. Et elle devine, sans peine, le sort qui m'attend si jamais je suis pris en flagrant délit ou même si je suis simplement soupçonné. C'est pour cela, je présume, qu'elle a chargé Rogue de veiller constamment sur moi en me proposant son aide dont je me passe bien. Je frissonne désagréablement lorsque je pense à ce traître qui ose jouer au double agent avec toi et avec l'Ordre du Phoenix aussi.

Je le hais car je suis exactement comme lui.

Toi, tu ne sais pas ce que je m'apprête à faire pour payer, une fois pour toutes, ma dette à Voldemort. Demain, je n'aurai plus à craindre pour la vie de mes parents et j'essaie de me convaincre que c'est ça le plus important. Mais j'ai conscience que je suis en train de me mentir pour me cacher la vérité qui veut que dès l'instant où je lèverai ma baguette contre lui, tu me détesteras à nouveau pour t'avoir planté le couteau dans le dos.

Je ferme lentement mes paupières alourdies par la fatigue et le stress de ces derniers jours et je m'autorise à penser un peu à toi. J'imagine tes grands yeux verts toujours illuminés d'un feu que je ne comprends pas. Je redessine mentalement toutes les courbes de ton corps que je sais parfait même si je ne l'ai jamais possédé charnellement. Et je sens un désir irrépressible grandir en moi comme à chaque fois que mes pensées se tournent vers toi.

Alors qu'une larme glisse doucement le long de mon visage, je déboutonne mon pantalon d'une main pour être plus à l'aise. Je crois que je n'ai jamais autant pleuré de toute mon existence que depuis que je suis devenu mangemort. Comment pourras-tu me pardonner le crime que je me prépare à réaliser afin de sauver les miens et ma vie par la même occasion ? Comment pourras-tu accepter ma lâcheté qui m'a fait choisir ce chemin plutôt que de me battre pour conserver mon honneur et ma dignité ?

Tout à coup, je te revois me souriant avec cette tendresse et cet amour que je ne mérite pas. Je ressens ton doux parfum de fleur et d'innocence qui m'enivre à chaque fois comme au premier jour. Je sens de nouveau la caresse hésitante de tes mains sur mon corps et je souris en repensant à ton regard étonné par ce plaisir nouveau que tu découvres avec moi. Et instinctivement, mes propres doigts commencent à parcourir mon corps lorsque je revis derrière mes paupières closes nos étreintes.

J'ai honte de me toucher en pensant à toi qui es si loin de moi pour le moment. Je rougis misérablement de gène lorsque je sens une goutte de transpiration dévaler ma colonne vertébrale sous l'effort que je suis en train de fournir. Mes sanglots deviennent de plus en plus violents au fur et à mesure que le plaisir monte en moi au rythme de mes mains. Et lorsque je viens sur mes draps immaculés, c'est ton prénom qui est au bord de mes lèvres fines que je mords furieusement pour m'empêcher de crier ma souffrance.

Je regrette soudain de ne pas connaître mieux le goût de ta peau. Je m'en veux pour avoir toujours refusé d'aller plus loin avec toi que de simples caresses. Mais si j'ai sacrifié mon désir, c'est pour la bonne cause ou du moins je l'espère. C'est pour que tu ne me haïsses pas trop fort. C'est pour que tu n'ais pas à te maudire pour avoir eu la faiblesse de donner ta virginité à un mangemort et à un traître. C'est pour que tu puisses toujours te regarder dans un miroir sans avoir à rougir de honte.

Je me lance rapidement un sort de nettoyage et de rhabillage avant de quitter tristement ma chambre d'un pas incertain. Mon cœur bat étrangement vite dans ma poitrine lorsque je quitte la salle commune des Serpentards pour prendre la direction de la Salle sur Demande. J'ai si peur que je dois me faire violence pour ne pas retourner en courant me cacher dans mon dortoir.

Tout va se jouer ce soir.

Cette nuit, je vais commettre le crime le plus abominable qui existe au monde à mes yeux. Ce soir, je vais te trahir. Je vais une fois de plus te faire souffrir à cause de mon comportement et je sais déjà que tu n'accepteras pas mes excuses. Comment pourrais-tu comprendre ma faiblesse, toi qui es si fort ? Comment pourrais-tu imaginer la peur qui est la mienne lorsque je suis face à Lui, toi qui l'as déjà défié 5 fois ? Comment pourrais-tu encore m'aimer quand le sang maculera mes mains, toi qui es la pureté incarnée ?

Et le pire, c'est que je me moque pas mal de l'homme que je suis sensé tuer. De toute façon, je n'ai jamais aimé ce vieux fou moralisateur et manipulateur. Tout ce qui compte pour moi, c'est la réaction que tu auras par rapport à ce meurtre. J'ai conscience que si j'exécute Dumbledore, je perdrai en même temps ton amour. C'est un peu comme si je cherchais à provoquer ma propre perte car, si toi tu n'es plus là pour moi, que me reste-t-il sur cette terre ?

Les larmes se remettent à couler sur mon visage pourtant impassible alors que je traverse rapidement les couloirs froids et humides des cachots. J'aurais tellement aimé pouvoir te serrer une toute dernière fois contre moi avant que notre histoire ne s'achève par ma faute. Merlin, comment puis-je te trahir ainsi alors que je t'aime tellement ?

Mais peut-on lutter contre la destinée ?

Je suis né pour servir le Maître de mes parents. J'ai été élevé dans l'idée que seuls les Sangs Purs méritent de gouverner ce monde et j'ai longtemps cru en tout ça jusqu'à ce que je tombe amoureux de toi. Toi, le superbe et brillant Harry Potter. Toi, le défenseur acharné de la veuve et de l'orphelin. Toi, l'amoureux fou des Moldus et des Sangs de Bourbes. Toi, le magnifique Sang Mêlé qui a défait à l'âge d'un an le plus puissant mage noir que la Communauté Sorcière n'ait jamais connu.

Toi qui as réussi à mettre de la tendresse au fond de mon regard normalement froid et impassible. Toi qui as fait naître l'amour au plus profond de mon cœur malgré mon dégoût pour ce sentiment impur et avilissant. Toi qui m'as fait découvrir la folie de la passion et le désir à l'état brut sans même t'en rendre compte. Toi pour qui je me serais damné, juste pour avoir le droit de toucher ta peau douce et brune une seule fois.

Je soupire bruyamment tout en essuyant hâtivement mes yeux rougis lorsque je me retrouve face au mur qui cache l'entrée de la Salle sur Demande. Je me concentre pendant quelques secondes ravalant ma peur et mes sanglots avant d'accomplir le rituel qui permettra à cette magnifique pièce de se matérialiser devant moi. Au bout de mon troisième passage, une porte apparaît et je me précipite sur elle avant de me figer lorsque ma main touche le montant de bois.

C'est endroit représente tellement pour moi.

C'est ici que nous avons vécu nos plus beaux moments de vie de couple. Je revois pendant quelques secondes le salon dans lequel nous avons dansé ensemble pour la première fois. Je repense aussi à cet immense lit aux draps de soie noire dans lequel je t'ai enseigné le plaisir des sens et le désir charnel sans jamais dépasser certaines limites que je t'ai imposées dès le début de notre relation.

J'ai été si heureux pendant ces quelques mois que j'ai partagés avec toi et je n'ai même pas pensé à te remercier pour tout ce bonheur que tu m'as offert. J'aurais tellement voulu être à la hauteur de notre histoire. J'aurais tellement préféré avoir le courage de tout te dire avant qu'il ne soit trop tard pour reculer. Et j'aurais tellement aimé pouvoir t'avouer mes sentiments avant de commettre l'irréparable.

Mais tu n'es pas là alors que j'ai tant besoin de toi ce soir.

Je crois que c'est mieux ainsi sinon, je n'aurais pas eu la force d'aller jusqu'au bout de ma mission. Non, je n'aurais jamais trouvé assez de bravoure pour te trahir si tu étais venu passer la nuit avec moi comme d'habitude. Parce que Harry, c'est bien du courage dont je fais preuve maintenant alors que j'ouvre la porte pour entrer dans un vaste labyrinthe.

Mes jambes tremblent un peu lorsque je recommence à marcher me dirigeant vers un coin précis de la pièce. L'armoire est à la place où je l'ai laissée la dernière fois que je suis venu travailler à sa réparation. Je m'arrête devant le meuble de bois foncé qui me toise de sa froide austérité et de sa grande taille. Je jette un coup d'œil à une vieille horloge qui se trouve à quelques mètres de moi et je constate que je suis arrivé un peu plus tôt que prévu. Il ne me reste plus qu'à attendre l'arrivée des Mangemorts désignés pour s'infiltrer dans le château.

Il me reste cinq minutes et j'ai conscience qu'il est encore temps de reculer. Pendant une minuscule fraction de seconde, je pense que c'est la meilleure solution pour m'éviter les pires ennuis. Puis, tout à coup, je repense à ma mère agenouillée devant le Lord Noir pour le supplier de m'épargner et de la prendre, elle, à ma place. Je ferme les yeux et je peux voir ses longs cheveux blonds cascader sur ses épaules nues. J'entrevois également ces grands yeux bleus océan posés tendrement sur moi.

Je ne peux pas l'abandonner à son triste sort et malgré tout l'amour que je te porte, je l'aime aussi et je ne peux pas envisager mon existence sans elle. Ce soir, je vais la protéger comme mon père n'a jamais été capable de le faire. En te trahissant, je vais lui donner cet amour dont son mari n'a jamais fait preuve envers elle Je vais peut-être sacrifier notre relation mais je vais surtout, grâce à ça, lui sauver la vie.

Peut-être pourras-tu comprendre mon geste ?

Je suis perdu dans mes pensées lorsque soudain, la porte de l'armoire s'ouvre me faisant sursauter. Un homme sort de l'étroit habitacle suivi par quatre autres personnes qui s'alignent devant moi. La peur me noue les entrailles mais je m'abstiens de tout commentaire ne désirant pas m'attirer la colère des nouveaux venus. Ceux-ci prennent immédiatement leurs aises avant de m'ordonner d'achever ma mission en tuant le professeur Dumbledore comme il en était convenu depuis le début de mon intronisation.

Je quitte donc la Salle sur Demande avec la gorge nouée à l'idée du mal que ces hommes vont causer dans l'école. Peut-être te trouveront-ils sur leur chemin ? Peut-être te captureront-ils pour t'amener au Maître qui pourra ainsi te tuer de ces propres mains comme il le désire depuis une dizaine d'années déjà ? Peut-être serais-je ton assassin puisque c'est ma faute s'ils ont réussi à pénétrer le château jusqu'ici réputé imprenable ?

Je me force à retenir les larmes qui roulent sur mes joues alors que je prends la direction de la tour d'astronomie. Je monte à toute vitesse les escaliers pour déboucher sur une plateforme ronde dont les murs sont crénelés comme pour un château fort. Un instant, je ferme les yeux appréciant la douce caresse du vent sur mon visage brûlant de honte et de culpabilité. Puis mon regard se pose sur lui, qui me fait face et qui semble déjà être aux portes de la mort.

J'inspire profondément et je lève ma baguette en me mordant les lèvres jusqu'au sang pour ne pas éclater en sanglots maintenant. Il me suffit de dire deux mots pour mettre un terme à son existence. Deux misérables mots pour condamner une vie à la mort. Et je serre les dents me forçant à ouvrir la bouche pour lancer le sort mortel mais ma résolution faiblit lorsque je le vois tituber jusqu'au mur pour s'appuyer dessus.

« - Expelliarmus ! »

Sa baguette magique vole de ses mains pour atterrir à mes pieds alors que je reste toujours caché dans l'ombre de la grande porte de pierre qui s'ouvre sur la tour d'astronomie. Ses yeux bleus se posent lentement sur moi sans montrer le moindre signe d'étonnement à me voir là et j'ai conscience qu'il sait tout depuis le début de l'année. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi. Pourquoi m'avoir gardé à ses côtés s'il sait que ma mission est de le tuer ?

« - Bonsoir, Draco. »

Je me décide à quitter ma cachette pour m'avancer de mon pas le plus digne. Je vois son regard bleu s'assombrir d'une lueur de déception lorsque je m'approche, la baguette levée dans sa direction. Ne pas penser à Harry. Surtout pas maintenant alors que je m'apprête à assassiner un homme qui est presque déjà mort apparemment. Je me force à reprendre une expression méprisante quand je lui fais face sous la lumière blafarde de la lune dévoilant parfaitement mon visage sans aucune honte apparente.

« - Vous êtes seul ? »

Ma voix tremble un peu mais dans l'ensemble, je me maîtrise assez bien pour garder mon sang froid. Sinon, je serais déjà parti me cacher dans mes appartements pour éviter d'avoir à aller jusqu'au bout de l'ordre que j'ai reçu lors de mon intronisation. Mais je dois le faire ! Je dois protéger ma mère. Elle compte sur moi pour la sauver d'une mort certaine que je devine atroce si je déçois notre Maître comme mon père l'a fait l'année précédente.

« - Je te retourne la question. »

Je secoue négativement la tête ne faisant plus confiance à ma voix pour parler. Une larme déborde de ma paupière droite et je la sens glisser le long de mon visage pour s'échouer à la commissure de mes lèvres. Son goût salé me rappelle l'amertume de mon âme alors que je serre plus fort ma baguette magique entre mes doigts tremblants. Mais je sais déjà que je n'arriverai pas à le tuer. J'ai certes beaucoup de défauts mais je ne suis sûrement pas un assassin.

« - Je suis monté le premier. J'ai…J'ai une mission à accomplir. »

Dumbledore me sourit avant de m'inviter poliment à finir mon travail dans les plus brefs délais. Je prends une profonde inspiration et me prépare à lancer un des trois Impardonnables quand tout à coup, je te revois devant moi. Je repense à ton regard émeraude posé sur moi avec tendresse et amour et je me sens tellement coupable qu'une nausée me prend la gorge me forçant à plier légèrement les genoux en me tenant le ventre d'une main.

« - J'avoue ne pas comprendre pourquoi tu es ici. Je croyais que tu étais tombé amoureux d'Harry mais je dois m'être trompé sur ton compte. Tu ne l'aimes pas et tu ne l'as jamais aimé. Il n'a été qu'un jouet de plus entre tes mains. Le pauvre quand il apprendra ça, il te haïra encore plus qu'avant. »

Chacun de ses mots me blesse avec l'intensité d'un poignard parfaitement aiguisé. Comment ce vieux fou peut-il prétendre connaître les sentiments que j'éprouve pour toi ? Il ne sait pas combien c'est dur de te planter le couteau dans le dos comme je suis en train de le faire presque malgré moi. Il ne comprend pas que je préférerais mourir que de blesser une fois de plus mon Harry. Mais, il n'y a pas que ma vie à moi qui soit en jeu ce soir…

« - Fermez-la ! Je ne vous permets pas de dire toutes ces horreurs ! Je…J'aime Harry de tout mon cœur, de toute mon âme et de tout mon corps ! Vous ne pouvez pas comprendre… »

Je rougis un peu lorsque je prends conscience des mots que je viens de hurler comme un dément alors que je n'ai jamais eu le courage de t'avouer mon amour. Merlin seul sait combien je suis fou de toi et combien je souffre de devoir tuer ce vieil homme pour satisfaire mon Maître. Je ne cache plus mes larmes maintenant et je les laisse couler librement sur mon visage me moquant bien de qui pourrait les voir.

« - Je dois vous tuer sinon Il fera du mal à ma mère. Je…Je dois sauver ma famille et Harry n'a pas besoin d'être mêlé à cette histoire. »

Je m'approche de quelques pas supplémentaires remarquant seulement le deuxième balai posé à côté de celui du directeur de Poudlard. Je jette un rapide regard autour de moi cherchant à trouver le sorcier qui pourrait avoir accompagné le professeur Dumbledore jusqu'ici mais je ne vois personne. Je m'apprête à lui poser la question lorsque sa voix s'élève de nouveau dans l'air nocturne en un doux murmure rempli de souffrance et de moquerie.

« - Pauvre fou ! Tu penses qu'Harry va te pardonner ton geste ? Non, bien sûr que non. Il te détestera de toute son âme, de tout son cœur et de tout son corps. Mais, il n'est pas encore trop tard pour toi. Rejoins notre camp et je pourrai protéger ta famille de Voldemort et je te protégerai également. Tu pourras rester ainsi éternellement avec Harry. »

Je suis tenté d'accepter. Je baisse imperceptiblement ma baguette magique et je m'avance vers lui pour l'aider à rester debout lorsque quelqu'un surgit dans mon dos en poussant un cri de victoire. Je fais volte face pour me retrouver devant le groupe de Mangemorts que j'ai fait pénétrer dans le château un peu plus tôt dans la soirée et je distingue aussi le professeur Rogue.

Un débat débute entre les cinq hommes alors que je garde un œil sur le professeur Dumbledore qui semble être sur le point de s'évanouir. Je le vois pâlir de plus en plus et des voix me pressent de l'assassiner chose dont je suis incapable. Un sort fuse soudain et un éclair vert frappe mon directeur qui bascule dans le vide. Quelques secondes plus tard, un bruit horrible se répercute dans la nuit lorsque son corps se brise sur les rochers avant d'atterrir lourdement sur la pelouse du parc.

Je jette un regard perdu à Rogue qui se dispute à présent avec les quatre autres Mangemorts qui l'accusent de m'avoir empêché de prouver mon allégeance au Lord Noir. Je me fais empoigner violement par le col de ma robe d'uniforme alors qu'on me force à quitter la tour d'astronomie au pas de course. J'entends au loin des sorts qui fusent dans tous les sens et un de nos compagnons s'effondrent à mes pieds sans pour autant attirer l'attention de mon Maître de Potions qui continue à me traîner derrière lui.

Je l'entends vaguement marmonner qu'il nous faut quitter l'école dans les plus brefs délais et l'air frais de la nuit me fouette de nouveau le visage lorsque je sors du château par la grande porte. Tout à coup, ta voix parvient jusqu'à mes oreilles me faisant brusquement arrêter ma course effrénée m'attirant des jurons indignés des autres Mangemorts qui stoppent eux aussi leur progression puisque Rogue se retrouve dans l'incapacité de me faire avancer.

« - Monsieur Malfoy, il nous faut partir avant que… »

Mais je n'écoute pas son discours moralisateur. Il n'y a que ta voix qui parvient jusqu'à mon esprit embrumé par la précipitation des derniers évènements. Tu te retrouves seul avec six Mangemorts pour te barrer la route et tu lances immédiatement un sort à Rogue qui le contre sans aucun problème puisqu'il lit dans ton esprit. Votre lutte s'éternise pendant quelques secondes au cours desquelles notre Maître de Potions précise qu'il ne faut surtout pas te tuer puisque Voldemort se réserve ce droit.

L'Ordre du Phoenix accoure aussi et je me sens de nouveau traîné vers les grilles de l'école. Je sais qu'une fois sorti de l'enceinte du château, nous pourrons tous transplaner et j'essaie de me convaincre que c'est ce qu'il y a de mieux à faire pour moi. Pardonne-moi, Harry, car je n'ai pas su être à la hauteur de tes attentes. Je n'ai pas été assez courageux pour t'avouer ma mission. Et juste au moment où j'arrive à la limite du parc, je t'entends crier une fois de plus mais tu ne t'adresses plus à Rogue.

« - Draco ! Draco, reste, je t'en prie ! »

Je tente d'ignorer superbement les regards intrigués du groupe qui m'entoure et qui me fixe incrédule cherchant à comprendre pourquoi le Survivant voudrait que je ne parte pas après ce que je viens d'accomplir. Les yeux noirs du professeur Rogue me sondent mais je garde mon esprit hermétiquement fermé à toute intrusion mentale. Et ta voix prononce quelques mots encore qui me paralysent forçant tous les autres à s'arrêter pour la deuxième fois.

« - Dracooooo ! Ne pars pas ! Je…Je t'aime…Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime ! »

OooooooooO

Et voilà pour la suite ! J'espère avoir été assez réaliste par rapport aux sentiments de Draco concernant sa mission. Personnellement, je ne le perçois pas du tout comme un assassin et je suis convaincue qu'il n'aurait jamais pu tuer Dumbledore. De plus, Harry lui a (enfin) déclaré son amour mais est-ce que cela va être suffisant pour l'empêcher de fuir avec Rogue et les autres mangemorts ? J'attends avec impatience vos réactions et vos commentaires sur la suite de l'histoire. Je vous fais pleins de kiss et je vous dis au mois prochain pour la suite.

Kiss

Petitchaton