Chapitre 40

Quand elle revint, sa colère avait en partie disparu, mais elle ne se gêna pas pour continuer à déverser sur Sorrente toute sa fureur.

-Mais qu'est ce que vous avez fait ?

-J'ai débarrassé le monde d'une ordure, voilà ce que j'ai fait !

-J'espère que vous êtes endurante, parce que j'ai besoin de mon général. Alors vous allez ramener son âme.

-JE...

-Est-ce que je vais tuer vos chevaliers d'or ? Non, alors ne massacrez pas mes marinas !

-Bon d'accord. Faites attention à Kanon, il a vraiment besoin que quelqu'un de confiance reste avec lui.

-N'ayez crainte, Saga des Gémeaux restera avec lui.

-Merci, Votre Majesté.

Elle soupira et se téléporta directement devant le château d'Hadès. Arrivée là-bas, elle frappa et le gnome lui ouvrit la porte. N'étant pas de bonne humeur, elle lui apprit à voler et le crapaud s'écrasa contre le mur devant le regard stupéfait de Myu qui préféra ne pas s'engager dans un combat perdu d'avance. Elle s'approcha du crapaud, le prit par les pieds et le secoua jusqu'à ce qu'une bourse tombe de sa poche. Elle prit la bourse et repartit vers les portes de l'Enfer. Après une chute vertigineuse, elle s'arrêta devant le Styx, siffla et attendit Charon. Celui-ci arriva assez rapidement et s'exclama en la voyant :

-Non !

-Même pour une bourse bien ronde ?

-Bon, d'accord, viens. Mais pas d'entourloupe.

-N'aie crainte, j'ai envie de faire cette entrée le plus calmement possible.

Elle s'affala dans le fond de la barque et donna la moitié de la bourse au passeur. En regardant l'eau passer, elle demanda à Charon :

-Ce n'est pas ennuyeux de toujours faire la même chose ?

-Non, pas trop, on voit beaucoup de nouveaux visages. Mais c'est vrai qu'ils n'ont pas beaucoup de conversation.

-Ce doit être le seul point positif !

-Oh non. J'aime bien naviguer, c'est calme et je peux chanter sans que personne ne vienne m'embêter. Tu sais chanter ?

-Je ne suis pas un rossignol, mais je me défends pas mal.

-Tu veux me chanter quelque chose ?

-Oui, tiens, pourquoi pas ?

Pendant tout le reste de la traversée, elle lui chanta des airs de son passé. La dernière chanson était la plus belle et la triste de son répertoire :

Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
À côté de sa mère et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour
La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart

Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi

Elle allait à l'école au village d'en bas
Elle apprenait les livres elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois
Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie
Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie

Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie c'était douceur rêves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C'était une petite fille sans histoires et très sage
Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant

Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi

Quand la barque heurta le ponton, les spectres virent Alizea et Charon qui pleuraient dans les bras l'un de l'autre. Tous se demandaient ce qu'ils se passait surtout quand le chevalier d'or partit en reniflant pitoyablement. Elle se tourna vers le passeur et lui demanda :

-Je pourrais revenir ?

-Quand tu veux !

-Merci !!!

-Allez, au revoir ma jolie.

-Salut mon tout beau !

Ils repartirent chacun de leur côté en pleurnichant. Se moquant totalement des spectres qui la regardaient avec méfiance, elle arriva devant le tribunal des Enfers. Elle frappa à la porte, puis entra. Là, elle vit avec stupéfaction Poséidon, Athéna et Hadès discuter sérieusement et accessoirement incendier une âme qui s'en voulait de s'être autant trompée sur Kanon. Athéna dit :

-Vous savez maintenant que même si vous revenez à la vie, on ne vous laisserait pas vous approcher de Kanon !

-Oui, Votre Altesse.

-Kanon a beaucoup souffert de ma part, c'est moi qui l'ai transformé en ce démoniaque combattant. Lui dit Hadès.

-Nous avons décidé que Kanon prendrait la place d'Alizea. Lança Poséidon.

Alizea s'approcha et demanda :

-Et que dois-je faire ?

-Tu ne peux aller au sanctuaire de Poséidon ou tu passerais ton temps à vouloir tuer Sorrente. Alors nous avons décidé que tu prendrais la place d'un des juges des enfers qui prendrait la place de Kanon du Dragon des mers. Lui expliqua Athéna doucement.

-Qui ?

-Minos du Griffon ! Lança Hadès.

Alizea se tourna vers les trois Juges et soupira lourdement, et puis un break ne lui ferait que le plus grand bien. Elle sursauta quand elle croisa le regard de Rhadamanthe. Il était froid et pourtant une lueur étrange luisait dans ses yeux mordorés. Alizea observa avec méfiance le troisième juge tandis que Minos grondait sur le mauvais caractère du chevalier d'or. Après s'être mis d'accord, l'âme de Sorrente partit pour le Sanctuaire Sous-marin, de même que Minos alors que Saga, mis au courant des nouvelles dispositions, amenait un Kanon détruit dans la treizième maison. Il avait demandé et obtenu la permission de rester avec son frère afin de l'aider à se reconstruire. Tous les chevaliers d'or, apprenant ce que Sorrente avait fait, voulurent aller au Sanctuaire sous-marin afin de le lui faire payer, mais la déesse leur certifia qu'il avait bien été puni par Alizea. Connaissant le caractère exécrable de la jeune femme quand on touchait à un enfant ou à Kanon, ils n'eurent aucun mal à s'imaginer les horreurs sans nom qu'elle lui avait fait subir. Shion soupira lourdement en apprenant que sa fille restait en Enfer. Mais bon, la déesse avait raison, la jeune femme devait apprendre à revivre.

Maintenant seule en enfer, Alizea suivit Eaque et Rhadamanthe qui allaient lui expliquer son rôle en temps que Juge des Enfers.

-Tu es maintenant un Juge des enfers. Ton rôle est de juger les âmes qui arrivent ici. Depuis la guerre sainte, nous sommes plus souple, moins pointilleux. Par exemple, à part meurtre avec volonté de nuir et de tuer, tous les enfants vont en Elysion. Les adultes qui n'ont rien fait de mal, y vont aussi, de même que ceux qui ont racheté dans leur vie terrestre leurs erreurs. S'ils ne les ont pas tous rachetées, alors ils sont condamnés aux Enfers, mais pas pour l'éternité, mais jusqu'à ce que leur erreurs soient rachetées. Mais pour les autres, ce sont les Enfers directement et là il faudra décider l'endroit où ils iront selon ce qu'ils ont commis comme mauvaises actions.

-D'accord. Et je commence quand ?

-Maintenant, si tu veux.

-Merci Eaque.

Ils allèrent au tribunal des enfers et elle commença son travail. Les premières âmes qu'elle eut à juger furent des enfants, une vingtaine de bambins de quatre à six ans qui avaient tous été tués quand leur bus avait explosé. Les enfants étaient terrorisés, mais Alizea avec un sourire chaleureux leur dit :

-N'ayez pas peur, nous sommes là pour savoir si vous avez fait de graves bêtises qui doivent être punis.

Alizea regarda le livre des enfers et vit que la plus grosse bêtise faite était le tirage de la queue d'un chat. Ils étaient totalement innocents et donc elle ordonna à un spectre de les emmener en Elysion. Tous les enfants partirent, puis arriva le conducteur du bus qui avait trompé sa femme et dans sa jeunesse avait tué un homme. Il n'avait jamais été poursuivi pour cela. Alizea lui dit :

-Je vois que tu es un mari volage, ce n'est pas trop grave, mais le meurtre... ça l'est beaucoup plus.

Après l'avoir condamné, elle se trouva face à celui qui était responsable de cette catastrophe, il ne regrettait rien et, si on le lui permettait, il recommencerait encore. Son âme était si noire qu'elle se confondait avec le néant. Elle siffla de colère mais décida pourtant d'être le plus objectif possible. Elle prit le livre et plus elle le lut, plus son cosmos devint agressif. L'âme en face d'elle commençait à avoir peur, mais il était trop tard, car elle se tourna vers lui et siffla :

-Tu es un monstre. Objectivement, tu resteras en Enfer pour l'éternité. Mais toutes les tortures qui existent ne sont rien par rapport à ce que tu as fait. Alors je vais en créer une autre, rien que pour toi. C'est la plus douloureuse et la plus cruelle de mes attaques. Je ne l'ai utilisé qu'une seule fois et rien que pour toi, je vais changer son nom... PAR L'HORREUR D'ENLIL !!!

Un serpent doré se jeta sur l'âme, mais au lieu de le pulvériser, il tournoyait paresseusement et de temps en temps, il entrait dans son corps puis en ressortait. D'après les hurlements de l'âme, c'était très douloureux. En suite, elle le balança dans le lac de lave. Elle continua à juger les âmes, jusqu'à ce qu'Hadès heureux de son nouveau juge l'emmène dans son appartement de fonction. Il se trouvait tout à côté d'un lac de lave et la chaleur qui était insupportable pour les autres, était la bienvenue pour la jeune femme qui poussa un soupire de bien être. Elle était bien ici. Elle se tourna vers le dieu des enfers qui préférait l'avoir comme alliée que comme ennemi, et lui demanda doucement :

-Majesté, pourrais-je voir mes parents ?

-Malheureusement, cela est impossible. Mais eux peuvent venir te voir.

Le sourire qu'elle lui renvoya fut tellement éblouissant qu'il fut heureux de sa réponse. Elle avait suffisamment souffert dans sa vie et maintenant, elle avait le droit à un peu de repos. Toute excitée elle lui demanda :

-Quand ?

-Tous les jours, le soir durant deux heures et le dimanche toute la journée.

-Oh merci, merci pour tout.

Alizea remercia de nouveau vivement le dieu des Enfers, elle allait pouvoir revoir ses parents autant de fois qu'elle le voudrait. Pour l'instant, elle s'installa dans sa nouvelle demeure. Elle regrettait de ne pas avoir pu amener Aman, mais elle n'avait pas le droit de faire venir des créatures vivantes. Kanon avait donc reçu l'ordre de s'occuper du jaguar qui avait bien grandi et qui aidait le généralissime de Poséidon à se reconstruire lentement.

Alizea s'habitua très vite à sa nouvelle vie, se faisant des amis des spectres et chantait à tue-tête avec Charon. Le seul qu'elle évitait comme la peste, était Rhadamanthe. Et elle se demandait vraiment comment le spectre du Wyvern faisait pour se retrouver sur son chemin. Les spectres étaient très amusés par les courses poursuites entre un Rhadamanthe tenace et une Alizea très nerveuse. Cependant, une nuit, elle ne fut pas assez rapide et le spectre la rattrapa. Rhadamanthe ravi la coinça contre le mur. Les deux armures quittèrent de leurs propres volontés le corps de leur possesseur. L'anglais plaça un genou entre ses jambes et réussit à se faufiler entre ses cuisses tout en prenant possession des lèvres du pauvre chevalier d'or tétanisé qui serra les dents. Alizea tentait de se libérer de l'emprise du spectre, mais en vain. Elle tremblait en sentant les mains de l'homme caresser chaque parcelle de son corps. Le chevalier d'or haletait sous la chaleur de ce corps puissant contre le sien. Rhadamanthe eut un mouvement de bassin qui fit gémir le chevalier d'or. Elle ouvrit la bouche pour le supplier d'arrêter, mais il envahit cette cavité chaude par sa langue brûlante et entama une danse avec celle plus timide d'Alizea. Le treizième chevalier d'or commençait à se détendre quand...

-RHADAMANTHE !!!!

Le spectre relâcha Alizea qui tituba un instant, puis il vit :

-Donadieu. Quelle heureuse surprise !

-Retire tes mains libidineuses de ma fille. Gronda l'ancien chevalier d'or du Cancer.

-Mais c'est qu'il mordrait, le crabe.

Un claquement de porte prouva au spectre qu'Alizea avait fui.

-Que tu le veuilles ou non, Donadieu, ce soir Alizea va perdre sa virginité.

Le spectre lui fit un sourire narquois et se téléporta dans la chambre de la jeune femme. Il grogna de frustration en ne voyant personne. Cependant, un bruit de douche lui montra où se trouvait sa proie. Il se déshabilla et c'est nu qu'il entra dans la salle de bain. Il bavait en voyant le corps de sa future amante par transparence. Il entra silencieusement et se pressa contre elle. Elle sursauta violemment alors que la main de Rhadamanthe se rapprochait dangereusement de son intimité. Elle sentait le sexe dur du spectre contre ses fesses. Il lui mordillait le cou quand elle se raidit, un appel au secours résonna dans son cosmos. Alizea se téléporta dans sa chambre, s'habilla à toute vitesse et fila rejoindre celui qui l'appelait. Son armure la recouvrit en un instant et devant un Rhadamanthe frustré, elle se téléporta au Sanctuaire d'Athéna.

Là, elle vit la mère de Mû être poursuivie par des guerriers en armure rouge sang. Fulminante, Alizea se téléporta entre les guerriers et leur proie. Arzaniel soupira de soulagement quand elle entendit derrière elle la voix de sa fille adoptive rugir:

-PAR LA FUREUR D'ENLIL !

L'explosion fut d'une telle violence qu'elle créa un gigantesque cratère, là où se trouvait auparavant une montagne, et attira les chevaliers d'or. Quand ils arrivèrent, ils virent Alizea tenir un survivant par le cou. Elle hurla en le secouant comme un prunier :

-QUI ES-TU ?

-Je... je...n... ne... te...di...rai r... rien, che... cheva...lier d'or.

-Jusqu'à nouvel ordre, je suis le troisième Juge des Enfers et quand tu te retrouveras face à moi dans deux minutes, je te ferai payer ton silence. En cessant enfin de le secouer.

-Vernon de l'Angoisse ! Répondit le chevalier angoissé.

-A qui obéis-tu ?

-...

-REPONDS !

-...

-PAR L'HORREUR D'ENLIL !

-AAAAARRRRRRRRGGGGGG !!!! Hurla le chevalier en hurlant de douleur.

-Parle !

-A... Arès !

-Tu vois quand tu veux ! Va retrouver ton maître et dis-lui que je n'hésiterai pas à désobéir à mes ordres pour le démolir. Siffla Alizea montrant son puissant cosmos.

Le dernier guerrier s'enfuit sans voir que le treizième chevalier d'or et nouveau juge des enfers le suivait comme son ombre. Dans un temple au loin, une explosion violente et monstrueusement puissante annonça l'arrivée d'un chevalier d'or bavant de rage. Elle augmenta sa puissante en absorbant les attaques de ses adversaires et leur lança la Morsure du Soleil, vaporisa le temple et chassa le dieu qui retourna sur le mont Olympe en insultant le guerrier.

Alizea retourna aux enfers, soulagée d'avoir pu se débarrasser de la frustration qui la remplissait. Hadès la croisant lui dit avec un petit sourire :

-Arès est furieux.

-Il a attaqué ma mère adoptive. Je n'allais pas le laisser faire, quand même. Grogna Alizea encore en colère.

Le dieu des Enfers, comme son frère Zeus, n'appréciait pas vraiment le dieu de la guerre qui avait osé draguer SA Perséphone. Avec un grand sourire il lui dit :

-Officiellement je dois te dire ceci : ce n'est pas bien ce que tu as fait. Tu ne dois pas le refaire. Officieusement, continue à lui taper sur les nerfs, j'adore ça.

-Et Athéna ?

-Même chose que pour moi.

Alizea eut un grand sourire qui disparut quand apparut... Rhadamanthe. Elle salua le Dieu des Enfers et s'enfuit rapidement dans sa maison. Hadès éclata de rire et lança à son juge :

-Cours-lui après ! Je ne me lasse pas de voir ça. Un spectre qui court après un chevalier d'or. Allez, rejoins-là.

Le spectre après avoir remercié son seigneur se téléporta dans la chambre de sa proie et vit que la jeune femme l'attendait. Elle avait décidé de prendre le Wyvern par les cornes et elle siffla :

-Qu'est-ce que tu veux ?

-Mais... toi !

-Quoi ?!

-Je veux te toucher, sentir ton odeur, voir tes yeux se voiler sous la passion que je te ferai ressentir, sentir ton corps réagir sous le mien, entendre tes hurlements de plaisir quand je me perdrai en toi.

Il se rapprochait à chaque phrase d'Alizea qui était devenue totalement écarlate. Elle ouvrait et fermait la bouche comme un poisson hors de l'eau. Elle sursauta violemment quand elle découvrit qu'elle était contre le mur, le spectre très, trop proche d'elle. Elle poussa un petit cri quand il fondit sur elle comme un rapace sur sa proie. Il dépiauta sa belle armure qui se retrouva en pièces détachées sur le sol alors que celle du Wyvern se détacha de son possesseur et se reconstruisait près de la porte. Alizea haletait alors que la bouche du spectre était sur tout son corps, sans trop savoir comment, les hauts de Rhadamanthe et les siens se retrouvèrent sur le sol. L'homme écrasait la jeune femme contre le mur. Elle sentait la main du blond caresser l'arrière de sa cuisse et contre l'avis de son esprit, mais suivant les ordres de son coeur, ses mains se posèrent sur la nuque et les fesses de l'homme. Il l'attira contre lui et l'emmena sur le lit. Le chevalier d'or malaxait les cheveux de Rhadamanthe et lui palpait les fesses alors que l'homme lui dévorait le cou et la nuque. L'esprit en tumulte, Alizea se reprit un instant et tenta de le repousser, mais en vain, alors elle s'écria :

-PAPA ?!

Le spectre bondit hors du lit et vit... personne. Il lança un regard amusé vers la jeune femme qui avait tenté de fuir et lança :

-Ce n'est pas comme cela que tu m'échapperas.

Il lui sauta dessus et reprit ses caresses. Il lui fit perdre toute sa discrétion. Elle gémissait et hurlait en sentant sa bouche torturée son corps. Elle sursauta quand la main du spectre se plaça entre ses cuisses et commença à titiller son intimité encore inviolée. Alizea se mit à gémir encore plus intensément alors que le spectre enfonça deux doigts dans l'intimité humide de la jeune femme. Alizea se cambra au moment où le spectre entama des mouvements de va et vient. Elle poussait des cris de plus en plus fort puis elle poussa un hurlement de plaisir quand un orgasme dévastateur la foudroya. Encore tremblante, elle ne sentit pas Rhadamanthe briser délicatement son hymen de son sexe dur. Le spectre tremblait autant que son amante en sentant le corps souple du chevalier d'or autour de lui. Ne pouvant se retenir plus longtemps, un donna un léger coup de rein qui réveilla Alizea. Elle poussa un cri autant de plaisir que de surprise en ressentant des sensations aussi fortes. Rhadamanthe continuait à donner des coups de rein de plus en plus puissants et la jeune femme croisa ses jambes autour de la taille de l'homme afin de ressentir plus profondément les coups de butoir de son premier et seul amant pour les prochaines années. Alors que le plaisir allait crescendo, elle cria au moment fatidique :

-Je t'aime !

Il jouit violemment en elle, comprenant que ce n'était pas du désir qui l'avait poussé à traquer la jeune femme, mais bien un amour au moins aussi fort que ce qu'Alizea ressentait envers lui. Effondrés dans les bras l'un de l'autre, ils s'avouèrent leurs sentiments et s'endormirent repus sans savoir qu'ils venaient de mettre en route la prochaine génération de chevalier d'or d'Asclépios qui à la différence de sa mère, resterait toute sa vie au Sanctuaire d'Athéna…

FIN.