Merci pour les reviews, les gens :D ça encourage...
( Nous avons aussi un GreedKim posté uniquement sous le pseudo de Poochie... Merci si vous passez voir. )
Kimblee se retourna et le sourire qui avait fleurit sur ses lèvres disparu. Martel n'était plus là. Il s'approcha du lit en fronçant les sourcils et se pencha pour regarder en dessous. Il ne vit donc pas la femme sortir de l'armoire et s'éclipser, mais il entendit bien la porte.
- Et merde !
Il se leva avec lenteur avant de chercher après cette pauvre Martel qui pensait en être débarrassée. Elle se trompait lourdement. Même la cuisine n'était plus un lieu sûr où personne ne pourrait la trouver : elle entendait déjà la voix de Kimblee dans la cuisine, de l'armoire où elle s'était planqué.
- Martel, je sais que tu es là...
En fait il ne savait presque rien, mais on ne sait jamais, hein.
La chimère chercha des yeux de quoi se défendre et sourit largement lorsqu'elle posa les yeux sur les énormes couteaux de cuisine. Juste au moment où elle allait prendre le couteau, les portes de l'armoire s'ouvrirent. Laissant apparaître la tête de Zolf.
- Bouh !
Martel empoigna le couteau et lui passa sous la gorge. Maintenant, elle se sentait forte.
- Reculez.
L'alchimiste hésita, mais étant donné qu'il tenait à sa peau et qu'il avait les mains en l'air depuis qu'il avait ouvert le placard, il recula, sans espoir de transmuter quoi que ce soit. La blonde sortit avec difficulté du placard dans lequel elle était. Déjà parce qu'il était bas et puis, elle ne devait pas baisser sa garde sous peine de se faire attaquer à tout moment par ce fou.
- Reculez, j'ai dis !
Cependant, Kimblee ne recula plus, il avançait même. Mais en gardant les mains en l'air pour montrer qu'il n'avait pas l'intention de la tuer.
- Vous voulez que je vous tue ou quoi ?
- T'en es pas capable.
Il se mit à sourire de façon peu engageante. Et ben oui, elle n'en était pas capable. Elle avait tué trop de gens dans sa vie pour avoir envie que ça recommence. Contrairement à l'homme devant elle qui n'attendait que de pouvoir tuer à nouveau. Raison de plus pour garder le couteau pointé sur lui.
-Allez... lâche ce couteau. Tu vas te blesser. Ce serait dommage.
Que faire ? Appeler au secours et risquer que Kimblee la fasse taire d'une manière ou d'une autre, ou bien obtempérer sagement ?
Sans réfléchir, Martel abaissa lentement le couteau, tandis que le sourire de Kimblee s'élargissait.
- J'ai gagné !
Il l'attrapa par la taille, faisant tomber le couteau au passage et la souleva pour pouvoir l'emmener dans la chambre. Mais Dolchet se mit en travers de sa route. Enfin, inconsciemment en travers de sa route.
- Bah, je croyais que vous... que... enfin...
Il surprit alors le regard de Martel qui disait clairement "SAUVE-MOI, ENFOIRE !". Mais il ne la sauva pas. Malheureusement pour lui, enfin plutôt heureusement, Kimblee lui foutu un coup de pied puisqu'il avait les mains prises.
- Dégage, le clebs. Ta copine et moi on a à faire.
Tandis que Dolchatte couinait parce qu'un coup de pied, ça fait mal, Martel se décida qu'il était temps de hurler
- LACHEZ-MOI ! ESPECE D'OBSEDE !
En entendant le mot "obsédé", Greed apparu.
- On m'a appelé ?
Kimblee regarda Martel puis Greed, goutte sur la tempe.
- Je crois qu'elle parle de moi.
Les yeux de l'homonculus s'écarquillèrent.
- Nooon... Mais tu me l'avais jamais dit, Kimchéri !
- Kimchéri ?
Martel écarquilla les yeux à son tour.
- Comment ça, Kimchéri ?
- Ben... Sois pas jalouse Martel !
- JE SUIS JALOUSE SI JE VEUX !!
Ce fut un énorme choc pour Kimblee et Dolchatte qui s'écrièrent d'une même voix :
- Parce que t'es jalouse ?!
Martel vira au rouge, se rendant compte de ce qu'elle avait dit
- Euh... Non.
Elle tentait de se rattraper comme elle pouvait mais Greed ne semblait pas de cet avis.
- C'est vrai qu'il est vachement sexy, mon Kimchéri (Greed n'imagine même pas à quel point il a raison)
- QUOI ? hurla la chimère
Là, Kimblee ne bougeait plus, stupéfait. Martel poursuivit.
- COMMENT CA VOTRE KIMCHERI ?!
- Tu savais pas ? Kimblee, c'est l'homme de ma vie, dit-il avec des petites étoiles (non, pas des roses) dans les yeux.
On put entendre une mouche voler, après le vacarme que firent les chimères du bar à se casser la figure ou à faire des crises cardiaques. Après un long silence, cependant...
- Mais c'est GENIAL ! Sortez avec lui, embrassez-le, faites ce que vous voulez mais faites-le et sauvez-moi, par la même occasion !
Oui, Martel rayonnait.
- Je veux bien Martel, mais seulement si tu te joins à nous.
- Bonne idée tiens, ça.
Vous pouvez noter au passage que ça vole bas. Vive le rating ! Après les cinq minutes nécessaires à Martel pour massacrer Greed à coups de Kimblee dans la figure (elle aime pas les couples à trois...), nous pouvons reprendre.
- Non mais et moi quoi encore ?!
Heureusement pour lui que Greed était un homonculus. Parce qu'il se serait déjà fait tuer depuis bien longtemps par la blonde. Kimblee aillant survécu miraculeusement.
- Martel, tu parles vachement bien la france.
Oui, Greed est perspicace (Poochie : je l'ai toujours dis que Greed était perspicace, mais on me croit jamais). Sachez également que Greed ne savait pas où se trouvait la France. Il ne savait d'ailleurs pas ce que c'était.
Mais bon, toujours est-il que Martel a finit par regarder dans le vide puis... est partie s'enfermer dans sa chambre en un temps record, les bras de Kimblee se refermant dans le vide. Zolf eut juste le temps de jurer avant de se mettre à courir après la pauvre chimère qui n'avait décidément pas de chance. Il frappa sur la porte fermée comme un fou. Hurlant qu'elle lui ouvre la porte en vitesse. Oui, Kimblee avait remarqué que l'homonculus s'était mis aussi à lui courir après et lui aussi voulait se planquer vite fait.
- Bah Kim, pourquoi t'exploses pas la porte ?
- ... Et comment j'me planque, après ?
Finalement, l'idée de Greed étant à moitié bonne, il explosa l'homonculus. Le temps que Greed se reconstitue, Martel avait ouvert la porte par pitié pour l'alchimiste et l'avait vite refermée. Il fallut également quelques secondes à son cerveau pour qu'elle se rende compte de ce qu'elle venait de faire.
- Et merde !
- Oh mais c'est gentil de m'inviter dans ta chambre...
A la vue du sourire de Kimblee, Martel chercha comme d'habitude une arme et brandit... son peigne. Kimblee regarda le peigne une seconde puis plongea sa main dans la poche de son pantalon pour en ressortir sa brosse à dents rose avec le bisounours bleu ciel dessiné dessus.
- Je savais que t'allais me refaire le coup, dit-il en brandissant ladite brosse à dents.
Martel était trop occupée de s'empêcher d'étouffer de rire pour l'avoir réellement entendu.
- C'est la brosse à dents de Greed ou quoi ?
- Ben oui.
Zolf pouvait se vanter d'avoir au moins une qualité que Martel recherche chez un homme. Il la faisait rire.
- J'allais pas utiliser la mienne non plus.
C'est alors que la chimère remarqua qu'il s'était sensiblement rapproché.
- Mais si on arrêtait de parler de débilités ?
Enfin, Kimblee venait de remarquer que tout au long de cette fic, ils ne parlaient que de débilités. Paix à nos âmes d'auteurs...
- Et de quoi on pourrait parler d'autre ?
Merde, elle venait de le relancer.
- De ce que tu comptes faire si...
Martel paniqua lorsqu'il se penchant vers elle.
- Et si j'suis contre ?!
- Pourquoi tu serais contre ?
- Parce que j'aurais pas envie...
- Et pourquoi t'aurais pas envie ?
- PARCE QUE T'ES A MOI, KIM !
Martel soupira. Des fois elle aimait bien Greed, mais des fois il pouvait être lourd tout en étant d'une aide inconsidérable.
Puisqu'il n'était pas arrivé à ouvrir la porte, Greed avait fait un trou dedans, et l'on voyait juste sa tête dépasser. Kimblee soupira à son tour puis donna un grand coup de pied dans la tête de l'homonculus qui se retrouva dans le couloir.
- Bon... Où on en était ?
- Vous alliez sortir rouler un patin à Greed.
L'alchimiste regarda Martel, goutte sur la tempe.
- …Bon au moins j'aurai essayé.
- Je répète... Et pourquoi t'aurais pas envie ?
Il fallait qu'elle trouve quoi répondre. Une échappatoire, n'importe quoi...
- Votre brosse à dent est chiante.
... Elle n'avait pas beaucoup d'idées.
Kimblee aurait rit si la situation n'avait pas été aussi absurde.
- Donc... dit-il en se passant la main sur le visage. C'est à cause de ma brosse à dents ?
- ... En fait non, c'est juste qu'on se déteste mutuellement, non ?
Zolf sembla réfléchir.
- Ah ouais... C'est vrai ça.
Un point pour Martel.
A suivre...
