Voilà le chapitre 2... merci pour les reviews.
Le lendemain matin, après avoir étouffé une rumeur qui commençait à courir sur Martel et lui, Kimblee alla s'enfermer dans la salle de bain. Armé de sa brosse à dents et du dentifrice, il entama le plan "je squatte la salle de bain rien que pour faire chier le monde".
Martel, déjà armée de son peignoire, tenta en vain d'ouvrir la porte de la salle de bain où se trouvait malencontreusement l'alchimiste. En voyant qu'elle ne pourrait pas l'ouvrir puisqu'il y avait le verrou de mis, elle frappa à ladite porte mais personne ne lui répondit.
Commençant à perdre patiente, elle attrapa Greed qui passait dans le couloir et s'en servit pour défoncer la porte. L'alchimiste, sous la surprise, faillit en avaler sa brosse à dents et regarda avec des yeux ronds Martel qui venait de reposer Greed par terre, de jolis oiseaux volant autour de sa tête.
- Tu me veux quoi encore la chimère ?
Martel mis un coup de pied à Greed pour le faire dégager avant d'attraper Kimblee par le col de son tee-shirt, rapprochant ainsi son visage du sien. Kimblee lui sourit.
- Tu veux encore me tirer mes fringues ?
- ... Continuez comme ça et je vous fais avaler votre brosse à dents. Maintenant, sortez d'ici et allez continuer votre toilette matinale aux chiotte
Mine de rien, elle commençait un peu à s'énerver et ne voulait surtout pas revivre le coup de la veille. L'Ecarlate la toisa un moment du regard puis retourna à son activité. C'est-à-dire, il continua à se brosser les dents comme si la blonde n'était pas là. Cette dernière soupira et le rattrapa par le col de son tee-shirt qu'elle avait laché un peu avant.
- J'ai dit : DEHORS !
Il lui sourit et fit volte-face, continuant son brossage et se dégageant de sa poigne par la même occasion. Celle-ci finit par pousser un juron, l'attrapa par le pantalon ET le T-shirt ET le caleçon, le traînant derrière elle. Kimblee se demanda comment diable allait-il pouvoir se débarasser des trois vêtements en même temps, comptant la brosse à dents dans sa bouche.
Il décida de se débarasser d'abord de la brosse à dents. Mais pas en la jettant comme toute personne normale, non. Il la mit dans sa main frappa et la tête de la chimère avec.
- Mais... Qu'est-ce qui vous prend ?
- Cette fois-ci, ma brosse à dents veut bien collaborer !
Martel mit un temps à encaisser, puis elle s'énerva vraiment ce coup-ci. Elle retourna en arrière, tirant toujours Kimblee et, avant qu'il ne se rende compte de quoi que ce soit, elle lui mit la tête de force dans la cuvette, folle de rage. L'alchimiste, lui, finit par ressortir la tête, le regard noir. Oui, il avait bu la tasse, et il était encore plus énervé que la jeune femme.
Il se releva et approcha ses mains l'une de l'autre. Martel ferma les yeux. Elle sentait que sa dernière heure était arrivée. Mais ce ne fut pas le cas. Comme elle avait fermé les yeux, Zolf eut une autre idée. Il embrassa la blonde qui ouvrit les yeux, choquée, et chercha à nouveau une corde ou à la rigueur, une arme... Comme la veille quoi. Sauf que cette fois-ci, elle commença à frapper Kimblee à l'aide de sa brosse à dents à lui, pour le faire lâcher prise. Dolchatte, qui passait devant la salle de bain à ce moment-là, accéléra le pas en se disant qu'il devrait se prendre un café, il commençait à voir des trucs bizarres... genre l'Ecarlate qui embrasse Martel.
Mais Zolf ne lacha evidemment pas prise pour autant. Malgré la brosse à dents qui lui fracassait le crâne, il continuait d'embrasser cette pauvre chimère qui aurait hurlé si elle n'avait pas la bouche prise. Martel eut soudain l'illumination du siècle. Jusqu'à preuve du contraire, Kimblee était un homme, non ? ... Enfin, normalement. Elle ferma les yeux et donna de toutes ses forces (et ça ça fait mal...) un coup de genoux bien placé.
Là, il lacha enfin prise. Se tenant pitoyablement l'entre-jambes, il en aurait presque eu la larme à l'oeil. Une fois qu'il se reprit, il lança un regard noir à Martel qui essayait de cacher son rire comme elle pouvait.
- Je vais te tuer...
- Essayez, pour voir.
Elle placa à la vitesse de la lumière les deux mains sur sa bouche. Qu'est-ce qu'elle avait dit là. Et pourquoi pas l'inviter à l'exploser pendant qu'elle y était. Zolf avançait dangereusement vers elle. La blonde recula jusqu'à se cogner contre le lavabo. Ses mains de cahque côté de l'évier. Elle chercha quelque chose sur ledit évier.
Et attaqua l'alchimiste avec ce qu'elle avait trouvé.
- Un... Peigne...
Kimblee se prit un fou-rire.
- Je... Arrêtez ou je vous le fais avaler !
Le fou rire de l'homme ne s'arrêta pas pour autant, et pour combler le tout, il se rapprochait imperceptiblement, dans son hilarité. Martel, désespérée, trouva tout de même un point positif : elle était en vie.
- Tu sais, parvint à articuler l'Ecarlate entre deux rires, j'te trouve... fun, en fait...
Elle frôla la crise cardiaque.
- C'est vrai ?
- Ouais... Je te trouve excellente pour une gonzesse...
Martel, soudain prise d'un doute, posa sa main sur le front de l'alchimiste, d'une part pour le repousser alors qu'il s'avançait, d'autre part pour vérifier s'il avait de la fièvre. Elle paniqua réellement lorsqu'elle se rendit compte qu'il avait une température normale.
- Je ne plaisante pas tu sais...
Il se rapprochait vraiment de trop. Elle tenta encore de le repousser mais bon, c'était un homme et il était donc plus fort qu'une femme. Elle n'arriva donc pas à la repousser. Et il reposa ses lèvres sur celles de la chimères.
Elle finit par soupirer et le laissa faire, se disant que plus vite il serait satisfait, plus vite il la relâcherait... c'est alors que ses yeux se posèrent sur la porte, ou plutôt sur l'attroupement de chimères qui les regardaient avec des yeux ronds. Elle commença à donner des coups sur les bras de Kimblee, pour le faire lâcher, parce que là elle flippait grave.
Zolf, qui n'en avait que faire, continuait tranquillement de l'embrasser.
Dans le lot des chimères, une tête un peu plus famillière que les autres passa. Style avec les cheveux bruns en pointes et les lunettes de soleil sur le nez.
- Ah bah on dirait qu'ils sont ensemble, fit remarquer Greed
Tous se tournèrent vers lui, les chimères goutte derrière la tête, Kimblee un peu surprit de le voir là, retenant sans problème Martel ayant envie de tuer l'homonculus.
- Tu nous veux quoi, l'homonculus ?
- Rien... Vous êtes grand maintenant. faites ce que vous voulez mais ne la tue pas Kim. C'est tout ce que je te demande.
- Mais je n'en avais pas l'intention.
- PASSEZ-MOI UNE CORDE !
L'Ecarlate rit en retenant Martel qui se débattait, il vint même l'embrasser sur la joue, sachant que ça ne la ferait que se mettre davantage en colère. C'est alors qu'il écarquilla les yeux, comme tout le monde, lorsqu'il vit Greed en train de se déshabiller au milieur de la pièce, malgré tout ce monde (bon, il avait toujours son caleçon, dieu merci).
- GREED ! Qu'est-ce que tu fous ???
- Quoi ? demanda innocement l'homonculus
- ... T'es en train de te foutre à poil devant tout le monde.
- Mais nan, j'utilise la salle de bain, c'est juste que tout le monde il regarde, répliqua Greed en attrapant les bords du caleçon...
Fort heureusement pour le rating, il était seul dans la pièce, une fraction de seconde plus tard. Cependant, pauvre Martel, elle était toujours dans les bras de Kimblee (Dn : mais on va pas la plaindre, hein. Poochie : oh que non on va pas la plaindre, surtout pas moi ).
Les chimères s'étaient tirées en courant dans leurs chambres. Et Kimblee avait emmené Martel dans la sienne.
- Kimblee, lâchez-moi, par pitié..
- Pourquoi, t'es vierge ?
Elle jaugea un instant l'alchimiste qui venait de l'allonger sur le lit et elle entama de le frapper à l'aide du coussin.
- LA N'EST PAS LA QUESTION, CRETIN !
- Alors quoi ?
La blonde continuait de le frapper avec le pauvre coussin mal aimé.
- Chuis pas beau ?
Elle arrêta de la frapper d'un coup. C'est vrai qu'il était pas mal en fait. Mais là n'est toujours pas la question.
- Bah tu vois, conclus l'alchimiste avec un sourire avant de venir l'embrasser.
Nous noterons Dolchatte qui écoutait à la porte avec ce superbe objet qu'on les médecins, dont je ne me souviens plus le nom.
Elle se laissa faire. Elle avait enfin laissé tomber. Ca la fatiguait de trop toute cette histoire.
La porte s'ouvrit d'un coup, faisant tomber le pauvre Dolchatte bruyamment sur le sol. Là, Martel passa en mode "veine qui palpite sur la tempe". A chaque fois qu'elle baissait les armes, quelqu'un dérangeait, et Kimblee se devait de tout remettre à plus tard ! Non, elle n'attendait pas avec impatience qu'il continue, mais plus vite il serait satisfait, plus vite elle serait libre, bordel !
Un coussin (décidement le pauvre n'était vraiment pas aimé de la chimère) traversa la pièce et vint s'écraser sur le visage de la chimère canine.
- DOLCHATTE, TU DEGAGES !
Kimblee jaugea un instant Martel, puis Dolchatte qui s'était retrouvé dans le couloir. Il se leva et ferma la porte au nez de Dolchatte. Lui aussi voulait finir ce qu'il avait commencé.
Une suite si vous en voulez...
