Auteur : Sarah-chan 22

Titre : Ensemble toujours.

Disclaimer : S- Dis Yumi.

Y-Moui

S-T'aurais pas vu où sont partis les G-Boys ?

Y-T'es pas au courant ? Ils sont chez leur créateur.

S-Mais…Ils ne m'appartiennent pas alors ?

Y- tu devais le savoir depuis le temps.

S-Mais ils m'ont promis…et ils n'ont pas tenu leur promesse. Le monde est cruel !

Y (lui tapote l'épaule)- Je sais, je sais. Mais tu m'as toujours moi, n'oublie pas.

S-Oui mais quand même. Enfin c'est mieux que rien.

Voilà donc le quatrième chapitre qui apporte de nouvelles choses et de nouvelles informations sur Yumi.

Enjoy !

Chapitre 4 :

Une petite fille brune était assise à côté d'un lit d'hôpital où était étendue sa mère. Celle-ci était maigre et son visage pâle. La petite fille lui tenait fermement la main mais elle ne bougeait pas. Un homme en blouse blanche entra dans la pièce et lui dit :

« Ne reste pas là petite, c'est fini.

Des larmes incontrôlables brillèrent sur les joues de la fille. Le lit disparut. Elle se retrouva dans le noir total avec des voix qui répétaient :

« C'est fini…c'est fini…c'est fini…

Soudain, devant elle apparut un petit garçon, les mains dans les poches, qui la regardait fixement avec des yeux froids. Elle s'avança vers lui mais il recula et s'éloigna d'elle en courant.

« Heeeero attennds…

Le garçon disparut. Des mains jaillirent de l'obscurité et les ténèbres l'engloutirent…

« Heeeeeroo !!

Je me révaillai violement et me redressai sur ce qui semblait être un canapé. Je regardai autour de moi. J'étais dans un endroit inconnu, une maison.

Je soupirai.

« Ce n'était qu'un mauvais rêve, dis-je tout bas.

« Ah tu t'es réveillée, me dit une voix féminine.

Je clignai des yeux et remarquai une jeune femme blonde assise sur une chaise à mes côtés.

« Où suis-je ? Demandai-je, déboussolée.

« Dans une planque des pilotes de gundam.

« Les pilotes…ahhh…

Tous les souvenirs de ma fuite avec les deux pilotes de gundam me revinrent et aussi ses douleurs.

« Aiie, ça fait mal…la chute…

« Ne vous en faites pas, je suis médecin, je vais vous soigner.

Je la considérai un instant.

« Qui êtes-vous ?

« Sally Poe, médecin qui s'occupe des pilotes.

« Ils vont bien ?

« Pas d'inquiétude. J'ai fait le nécessaire pour soigner leurs blessures.

Je soupirai de soulagement, rassurée.

« Bonjour Sally, fit une voix masculine.

« Bonjour ? Nous sommes donc le matin ? M'enquérais-je.

« Oui, répondit le jeune garçon blond qui fit irruption en déposant un plateau sur une table basse. Du thé ? Du café ou encore du chocolat ?

Je ne m'attendais pas du tout à cette question. J'étais déstabilisée.

« Euh…du chocolat.

« Sally ?

« Du café. Merci, Quatre.

« Je t'en prie.

Le jeune homme nous servit nos demandes respectives et se versa lui-même du thé avant de venir s'asseoir au près de nous.

« Que s'est-il passé ? Ne puis-je me retenir de demander. Hier, j'étais avec Heero et Trowa devant les gundams puis je ne me souviens plus de ce qui m'est arrivé ensuite.

« Apparemment, tu t'es évanouie d'après ce que nous a dit Trowa. Il nous a expliqué que vous les aviez aidés à s'enfuir.

« Oui, c'est bien cela.

« Pourquoi ?

Ah la la c'était la question que j'appréhendais le plus. Je ne pouvais leur dire pourquoi, pas pour l'instant en tout cas.

« Parce que je détestais mon père, répondis-je en essayant de ne pas me trahir. Enfin mon père adoptif. J'avais le poste de lieutenant dans cette base et il ne me traitait pas bien. Je voulais m'enfuir de la base. L'occasion s'est présentée quand les deux pilotes ont été capturés, j'ai vu comment il les traitait, les horreurs qu'il leur faisait subir. Il a même voulu que je les torture. Je l'ai haï à cet instant et je me suis promis de les aider à s'enfuir.

Ce n'était pas vraiment la raison principale de ma fuite mais je pouvais dire cela sans avoir l'air de mentir.

« Et si c'était un piège ? Demanda le dénommé Quatre, sceptique.

« Un piège ? Répétai-je, étonnée. Vous voulez rire ? J'aurai risqué ma vie pour un piège ? J'aurai pu me contenter de mette un détecteur sur l'un des pilotes sans qu'il me voie, les tromper en leur disant quelque mensonge et les laisser partir en recommandant aux soldats de ne pas les attraper, pas à l'instant. Ca aurait suffi.

Il se tut, buvant une gorgée de sa tasse de thé puis me dit :

« Vous dites vrai. On peut vous faire confiance.

Je le regardai, perplexe. Qu'est-ce que cela voulait dire ?

« Je suis empathe, expliqua-t-il, je peux percevoir les états des personnes. Dans ton cas, j'ai senti que tu ne mentais pas. Pourtant, c'est comme si tu cachais quelque chose.

Empathe ? A la bonne heure ! Il a découvert que je cache un secret, merdre ! Je dois me contenir, ne pas me trahir !

« La vie privée ça vous dit quelque chose ?

Il sourit.

« Pourriez-vous arrêter d'utiliser votre empathie sur moi ?

« Je pourrais mais mes amis ne vous font pas vraiment confiance alors je serai obligé de les rassurer à chaque instant que vous dites la vérité, que vous n'avez pas de mauvaises intentions envers nous.

Je me mordis la lèvre inférieure. A cette allure, il va finir par découvrir ce que je cache. Rahh, la poisse !

« Vive la confiance, grommelai-je.

« Bon je vous laisse aux bons soins de Sally. On se revoit tout à l'heure.

« C'est ça. A toute.

Je le regardai partir en me disant que malgré tout, je sentais qu'il avait bon fond.

Sally me pansa mes blessures et prit soin de moi. Elle était très gentille. Elle me parla des pilotes et de leurs caractères. Heero était froid et distant, Duo drôle et charmeur, Trowa renfermé et parlant peu, Wufei le plus solitaire. Tous cinq avaient connu des périodes sombres de leurs vies. Ils étaient des orphelins de la guerre mais se battaient avec détermination pour amener la paix sur le monde.

Je baissai la tête et me mit à réfléchir. Pendant tout ce temps, alors que des jeunes garçons se battaient pour la paix, moi j'ordonnais des soldats de démolir ce qu'ils construisaient, eux.

Mais ce n'était pas ma faute.

« Au fait tu ne m'as pas encore dit comment tu t'appelais, me dit soudainement Sally.

Je relevai la tête vers elle.

« Ah, j'ai oublié. Yumi, yumi Leen.

Mieux valait pour l'instant ne pas décliner ma véritable identité.

« Tu es d'origine japonaise ?

« Oui en quelque fait. Ma mère était japonaise et mon père était anglais. Mais j'ai hérité plus de ma mère que de mon père.

« Etait ?

« Mon père est mort avant ma naissance, dans la guerre. Ma mère est morte du cancer.

« Je suis désolée. Vous savez moi je n'ai jamais connu mes parents.

Je demeurai silencieuse. C'était des souvenirs douloureux.

«Bon je vais vous laisser vous reposer. Je vous réveillerai à l'heure du déjeuner.

« Merci.

Elle me sourit et sortit de la pièce.

Je reposai ma tête sur l'oreiller mais je ne voulais pas me rendormir. J'avais peur de refaire le même cauchemar de la nuit dernière. Je repensai à ma mère. Elle me manque. C'était une femme extraordinaire qui a tout fait pour me rendre heureuse et compenser la perte de mon père. Son visage était doux, adorable. Quand elle a attrapé le cancer, elle ne me l'avait pas dit. J'avais 8 ans à l'époque. Elle m'avait juste dit qu'à présent ses jours étaient comptés, qu'elle me confiera à mon oncle et nous sommes partis à sa recherche mais c'était comme s'il s'était vaporisé, aucune trace de lui. Ma mère agonisait et après sa mort, je me suis retrouvée seule, dans la rue…

« Yumi, yumi réveilles-toi.

J'ouvris les yeux lentement. Je ne me souviens pas de m'être endormie.

« Allez Yumi c'est l'heure du déjeuner. Tu dois reprendre des forces.

J'émergeai lentement des torpeurs de mon sommeil soudain. Sally était penchée vers moi.

« Allez debout ma grande !

Elle me tendit une main que je saisis et me relevai en me sentant encore déboussolée. Sally me soutint et m'emmena vers la cuisine où les cinq pilotes étaient déjà installés à une table rectangulaire.

Quelque chose clochait et je ne savais pas ce que c'était. Je fis un tour de la table et mes yeux tombèrent sur les mains libres de Trowa et d'Heero.

« Comment ça se fait que vous avez plus de menottes.

« On t'a pris la carte qui permet de les ouvrir hier, répondit Trowa

« Vous m'avez fouillée ! M'exclamai-je.

« Tu croyais qu'on allait piloter les gundams les mains liés ? Me lance Heero avec froideur. En plus, t'étais évanouie.

Je fis une moue, relâchai Sally et la remercia. Je me sentais mieux et ne voulais pas paraître faible à leurs yeux.

« Je vois que tu vas mieux, fit Quatre Viens t'installer ici.

Il me désigna une place à ses côtés. Je m'y assis. J'avais en face de moi un jeune homme aux cheveux châtains coiffés en une longue natte et aux yeux améthyste.

« C'est donc toi la mystérieuse secouriste qui a sorti nos glaçons de leur pétrin ?

« Hum je présume que t'es Duo. Sally m'a parlé un peu de vous tous, ajoutai-je à son froncement de sourcil.

« Ouais ben t'as bien deviné.

Je commençai à manger. J'avais une vraie faim de loup !

« Comment connaissais-tu mon nom hier ? Me demanda brusquement Heero.

« Je sais pas si t'as remarqué mais hier lors de l'interrogatoire vos noms ont été révélés…

« Et comment pouvais-tu savoir que mon nom était bien Yuy et non Barton ?

« Il est toujours aussi lourd que ça ?

Duo sourit.

« Tu t'y feras.

« J'espère bien.

« Tu ne m'as pas répondu.

« On peut savoir beaucoup avec un peu de recherche.

Il se tourna vers Quatre qui hocha la tête positivement.

Il n'a pas beaucoup changé. Toujours aussi méfiant. Je me rappelle bien notre première rencontre…perturbée et amusante. Je ne pus me contenir d'émettre un petit rire.

« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ? Me demanda Duo entre deux bouchées.

« Rien. Je me suis rappelée quelque chose.

Il leva un sourcil intrigué mais je ne dis rien. S'il croyait que j'allais lui raconter cela !

« Les femmes sont extrêmement bizarres, fit Wufei à côté de Duo.

« C'est toi qui l'a dit my friend.

« Les femmes sont plus intelligentes que vous ne le croyez, répliqua Sally.

« Ah et c'est toi qui va nous en donner la preuve ? Demanda Duo en pouffant.

« Duo, si tu te moques encore comme ça de moi, je veillerai à ce que ta prochaine séance médicale soit peuplée de piqures.

Duo blêmit.

« Elle t'a eu mon pote, le taquina Quatre.

Le jeune homme à la natte fit une moue boudeuse.

« Et on dit que c'est nous qui sommes bizarres, lançai-je. Vraiment, les garçons…

Après le repas, Sally me passa quelques vêtements de rechange qu'elle gardait chez les pilotes. Je me débarrassai de mon uniforme humide qui me collait à la peau et m'habillai d'une veste et d'un jean après avoir pris une bonne douche.

Ensuite, je saluai Sally qui avait d'autres travaux à effectuer.

« Tu reviendras ici ? Lui demandai-je sur le seuil de la porte de la planque.

« S'il y a des malades ou des blessés, oui.

« Alors, je vais vite faire d'attraper un rhume.

Elle rit. Nous nous serrâmes puis elle fit un bref adieu de la main à Quatre et Duo, debout derrière moi et s'éloigna.

Je me tournai vers les deux pilotes.

« Dites vous comptez me garder longtemps encore chez vous ? Parce que vous savez je n'ai pas où aller…

« Hum il va falloir décider avec les autres mais pour l'instant on va te garder avec nous, répondit Quatre.

« D'accord. Et je vais dormir où ? Parce que vous savez, les canapés et moi, on fait deux…

« Il y a une chambre à l'étage au fond du couloir à droite qui est inoccupée.

« Merci. Je vais aller m'y installer et faire une petite sieste.

Sur ce, je retournai au salon où je pris mon sac à dos et montai vers ma nouvelle chambre. Elle était assez grande avec tout le nécessaire d'une chambre. J'enlevai mes chaussures, lançai le sac sur le lit et me jetai à côté de lui. J'étais moralement épuisée.

On frappa à la porte. Je me redressai sur mon lit et m'assit dessus, étonnée et curieuse.

« Entrez.

La porte s'ouvrit et je vis avec stupéfaction Heero apparaître sur le seuil de la pièce.

« Je voulais que tu saches, me dit-il avec un regard fixe et froid, que malgré ce que peut dire Quatre, je ne te fais pas toujours confiance et que je t'ai toujours à l'œil alors fais attention à tes actes.

J'ouvris des yeux ronds de stupeur. Qu'est ce que cela veut dire ? Pourquoi est-il venu me dire cela ? Est-ce une stratégie ? Pour me déstabiliser et m'amener à faire un faux pas.

Il s'apprêta à s'en aller. Je me relevai et l'interpellai.

« Heero, je…

Il vit volte-face.

Devrais-je le lui dire et me débarrasser du poids lourd de la vérité qui m'accable et me tourmente ? Mais va-t-il me croire ? Et quelle sera sa réaction ?

« Je suis…

Fin du chapitre !!! Oui je suis une sadique qui aime faire souffrir ses lecteurs ! Alors voulez-vous connaître la vérité concernant Yumi ? Rendez-vous au prochain chapitre !

Et laissez-moi des reviews !

Biseeees,

S22