I can be your hero

AUTEUR : Petitchaton

GENRE : Romance

PAIRING : Draco/Harry

RATTING : M

DISCLAIMER : Tous les personnages ainsi que les lieux et les décors sont la propriété de l'écrivain JKR. La chanson « Hero » est la propriété de Enrique Iglésias. Seule l'intrigue m'appartient.

RESUME : Deux ennemis peuvent-ils s'éprendre l'un de l'autre ? Ont-ils le droit de s'aimer malgré des destinées différentes ? Et peut-on devenir un Héros pour l'amour d'une seule personne ?

AVERTISSEMENT : Cette histoire est un slash (relation entre personne du même sexe, dans le cas présent se sont deux hommes.)

NOTE DE L'AUTEUR : Je prends seulement en compte les cinq premiers tomes d'HP et une partie du 6ème mais pas la fin.

Je voudrais également remercier bleuacier, Ishtar205, la miss35, sourie, lilian evans poter, didi (),Bins, Egwene Al' Vere, Yakumo17, petite-abeille, Elaelle, Jade. (),winks, hp-slytherin , Keurjani pour m'avoir laissé un petit message d'encouragement. Ca fait toujours plaisir de savoir que l'histoire plait à d'autres fans d'Harry Potter. Je m'excuse si j'ai oublié de citer quelqu'un et je remercie aussi tous ceux qui me lisent même si je ne reçois aucun review.

Un merci tout particulier à Jade () pour m'avoir souhaité un joyeux anniversaire ! C'est très gentil de ta part de ne pas avoir oublié lol !

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Chapitre 6 : Would you swear that you'll always be mine ?

« - Dracooooo ! Ne pars pas ! Je…Je t'aime…Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime ! »

Je me fige totalement en écoutant ces mots que j'ai tant de fois rêvés entendre dans ta bouche. Merlin, tu m'aimes et tu le cries de façon désespérée face à un groupe de Mangemorts qui m'éloigne de toi. Je t'admire parce que tu te moques éperdument de ce que les autres vont penser alors que tes amis sortent à leur tour dans le parc au son de tes cris. Je ne veux plus fuir tout à coup et je suis même prêt à assumer mes actes si cela me donne le droit de rester avec toi.

Je dégage brusquement mon poignet de la main du professeur Rogue m'attirant un juron de sa part lorsqu'il tombe à la renverse sous la violence de mon geste. Et je me mets à courir comme un fou dans le sens contraire des autres Mangemorts qui ne savent plus comment réagir face à mon attitude complètement imprévue. J'entends la voix de mes compagnons me crier de revenir si je tiens à la vie de ma mère mais je ne les écoute pas.

Tu m'aimes.

C'est la seule chose que je suis capable de comprendre pour l'instant. Tu m'aimes et c'est le plus beau jour de ma vie. J'ignore superbement les appels de mon Maître de Potions qui s'époumone derrière moi en rebroussant chemin pour me rattraper. Mais je suis beaucoup plus rapide que lui. L'amour me donne des ailes pour te rejoindre et tu ouvres en grand tes bras pour m'accueillir dans une étreinte rassurante.

J'entends les cris étonnés des Partisans du Lord Noir lorsque j'arrive à ta hauteur et que je te prends dans mes bras en pleurant. Les membres de l'Ordre du Phoenix se figent aussi face à l'étrange spectacle que nous offrons et je distingue même le sanglot étranglé de Wesmoche fille. Tu plaques brusquement ta bouche sur la mienne ignorant les sorts qui continuent de pleuvoir entre mon camp et le tien et finalement, le combat s'arrête quand les Mangemorts transplanent.

Mais nous continuons à nous embrasser trop heureux de ne pas s'être perdu au cours de cet affrontement. Je n'ai même pas conscience des mots qui s'échappent de mes lèvres quand nos bouches se séparent finalement après s'être aimées pendant de longues minutes. Tes amis arrivent à notre hauteur tandis que je m'effondre à genoux devant toi en te suppliant de me pardonner pour tout le mal que je viens de faire.

Tu ne me réponds pas mais tu me souris tristement en me caressant le visage et je me sens pris de vertiges sous la douceur de ton geste qui répond mieux que ta voix à mes suppliques. Tu ne m'en veux pas et c'est le principal. Ma tête se fait de plus en plus lourde et ma vue s'assombrit au moment où j'entends mon nom de famille être prononcé par ton meilleur ami. Je crois que je perds connaissance à ce moment là…

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J'ouvre difficilement les yeux sur un mur d'une blancheur aveuglante et je sens immédiatement une main fraîche courir sur ma peau brûlante. Une voix de femme me parvient mais je n'arrive pas à identifier la personne qui me parle. D'ailleurs, je suis incapable de comprendre ce qu'elle me dit et je referme mes paupières en grimaçant sous l'étrange douleur qui me fend le crâne en deux.

Je reste un long moment comme ça aux portes de l'inconscience lorsque des éclats de voix me parviennent et je reconnais sans peine la Belette qui semble hurler de façon totalement démente toute sa fureur. Je suis mentionné plusieurs fois dans son monologue et je comprends que tu es sans aucun doute dans une pièce adjacente à l'infirmerie. Tu es donc en train d'affronter seul l'Ordre du Phoenix pour justifier notre relation.

Je distingue à présent parfaitement les voix de Lupin, du professeur McGonagall et de l'infirmière Pomfresh. Les autres voix ne me disent pas grand-chose sauf celles de tes amis que j'identifie également. Je les écoute te questionner et t'accuser parce que tu es différent et que tu aimes un apprenti Mangemort comme te le fais méchamment remarquer Wesmoche fille.

J'attends avec impatience ta réponse alors que je me lève du lit pour me diriger vers la porte qui est sensée masquer votre discussion. Je prends seulement conscience que l'on m'a séparé des autres blessés pour m'éviter de commettre un nouveau meurtre. J'empoigne mes vêtements posés sur une chaise et je m'habille rapidement sentant une colère sans nom grandir dans mon ventre quand je les entends exiger des explications de ta part.

Je titube jusqu'à la porte fermée que je débloque à l'aide d'un puissant sort de Magie Noire et je m'appuie une seconde contre le mur fermant les yeux pour lutter contre la nausée qui m'enserre la gorge. Tu es en face de moi, me tournant le dos et je vois un autre lit sur lequel un homme roux est assis avec une jeune fille blonde blottie dans les bras. J'aperçois une élève de Poufsouffle ainsi que plusieurs adultes dont notre professeur de Métamorphose et la famille Weasley au grand complet.

« - Je n'ai pas à me justifier devant vous ! Merde, qu'est-ce que vous ne comprenez pas quand je vous dis que je l'aime ? On sort ensemble depuis plusieurs mois et je ne vous en ai pas parlé parce que je savais que vous auriez cette réaction stupide. Et oui, j'ai trompé Ginny et je m'en fiche complètement. Si je dois mener ce putain de combat pour réaliser la Prophétie, je ne me battrai que pour lui et pour personne d'autre ! J'anéantirai Voldemort pour qu'il soit libre et non pas pour sauver votre Communauté merdique dont je n'ai plus rien à foutre. Si vous ne pouvez pas accepter ma relation avec Draco, il ne vous reste plus qu'à vous trouver un autre super héros. »

Mon cœur se gonfle lorsque je t'entends défendre notre histoire avec autant de passion et de véhémence. Je vois le professeur Lupin froncer les sourcils et Madame Weasley étreindre sa fille unique qui sanglote depuis que tu as avoué que tu la trompes sans remord depuis plusieurs mois déjà. La Belette est plus blanc qu'un mort et la Sang de Bourbe le soutient alors qu'elle te demande d'une voix tremblante pourquoi et comment. Tu soupires avant de répondre à sa question sur un ton plus modéré.

« - Je ne sais pas… J'ai pris conscience de mes sentiments au début de l'année. Bien sûr, je n'osais pas lui avouer mon amour parce que je croyais qu'il ne voudrait pas sortir avec un garçon, qui plus est un sang mêlé. Puis un jour, je l'ai embrassé et il a répondu à mon baiser. J'ai compris qu'il me désirait et j'ai eu peur au début. Je ne voulais pas de son corps, je voulais avant tout son cœur. On a travaillé ensemble pour le professeur Slughorn et on s'est rapproché jusqu'à commencer une relation. Voilà, c'est tout. »

Ils te fixent tous d'un regard incrédule et le professeur Lupin expire bruyamment avant de se lever pour se placer devant toi. D'une voix froide, il te demande si je ne t'ai pas fait boire une potion. Tu réponds négativement avec beaucoup moins de calme qu'une seconde plus tôt et je vois son regard se durcir davantage lorsqu'il te demande sur un ton impersonnel et froid combien de fois je t'ai baisé. Je suis tétanisé par le culot dont il fait preuve mais tu me surprends en éclatant de rire.

« - Je sais ce que vous pensez. Pour vous, il n'est sorti avec moi que pour se taper le Survivant. Après tout, c'est ce que Ginny a fait. Hé bien désolé de te décevoir, Remus, mais il ne m'a jamais touché. Au début, je pensais qu'il ne voyait que ça en moi et je l'ai mis à l'épreuve plus d'une fois. Jamais, tu m'entends, jamais il n'a profité de moi ! C'est assez ironique d'ailleurs…C'est lui qui refuse de coucher avec moi et pas le contraire. Quoique vous en pensiez, il m'aime et c'est la première fois que je suis sûr qu'un sorcier ne me voit pas par intérêt. »

Le silence retombe dans la pièce et personne n'ose plus te regarder après ton éclat de colère. La famille Weasley semble profondément vexée par ton attitude vis-à-vis de Wesmoche fille qui te jure qu'elle n'est pas sortie avec toi pour la gloire. Cette déclaration m'arrache un sourire sarcastique alors que tu lui réponds que tu n'es pas aussi naïf que tu en as l'air.

Je fais soudain sentir ma présence en faisant tomber un flacon de potion qui éclate bruyamment à mes pieds attirant tous les regards sur moi. Tu te précipites dans ma direction repoussant Lupin pour passer une main autour de ma taille afin de me soutenir alors que je vacille un peu. Ma nausée revient de plus belle mais je ne désire pas quitter tes bras alors je tente de la réprimer pour que tu ne t'inquiètes pas trop.

« - Draco, tu n'es pas raisonnable ! Tu aurais dû rester couché ! Tu as fait une baisse de tension inquiétante tout à l'heure dans le parc. »

Je me redresse ne voulant pas peser de tout mon poids sur ton frêle corps que je sais trop faible pour me soutenir. Je ne te réponds pas, me contentant de regarder fixement les autres personnes présentes dans la pièce. Tous tiennent leur baguette magique en main, prêts à me tuer au moindre faux pas. Tes yeux verts s'assombrissent face à leur attitude mais tu n'ajoutes rien déclarant froidement que la conversation est close et que ton choix est irrévocable.

Tu me traînes alors jusqu'à un lit sur lequel tu m'obliges à me recoucher malgré mes protestations. Ta bouche trouve timidement la mienne et tu me murmures quelques mots tendres en rougissant adorablement devant ton audace. C'est étrange d'entendre notre amour être verbalisé alors que nous l'avons tu pendant de si longs mois. J'aperçois au loin tes amis qui nous observent avec une lueur d'inquiétude pour toi, qui est en train de me border comme un enfant.

« - Je t'aime. »

La phrase m'a échappé sans que je puisse la retenir entre mes lèvres et je te répète ces trois mots, émerveillé d'entendre ma voix dire ce genre de choses. J'en oublie la guerre et les regards assassins des autres lorsque tu me réponds que tu es amoureux de moi depuis longtemps. Nos bouches s'unissent désespérément voulant repousser tous les obstacles qui se dressent entre nous. Nos corps se fondent l'un contre l'autre à la recherche d'une union impossible de nos âmes. Cependant, un raclement de gorge nous contraint à nous séparer.

« - Je crois que Monsieur Malfoy a encore besoin de se reposer un peu. Un long combat l'attend à présent et je ne suis pas sûr qu'il arrive à dormir si vous tentez de l'étouffer avec votre langue, Monsieur Potter. »

Pomfresh nous fait face avec une expression réprobatrice mais l'étincelle qui brille au fond de ses yeux me prouve qu'elle est en réalité très amusée par la position dans laquelle elle vient de nous surprendre. Je prends seulement conscience que ton corps repose agréablement sur le mien alors que tu es assis à califourchon sur mes hanches et Merlin seul sait comment tu es arrivé là. Tu deviens rapidement cramoisi te confondant en excuses avant de te taire en baissant la tête comme un enfant pris en faute.

Je souris tendrement à cette vision de toi alors que l'infirmière te jette dehors tout en m'ordonnant de me recoucher pour dormir un peu. Je m'allonge de nouveau après avoir ôté mes vêtements et le calme ambiant apaise peu à peu mon esprit en effervescence depuis mon réveil. Nous sommes maintenant officiellement ensemble et mon cœur bat plus vite à la simple idée que Ginny ne posera plus jamais les mains sur toi.

Et je m'endors en espérant te retrouver dans mes rêves…

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Je me réveille quelques heures plus tard pour constater que ma tranquillité n'aura été que de très courte durée. A peine quelques heures de répit avant que je ne doive affronter la triste et dure réalité. Je me redresse sur mon lit, n'aimant pas me retrouver en position inférieure, et je repousse d'un geste agacé la couverture qui recouvre mon torse.

Wesmoche fille est assisse face à moi, le dos bien raide et le menton fièrement levé. Son regard azur est teinté de haine et de mépris envers l'homme qui lui a volé son petit ami. Mais je perçois également le désir qui l'envahit peu à peu à la vision de mon corps dénudé. Cela ne m'étonne même pas, trop habitué que je suis à susciter l'admiration de la population féminine.

Je prends une position lascive en lui décochant un sourire hautain et arrogant. J'aime la confusion qui marque ses traits encore juvéniles alors que, malgré elle, ses yeux commencent à courir sur mon torse nu. J'avoue aimer outrageusement le jeu auquel je m'adonne pour l'instant avec elle. Et je constate avec amusement que Weasley fille essaie de lutter de son mieux contre son envie de découvrir un peu plus de ma personne.

« - Tu es venue te rincer l'œil ? Je devrais peut-être porter plainte pour harcèlement sexuel… »

Elle relève vivement la tête au son de ma voix traînante et ses joues s'enflamment brusquement sous le coup de la colère et de la honte. Cependant, elle n'ose pas me contredire se rendant compte que j'ai tout deviné de ses pensées libidineuses au sujet de mon corps. Elle quitte finalement sa chaise pour avancer de quelques pas vers moi avant de prendre la parole.

« - Que cherches-tu, Malfoy ? »

Je la regarde avec confusion ne comprenant pas le sens de sa question. Son regard se fait plus dur encore et la fureur semble prendre possession de toute son âme. Soudain, elle m'assène une violente gifle qui envoie rouler ma tête sur le côté droit. Ma joue me brûle désagréablement et je lui fais lentement face. Personne n'avait encore jamais levé la main sur moi. Pas même mon père.

« - Salaud ! Tu n'es qu'un salaud, Malfoy ! Piquer le mec de quelqu'un d'autre t'excite, c'est ça ? Tu bandes à l'idée que tu as rabaissé une Weasley ? Ou alors, un trou est juste un trou peu importe le nom du propriétaire ? Peu importe le mal que tu fais autour de toi ? Peu importe les conséquences de tes actes pourvu que tu aies eu ta dose de sexe ? »

J'éclate de rire en entendant ces questions et les larmes me viennent aux yeux tellement je la trouve naïve. Pauvre gamine qui n'a encore rien compris de la vie ! Si je voulais simplement baiser son copain, comme elle le dit si bien, je n'aurais jamais patienté aussi longtemps et je n'aurais certainement pas repoussé ses avances. Un soupire m'échappe lorsque je prends conscience qu'ils ne croiront jamais que je t'aime sincèrement. Ils ne pourront jamais accepter qu'un être aussi abject que moi, puisse mériter ton affection alors que tu sors avec la fille parfaite. Et j'ai soudain mal. Oui, j'ai terriblement mal mais je ne sais pas pourquoi.

« - Merlin, ce que tu peux être conne ! Note, au moins, tu fais honneur à ton frère…Si je voulais baiser Harry, je l'aurais déjà fait et depuis longtemps. Et pour ta gouverne, il a lui-même dit devant tout le monde qu'on n'avait jamais couché ensemble. »

Je la vois rougir davantage et une larme glisse sur sa joue rebondie et constellée de taches de rousseur. Une autre perle cascade rapidement le long de son visage à l'ovale régulier et je me sens étrangement mal à l'aise face à ce triste spectacle. Je devrais pourtant me réjouir à l'idée que je viens de détruire un des membres de la famille Weasley mais je n'éprouve qu'un vague sentiment de pitié pour elle si misérable.

« - Tu n'avais pas le droit, tu m'entends ! Tu n'avais pas le droit de me le prendre ! Il est à moi et rien qu'à moi…Comment as-tu pu poser tes mains d'assassin sur lui ? Comment oses-tu prétendre l'aimer alors que tu ne sais même pas ce que ce mot signifie ? »

Tout le long de sa tirade, elle m'a asséné de violents coups de poing sur le torse. Les larmes débordent de ses yeux bleus, coulant sur sa peau blanche avant de s'échouer sur ma propre peau nue me faisant frissonner désagréablement. Et j'ai honte de moi pour la première de ma vie. J'ai honte de t'avoir aimé sans penser à Wesmoche fille et à la douleur que je lui infligeais indirectement.

Certes, je ne reviens pas sur ce que j'ai déjà affirmé. Elle ne t'aime pas. Mais la trahison fait toujours mal. Surtout de la part d'un ami. Et tu es sans aucun doute son ami le plus proche. Ensemble, nous lui avons planté le couteau dans le dos en s'enlisant dans une relation interdite où tu n'as pas eu le courage de rompre avec elle immédiatement.

Elle renifle discrètement avant de s'éloigner vivement de mon lit pour retourner s'asseoir sur la chaise de bois sombre. Elle enroule alors ses bras autour d'elle-même cherchant à se protéger de mes attaques verbales qui tardent à venir. Je ne trouve pas les mots blessants que je devrais normalement lui jeter à la figure. Je garde simplement le silence jetant un regard distrait par la fenêtre en lui laissant le temps de se ressaisir.

« - Dis-moi, Malfoy. Est-ce que tu aimes, Harry ? Réponds-moi en me regardant dans les yeux. »

J'hésite pendant quelques secondes. Lui dire mes sentiments donnerait un caractère irréversible à l'officialisation de notre couple et je ne suis pas sûr d'être prêt à assumer. Et puis, je repense à toi. Je t'imagine debout à côté de moi et je sens mon cœur accélérer dangereusement à cette simple pensée. Je prends le peu de courage que je possède à deux mains et me lance à l'eau.

« - Je l'aime, Weasley. Je l'aime de tout mon cœur et de toute mon âme. Je serais prêt à donner ma vie pour lui. »

A travers ses sanglots silencieux, je remarque qu'elle me sourit doucement. D'un geste maladroit et tremblant, elle essuie ses joues humides avec la manche de sa robe d'uniforme. Elle se relève ensuite pour se saisir prestement de ma main. Je réprime mon envie de m'arracher brusquement à son étreinte et je me contente de détourner mon visage pour ne pas me trouver face à elle.

« - Tu l'aimes donc vraiment…Il ne me reste plus qu'à m'effacer, alors. Mais avant toute chose, j'ai une faveur à te demander. »

Je me tourne vers elle, étonné par son attitude calme et posée qui contraste fortement avec le comportement excessif et impulsif de son frère. Nos regards s'accrochent et je lis la sincérité dans ses prunelles qui me fixent sans ciller. Ironique que se soit elle qui accepte en premier notre relation. Je me sens de plus en plus coupable et mal à l'aise vis-à-vis d'elle. Elle s'incline tout à coup devant moi m'arrachant un petit cri de surprise qu'elle ne semble pas remarquer.

« - Je t'en prie, fais attention à lui. S'il ne veut plus de moi, je me ferai à cette idée. Et si c'est toi qu'il a choisi pour me remplacer alors, essaie de l'aimer mieux que moi. Je n'ai pas su le comprendre et je n'ai pas réussi à lui rendre le sourire. Protège-le pour moi. Il est fragile même s'il le cache bien. Peu importe qui il aime pourvu qu'il soit aimé en retour. Je serai bonne perdante, ne t'inquiète pas. Mais j'aurai moins mal si tu l'aimes vraiment… »

Ces paroles me touchent beaucoup et je me sens obligé de lui répondre par l'affirmative. Je ne m'attendais pas à une telle réaction de sa part. Elle t'abandonne à la seule condition que je t'aime assez pour te rendre heureux. Je l'admire pour ce courage que moi, je n'aurais pas. Et je suis ébahi par sa manière de rester digne jusqu'au bout. Par amour pour toi.

« - Je te le jure. »

Elle m'adresse alors un petit sourire avant de se diriger d'un pas tranquille vers la porte de l'infirmerie. Nous restons un long moment dans le silence avant qu'elle ne se décide à faire volte face une dernière fois. Ses yeux brillent encore de larmes contenues lorsqu'elle plonge son regard bleu azur dans le mien mais elle s'efforce de conserver sa fierté face à moi.

« - Merci, Malfoy. Je pars l'esprit en paix en sachant qu'Harry ne sera pas seul face à son destin. Aime-le pour moi. »

Et elle s'enfuit presque en courant de l'infirmerie. Je reste paralysé sur mon lit, repensant sans cesse à ce qui vient de se passer. Je viens tout juste de promettre à un Weasley que je prendrais soin de toi et je ne regrette pas de l'avoir fait. Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour te rendre heureux. Merlin, je t'aime tellement…

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Voilà, j'espère que ce nouveau chapitre vous a plu ! Personnellement, il m'a donné beaucoup de mal car il sert surtout à faire une transition entre le Draco appartenant au mauvais camp et le Draco rejoignant l'Ordre où il devra faire ses preuves. J'attends avec impatience vos réactions et comme toujours, je suis ouverte à toutes les critiques et à tous les commentaires. Si vous avez des idées pour la suite, je suis tout ouïe également car je dois avouer que je sèche un peu sur cette histoire !

Kiss

Petitchaton