Auteur : Sara-chan22
Titre : Ensemble, toujours
Couples : A venir.
Disclaimer : Les personnages de GW ne sont pas à moi…mais les autres le sont !
Chapitre 3 :
Cette nuit-là, je ne pus dormir. J'avais rassemblé furtivement quelques unes de mes affaires les plus précieuses dans un sac à dos et je sortis de ma chambre aux environs de minuit, un revolver à la main.
Comme je sortais de ma chambre, je tombai nez à nez avec Frédéric. Surpris, il m'observa plus attentivement et remarquant le sac à dos, ses yeux s'agrandirent, devinant mes intentions.
« Qu'as-tu l'intention de faire ?
« Fred, laisse-moi passer.
« Tu ne te rends pas compte que c'est de la folie.
« Fred, barre-toi !
« Jamais, tu vas devoir me tuer si tu veux passer !
Merde, ce gars la va me donner du plain sur la planche.
« Toujours ton amour pour le devoir ? Fis-je en soupirant.
Ilse contenta de me fixer avec des yeux déterminés.
« Fred, tu es ici mon meilleur ami mais je vais devoir me débarrasser de toi.
« Essaye toujours.
Nous sortîmes nos revolvers en même temps, l'un braqué sur l'autre. Conscients que cela ne nous menait à rien, nous les déposâmes par terre et nous mimes en position de combat. Il se précipita sur moi, j'évitai ses coups et lui en lança quelques uns qu'il esquiva. Bordel, il va faire foire tout mon plan celui là, on va surement nous entendre si ça continue comme ça. J'évitai son poing et lui assignai un violent coup sur la nuque et l'attrapai alors qu'il s'écroulait, inconscient. Je le déposai délicatement sur le sol, le regarda quelques instants pour garder son visage dans mes souvenirs et murmurai :
« Adieu, Frédéric.
Je m'éloignai, priant de tout cœur pour ne pas me faire repérer. Heureusement, la chance avait été avec moi ; j'accédai au bureau du général sans problèmes. Je lançai dans le couloir une bombe somnifère qui endormit les gardes postés à sa porte sur le champ. Sans perdre de temps, je m'introduisis en silence dans le bureau désert. A cette heure-ci, mon père devait se trouver dans la partie nord de la base, en réunion. Je sortis de son bureau une feuille blanche et farfouillai dans les tiroirs en quête de quelque document écrit de sa main. Je trouvai enfin ce que je recherchais. Je sortis un stylo et me mit à la tâche de rédiger un papier me permettant de faire sortir les pilotes de leur cellule, en m'appliquant à écrire de la même manière que lui. J'étais habile dans ce domaine là.
Le silence m'oppressait. Je devais faire vite avant que les gardes ne se réveillent ou que mon père adoptif ne revienne. Je guettai le moindre bruit. Ma main était tremblotante et en sueur quand je finis d'écrire. Je rangeai tout et me hâtai de sortir. Pour plus de sécurité, j'empruntai le conduit d'aération qui débouchait exactement sur un couloir avant celui des prisonniers. La peur m'envahit et l'angoisse m'étouffa. Et si je ne réussissais pas ? Je serai capturé et accusée de traîtrise, on m'enfermera dans une cellule de la prison militaire un grand bout de temps, peut-être jusqu'à la fin de ma vie. Je secouai la tête d'un geste vif. Je dédramatisai tout. Mon sort ne m'importait pas autant que celui des deux pilotes. Le général leur fera subir les pires tortures et j'ai peur qu'ils n'en sortent pas indemnes. Surtout pas lui. Mon cœur se serra et je fis un effort pour avancer plus vite, en proie à une appréhension oppressante.
J'arrivai enfin à destination. J'écartai les barreaux du conduit et en sortit puis les remis en place, après y avoir caché mon sac à dos. J'avançai dans le couloir de détention des prisonniers et y jeta une autre bombe somnifère. Les gardes devant la cellule des pilotes s'écroulèrent par terre. J'écartai leurs corps et je me mis à les fouiller. Je trouvai la carte qui permettait d'entrer dans la cellule et l'activai. La porte pivota lentement et je pénétrai dans la salle sombre avec prudence.
Deux silhouettes étaient assises sur le sol, au fond de la pièce. Leurs visages m'apparurent tells des spectres dans la faible clarté de la lumière du couloir. Je m'avançai vers eux. Ils se mirent debout et l'un d'eux me demanda d'une voix froide :
« Qui êtes vous ?
« Le temps n'est pas aux présentations, nous devons agir rapidement si nous voulons rester en vie.
« Comment peut-on vous faire confiance ?
« Il le faut. Je suis la seule qui puisse vous aider pour l'instant
Les deux pilotes se consultèrent du regard.
«Ote-nous ces menottes, ordonna Heero d'un ton sec.
« Non, pas maintenant. Les gardes doivent croire que je suis chargée de vous transférer dans une autre base, sous ordre du général Leen.
« Leen…
« Mon père adoptif, fis-je en guise d'explication. Je suis orpheline.
Je me mordis la lèvre inférieure. Pourquoi diable leur ai-je précisé cela ? Je l'ai dit sans réfléchir, spontanément.
« Nous devons faire vite, leur dis-je.
« Très bien. Nous te suivons.
Je soupirai et redressai la tête aussitôt, les sens en alarme. J'ai entendu un bruit de pas qui approchait.
« Vite, quelqu'un arrive !
Je les précédai et ils me suivirent en silence. Je les conduisis vers le conduit d'aération où j'entrai, récupérant mon sac au passage et leur fit signe de me suivre.
Je marchai à quatre pattes et je les sentis avancer avec mal. Mince, j'ai oublié les menottes ! Pourtant, ils ne dirent rien et se contentèrent de me suivre. Trowa me demanda :
« Comment es-tu sure de la direction à prendre ?
« J'ai flâné assez longtemps dans ces conduits pour avoir appris les chemins par cœur, répondis-je avec un sourire.
Ils ne dirent rien durant tout le trajet. Nous arrivâmes quelques instants après devant la porte principale de la base. Personne ne nous remarqua lorsque nous sortîmes du conduit d'aération, occupés à vérifier les passes des véhicules qui entraient. Nous nous faufilèrent assez aisément vers un camion vide. Je pris le volant alors que les pilotes se mirent à l'arrière. Je me dis que si je sortais sans problèmes de cette base, ce sera un extraordinaire exploit. Je chassai cette vague de pessimisme qui m'envahit et me décomposai un visage normal. Je roulai vers la grande porte. Le garde m'arrêta et me demanda ma raison de sortie.
« J'emmène des prisonniers à la base Victoria où ils seront interrogés sous ordre du général Leen.
« L'autorisation.
Je lui passai la feuille que j'avais préparée à cet effet. Il la regarda sans mot dire.
« Vous êtes la fille du général, dit-il enfin.
« Oui.
« Très bien. Vous…
A cet instant, une voix parla dans son transmetteur.
« Ne laissez pas passer les prisonniers ! Je répète : Ne laissez pas…
Le garde releva vers moi un visage surpris et s'apprêta à sortir son revolver. Ni une ni deux, j'appuyai à fond sur l'accélérateur sans un regard en arrière. J'entendis au loin une sirène se déclencher. Le cœur battant la chamade, je défonçai la grille qui entourait la base et m'éloignai à grande vitesse.
« Que se passe-t-il ? demanda Trowa par la cloison.
« A ton avis ? On fout le camp !
« Tourne à gauche par là ! M'ordonna Heero.
« Mais…
« Tourne par là !
Je tournai le volant vers la direction qu'il m'indiquait, dans un frissement de pneus.
« On nous suit ! Dit Trowa.
« K'so ! Fis-je.
Je regardai par le rétroviseur et constatai avec horreur qu'il avait raison. On s'enfonçait dans ce qui semblait être une forêt, les soldats à nos trousses, le camion secoué de tout part par les herbes et les branchages.
« C'est quoi ce cheminYuy ? M'écriai-je.
« D'où connais-tu mon nom ?
« C'est pas le moment ! Où mène ce sentier ?
« A nos gundams, répondit-il après un moment de silence.
« Génial, rétorquai-je, j'imagine que vous allez vous y réfugier et m'abandonner aux soldats, c'est gentil de penser à moi !
Ils ne répondirent pas. Les soldats nous collaient toujours aux baskets. Soudain, Heero étouffa un petit cri. Ils tiraient sur nous !
Et comble de notre malchance, devant nous se trouvait un ruisseau. J'apercevais aussi un gros rocher sur notre route.
« Heero, Trowa, à mon signal, descendez du camion !
J'avais un plan improvisé. Espérons qu'on s'en sortira !
Le gros rocher se rapprochait dangereusement.
« Sautez !
J'ouvris la portière et sautai. Je fis une chute affreuse au sol et je me relevai douloureusement tandis que le camion heurta le rocher en plein fouet et s'enflamma. A la lueur des flammes, j'apercevais Trowa qui aidait Heero à se relever. Je me dirigeai vers eux.
« Vers le ruisseau vite ! On a pas de temps à perdre !
Je soutins Heero de l'autre côté. Apparemment, les soldats d'Oz l'ont atteint à la jambe. Nous fîmes aussi vite que nous pûmes et nous plongèrent dans le ruisseau. Nous la traversâmes en quelques enjambées. Ca tombait bien, les ozzies sont la !
En quelques instants, nous avions disparus parmi les feuillages et l'obscurité. Les soldats prendront un temps considérable pour éteindre le feu du camion et vérifier si on était toujours vivants avant de se mettre à nos trousses de nouveau. Espérons que ce temps nous permettra de rejoindre les gundams !
Je ne voyais pratiquement rien devant moi et me laissai entrainer au hasard par Trowa.
« Sais-tu où on va ? Demandai-je.
« C'est tout droit, répondit Heero à sa place.
«T'es sur ?
Il ne répondit pas et je me contentai de faire confiance en son sens de l'orientation pour le moment.
Et il eut raison.
Fascinée, je regardai avec stupéfaction les deux géants qui se tenaient en position assise, cachés par un tissu de branches et de feuilles. Ils étaient, si grands, si imposants…
Que je m'évanouis.
Reviews, please !
Dans le prochain chapitre :
« Qui êtes-vous ?
« Sally Poe, médecin qui s'occupe des pilotes.
« Ils vont bien ?
« Pas d'inquiétude. J'ai fait le nécessaire pour soigner leurs blessures. »
« Un piège ? Répétai-je, étonnée. Vous voulez rire ? J'aurai risqué ma vie pour un piège ? J'aurai pu me contenter de mette un détecteur sur l'un des pilotes sans qu'il me voie, les tromper en leur disant quelque mensonge et les laisser partir en recommandant aux soldats de ne pas les attraper, pas à l'instant. Ca aurait suffi.
Il se tut, buvant une gorgée de sa tasse de thé puis me dit :
« Vous dites vrai. On peut vous faire confiance. »
Rendez-vous au prochain chapitre !
