Auteur : Magical girl Kiki

Titre : M'emméneras-tu au paradis ?

Série : Gundam Wing

Genre : UA, yaoï,

ATTENTION : contrairement à ce que peut laisser penser le titre, ça ne va pas être très joyeux, il y aura viol, lemon selon les chapitres, violence, tortures physiques mais surtout morales.Ca va donc être parfois très noir. C'est vraiment pas pour les petits enfants. Sinon pour ce chapitre, je dirai juste LIME et vocabulaire un peu cru, sinon rien de bien choquant, on va commencer en douceur.

Disclamer : Même s'il s'agit d'un UA, aucun des persos qui sera dans cette fic ne m'appartient. Il n'y que les idées complètement folles qui sont à moi.

Chapitre 1 : Apparition

Heero parvint à se glisser dans la rame juste avant que les portes ne se ferment et s'avança difficilement parmi la foule compacte qui engorgeait le peu d'espace disponible. Il réussit à se glisser vers l'arrière, son endroit de prédilection dans ce genre de situation, mais fut néanmoins stoppé par un homme énorme qui le bloqua à un mètre cinquante du fond de la rame. Il soupira de soulagement mais également d'exaspération. De soulagement pour avoir réussit à attraper ce métro d'extrême justesse et d'exaspération contre sa moto qui n'avait rien trouvé de mieux que de refuser de démarrer le soir où il en aurait eu plus que besoin. Car il avait un rendez-vous pour un nouveau travail qu'il ne voulait absolument pas rater et donc pas question d'être en retard.

Son grand-père James, que tout le monde appelé J, venait de revendre sa boutique d'informatique dans laquelle Heero avait travaillé avec brio en tant que gérant pendant ces cinq dernières années malgré son jeune âge et J avait longtemps caressé l'espoir de le voir prendre sa succession. Mais à 25 ans, le jeune homme n'avait pas envie de rester dans cette branche, même si les responsabilités que représentait la gérance d'une telle boutique l'enthousiasmaient. C'était donc avec beaucoup de regrets que son grand-père avait respecté son choix et avait conseillé son petit-fils à un de ses amis qui cherchait justement quelqu'un pour s'occuper de son night-club, le « Heaven or Hell » autrement appelé le « Double H ». Certes, cela n'avait rien à voir avec ce qu'il avait déjà fait mais Heero n'avait pas peur de la difficulté et avait accepté immédiatement de rencontrer ce fameux ami.

Il lui fallait absolument ce travail. Il en avait énormément envie parce que le night-club qu'il aurait à gérer, s'il avait le poste, avait une grande réputation dans le monde de la nuit que le jeune homme côtoyait depuis longtemps. Heero en avait d'ailleurs voulu à son grand-père de ne jamais lui avoir parler avant de son ami et donc de ne pas avoir user de cette amitié pour permettre à son petit-fils d'accéder à ce panthéon des festivités nocturnes, son Eldorado personnel. Car même s'il n'avait jamais pu y entrer, l'entrée étant particulièrement sélective, Heero savait que ce club était ce qui se faisait de mieux dans le genre, tout cela notamment grâce à l'attraction phare de la boîte, un jeune danseur dont le nom de scène était Shinigami et qui par sa beauté et ses chorégraphies déchaînaient depuis presque trois ans la foule nombreuse qui se pressait dans l'unique but de le voir.

C'était la principale raison qui l'avait poussé à accepter le rendez-vous, pour ce travail : rencontrer enfin le « Prince de la nuit », comme le surnommaient les journaux. Mais paradoxalement Heero ignorait à quoi ressemblait le jeune homme, aucune photo de lui n'ornait la façade du club et aucune n'était parue dans un quelconque magazine ; un petit caprice de l'artiste qui tentait de rester simple mais augmentait ainsi involontairement sa popularité auprès des noctambules. Seuls ceux qui entraient dans le club pouvaient l'admirer. Mais à elle seule sa réputation sulfureuse, due à ses attitudes sur scène, donnait à Heero l'envie d'obtenir le job pour pouvoir l'approcher de près.

L'autre raison moins glorieuse était que le club était a l'opposé de l'endroit où se trouvait son actuel appartement et s'il était pris pour le job, il pourrait déménager pour être plus prêt de son lieu de travail mais aussi pour échapper à son actuelle voisine, une blonde complètement nymphomane qui voulait absolument lui mettre le grappin dessus. Heero n'avait aucun grief contre les femmes, au contraire il était bisexuel et alternait allégrement les conquêtes masculines et féminines mais cette fille n'était pas du tout son type. Cependant elle ne semblait jamais se décourager, malgré le nombre de fois où Heero l'avait repoussé et elle multipliait les stratagèmes pour parvenir à ses fins. En désespoir de cause devant tant d'acharnement, Heero avait décidé de changer de domicile, alors ce nouveau travail tombait à point nommé pour lui permettre de se débarrasser de cette sangsue.

Heero tourna légèrement la tête et se regarda dans une vitre. Sans être narcissique, il comprenait cette fille car il savait qu'on le décrivait fréquemment comme étant une « bombe sexuelle » : Ni trop grand, ni trop petit, le corps mince mais agréablement musclé, des cheveux bruns courts et indisciplinés, des traits légèrement asiatiques qu'il devait à sa mère, des yeux bleus cobalt venant de son père que ses conquêtes qualifiés de froids mais qui rajoutaient à son charmes selon les mêmes personnes. Un corps parfait agrémenté d'un intellect au-dessus de la moyenne, prouvant qu'il n'était pas seulement une belle gueule. Conscient de tous ces atouts, Heero n'avait aucun mal à séduire les hommes comme les femmes et à les mettre dans son lit le temps qu'il le voulait mais qui dépassait rarement un mois. Mais pour l'instant il n'avait pas trouvé LA personne qui lui conviendrait vraiment au point de vouloir vivre avec et il s'en contentait. Son univers était parfait. Enfin presque…

Heero soupira de nouveau. Tout aurait été parfait si ce soir il avait pu prendre sa moto et arriver sans encombre au club. Mais sa Kawasaki blanche n'avait pas été de cette avis et avait refuser de démarrer, l'obligeant ainsi à prendre le métro un vendredi soir pendant les heures de pointes et surtout pendant la journée la plus chaude de la saison. Il regretta d'ailleurs de n'avoir pas pu se changer avant d'attraper le métro, pressé par le temps. Car en choisissant ses vêtements il avait compté sur le vent de la course pour pouvoir se rafraîchir pendant le trajet et ainsi se mettre en valeur sans mourir de chaud. Le pantalon de cuir noir et le débardeur assorti auraient peut-être été possibles à supporter en moto mais là il lui donnait littéralement l'impression de fondre sous la chaleur.

La personne devant lui se déplaça pour descendre. Heero voulut avancer pour s'installer plus confortablement au fond de la rame mais il se figea brusquement, incapable de bouger.

Oubliée son insupportable voisine, oublié le monde agglutiné dans le métro et la chaleur torride qui y régnait, oublié même le boulot qu'il s'apprêtait à obtenir. Plus rien ne comptait sauf la douce chaleur subite dans ses reins et son pantalon soudain trop petit pour son sexe tendu par le désir.

La cause : devant lui, de dos se tenait une apparition, un ange : homme ou femme impossible de dire à quel bord appartenait la magnifique silhouette androgyne mais la personne portait un t-shirt noir extrêmement court qui dévoilait le creux de ses reins et une peau diaphane qu'on devinait d'une douceur incomparable et un short également noir enserrant des jambes fines et musclées. Mais ce qui attira surtout les yeux d'Heero, ce fut la longue tresse châtain aux reflets caramels qui se balançait lentement et dont le bout frôlait les fesses de son propriétaire, y attirant irrémédiablement le regard.

Heero était envoûté ; s'il était vraiment une « bombe », alors cette personne était un Big Bang sensuel. Le japonais ne croyait pas au coup de foudre, surtout sans avoir vu son visage, mais il sentait qu'il était pris d'un coup de désir irrésistible pour ce corps parfait, une envie incontrôlable de le posséder et de le faire plier sous les pulsions du siens. Il fallait qu'il le touche, qu'il caresse cette peau blanche et tentatrice.

Mais en même temps, il avait peur de le faire car il n'y avait personne autour de cette apparition, malgré la foule, comme s'elle était entourée d'une bulle infranchissable, comme si une mystérieuse aura invisible empêchait quiconque de s'approcher de cet ange. Heero avait peur que celui-ci disparaisse si jamais il tendait la main pour essayer de le toucher. Mais il fallait qu'il le fasse malgré tout, il avait toujours aimé les défis et il se lança celui de s'approcher de cet ange et de goûter au sel de sa peau. Quoi qu'il arrive. Même si ce geste le faisait s'évanouir dans l'air. Son désir était trop puissant pour qu'il ne le suive pas.

Heero prit son courage à deux mains et fit deux pas, se retrouvant à quelques centimètres de sa cible, qui ne l'avait visiblement pas remarqué. Il s'avança encore, collant cette fois son corps contre le dos de l'ange. Celui-ci sentit quelqu'un derrière lui mais dans un métro bondé, c'était normal et il ne se retourna pas pour si peu. Mais juste après, Heero posa une main sur ses fesses alors qu'avec sa langue il venait lécher le lobe de son oreille. Sa proie sursauta quand ses doigts suivirent lentement la couture arrière du short qui moulait effrontément la raie des fesses. Mais Heero ne nota aucun autre signe de rejet et encouragé par cette réaction, il glissa son autre main sur le ventre de la personne, titillant son nombril découvert avant de descendre plus bas. Et il s'arrêta surpris.

- J'y crois pas, t'es un mec, murmura-t-il à l'oreille du jeune homme. Non pas que ça me dérange, je suis bi, mais j'ai jamais été autant excité par quelqu'un. J'ai mis beaucoup de monde dans mon lit mais toi t'es tout simplement bandant. Je pourrais te baiser sur le champ sans me soucier du fait qu'on est dans un lieu public.

Pendant qu'il parlait, il avait empoigné à travers le vêtement le sexe du natté qui apparemment appréciait la situation, au vu de l'érection qui tendait fortement le tissu. Heureux de l'effet qu'il produisait, Heero caressa langoureusement le membre dressé sous sa main et commença à donner des coups de reins contre les fesses du jeune homme, illustrant ainsi ses paroles et son envie de le prendre. Heero sentit en réponse que le natté poussait contre sa main demandant plus et dans un gémissement sa tête roula vers l'arrière, venant se poser sur l'épaule du japonais qui en profita pour attaquer de sa bouche le cou blanc qui s'offrait à lui.

Il léchait avidement la peau tendre quand un murmure haletant et haché, parvint à son oreille :

- Je…dois….descendre…

Il n'avait même pas remarqué qu'ils venaient de s'arrêter à une station mais Heero sentit le jeune homme s'échapper rapidement de son étreinte et avant qu'il ait pas réagir, celui-ci se précipita vers la porte de la rame qui se referma juste dans son dos. Le métro redémarra lentement et le japonais eut le temps de voir une silhouette fine suivie d'une longue natte montait quatre à quatre les marches de l'escalier qui débouchait à la surface.

Heero resta sous le choc quelques instants : Il avait vraiment caressé le natté de cette façon à la vue de tout le monde, Il avait vraiment eu envie de lui faire l'amour dans ce métro ? Il avait certes le sang chaud mais jamais il n'avait agi de cette façon, avec personne. Mais ce jeune homme avait mis en un clin d'œil ses sens en ébullition, noyant son cerveau sous le désir et lui faisant tout oublier alors qu'il n'avait même pas vu son visage. Le seul fait de voir son corps lui avait fait perdre la tête.

Maintenant que l'objet de son désir avait disparu, Heero réalisa, les idées un peu plus claires, qu'il arrivait à la station où il devait descendre, le club ne se trouvant qu'à quelques centaines de mètres de là. A la fois frustré par cet intermède et heureux d'avoir pu étreindre même peu de temps un corps aussi beau, Heero descendit de la rame un sourire aux lèvres, chose qui arrivait rarement et grima l'escalier qui l'amena à l'air libre. Il prit la direction du « Heaven or Hell », les pensées confuses où se mélangeait le natté qu'il venait de voir et la vedette du club qu'il allait enfin rencontré. Son esprit lui rappelait l'importance du travail qu'il voulait obtenir mais en même temps son corps excité demandait à être soulagé.

Arrivant devant l'entrée du club, Heero se força à respirer lentement pendant de longues minutes pour calmer ses sens surchauffés. S'il voulait ce travail, il se devait de faire bonne impression et dans cet état, ce ne serait pas possible. Il parvint à reprendre le contrôle de lui –même et inspira un grand coup avant de lever la main et de frapper à la porte à double battant.

A SUIVRE.

Voilà ! Premier chapitre terminé !

Vous en dites quoi ? Est-ce que ça vaut le coup que je fasse la suite ?

Dites-moi votre avis, n'hésitez surtout pas, je n'ai encore manger personne….

Kiki