Auteur : Magical Girl Kiki
Titre : M'emmèneras-tu au paradis ?
Série : C'est les persos de Gundam Wing
Genre : UA, Yaoï, OOC, un peu d'humour avant de tomber en enfer pour certains chapitres suivants. Il y aura aussi un peu de sang- vraiment un peu- vers la fin du chapitre.
ATTENTION : A l'occasion de cette suite, je me permets d'inventer un nouveau genre, le PPS (Petit Plaisir Solitaire). Je dirai que niveau avertissement, ça correspond un peu à LIME mais ça n'engage que moi.
Disclamer : Si seulement ils étaient à moi !
Chtite note : L'idée de la scène du métro dans le chapitre 1 m'est venue en voyant un fanart Evangelion où Kaoru caresse Shinji dans le métro. Malheureusement mon ordi a planté à ce moment-là et depuis plus moyen de mettre la main dessus. Je lance donc un appel : si quelqu'un a déjà vu cette image, il peut me dire où la trouver.
Chtite note 2 : S'il y a des dessinateurs parmi mes lecteurs, j'espère que la description de Duo dans ce chapitre( le rideau) vous inspirera. Si quelqu'un se sent capable de le faire…
RAR:
Onarluca: Toujours là! J'en suis heureuse. Que des compliments? Merci mais mes joues ont pris une jolie teinte rouge en lisant ça. Début accrocheur? La suite n'est pas mal non plus, enfin selon moi. Quel sera ton avis? Bonne lecture
Neko: Si je pose la question, c'est que je suis toujours inquiète de savoir si mes histoires plaisent car je suis très mauvais juge de mon propre travail. Mais si tu me dis que ça vaut une suite, ça me rassure. Voici donc le chapitre 2, j'espère que ça te plaira.
Taki chan: Et oui Heero est vraiment très chaud et ça ne fait que commencer. Lis vite et tu verras que j'ai raison( Normal c'est moi l'auteur je sais ce que je mets dans mes histoires). Amuse-toi bien.
Obscura: Tout simplement superbe? Oula vas-y doucement, sinon je ne tiendrai jamais jusqu'à la fin si tout le monde me fait ce genre de commentaires… Enfin, si tu le penses vraiment, ça me fait plaisir. C'est vrai que Duo n'est pas contre un peu de rentre-dedans mais les apparences sont parfois trompeuses…Quoique…Mystère sur son comportement avec malgré tout un début d'explication dans ce chapitre. Bonne lecture
Kasufu: Je demande toujours si ça vaut une suite, j'aime savoir si mes délires plaisent à d'autres que moi. Je vois que c'est le cas et ça me donne du courage pour écrire la suite. Si tu trouves qu'il y a tout pour plaire dans le premier chapitre, qu'en sera-t-il dans celui-ci vient? j'angoisse à l'idée que ça pourrait ne pas plaire autant. J'espère que ce ne sera pas le cas.
Iriachan: Merci de penser que c'est trop bien. J'espère que tu diras encore ça à la fin du chapitre 2. Voici la suite, pourvu que tu apprécies!
Lucy-hp: toujours fidèle à mes histoires et ça me fait plaisir. Bien sûr que la voisine de Heero c'est Réléna. Ne sangsue accrochée aux basques de Hee-chan, ça ne peut être qu'elle. En ce qui concerne tes autres commentaires, tout est vrai, c'est d'ailleurs tout l'intérêt de ce deuxième chapitre mais comment cela va-t-il se passer? Je te laisse le découvrir. Et si tu dis, miam pour Duo en petit short noir, lis d'abord la description que je fais de lui plus bas, et on en reparlera. C'est explosif. A+.
Azalea-Maxwell: Merci pour la review et ravie que ça te plaise. Demander si gentiment la suite, ça ne peut que m'encourager à m'exécuter. C'est chose faite Maintenant bonne lecture.
Kida Saille: Tout le mondea l'air d'aimer mon début et tout cela me ravie. Tu veux la suite? la voilà. Bonne lecture.
Jeri: Pas grave si tu n'as pas laissé de review pour «perte de contrôle» L'important c'est que tu ais lu et apprécié. Sinon tu as deviné juste en ce qui concerne Shinigami mais c'était facile,non? Pour voir la tête de Heero quand il le découvrira, lis vite ce qui suit. Début sulfureux, Oui et je ne vais pas m'arrêter là. Alors ne trépigne plus et bonne lecture.
Chapitre 2 : Le Double H.
La porte du club s'ouvrit doucement devant Heero, laissant place à un jeune homme qui devait avoir deux ou trois ans de moins que le japonais. Le corps tout en finesse, les cheveux blonds, les yeux intensément bleus et un sourire charmant sur les lèvres, magnifique en fait, il dévisagea le visiteur un instant avant d'ouvrir plus franchement la porte en s'exclamant :
- Bonjour, tu dois être Heero, c'est ça ?
- Exact mais comment…
- Comment je le sais ? Le patron nous a prévenu que tu avais rendez-vous pour le poste de gérant. Il nous a longuement parlé de ton grand-père et nous a fait une brève description de toi. Un métis japonais avec des yeux cobalt, ça doit pas être très courant. Je t'ai reconnu tout de suite et….
- Tu t'arrêtes jamais pour respirer, demanda Heero en rigolant.
- Oups, désolé, s'excusa le jeune homme. C'est mon meilleur ami, Duo, qui déteint sur moi, c'est une vraie pipelette et une boule d'énergie qu'on arrive jamais à calmer. Mais je parle, je parle et je te laisse sur le paillasson. Quel manque de manière, comme diraient mes soeurs ! Entre je t'en prie. Et au fait je m'appelle Quatre, enchanté de te rencontrer !
Quatre s'effaça, permettant à Heero de pénétrer enfin dans ce lieu dont il avait tant rêvé. Il fit quelques pas derrière son guide dans un large couloir avant de passer sous un grand rang de perles blanches que le blond retint pour le laisser passer. Heero s'arrêta aussitôt après.
- Waouh, articula-t-il.
- Et oui, répondit le jeune homme en rigolant. Ca fait souvent cet effet-là la première fois.
Heero dévorait des yeux cet endroit qu'il avait maintes fois imaginé mais son esprit n'avait conçu qu'une pâle copie.
Tout au fond de la salle se trouvait une scène, large et profonde, vivement éclairée par deux rangées de spots, l'une au plafond, l'autre sur le bord de la scène. Devant celle-ci, un vaste espace vide qui devait sûrement servir de piste de danse aux clients et dont le parquet brillait sous les lumières bariolées. Le reste de la salle était presque intégralement rempli par des tables rondes entourées de chaises et réparties de manière ce que personne ne soit gêner par les autres. Sur la droite de la pièce, deux portes menant aux toilettes. Sur la gauche se dressait un immense bar avec derrière une multitude de verres et de bouteilles et devant de hauts tabourets. De chaque coté du bar s'ouvrait une porte, celle de droite donnant de toute évidence sur les coulisses tandis que l'autre laissait entrevoir un escalier. De part et d'autre de l'entrée qu'ils avaient franchis, se trouvaient deux alcôves avec des rideaux permettant de les isoler du reste de la salle ainsi que de profonds canapés
Mais ce qui retenait surtout l'attention de Heero, c'était que la décoration du Double H avait été conçue de manière à jouer sur le contraste entre deux « couleurs », le noir et le blanc, qui caractérisaient les lieux d'où le club tiré son nom : Hell or Heaven, l'enfer et les cieux. Le mobilier dans son ensemble, bar, chaises, tables mais également les nappes et les cendriers ainsi que les supports des lumières alternaient harmonieusement les deux teintes, les mariant ou les opposant sans pour autant créer de rupture dans l'équilibre de la salle. Et pour compléter le tout, ça et là étaient disposées de superbes statuettes en ivoire ou en onyx, représentant des anges et des démons, ajoutant encore à la dualité des lieux.
Néanmoins, bien que pouvant paraître étrange et décalé, l'ensemble était sobre et de très bon goût.
Heero était époustouflé, tout était cent fois plus beau que ce qu'il avait pu imaginé. L'espace d'un instant, il pensa que si c'était la même chose pour la vedette du club, le fameux Shinigami, la beauté de son physique devait sûrement égalé celle de son ange de tout à l'heure. Et rien qu'à ce souvenir, il sentit la chaleur revenir sur ses joues et dans une autre partie de son anatomie.
Quatre le laissa découvrir tranquillement le club avant de l'inviter d'un geste de la tête à s'avancer vers le bar où, Heero remarqua quelques personnes. Mais avant qu'il ait pu faire un pas, un léger déclic se fit entendre venant des coulisses, probablement quelqu'un qui déclenche un mécanisme, car un lourd rideau de velours noir descendit lentement du plafond, cachant la scène aux regards. Heero resta bouche bée, immobile et muet devant ce qui venait d'apparaître à ses yeux.
Au centre du rideau, encadré d'une fine auréole blanche tranchant sur le sombre tissu, il y avait un dessin. Un dessin mais dont le trait et les couleurs étaient si délicats et réalistes que l'on aurait cru qu'il s'agissait d'une photo, un dessin en pied d'un jeune homme. Heero laissa ses yeux glissaient lentement du bas vers le haut du portrait.
Les pieds nus et les jambes sensuellement écartées, le jeune homme portait un pantalon noir contrastant avec l'épiderme diaphane, qui enserrait étroitement ses membres inférieurs, comme une seconde peau. De plus, celui-ci était taille basse, la fermeture était à moitié baissée et le tissu avait été tiré sur la gauche, dévoilant légèrement une hanche galbée et la peau imberbe de l'aine. Au ventre plat et au nombril exquis succédait un torse nu et lisse, finement musclé. Son corps paraissait presque féminin mais était pourtant indéniablement masculin, un paradoxe délicieux. Le jeune homme avait les deux bras relevés et repliés, les mains tenant chacune le coude du bras opposé. Autour de ses poignets, il y avait deux bracelets noirs, des fers plus exactement d'où pendaient le long des biceps un morceau de chaîne. Tout le haut du visage, le front et les yeux, était ainsi caché par les avant-bras, ne laissant apparaître que la bouche dont les lèvres pleines et attirantes étaient étirées par un sourire doucement diabolique et elles étaient comme peintes avec du sang. Un léger filet carmin avait d'ailleurs coulé de la commissure des lèvres sur le menton et une goutte était même tombée sur le torse blanc, y laissant une traînée rouge vif. De magnifiques cheveux châtains cascadaient jusqu'à ses chevilles et de son dos partaient deux immenses ailes, une blanche et duveteuse comme celle d'une colombe, l'autre noir et lisse comme celle d'une chauve-souris. Au-dessus du dessin, il était écrit en lettres gothiques pourpres « Shinigami ».
Détournant difficilement le regard du dessin, Heero balbutia :
- Quatre…c'est…vraiment… ?
- Oui, répondit le blond avec un sourire indulgent, comme s'il était face à un enfant. Mon ami Duo a vraiment servi de modèle pour ce dessin. C'est lui le seul et unique Shinigami. Une amie, Hilde, qui fait des études d'art, l'a réalisé. C'est réussi, non ?
- Plutôt oui, déglutit le japonais, c'est époustouflant de réalisme.
- C'est vrai que Hilde s'est surpassé, même s'il n'a pas les cheveux aussi longs, ni d'ailes dans le dos bien sûr, c'est un portrait très fidèle… Mais ne te laisse pas impressionné par ce dessin. En réalité, Duo n'est pas aussi intimidant,… enfin pas toujours, ajouta Quatre en rigolant. Allez viens maintenant, je te propose de boire un verre en attendant que le patron soit libre. Il te demande de l'excuser mais il est en pleine discussion avec une des danseuses, il ne devrait pas en avoir pour longtemps.
- D'accord pour le verre mais je voudrais d'abord me rafraîchir un peu, le métro en cette saison c'est l'horreur…
- Je te comprends, vas-y je t'en prie, Tu as vu où étaient les toilettes ?
- Oui, pas de problème, répondit Heero. Je reviens.
Après un petit sourire à son interlocuteur, Heero se dirigea à grandes enjambées vers la porte des toilettes. Il l'ouvrit d'un geste sûr et entra. Il resta un instant dos au bois verni avant d'avancer de quelques pas et de s'agenouiller. Il jeta un regard circulaire à toutes les cabines pour vérifier qu'il n'y avait personne, puis se releva et entra dans celle la plus éloigné de l'entrée.
Il avait légèrement menti à Quatre, ce n'était pas pour se rafraîchir qu'il était venu là mais plutôt pour faire redescendre son taux d'hormones qui avait grimpé en flèche deux fois en moins d'un quart d'heure. Il s'étonnait d'ailleurs que le blond n'ait pas remarqué la bosse qui tendait son pantalon déjà très moulant à l'origine. Heero ne contrôlait plus les réactions de son corps et soupira de dépit à se sentir aussi faible devant son désir. Il n'allait jamais pouvoir tenir face à ce fameux Duo si un simple dessin lui donnait une telle érection. C'était la deuxième fois dans la même journée, la première datant de tout à l'heure dans le métro, qu'il se sentait saisi d'une irrésistible envie de prendre quelqu'un sans se soucier du reste.
Rien que de repenser à ces deux corps superbes, incomparables, envoûtants… bref en un mot : parfaits, Heero sentit un regain de sang monter dans son sexe. Il s'adossa à la porte de la cabine et défit rapidement l'ouverture de son pantalon. Il soupira de bien-être quand la pression sur son membre se relâcha alors qu'il faisait descendre le vêtement et son boxer le long de ses jambes. Il remonta ses mains de ses cuisses où elles avaient glissé et en posa une légèrement sur son sexe. Il gémit et grogna simultanément car son membre tendu était si sensible que ce simple effleurement lui avait déjà fait voir des étoiles. Incapable de résister plus longtemps à son désir, Heero enroula sa paume et ses doigts autour de son érection et commença dessus un mouvement immédiatement rapide. Il ferma les yeux et laissa son esprit vagabondait au rythme des vas et viens qu'il se prodiguait, les sensations affluant à une vitesse folle. Il imagina qu'il n'était pas seul et deux fantasmes traversèrent simultanément son esprit :
- les lèvres rouges de sang et sensuelles du Shinigami sur son sexe, sa bouche chaude et humide l'avalant entièrement, sa langue qu'il devinait taquine léchant ses bourses…
- le corps de l'ange courbé sous le sien, son membre plongeant sans fin dans son intimité, ses testicules cognant à chaque coup de reins contre l'arrière de ses cuisses…
La main de Heero resserra sa prise et accéléra ses mouvements alors que les deux images se confondaient dans sa tête, augmentant encore son désir. Quelques secondes plus tard, il fut submergé par la jouissance et il se libéra dans un râle de plaisir qui franchit ses lèvres malgré lui.
Plusieurs minutes passèrent alors qu'il tentait de reprendre son souffle. Une fois remis de son orgasme fulgurant, Heero rouvrit les yeux et se redressa, quittant l'appui de la porte. Arrachant un morceau de papier toilette, il se nettoya rapidement avant de le jeter et de tirer la chasse d'eau. Il se rhabilla ensuite et sortit de la cabine. Debout devant les lavabos, il ouvrit un robinet d'eau froide, se lava les mains pour ensuite s'asperger le visage. Il coupa l'eau et s'essuya lentement à l'aide d'une douce serviette blanche, brodée au nom du club. Il s'examina ensuite un instant dans le miroir au-dessus du lavabo. Il était encore légèrement rouge au niveau des pommettes mais cela ne paraîtrait nullement suspect. Il pouvait affronter son futur patron sans problème, il était enfin redevenu maître de son corps.
Il sortit des toilettes et se dirigea sans hésiter vers le bar, où Quatre l'accueillit de nouveau avec un sourire.
- Heero, je commençais à me demander si tu allais revenir, plaisanta le blond. Laisse-moi te présenter les personnes qui sont présentes. Elles font toutes partie du personnel.
Il désigna chaque personne en précisant son nom et sa fonction.
- Commençons par les dames : Voici Catherine qui est lanceuse de couteau et illusionniste, Stella, Myriam et Laura qui sont danseuses ; il y a aussi Ted et Alex les videurs, Phil, Eddy, Vince et Léo nos musiciens ; et derrière le bar, notre spécialiste des cocktails Howard et son assistant Trowa qui est aussi la cible préféré de Catherine.
- Et toi, demanda Heero, quel est ton rôle ici ?
- Moi, je serai ton assistant, si toutefois tu obtiens le poste de gérant. Je fais des études de psycho la journée et je donne un coup de main ici le soir. Sinon pour le reste de l'équipe il y a Wufei qui est notre costumier/accessoiriste et bien sûr Duo notre Shinigami. Voilà, tout le monde n'est pas là mais si tu restes, tu feras la connaissance des autres le moment venu.
- Alors jeune homme, demanda Howard, on te sert quelque chose à boire en attendant le grand patron ?
- Volontiers, répondit Heero. J'ai beaucoup entendu parler de la spécialité du club, je tiens absolument à y goûter.
- Pas de problème. Trowa, fit le barman en se tournant vers le jeune homme, tu lui prépare ça ?
Le dénommé Trowa acquiesça de la tête et se tourna pour prendre diverse bouteilles derrière lui. Heero le regarda attentivement. Il était grand et mince, mais parfaitement proportionné, il possédait de superbes yeux verts émeraude mais l'un d'eux était caché par une grande mèche châtain. Oui, se dit Heero, il avait un physique très agréable, pas de la même manière que Quatre mais tout aussi attirant.
Alors qu'il observait attentivement les courbes arrières du jeune barman, Heero sentit une main se saisir de son menton, tourner son visage et il se retrouva face à Quatre, qui lui souriait toujours.
- Comme tu vas sûrement avoir le poste, il faut que tu saches que nous sommes comme une grande famille et en tant que telle, il y a certaines règles à respecter, dont voici la première : ne jamais toucher aux affaires des autres. Alors s'il te plaît, mets tes yeux ailleurs que sur MON petit ami. Et comme d'après ton grand-père, tu es un chaud lapin, on va tout de suite mettre les choses au clair, ça éviteras les problèmes : tout le monde a quelqu'un dans sa vie, sauf Wufei qui clame haut et fort qu'il est 100 hétéro mais je ne désespère pas de le convertir et puis Duo…
Sa voix sembla se briser quand il évoqua son meilleur ami et une lueur d'immense tristesse passa dans ses yeux. Mais il se ressaisit aussitôt et continua :
- Duo…ben c'est Duo, inaccessible, insupportable mais tellement attachant, célibataire et ne voulant absolument rien y changer. Je te conseille vivement de ne pas essayer de le draguer et….
Il fut subitement interrompu par un jeune chinois qui sortit furieux des coulisses en hurlant :
- OU ES CE SHAZI DE MAXWELL ? IL EST EN RETARD POUR SES DERNIERS ESSAYAGES ET…..
- Calme-toi, Wufei, intervint doucement Trowa. Tu vois bien qu'il n'est pas là.
- Je ne veux pas le savoir. Il est en retard et il n'aura pas intérêt à venir pleurer que ses costumes ne sont pas prêts ou je l'enverrai sur scène sans rien, pour lui apprendre.
- Oulà, fit Heero en rigolant, il y aura intérêt à faire attention, ça risque de provoquer des émeutes.
Tout le monde éclata de rire avec lui et même Wufei s'autorisa un sourire qui adoucit son visage sévère et un éclat de malice brilla dans ses yeux noirs.
- Ce petit plaisantin doit être le fameux Heero. Très bien, Isabel vient de sortir du bureau de patron, il t'attends, fit-il en croisant les bras un sourire ironique sur les lèvres.
-Viens, dit Quatre au japonais. Je t'y emmène ou tu vas te perdre.
- Mais il n'a pas même encore bu son cocktail spécial, se lamenta Howard.
- Désolé, répondit Heero. Je le boirais après.
Il se leva du tabouret où il était assis et suivit Quatre dans les coulisses. Le blond avait raison : avec toutes les loges, les costumes, les instrument, les décors et un nombre incalculable d'autres choses qui s'y trouvaient, Heero était sûr qu'il n'aurait jamais trouvé la bonne porte. Arrivé devant celle-ci, Quatre toqua et sans attendre de réponse, ouvrit.
- Papy G, je t'amène Heero.
- Merci, Quatre.
Celui-ci partit après un nouveau sourire à Heero qui entra dans la pièce et s'installa sur la chaise que G, un petit homme vif avec une coupe de cheveux ressemblant à un champignon, lui désignait. A peine assis, il posa la question qui lui brûlait les lèvres.
- Papy G ? Quatre est votre petit fils ?
- Non, rigola G. Je connais Quatre depuis des années mais seul Duo est mon petit fils et c'est lui qui m'appelle souvent comme ça. Tout le monde a repris l'appellation à son compte. Mais ça ne me gêne pas. Ils ont dû te dire que le club était comme une famille.
- C'est ce que j'ai cru comprendre, en effet.
- Bon parlons un peu de ton futur travail. Je sais, d'après ton grand-père, que tu rêvais de voir mon club, j'espère qu'il te plaît ? Il dit également que tu es un formidable gérant. Je ne vais donc pas y aller par quatre chemins. Avec tout ce qu'il m'a dit sur toi, je suis sûr que tu es la personne qu'il me faut. Je te poserais donc une seule question : veux-tu ce poste ?
- La question ne se pose même pas, répondit Heero.
- Dans ce cas, tu es engagé. Je te fais un rapide topo de tes obligations : tu devras t'assurer du bon fonctionnement du club, fournitures, gestion du programme des numéros de chaque soir, régler les éventuels problèmes avec les clients mais également avec les employés. De plus je ne suis absolument pas radin question salaire…Alors, ça te convient ?
- Sans aucun problème.
- Dans ce cas, voici ton contrat. Lis-le attentivement et signe.
G posa plusieurs feuilles sur son bureau, Heero se leva et se pencha pour les parcourir rapidement. C'est alors qu'on frappa à la porte et qu'une voix douce et grave se fit entendre.
- Papy, c'est moi.
- C'est pas trop tôt, répliqua G. Entre !
La porte s'ouvrit derrière Heero et il entendit un sifflement qui était sans aucun doute possible appréciateur et lui était destiné, au vu de sa position.
- Waouh, je savais pas que tu voulais engager un top modèle ! C'est pour me remplacer parce que je suis un petit fils indigne et jamais à l'heure, demanda la voix faussement triste.
- Idiot, répondit G. C'est le nouveau gérant, le petit fils de mon ami J. Comme si je pouvais, ne serait-ce, qu'envisager de remplacer ma vedette ! Mais j'aimerais que tu sois un peu plus sérieux. Tu hériteras un jour du club et j'apprécierais que tu tiennes tes engagements. Tu avais promis d'être là pour cet entretien…
- Désolé grand-père mais pour une fois, ce n'est pas de ma faute. J'ai eu un problème dans le métro….Mais je suis là maintenant.
Le nouvel arrivant avait sauté allègrement sur le bureau, dos à la porte près de son grand-père et il s'était penché en arrière les mains à plat sur le bois. Heero qui avait fini de signer les contrats, avait sursauté en entendant le mot « métro » mais surtout parce que quelque chose était venu se balancer devant son nez : le bout d'une tresse châtain avec des reflets dorés. Heero releva lentement la tête, remonta des yeux le long de la tresse pour découvrir un short et un débardeur noir sur une peau blanche et veloutée. G voyant qu'il avait fini, se leva et fit descendre le jeune homme de son bureau, lui faisant faire face à Heero.
- Heero, je te présente mon petit fils Duo Maxwell, alias Shinigami sur scène. Je sais que tu étais impatient de le rencontrer. Duo, voici Heero Yuy, notre nouveau gérant.
Heero restait figé, incapable de faire un geste. Ces vêtements, cette peau évanescente, cette tresse d'une longueur incroyable…Impossible de se tromper, le jeune homme qui se tenait immobile devant lui était son ange du métro…. Son ange et Shinigami étaient une seule et même personne…
Heero fixait le visage qu'il n'avait pas encore vu, que ce soit dans le métro ou sur le dessin du rideau. Duo avait des traits parfaits et aussi androgynes que son corps mais encore une fois sans conteste masculin malgré tout, une peau laiteuse actuellement rougie au niveau des pommettes mais surtout des yeux magnifiques d'une couleur inhabituelle qui passait alternativement de l'améthyste au violine.
Heero remarqua que le jeune homme semblait aussi troublé que lui. Il l'avait de toute évidence également reconnu. Ils se fixaient mutuellement, sur la défensive. Mais G n'ayant pas constaté le trouble des deux garçons, les invita à rejoindre les autres au bar. C'est en continuant à s'observer pensivement et en silence qu'ils le suivirent. Ils furent accueillis par des cris enthousiastes, tout le monde ayant compris que Heero faisait enfin partie de leur grande famille. Sans avoir eu le temps de réagir, le japonais se retrouva avec un verre à la main, sans doute le cocktail spécial que Trowa lui avait préparé.
- Allez, fit Howard, ça se boit cul sec…
Heero remarqua que tout le monde le regardait un étrange sourire aux lèvres, attendant qu'il vide son verre. Il le porta à sa bouche et avala le cocktail d'un coup, comme on lui demandait. Il ne cilla même pas des yeux quand le liquide brûlant coula dans sa gorge, surprenant tout le monde sauf G. Apparemment, ce cocktail était une sorte de bizutage pour les nouveaux mais là, ils étaient mal tombés. Heero jeta un regard circulaire sur l'assemblée, s'arrêtant plus longuement sur les yeux furieux de Duo, avant de déclarer un sourire ironique aux lèvres :
- Désolé mais ce cocktail baptisé « le baiser de la mort » n'a plus aucun effet sur moi. Je le bois depuis mon dix-huitième anniversaire. C'est normal, après tout, c'est mon grand-père qui l'a inventé…
Un murmure de joyeux dépit parcourut la salle avant que tout le monde éclate de rire.
- Enfin un jeune qui sait boire, s'exclama Howard.
- Je ne sais pas comment tu supportes cette mixture, fit Quatre. Je n'ai jamais pu l'avaler.
- C'est vrai, à part G, il n'y a que Duo ici qui puisse le boire sans broncher, précisa Trowa.
- Ca nous fait au moins ça en commun, fit le japonais en fixant Duo qui détourna les yeux.
- Bon, reprit G. J'ai oublié de te dire quelque chose. Ton grand-père m'a dit que tu souhaitais quitter ton appartement actuel. Si tu veux, tu peux prendre l'un des appartements au-dessus du club en colocation avec Duo…
- Quoi, hurla le natté.
- Ben quoi, répliqua son grand-père. C'est bien toi qui m'a dit que tu voudrais bien un colocataire.
- Oui mais….
- Il n'y a pas de mais qui tienne. Ce sera plus pratique pour tout le monde. Emmène-le donc voir si l'appartement lui plaît.
- D'accord, grogna Duo. Tu me suis, Heero ?
Le japonais acquiesça de la tête et suivit Duo par l'escalier à coté du bar. Ils montèrent en silence, mal à l'aise, ne sachant pas comment engager la conversation. Ils arrivèrent sur un petit pallier et Duo ouvrit l'une des deux portes qui s'y trouvaient. Il fit entrer Heero dans un vaste salon très bien aménagé. Le japonais fit le tour de l'appartement, découvrant deux chambres spacieuses dont une visiblement inoccupée, une salle de bain équipée dernier cri, de grands dressings complètement remplis et une cuisine ultramoderne. Heero revint ensuite au salon où Duo l'attendait adossé contre un superbe canapé, les bras croisés et la tête basse. Contre toute attente, ce fut lui qui prit la parole :
- Alors, fit-il d'un ton morne, ça te convient ?
- C'est parfait.
- Quatre et Trowa logent dans celui d'à coté. Ils ne sont pas bruyants et sont même de parfaits voisins.
Sur ces mots, il se redressa et s'apprêtait à redescendre quand Heero le rattrapa en posant une main sur son épaule. Mais avant d'avoir pu faire quoique ce soit d'autre, Duo se retourna brusquement et Heero se recula, une vive douleur à la main. Face au japonais, Duo le regardait impassible, un couteau sorti de nulle part, serré dans son poing. Heero baissa les yeux sur sa main pour y découvrir une coupure peu profonde mais qui saignait beaucoup. Il releva la tête :
- Tu étais plus coopératif tout à l'heure dans le métro. Tu t'es laissé faire…
- Peut-être, répliqua Duo furieux mais c'est uniquement parce que quelque chose m'a pris par surprise.
- Quoi donc?
- Ton odeur ….Elle avait…un avant-goût de…paradis
Duo avait répondu doucement, en baissant ses yeux tristes subitement remplis de larmes. Il paraissait d'un coup complètement ailleurs, comme un enfant perdu. Heero voulut s'approcher de lui mais secouant la tête d'un mouvement rageur, Duo lui fit de nouveau face le regard dur et froid.
- J'espère pour toi que tu en as bien profité car tu n'auras rien de plus, cracha-t-il. Je ne donne ni mon corps, ni mon cœur. Ne l'oublie pas si tu veux rester en un seul morceau.
Rangeant son couteau dans l'étui caché dans son short, il se détourna du japonais et sortit de l'appartement. Heero entendit ses pas décroître dans l'escalier, remarquant que, malgré le comportement agressif du natté, il se sentait une nouvelle fois excité au plus haut point. Le jeune homme lui faisait vraiment un effet foudroyant. Il se dirigea ensuite vers la salle de bain où il avait vu une trousse à pharmacie. Il nettoya sa blessure à la main avant d'y poser une bande. Il rangea tout et entreprit de descendre à son tour, cherchant difficilement une excuse plausible à sa blessure.
Tout était confus dans sa tête : la scène du métro, la découverte du club, son nouvel emploi mais surtout Duo et son étrange comportement. Mais une chose était sûre : jamais il n'avait été attiré à ce point par quelqu'un et il n'allait sûrement pas en rester là.
Heero Yuy se mettait en chasse.
A SUIVRE
Voilà, le chapitre deux est fini. J'ai longtemps hésité à le couper en deux parties mais après de longs essais, j'ai préféré le laisser tel qu'il était. Il est un peu long mais j'arrivais pas à trouver le bon endroit pour le couper donc il reste comme ça.
Ca vous a plu ? Il se passe plein de choses, alors dites-moi ce que vous en avez pensé. Ca m'aidera pour la suite.
Kiki
