NdA: Ce chapitre est un peu long, mais je n'avais pas envie de le diviser. Bravo à celui qui comprendra pour « Emballe mes courses ! ». Note personnelle (et peut être pour les autres) : ne PAS essayer de faire des lignes de séparation à nouveau.
Hier soir j'ai eu un rêve principalement au sujet de Will Turner III et le vol de magasins de vêtements, mais je suis quasi sure que Shirou-chan y était aussi. Je n'arrête pas d'imaginer que je vais en bas, je le trouve et je le pousse. Je sais pas pourquoi, mais je le pousse toujours.
NdT : Mon chapitre préféré. Je vous laisse découvrir pourquoi…
Disclaimer : Pas à moi.
Durant les deux semaines suivantes, Matsumoto n'arrêta pas de se montrer partout où Hitsugaya était. C'était un peu ennuyeux, mais après qu'elle eu raconté l'explication adéquate à Katherine, il n'avait plus le choix. C'est pas qu'il devait aimer ça bien sûr. Il devait juste prétendre aimer ça. Ou au moins qu'il n'en n'avait rien à faire.
Un soir, il avait enfin réussit à échapper aux deux et avait décidé de se balader. Puis en trouvant une allée vide, il décida de s'asseoir et de songer à sa vie, ou plutôt comment il allait retourner à la sienne. Entendant une voix vaguement familière, il regarda et grogna intérieur. C'était la bande. Mais cette fois il n'allait pas juste rester assis là. Après le fiasco du Monde d'Elmo en science plus tôt dans la journée, qui avait aboutit à la retenue pour le chanteur et un encadrement échappé de peu, ils commençaient à lui taper sur les nerfs.
Se levant, il décida de leur faire face. Mais il fut choqué quand il vit un autre visage s'approcher d'eux en premier. Il grogna intérieurement sur l'idiotie de Katherine. Bien qu'elle ne fut pas la personne la plus faible du coin, elle n'était certainement pas la plus forte, et battre deux footballeurs qui avait le reste de l'équipe autour d'eux n'était pas exactement la chose la plus intelligente à faire.
« Hé, Nicola ! Ca t'a plut cette petite blague en science ?
- Oh, un déchet ? Dégage de là, dégage !
- Hé, si tu sais qui est Shakespeare, alors tu n'es pas aussi stupide que je ne le croyais !
- Qui c'est Shakespeare ?
- C'est bien ce que je dis. Alors, Jazzy, t'étais aussi dans le coup ? Vous tous ? Ou juste Nicola qui as décidé que ce serais drôle d'essayer et de faire exclure Toushirou ?
- Pour toi c'est Jasmine, saleté.
- Tu sais, si j'étais toi je pense que j'aurais au moins le bon sens de prendre un seul surnom. Je pense que je prendrais Jas. Ca sonne bien. Pas Jas comme dans J-A-Z-Z, mais Jas comme dans J-A-S. »
Pendant ce temps, Hitsugaya remarqua alarmé, que Josh et Max frappait leurs poings très serrés contre leurs paumes. Dans l'ensemble, pour Katherine, ses chances de s'échapper intacte semblaient être faibles. C'est alors que Katherine scella son destin.
« Tu sais Max, je suis surprise que Josh ne t'ais pas encore foutu une raclée. Je veux dire, nous savons tous qu'il est plus fort que toi, et que moins de gens auront la couronne sur la tête, plus il y aura de pouvoir pour chacun. »
Ce fut là que Katherine fit la meilleure chose et prit littéralement ses jambes à son coup, deux footballeurs bien costauds après elle. Hitsugaya pris un raccourcis et arriva dans une autre allée quand elle trébucha sur une pièce de métal qui dépassait. Il courut à elle et l'aida à se relever. « Tu est une idiote, tu le sais ?
- Tu as tout entendu ?
- Ouais » Le bruit de footballeurs furieux cherchant leurs proies porta à leurs oreilles. « Maintenant cours, et ne t'arrêtes pas jusqu'à ce que tu sois chez toi. Ca ira pour moi. » Katherine le regarda intriguée. « Fais moi confiance. »
Décidant de faire ainsi apparemment, Katherine couru vers le coin quelques secondes avant que Josh et Max débarquèrent à l'autre coin. « Hey le Jap. Ouais toi. L'intello était là ?
- J'ai un nom.
- Personne aussi nul que toi n'a le droit à un nom.
- Désolé alors, mais je ne répondrais pas si vous insistez sur ça.
- Bien, alors on va juste te le faire cracher. »
Josh chargea vers lui, s'attendant à le voir partir en courant. Ce qu'Hitsugaya ne fit pas, et Josh commença à avoir un tout petit peu la chair de poule, mais il continua quand même.
Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'était de la résistance. Le coup de poing d'Hitsugaya l'envoya s'affaler dans une poubelle, sur laquelle Hitsugaya sauta immédiatement. Loin d'être KO, Josh essaya de sauter aussi sur la poubelle mais il échoua, pas du tout aidé par le pied d'Hitsugaya.
« C'est ça, emballes mes courses ! »
Avec un hors de service, l'autre se reprit. Max approcha Hitsugaya prudemment, le mesurant. Une fois assez proche, il envoya un coup de poing facilement esquivé par l'agilité d'Hitsugaya, et fini par terre en position fœtale gémissant. Avec un sourire narquois et satisfait, Hitsugaya abaissa son genou de l'endroit où l'entrejambe de Max était un instant plus tôt.
Alors qu'il se retournait et s'en allait, il entendit Max siffler, « Je t'aurais, sale type. » Personnellement Hitsugaya ne pouvait pas moins s'en soucier.
Le lendemain, Josh et Max n'était pas en cours, mais Nicola et Jasmine y étaient pour sûr. Ils parlaient vraiment fort d'où Josh et Max étaient à tous les pots de colles habituels. Apparemment les quatre avaient été coincés dans une allée par dix ou vingt brutes, et Josh et Max avaient dit aux filles de courir pendant qu'ils se faisaient tabasser. A ce moment Jasmine soupirait romantiquement. Les cinq premières fois Hitsugaya souriait d'un air narquois, mais après cela faisait un peu trop.
De l'autre côté de la classe une tout autre histoire était racontée. Tout les élèves qui avaient étés obligés à se soumettre à la loi des Quatre étaient rassemblés autour de Katherine, écoutant sa propre version de l'histoire mutilée, mais pas autant que l'autre.
« Alors, hier soir je rentrais du cinéma, quand je les ai vu, et vous savez, j'étais pas trop ravie du concert qu'ils ont fait en science, surtout depuis qu'ils ont essayé d'accuser Toushirou pour ça, alors j'ai décidé de leur dire mes quatre vérités. Donc je suis allée vers eux et leur ai dit comment tout le monde les déteste et qu'ils devraient traiter les gens avec plus de respect et tout ça. En faisant un grand discours. J'ai continué sur ma position à les réprimander, jusqu'à ce que je réalise que j'étais allée trop loin et j'ai commencé à courir, Josh et Max à mes trousses. Je me suis esquivée dans une allée, et je suis tombée sur Toushirou. Après lui avoir raconté brièvement pour mon petit discours à Max et Josh, il m'a dit de continuer à courir et qu'il allait les retenir quelque temps pendant que je m'échappais. Alors j'ai courut jusqu'au coin, mais je me suis arrêtée et j'ai passer la tête pour regarder. Toushirou se tient là, Josh et Max l'entoure comme des chasseurs cernent leur proie. Soudain, ils se jettent tout les deux sur lui, et une féroce bagarre éclate. Je crains un instant que Toushirou sois foutu, mais ensuite je réalise qu'il est, assez incroyablement, en train de gagner. Il assomme Josh, puis se tourne pour achever Max. Mais Max est terrifié, donc il s'enfuit vers moi. Je ramasse un gros bâton, et je le frappe à la tête vachement fort, comme ça ! » A ce moment elle abaissa sa main sur le bureau très fort, pour que ça fasse un bruit satisfaisant. « Il s'écroule, et moi et Toushirou on s'enfuit avant qu'ils ne se réveillent et reviennent nous pourchasser. »
A la fin de la deuxième heure, toute l'école était au courant. Au déjeuner une sérieuse rébellion avait débuté, avec Hitsugaya comme leader. Le lendemain, il y avait une rumeur disant que quelqu'un avait fait une pétition pour le principal pour une classe de japonais au même titre que l'espagnol ou le français.
Voici l'état de la situation jusqu'au lundi suivant, lorsque Josh et Max retournèrent à l'école. Max était relativement intact, mais il y avait un joli bleu sur le front de Josh. Le couvert était mis, les Quatre avec leurs suivants les plus fidèles et toute l'équipe de football contre tout le monde.
Ca explosa au déjeuner. Littéralement.
Il y eu un léger splash lorsque quelque chose atterrit sur la nuque d'Hitsugaya. Se retournant, il vit l'une des filles gloussant avec les Quatre. Mais en quelques secondes elle fut couvert de plein de choses, de la Jell-O aux pêches trop mures qui avaient été emballées trop tôt ce matin. Hitsugaya lui souria. Qui rigole maintenant ?
Ceci n'allait pas rester sans être remarqué. Un arrière, remarquant que l'un des offenseurs se tenait devant lui dans la queue pour se servir, pris une soupière et la vida entièrement sur la tête du pauvre garçon.
Par conséquent, une bataille de nourriture comme toute les batailles de nourriture commença. Soudain un groupe de dix apparu devant Hitsugaya le saluant. Leur chef parla. « Capitaine, nous sommes votre groupe d'opérations clandestines. Commandez nous. »
Hitsugaya fit une pause pendant une minute. « Vous trois, touchez Jasmine et Nicola autant que vous pouvez. Utilisez les trucs vraiment juteux, comme des vieux fruits. Vous cinq, faîtes un raid sur les cuisines, secrètement bien sûr. Vous deux, faites en sorte que personne ne soit réellement blessé.
- Oui capitaine ! » Ce n'est que lorsqu'il tenait le bras d'un footballeur derrière lui pendant que Katherine lui fourrait des frites dans le nez qu'il réalisa combien tout cela était puéril, et pourtant combien cela ressemblait à sa vie au Seireitei. Ils l'avaient même appelé capitaine.
Plusieurs professeurs tentèrent de les arrêter, pour être complètement ignoré hormis la nourriture qui manquait leur cible. Les professeurs tentèrent finalement de se mettre à plusieurs, et Hitsugaya appela un second groupe et leur ordonna de garder les professeurs hors de cela. Si quelqu'un de plus de quatorze ans osait seulement passer la tête, il était vite couvert de nourriture. Hormis Hitsugaya bien sûr. Mais ils ne le savaient pas.
Frénétiquement, le principal appela son ami de toujours et allié, le commissaire. En cinq minutes, il y eu des sirènes dehors qui pénétrèrent quand même au travers de l'air plein de cris de guerre dans la cafeteria. Vingt policiers rentrèrent en courant, et les professeurs les suivants en vitesse. Cependant ils furent ignorés. Le commissaire observa cela avec intérêt, remarquant que, contrairement à beaucoup de batailles de nourriture, ces types étaient organisés, il semblait y avoir deux groupes opposés, et non pas des adolescents lançant la nourriture au hasard les uns les autres. Maintenant qu'il regardait, il remarqua trois d'entre eux visant spécifiquement deux filles. Et il y en avait cinq de plus, faisant des allers retours aux cuisines distribuant de la nourriture aux autres. Et environ quinze qui surveillaient seulement les adultes. Il y avait une petite sixième par terre essayant d'essuyer de la pomme de terre de ses yeux avec des mains sales. Un garçon plus âgé s'agenouilla et lui donna une serviette de papier pour s'essuyer.
Le commissaire pali lorsqu'il réalisa ce que c'était. Ce n'était pas une simple bataille de cantine. Ceci était une guerre totale. Il y avait même une sorte d'infirmiers. Il n'y aurait pas de paix avant que quelque chose ne soit installé. Et quelqu'un les dirigeait. Il remarqua un garçon se tenant sur une table au milieux de la salle, et mentalement il se reprocha de ne pas l'avoir vu plut tôt. Ses cheveux étaient blancs, et était manifestement le chef. Une fille qui ne semblait pas être de grande conséquence se tenait à coté de lui, lançant des petits pains d'un panier qu'elle avait à divers garçons qu'il reconnaissait de l'équipe de football. Le garçon se tenait simplement là, couvrant tout.
Un autre garçon, une année plus vieux, courut à lui et murmura à l'oreille du garçon aux cheveux blancs. Le garçon regarda droit dans les yeux le commissaire, et ils établirent le contact visuel. Soudain, un œuf intact vint vers le garçon sur le coté. Il l'attrapa, il l'attrapa, changea sa direction, et le lança.
Le commissaire cligna des yeux plusieurs fois, se demandant si c'était une illusion. Mais non. Il ne pouvait que remercier ses lunettes qui empêchèrent un œuf d'entrer directement en contact avec le bout de son nez. La visée était impeccable. Ce n'était pas de ce monde. C'était franchement annormal.
Il jeta un coup d'œil au milieu des éclaboussures d'œuf pour voir que le garçon regardait toujours, mais pas avec de la satisfaction. Un regard qui lui demandait de faire quelque chose. Puis aussi vite que cela était venu il changea, et le garçon sourit.
Hitsugaya sourit en songeant à ce que devait penser le commissaire. Si seulement il savait. Puis il se concentra pour attraper plus de nourriture hostile et de la rediriger.
Soudain, un coup résonna, puis il y eu le silence. Excepté le son du verre qui tinte.
Rapidement Hitsugaya poussa Katherine et lui-même de la table lorsque des éclats de verre de la lumière au dessus tombèrent. Et sur un footballeur costaud.
« Ouch ! Faites gaffe le Jap, l'intello ! Dégagez d'là ! » Le dit footballeur jeta de lui les deux et commença à les pourchasser, jusqu'à ce qu'il glisse sur de la nourriture. Il allait se relever lorsque la voix du commissaire tonna.
« Personne ne bouge ! Silence vous tous ! Bien, vous allez nettoyer ce bazar, tous. On va appeler vos nom et quand vous l'entendrez, allez avec l'officier qui l'a appelé pour donner votre version intégrale de ce qui s'est passé ici. Maintenant je ne veux plus un mot. Smithy ! » Il cria, appelant le concierge. « Sortez le matériel de nettoyage ! »
Le commissaire soupira lorsqu'il vérifia tout. Il avait déjà décidé qu'il y avait seulement deux camps, pas beaucoup, mais là était la preuve sous ses yeux. Le témoignage de tout l'équipe de football et d'une vingtaine de filles qu'il avait déjà classé comme les filles « populaires » expliquait que le garçon aux cheveux blancs, Toushirou Smith, récemment adopté du Japon, et la fille quelconque à ses cotés du nom de Katherine McKinnon étaient les agitateurs. Mais le reste de l'école incriminait deux footballeurs et deux filles comme agitateurs, dont les noms étaient Jasmine Colchester, Nicola Simonson, Joshua Aarons, et Maxwell Drew. Cependant, ils furent tous d'accord pour dire que quelque chose s'était passé et avait fait augmenter la tension exponentiellement jusqu'à ce que ça explose au déjeuner. Et tous racontèrent des histoires tellement énormes que le commissaire les classa immédiatement comme des rumeurs sans fondements.
De même les six élèves blâmés donnèrent une autre version dépendant de qui les blâmait. Ceux que le commissaire avait déjà nommés comme la « Partie Football » disaient que quatre d'entre eux se baladaient et avaient décidés de prendre une allée en raccourcie. Là Toushirou et Katherine leur avaient sauté dessus parce que ils étaient apparemment jaloux de leur popularité. Les garçons avaient dit aux filles de courir, et eux furent battus pour leur plus grande douleur.
Cependant Katherine et Toushirou revinrent plusieurs semaines en arrière, à l'arrivée de Toushirou, dans leur explication. Apparemment pendant toute l'année, les quatre autres enfants avaient tyrannisé toute l'école, à racketter les autres et les menacer avec « l'équipe de foot » si ils n'obéissaient pas. Katherine était moins que de la poussière, parce qu'ils l'avaient classée comme une « intello ». Toushirou était arrivé et instantanément appelé le « Jap ». Les deux avaient formé une amitié rapide sinon irrégulière, du au fait que Katherine parlait japonais. Toushirou avait appris incroyablement vite, et ce fut l'état de la situation jusqu'à la semaine précédente. Le jeudi en Sciences, un certain Henry Quirk avait sauté sur son bureau et chanté « Le Monde d'Elmo », racontant que Toushirou l'avait menacé si il ne le faisait pas. Toushirou avait tout juste échappé au blâme grâce au fait qu'il ne connaissait pas le « Monde d'Elmo » sans parler de la rue Sésame. Ce soir là, Katherine était particulièrement irritée alors quand elle tomba sur les quatre sortant du cinéma elle commença à les réprimander. Allant trop loin, elle du fuir, pris une allée et trébucha. Toushirou apparu et l'aida à se relever, et lui dit de courir chez elle disant qu'il les retiendrai. Puis il assomma d'une seule main Josh et rendis Max inoffensif avec un bon coup de genou dans l'aine.
Bien que l'histoire des Footballeurs était plus simple et bien moins compliquée, rien de ça n'aurait jamais pu unir toute l'école contre l'équipe de football et une vingtaine de filles. De plus il disait toujours au principal qu'il devait faire plus attention à ce qui se passait loin des yeux attentifs des professeurs. Alors, après réflexion, il tria les menteurs et ceux qui disaient la vérité. Lui, pas comme le principal, avait un adolescent chez lui et il savait comment leurs cerveaux marchaient.
NdA : VIVE LES BATAILLES DE NOURRITURE !
