Auteur : Magical Girl Kiki, encore une fois.
Titre : M'emmèneras-tu au paradis ?
Série : J'utilise la majorité de persos de Gundam Wing.
Genre : UA, yaoï….Sinon vous vous souvenez des avertissements que je donnais dans le premier chapitre ? Et bien, ils prennent tout leur sens pour celui-ci. Ames sensibles, ne lisez pas.
Disclamer : Seule la trame de l'histoire est à moi.
Les ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤ indiquent un saut dans le temps.
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Rar impossible car pas d'adresse mail:
Yohina. Merci pour la review et les compliments. Je sais que le comportement de Heero était choquant. mais comme tu l'as dit c'était avant tout pour faire réagir Duo. Mais surtout pour montrer la difficulté qu'a Heero de se contrôler face à Duo, sa passion pour le danseur est telle qu'il ne sait pas comment réagir et il commet des erreurs, même si'l arrive à se reprendre avant que ça devienne irrémédiable.Bonne lecture pour cette suite.
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Chapitre 7 : Joyeux anniversaire mon ange !
Les semaines qui suivirent furent éprouvantes pour tout le monde. Au « Double H », l'ambiance était pesante et tendue. Tous, même ceux qui n'étaient pas au courant de toute la situation, subissaient la tension qui reposait sur Duo, Quatre et Trowa.
Le retour de Treize les avait tous les trois replongés cinq ans en arrière dans un véritable cauchemar psychologique.
Trowa, l'une de ses principales victimes, revivait chaque blessure qui lui avait été infligée, se souvenait de chaque moment douloureux passé près de lui et appréhendait ce que Treize pourrait faire maintenant qu'il était libre.
Quatre, lui, sombrait peu à peu dans la culpabilité, car malgré tout son amour et ses études, il ne parvenait pas à soutenir psychologiquement son amant. Le blond semblait souffrir autant si ce n'est plus que Trowa sans qu'on puisse l'expliquer. Jusqu'à ce qu'Iria, qui les surveillait étroitement, découvre que son frère possédait une sorte de sixième sens, une empathie qui lui permettait de ressentir les émotions fortes de ses proches. Un don qui se révélait être un cadeau à double tranchant car, en ces moments troubles, la souffrance autant que l'amour passait de Trowa à Quatre, les rongeant lentement. Et bien que leur couple ne soit pas au bord du gouffre, il était malgré tout fragilisé par leur détresse respective.
Mais le plus touché était bien entendu Duo, qui se retrouvait enfermé dans le climat d'insécurité que Treize avait tissé autour de lui et qu'il entretenait habilement.
Chaque jour, au « Double H » était livrée une douzaine de roses noires, les fleurs préférées de Duo jusque là, toujours accompagnées d'un petit message de la part de Treize, ordonnant plus qu'invitant le jeune homme à le rejoindre. On ne comptait plus le nombre de lettres qui arrivaient chaque jour et les coups de téléphone résonnaient à toute heure du jour et de la nuit. Deux jours après sa « discussion » avec Heero, le danseur était même descendu de scène complètement paniqué car il avait cru voir son ex-amant dans la salle.
L'état psychologique de Duo semblait se dégrader à vue d'œil et lui toujours sur le point de craquer. Mais si ce n'était pas encore arrivé, c'était parce qu'il avait trouvé en Heero une aide inattendue, une « soupape de sécurité » inespérée.
Tout avait commencé le soir où Duo avait cru voir Treize. Quand il était sorti de scène, il s'était écroulé en pleurs en rentrant dans sa loge mais il était tombé dans les bras de Heero, accouru pour le soutenir dès qu'il avait vu l'air affolé du jeune homme. Duo avait bien tenté de le repousser mais Heero ne l'avait pas lâché, se contentant de le tenir sans dire un mot, si bien que le natté avait fini par accepter le réconfort muet du japonais et pleurer librement sur son épaule. Depuis, chaque soir, quand Shinigami finissait son numéro et que Duo reprenait le contrôle, quand la douleur, trop forte, le submergeait, Heero était là pour l'empêcher de sombrer.
Le japonais, même s'il semblait inébranlable face à la situation, n'en cachait pas moins des doutes et de l'inquiétude. Il était aussi complètement perdu mais ne laissait rien paraître pour ne pas déstabiliser ses amis, Duo en tête. Depuis qu'il avait appris le passé de celui-ci et ce qui avait suivi ces révélations, il parvenait enfin à faire pleinement la différence entre Shinigami et Duo. Mais il ne savait plus quoi, de la sensualité du danseur ou de la fragilité du jeune homme, enflammait le plus ses sens. Et il sentait surtout que son désir se transformait lentement en quelque chose qu'il n'osait pas encore nommer, quelque chose de plus tendre mais d'une passion encore plus dévorante. En attendant d'y voir plus clair, Heero était toujours présent pour le jeune homme sans rien demander en échange.
Mais ce n'était pas la seule chose qu'il faisait pour son ami. Il s'était fait un devoir de protéger Duo contre les attaques quotidiennes de Treize. Tous les jours, il renvoyait les bouquets indésirables et triait minutieusement le courrier pour jeter chaque lettre provenant de lui. Il avait fait changer le numéro de téléphone de leur appartement, le mettant par la même occasion sur liste rouge. Heero obligeait Duo à se nourrir quand celui-ci se laissait dépérir et le contraignait à arrêter les répétitions de ses numéros dans lesquelles le jeune homme s'acharnait à s'épuiser pendant des heures. Il avait également donné des consignes aux videurs afin d'interdire à Treize d'entrer au club et d'approcher Duo pendant les soirées, même si cela ne l'avait nullement empêché d'essayer. Heero avait surtout plusieurs fois retenu le danseur, quand à bout de nerfs, il avait voulu faire la folie d'aller voir Treize pour stopper tout ça.
Le seul échec qu'avait essuyé le japonais, était qu'il n'avait pas réussi à convaincre Duo de porter plainte pour harcèlement. Malgré les efforts conjugués de Heero, Trowa, Quatre et même G, le jeune homme s'y était toujours refusé pour une raison inconnue de tous. Même si cela leur avait coûté, ils n'étaient pas allés à l'encontre de sa volonté, promettant cependant d'aller voir la police au moindre problème.
Mais en dépit, de toute l'attention dont Duo était entouré, son état ne cessait d'empirer. C'était nettement visible, car, à chaque nouveau numéro qu'il présentait le soir, ses chorégraphies étaient de plus en plus époustouflantes et d'un érotisme à l'extrême limite de l'indécence. Son entourage était de plus en plus inquiet car tous savaient que, plus Duo était lascif et provocateur sur scène, plus il souffrait.
A tel point qu'Iria, qui avait déjà augmenté son traitement au maximum autorisé sans de réels résultats, avait envisagé de le faire admettre en maison de repos.
Quand du jour au lendemain….. Plus de fleurs, plus de lettres, plus de tentatives de contact quel qu'il soit….Plus rien...Comme si l'ancien amant de Duo avait subitement disparu de la circulation.
D'abord étonnés par ce changement brutal et anxieux que tout recommence de plus belle, tous se sentirent finalement soulagés quand, les jours puis les semaines passant, il n'y eut plus une seule manifestation de la part de Treize. Le calme revint peu à peu au « Heaven or Hell », amenant avec lui une douce rémission dans l'état de santé de Duo.
Le plus sceptique face à ce retournement de situation fut Trowa. Il connaissait Treize mieux que quiconque, son esprit et son corps se rappelant encore douloureusement de quoi il était capable, et le jeune barman trouvait étrange qu'il abandonne aussi facilement alors qu'il était maladivement possessif envers « ses propriétés » dont Duo était le fleuron. Trowa était, on ne peut plus, inquiet mais voyant que Duo allait mieux et que, par voie de conséquence Quatre également, il en vint à se dire qu'il avait peut-être tort d'être si préoccupé et il décida de faire taire ses craintes pour ne pas briser le semblant de sérénité que tous avaient retrouvé.
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Quatre sortit presque en courant de la bijouterie, un paquet cadeau à la main et l'expression d'un enfant heureux sur le visage. Mais il s'arrêta aussitôt et se retourna, avec une moue pleine de réprobation en voyant que son petit ami ne le suivait pas. Il se mit à trépigner d'impatience sur le trottoir, sautillant avec fébrilité d'un pied sur l'autre entre les lumières des réverbères.
Que faisait Trowa ? Ils allaient être en retard si ça continuait. De nervosité, il se mit à tapoter de l'index sur le cadeau qu'il tenait toujours. Il baissa les yeux dessus et sourit, avant de le glisser dans la poche intérieure de son manteau.
Le cadeau d'anniversaire de Duo était enfin arrivé. Sous l'emballage, dans l'écrin de velours noir reposait une croix en argent finement ciselée. Les amis du danseur au grand complet s'étaient cotisés pour lui offrir ce qu'il désirait depuis longtemps sans jamais pouvoir se l'offrir. Et pour cause, le prix était exorbitant car ce bijou était l'œuvre d'un éminent joaillier que Duo admirait depuis des années pour la beauté de ses créations. C'était le cadeau parfait pour redonner définitivement le sourire au jeune homme après le calvaire qu'il avait vécu ces derniers mois.
Malgré quelques péripéties, retards pour cause de grèves et autres incidents administratifs au sein de la bijouterie, le pendentif était finalement arrivé. Mais juste à temps, le jour même de l'anniversaire du danseur. Quatre et Trowa, qui avaient passé la commande, étaient donc sortis en catastrophe en cette fin de journée pour aller le récupérer.
Trowa sortit enfin du magasin mais il avait à peine posé un pied sur le trottoir que Quatre l'agrippait par la manche de son manteau et le tirait littéralement parmi les rares passants encore dehors à cette heure.
- C'est pas trop tôt, marmonna le blond. J'ai cru que tu n'allais jamais sortir. Maintenant, dépêche-toi ou on va être en retard.
- Calme-toi mon ange, répondit Trowa passant les bras autour de sa taille pour l'immobiliser. Il fallait bien que je paye avant de partir, et puis….On est pas si pressé que ça. Wufei et les autres finissent les préparatifs de la fête, et Heero a dit qu'il occuperait Duo le temps nécessaire pour que tout soit prêt. Alors….reste calme.
- Excuse-moi, murmura Quatre le visage enfoui dans le cou de son petit ami. Je veux juste que tout soit parfait pour l'anniversaire de Duo… Mais peut-être que j'en fais un peu trop…
- Je crois aussi, fit Trowa avec un sourire.
Ils recommencèrent à avancer plus lentement, main dans la main et Quatre reprit :
- A propos de Heero et Duo…On n'a pas eu le temps d'en parler avec tout ce qui s'est passé…Mais, tu savais que ces deux-là se sont embrassés ?
- Oui, Heero me l'a dit…mais c'était il y a des semaines…et il m'a dit également que Duo l'avait repoussé juste après, sans pour autant m'en donner l'explication. Est-ce que tu sais pourquoi ?
- Non, soupira Quatre, Duo n'a pas voulu m'en dire plus.
- En tout cas, même si Heero n'a pas voulu le montrer, j'ai vu que ce rejet lui a fait mal…beaucoup plus mal qu'il ne veut bien se l'avouer…
- Il doit être patient…même si c'est dur…Il faudra encore du temps avant que Duo ne soit prêt à engager réellement une relation plus intime avec lui. Il a trop peur de souffrir une fois de plus à cause de ses sentiments…mais aussi, il a surtout peur de faire souffrir Heero….. Néanmoins, je garde espoir. Je suis sûr qu'ils finiront par se trouver...Comme nous l'avons fait…
- Oui, tu as sûrement raison, sourit Trowa en l'embrassant doucement.
Quand il relâcha ses lèvres, il leva les yeux vers le ciel. Il fronça un instant les sourcils avant de reprendre :
- Il ne va pas tarder à pleuvoir. Que dirais-tu…
- De prendre le raccourci et rentrer plus vite, conclut Quatre. C'est une excellente idée, j'étais justement en train d'y penser.
Continuant leur route, ils empruntèrent quelques mètres plus loin une petite rue sombre qui serpentait entre de hauts immeubles. Elle était peu fréquentée, étroite, encombrée de vieux cartons et de larges poubelles mais réduisait considérablement le chemin pour retourner au « Double H ».
Quatre et Trowa y avaient parcouru une trentaine de mètre quand ils entendirent un bruit de verre brisé derrière eux. Ils jetèrent un coup d'œil et virent que trois hommes de forte corpulence avaient également emprunté la ruelle. N'y prêtant pas plus attention, les deux amants voulurent poursuivre leur chemin. Mais devant eux avaient brusquement surgi trois autres personnes.
Les deux jeunes hommes se mirent à paniquer quand les six individus se rapprochèrent d'eux, un sourire dangereux et narquois sur leur visage épais. Tremblant, Quatre serra la main de son petit ami avec angoisse et Trowa l'entoura de ses bras pour tenter de le rassurer.
Ils furent rapidement acculés contre un mur et attendirent fébrilement un geste quelconque venant des hommes et qui expliquerait ce qu'ils leur voulaient. Mais contre toute attente, ce fut une voix douce qui s'éleva :
- Bonsoir. C'est un plaisir de vous revoir après toutes ces années.
Sortant de l'ombre, deux hommes s'avancèrent vers Quatre et Trowa. Le premier avait de longs cheveux blonds platine et des yeux bleus presque transparents mais il leur était inconnu. Contrairement au second, dont le visage parfait et le sourire enjôleur cachaient un cœur diabolique.
- Treize, cracha Trowa. Ce n'est certainement pas un plaisir partagé.
- Voyons… est-ce ainsi qu'on traite un vieil ami ? Tu me déçois beaucoup, Trowa… Mais je dois dire que je commence à être habitué….Après la façon dont vous avez influencé Duo contre moi il y a cinq ans….Mais d'une certaine manière, je dois vous en remercier. Ces années de prison m'ont permis de lier de nouvelles relations, d'en tirer plus de pouvoirs et de développer un nouveau buisines très lucratif…C'est d'ailleurs ce qui m'a permis de vous amenez ici ce soir.
- Que veux-tu dire, demanda Trowa intrigué.
- C'est simple. J'ai utilisé mon influence pour retarder l'arrivée du cadeau que vous aviez commandé. J'avais tout planifié pour que ce soir, vous soyez exactement là où je le voulais. Ici, dans cette ruelle, à ma merci…. Vous avez réussi à tout me prendre en m'envoyant en prison. Mais j'en suis sorti plus puissant et je compte bien tout récupérer…..surtout mon bien le plus précieux, « l'Ange déchu ». Ses anciens clients ne l'ont pas oublié et attendent son retour avec impatience. Et il me tarde de goûter à nouveau pleinement à son corps délicieux.
- Ne t'approche pas de Duo, siffla Quatre haineux.
- Et comment comptes-tu m'en empêcher, rigola Treize.
Il fit un geste de la main et ses hommes se jetèrent sur le couple, les séparant pour ensuite les immobiliser.
- Il y a cinq ans, tu m'as trahi Trowa, continua Treize en le regardant intensément. Tu m'appartenais mais tu t'es rebellé contre mon autorité. Et pourquoi cela ? Pour les yeux de ce bel ange…
Il s'était approché de Quatre en disant cela et il lui releva le menton, l'examinant attentivement. Le blond essaya de se soustraire à cet examen, en vain.
- Je n'ai jamais eu l'occasion de te le dire, reprit Treize, mais tu as très bon goût, mon cher Trowa. Pour la beauté, il égale presque Duo. Tu permets que je vérifie si c'est également le cas dans d'autres domaines ?
Comprenant ce qu'il avait l'intention de faire, Trowa pâlit brusquement et tenta de se dégager des mains qui l'entravaient mais sans succès. Les hommes qui le retenaient étaient trop forts. Il se mit à crier mais après un nouveau signe de Treize, il se retrouva vite bâillonner et regarda, impuissant, son petit ami paralysé par la peur.
- Zechs, fit Treize en se tournant vers l'homme aux cheveux longs. Tu veux bien aller surveiller l'entrée de la ruelle avec Josh ? Je ne voudrais pas être dérangé.
Le blond acquiesça avec une expression bizarre et s'éloigna avec l'un des hommes qui retenaient Quatre.
L'un des ceux qui restaient obligea le jeune homme à s'agenouiller, lui tirant les bras vers l'arrière et lui enfonçant profondément un genou au creux des reins. Quatre fut contraint de relever la tête pour soulager la douleur de son dos et se retrouva le visage face à l'entre-jambe de Treize, debout devant lui. Avec dextérité, celui-ci détacha son pantalon et présenta son sexe tendu devant la bouche de Quatre. Le blond tenta de détourner la tête mais on la lui maintenait solidement. Il essaya de garder la bouche obstinément fermée, voulant échapper à tout prix à ce que Treize prévoyait de lui faire.
Néanmoins, d'un regard, celui-ci donna un ordre muet à ses hommes et l'un d'eux tordit violement le bras du jeune arabe. Sous la douleur, il ne put alors s'empêcher d'ouvrir la bouche pour hurler mais son cri fut étouffé par le membre de Treize s'y engouffrant.
Commença alors pour Quatre une torture interminable. A chaque coup de rein d'une lenteur insoutenable, le sexe de Treize cognait contre le fond de sa gorge, l'étranglant, lui donnant envie de vomir. Il aurait voulu refermer les dents et mordre sauvagement l'objet de son supplice mais son tortionnaire avait glissé une main à la base de sa mâchoire et la lui bloquait.
Quatre avait fermé les yeux et ne voyait plus ce qui l'entourait, cet homme, ce monstre qui détruisait un peu plus leur vie en lui faisait subir ce qu'il avait fait à Trowa pendant des années. Mais ce n'était pas pour échapper au sourire dément et satisfait de Treize qu'il l'avait fait. Non, c'était pour ne plus croiser le regard terne et bouleversé de Trowa, qu'on obligeait à assister sans qu'il puisse réagir à cette scène ignoble. Des larmes de désespoir commencèrent lentement à glisser sur ses joues pâles.
Une éternité parut s'écouler avant que les mouvements n'accélèrent, augmentant un peu plus son dégoût et ses haut-le-cœur. Treize semblait prendre un immense plaisir à essayer de s'enfoncer toujours plus loin et plus fort dans sa gorge, sans se soucier de sa respiration difficile.
Jusqu'à ce que, enfin, il éjacule dans sa bouche avec un râle de contentement. Il se retira presque aussitôt et Quatre tenta de tout recracher. Mais Treize plaqua immédiatement une main sur ses lèvres et s'accroupit devant lui.
- Pour être un gentil garçon,…il faut que tu avales.
Quatre détourna la tête, refusant d'obéir et cherchant à se libérer. Devant l'obstination du jeune homme, Treize eut un sourire ironique.
- On dirait que tu as besoin d'une petite motivation, fit-il.
Il claqua des doigts et redressa la tête de Quatre, en l'empoignant par les cheveux, pour qu'il soit face à son petit ami. L'un des hommes qui retenait celui-ci commença à rire grassement et empoigna le bras gauche de son prisonnier. Il le tordit lentement et le visage de Trowa se crispa sous la douleur. Jusqu'à ce qu'un craquement sonore retentisse. Le hurlement qu'il poussa fut étouffé par son bâillon. Quatre se remit à pleurer et voulant épargner à son amant plus de souffrance, il obéit enfin et avala le sperme de Treize en hoquetant sous ses sanglots. Satisfait, celui-ci caressa du bout des doigts ses lèvres où la substance blanche se mêlait aux larmes.
Mais aussitôt après, Quatre fut relevé sans ménagement et on lui enleva violement son manteau. Il se retrouva le torse plaqué contre une poubelle et ses bras furent maintenus solidement sur le couvercle de plastique. Il entendit derrière lui le bruit caractéristique d'un couteau que l'on ouvre et il tourna la tête pour voir Treize s'approcher, l'arme dans la main et son éternel sourire sur les lèvres.
Avec minutie, il déchira de sa lame les vêtements du blond, le laissant nu et vulnérable sous ses mains déjà entreprenantes. Il s'amusa à caresser chaque centimètre de la peau pâle, léchant les minces filets de sang là ou le couteau avait entaillé l'épiderme fragile, se délectant des frissons qui parcouraient le corps de sa victime, frissons de froid mais surtout de terreur.
Quatre perçut vaguement les cris étouffés de Trowa mais son cœur battait si fort qu'il assourdissait tous les autres sons et couvrait ses sensations. Il sentit malgré tout deux mains empoigner fermement ses hanches et un instant après, Treize le pénétra brutalement d'un coup de rein.
Quatre aurait voulu hurler tant la douleur fut atroce. Cette horrible brûlure dans sa chair, cette abominable sensation d'être brusquement déchiré en deux, c'était insoutenable. Il aurait voulu crier pour décharger une partie de sa souffrance mais pas même un murmure ne put franchir ses lèvres. Treize y avait de nouveau plaqué sa paume. Ecrasant un peu plus le corps de Quatre contre la poubelle, il se pencha vers son oreille, souffla sur les quelques mèches dorées qui la recouvraient avant d'y murmurer :
- Oh non, mon ange. Il est bien trop tôt pour crier. Ce serait vraiment dommage qu'on soit interrompu avant d'avoir fini…
Pour accentuer ses derniers mots, il lui asséna un violent coup de rein qui plongea Quatre plus profondément dans la douleur. Mais malgré cela, dans une vaine tentative de se rebeller, il mordit la main de Treize jusqu'au sang.
La réplique de celui-ci ne se fit pas attendre. Il augmenta la fréquence et la force de ses mouvements, allant toujours plus loin et plus violement dans le corps de Quatre. Le cerveau du blond perdit tout contact avec la réalité et il ne sentit même pas son sang se mettre à couler le long de ses cuisses, chaque coup de buttoir de son violeur aggravant ses blessures internes. Sans s'en rendre compte, il tourna lentement la tête vers son petit ami, libérant sa bouche de l'emprise de Treize. Trowa put voir ses lèvres murmurer son prénom et ses yeux devenir flous avant qu'ils ne se ferment et que Quatre sombre dans l'inconscience.
Trowa eut alors un sursaut de colère et recommença à se débattre, si fort malgré son bras cassé que les trois hommes qui le retenaient durent rappeler en renfort le dénommé Josh qui était parti surveiller l'entrée de la ruelle. A eux quatre, ils se mirent à frapper Trowa jusqu'à ce que, blessé et épuisé, il cesse de lutter et tombe à genoux, la respiration saccadée et sifflante.
Au même moment, Treize se libéra en Quatre avec un râle de plaisir. Il se retira du corps meurtri et ramassant sur le sol les lambeaux des vêtements de sa victime, il se nettoya de son sang avant de se rhabiller. Il fit ensuite signe à ses hommes et ils lâchèrent le jeune homme. Quatre glissa doucement sur le couvercle de la poubelle et s'écroula au sol, inconscient.
Treize se rapprocha de Trowa mais, à cet instant, l'homme aux cheveux longs fit irruption dans la ruelle en remettant quelque chose dans sa poche et s'adressa à son chef.
- J'ai capté les fréquences de la police. Un appel anonyme leur a signalé des cris dans cette rue. Plusieurs patrouilles sont en route. On ferait mieux de filer et….
Treize l'agrippa brutalement par le col de son manteau et le fit taire d'un baiser sauvage. Quand il le relâcha enfin, Zechs essuya du revers de la main un filet de sang coulant de ses lèvres pendant que l'autre reprenait.
- C'est moi qui donne les ordres, ne l'oublie jamais, fit-il d'une voix basse et dangereuse….Allez-y, j'ai encore quelque chose à dire à ce cher Trowa. Je vous rejoins tout de suite.
Obéissant, Zechs commença à s'éloigner suivi par les autres hommes. Ils avaient relâché Trowa, toujours à genoux, qui menaçait à tout instant de s'effondrer sur le béton. Treize s'agenouilla près de lui et lui releva le visage avec un sourire démoniaque.
- Avant de partir, je vais te charger d'un message pour Duo…..Qu'il ne se fasse aucune illusion… Depuis qu'il m'a échappé après ma sortie de prison, ….j'avais tout prévu, à aucun moment je ne l'ai quitté des yeux… Si je l'ai laissé respirer ces dernières semaines, c'est pour qu'il comprenne bien que quoi qu'il arrive, aussi loin qu'il veuille fuir….il ne m'échappera jamais. J'ai fais exprès de lui faire croire que j'avais abandonné l'idée de le récupérer pour qu'aujourd'hui, il prenne douloureusement conscience de cette seule et unique vérité : IL EST ET RESTERA A MOI….Avec ce qui vient de se passer, je veux qu'il sache que, s'il s'obstine à me résister, chaque personne qui compte à ses yeux en payera le prix fort…S'il ne veut pas que cela se reproduise, il sait ce qu'il doit faire….
Il ôta le bâillon de Trowa et caressa doucement sa joue. Le jeune homme le repoussa vivement mais son mouvement lui fit perdre l'équilibre et il tomba sur le sol, sous le léger rire de Treize.
- Ah oui….et tu souhaiteras à mon ange…un joyeux anniversaire…
Treize s'éloigna lentement et disparut dans les ombres de la ruelle. Toujours au sol, Trowa réussit à se redresser légèrement. Ignorant ses membres douloureux et étouffant ses gémissements de souffrance, il rampa péniblement jusqu'au corps inerte de son petit ami et vit avec angoisse qu'il respirait à peine.
Trowa porta une main tremblante sur son torse pâle et la posa sur son cœur. Il ne fut nullement soulager en le sentant pulser fortement et de façon très irrégulière.
Une goutte d'eau tomba brusquement sur le dos de sa main. Il crut un instant qu'il s'agissait de ses larmes mais il constata rapidement que ses yeux étaient secs. Il avait été incapable de verser une seule larme, malgré tout ce qu'il venait de voir et de subir. Et c'est à cet instant qu'il comprit ce que voulaient dire ceux qui prétendaient que certaines douleurs étaient au-delà des larmes…. Il venait de le vivre….
Trowa releva la tête pour remarquer que l'averse qui menaçait depuis plusieurs minutes commençait enfin.
Une autre goutte tomba sur les cuisses souillées de Quatre, une troisième suivit sur le paquet cadeau de Duo qui gisait près d'eux. Puis une autre et encore une autre…..
En quelques secondes, un véritable déluge s'abattit sur leurs corps. C'est alors que Trowa entendit la sirène hurlante d'une voiture de police de plus en plus proche. Il garda les yeux ouverts encore un peu pour apercevoir des agents se précipiter vers eux.
Juste avant de se laisser à son tour submerger par la douleur et de perdre connaissance.
A SUIVRE.
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Kiki se cache derrière un arbre pour échapper à une horde déchaînée de lecteurs en colère et brandit timidement ce panneau :
ON NE TUE PAS L'AUTEUR SOUS PEINE DE NE PAS AVOIR DE SUITE, NI DE HAPPY END ………….SI, SI, C'EST ENCORE POSSIBLE MAIS POUR CELA, JE DOIS RESTER EN VIE………..PUIS-JE VOUS DEMANDER UNE PETITE REVIEW APRES CE CARNAGE ?
