Rusard en foooooooooorce !

Saturne : Merci ! Rogue et Rusard... Hum... tu crois qu'ils sont faits l'un pour l'autre :-)

Zazaone : Hé dis donc, un peu de respect envers ce pauvre concierge ! Bon allez, ça ira pour cette fois et tel l'Argus sur son balai, je vais me pencher sur ces fameuses fables... Merci pour ta review !

alana chantelune : Je n'ai pas compris un traître motà cette histoire de guide mais ça a l'air sympa... lol Merci pour ta review !

Owlie Wood : Rogue abusant de Rusard ! Mein Gott, tu vas trop loin ! Quoique... non, quand même pas :-)

Anne O'Nyme : Glenda voulait faire une étude de marché en dînant avec Rusard. Elle lui posait plein de question sur les élèves, pour connaître leurs goûts et mieux cibler ses auditeurs... Enfin voilà, j'espère que j'ai éclairé ta lanterne ! Merci pour ta review ;-)

Elizabeth Moonstone : Eh oui, pauvre Rusard, il en voit de toutes les couleurs... Et ce n'est pas fini ! lol

lapin bleu sans patte : Je te retrouve partout ! Tu me harcèles ! lol Oui il y a la patte de gnou pour s'en taper le coquillard, mais il y a surtout la patte d'alligator femelle :-D (si tu es inspirée pour un résumé, je suis ouverte à toute proposition) Désolée pour ton prénom, je suis aveugle du troisième oeil ! Si tu veux que j'insère le nom d'un(e) ennemi(e) à toi, n'hésite pas ! ;-)

Frudule : Je suis d'accord... s'ils avaient des enfants, miséricorde, je n'ose pas imaginer ce que ça donnerait :-D

Merci à tous (toutes ?) et bonne lecture !


Où Rusard découvre que faire le mal, c'est bien.

samedi 11 octobre

8h00

Quand même, ça m'a fichu un coup de me faire planter comme ça. Faut dire que ça ne m'arrive pas souvent.

J'ai une idée.

8h05

Ouf, ça va mieux. Pour une raison qui m'échappe, regarder mon corps dans le miroir m'a toujours remonté le moral. Enfin non, la raison est évidente : pour quiconque a le même corps parfait, la même silhouette sculpturale que moi, c'est toujours un régal pour les yeux de se contempler pendant des heures. Ca ne fait que cinq minutes et je me sens déjà tout ragaillardi.

Le nec plus ultra, c'est quand je laisse tous mes vêtements tomber par terre dans ma chambre et que je bondis tel un cabri jusque dans la salle de bains : ça me donne un sentiment de liberté incroyable, je suis libre et sauvage, je suis l'étalon indompté, je suis le feu qui embrase l'eau de source, je suis... incroyablement maladroit, je viens de foncer dans le lavabo.

8h06

J'ai un bleu qui s'élargit à vue d'oeil juste au-dessus du genou droit. C'est quelque peu disgracieux. Bah, regardons la réalité en face : de toute manière personne n'a joui de la vue de mes genoux depuis fort longtemps, alors ce n'est pas si grave.

8h09

Oups. La porte de la salle de bains a claqué à cause d'un coup de vent (ou de feu Peeves ? Je préfère ne pas y songer). Elle est bloquée.

8h10

Et moi je suis coincé ici.

Nu comme un veracrasse.

8h11

Un jour il faudra que je pense à écrire mes mémoires, quand même. J'ai des anecdotes qui valent leur pesant de Nids de cafards.

Mais si je veux voir le jour où mon autobiographie sera publiée, il faut que je sorte d'ici. Mourir de faim, quel triste destin pour un personnage aussi exceptionnel que moi.

De toute manière je mourrai de soif avant de mourir de faim. C'est dingue comme le champ sans limite de mon savoir ne m'abandonne pas même dans les situations les plus critiques. Je parie que si là, maintenant, je me demandais à moi-même quelle est la capitale de l'Ouganda, je saurais le dire.

8h12

Tripoli.

8h13

Après délibération avec moi-même, j'ai décidé de sortir par la fenêtre. Du bon côté, mon bureau est au rez-de-chaussée. Du mauvais côté, je n'ai pas de vêtements.

Bon, une serviette fera l'affaire. Pourvu que je ne rencontre personne en faisant le tour du château.

8h25

Comme de juste, il a fallu que je tombe sur Rogue, ce sale pervers.

Tout s'était bien déroulé jusqu'à ce que j'arrive à mon bureau ; Rogue était devant la porte, il s'apprêtait à frapper, soi-disant pour me rendre un chiffon autostatique à rétention de poussière de la Mère Grattesec que j'aurais oublié chez lui hier en faisant le ménage. Mouais. En tout cas il a bien dû se rincer l'oeil.

8h30

Enfin tranquille ! Je n'ai plus qu'à décoincer la porte de la salle de bains pour aller fermer la fenêtre et je vais pouvoir ma mettre à mon dur labeur. Rien de tel qu'un petit footing à moitié nu dans le parc de l'école pour commencer la journée d'un bon pied.

- Valentin ? pleurniche une voix dans mon dos.

Oh-oh.

8h35

Pélagie la Grosse Dame s'était sournoisement glissée dans le cadre de Grand-tante Hilda pendant que celle-ci est en thalasso. J'ai été tellement surpris que j'ai lâché ma serviette. Je suis devenu tout rouge et je lui ai demandé de me laisser cinq minutes, le temps de m'habiller, et elle s'est arrêté de sangloter juste le temps de dire :

- Oh Valentin, ne faites pas l'enfant, ce n'est pas la première fois que je vous vois nu, vous savez.

Nom d'une buse à tête filtrante.

9h00

Pélagie et Günther le Violent ont rompu leurs fiançailles. Ca tombe bien parce que je ne rentrais plus dans mon vieux costume et je n'avais pas envie de me mettre au régime. Mais elle va peut-être recommencer à s'accrocher à moi telle la moule à son rocher, telle la confiture à sa tartine, tel le chewing-gum à sa semelle de chaussure.

9h10

Je suis en forme pour les métaphores, aujourd'hui. Je vais peut-être donner ma démission à Dumbledore et me faire poète.

9h30

Non, en général ces gens-là gagnent de quoi vivre une fois qu'ils sont morts.

Au moins ici je suis logé, nourri, blanchi, et il y a des tas de femmes qui se battent pour moi. Si j'étais poète, qu'est-ce que ce serait ? Je ne voudrais pas me mettre à dos tous les hommes de la terre que leurs épouses délaisseraient pour m'écouter roucouler.

Que je suis coquinou.

11h00

Suis allé voir Dumbledore pour savoir s'il ne pouvait pas renvoyer Pélagie du château, histoire qu'elle me laisse tranquille. J'allais frapper à la porte quand je l'ai entendu parler ; il disait :

- Je sais ce que tu éprouves.

Au début j'ai cru qu'il y avait quelqu'un dans son bureau alors j'allais faire demi-tour, mais il a continué :

- Il n'y a aucune honte à éprouver de tels sentiments. Ah non, ça fait deux fois le verbe éprouver. Bon, "je sais ce que tu ressens", alors. Oui, c'est beaucoup mieux.

Je n'arrivais pas à croire mes oreilles ! Ce vieil ahuri prépare ses discours à l'avance ! Hahahahahahahahaha. A chaque fois on dirait que c'est improvisé et on se dit « Waouh, qu'est-ce qu'il est balèze, Dumbledore ! » (sauf si on est poète, comme moi, et qu'on aime faire des rimes. Auquel cas on dit « Il est fort Dumbledore »), alors qu'en fait tout est écrit à l'avance ! Le fourbe, le vil trompeur !

Comme je n'ai jamais pu résister à la tentation de prendre les gens en flagrant délit de ridicule j'ai bondi dans la pièce en laçant :

- Ça me fait plaisir que vous compreniez ce que j'éprouve, enfin, ce que je ressens.

Il n'a pas eu l'air gêné pour deux sous et il a reconnu :

- J'ai l'impression que cette année va encore mal tourner pour le jeune Harry Potter, alors je prépare quelques phrases bien tournées à lui dire en juin, afin qu'il me considère toujours comme son mentor et son interlocuteur privilégié. Tous les ans c'est la même histoire, heureusement que je ne me suis jamais laissé prendre au dépourvu. Vous vous imaginez, s'il arrivait devant moi avec mille questions à poser et que je ne trouvais rien à lui répondre ?

J'étais un peu déçu d'avoir raté mon effet (et encore plus de n'avoir aucune répartie sarcastique à mon arc juste à ce moment), alors je me suis contenté de lui exposer mon problème avec Pélagie la GD.

- Rusard, souffrir ainsi prouve que vous êtes toujours un homme ! Cette douleur fait partie de l'être humain ! m'a-t-il répondu avec ferveur.

Un peu sceptique, je lui ai fait :

- Vous êtes en train de tester votre discours sur moi, là ?

Il a gloussé et il m'a dit :

- Oui, vous ne trouvez pas que ça fait trop solennel ?

Quel guignol.

En partant j'ai jeté un oeil à sa bibliothèque, près de la porte. Le discours choc pour les nuls, Les phrases qui font mouche, L'air mystérieux en cinq leçons, L'art de passer pour un génie et Les trucs pour rendre compliqué ce qui est simple comme bonjour.

Un mythe qui s'effondre.

11h30

Quoi qu'il en soit, il a refusé de virer Pélagie sous prétexte qu'il n'y avait aucune raison valable de le faire (on voit bien que c'est pas sur son épaule qu'elle vient pleurer dès qu'elle se casse un ongle) alors je vais devoir me la cogner jusqu'à ce qu'elle se trouve un autre mari.

Midi

Je suis sûr que c'est juste pour m'enquiquiner qu'il laisse Peeves habiter ici.

Il est vicieux, l'illuminé.

16h00

Apparemment Günther a quitté Pélagie pour une fille plus jeune (Valériane, la blonde des Dames qui vont au bain, au deuxième étage. J'en suis tout bouleversé.

Je plaisante, bien sûr. Mais Pélagie m'a demandé de l'aider à jouer un tour à cette pimbêche. Je n'ai jamais pu résister à quelqu'un qui me prend par les sentiments.

21h00

Ce soir, zéro heure, Opération DUBLACPQARLDDMEMCM.

21h03

Donnons Une Bonne Leçon À Cette Péronnelle Qui A Réveillé Le Démon De Midi En Mon Cher Mari.

Je voulais un titre moins long, genre Opération "Marrade" ou "Rigolons Un Coup Pour Oublier La Tristesse De Ce Monde", mais Pélagie a insisté.

Je n'ai pas eu le coeur de lui faire remarquer que c'était « Mon Ex Futur Mari », normalement, car je ne voulais pas rouvrir les vannes de son désespoir.

Zéro heure, l'heure du crime

Je vais chercher Pélagie. Elle est obligée de rester à la tour des Gryffondor jusqu'à pas d'heure car il y a toujours des garnements qui croient que le règlement de l'école est fait pour gaspiller du parchemin et qui sortent après le couvre-feu.

- Prête pour l'Opération DUBLACPQARLDDMEMCM, Pépé ?

- Valentin, nous en avons déjà parlé..., dit-elle d'un ton réprobateur.

- Oh, bon, d'accord. Prête pour l'Opération Donnons Une Bonne Leçon À Cette Péronnelle Qui A Réveillé Le Démon De Midi En Mon Cher Mari ?

- Non, ce n'est pas ça, j'ai moi-même renoncé à appeler l'Opération par son nom entier. Je parlais de ce ridicule sobriquet que vous m'avez attribué.

- Mille excuses, Gigie.

Zéro heure six, l'heure du crime plus six

- C'est là, Tintin, chuchote Pélagie.

Effectivement, à quelques mètres de làles six Dames qui vont au bain sont sorties du bain et ronflent sans vergogne au bord de leur lac. Comme prévu, Pélagie se faufile dans leur tableau et attache Valériane à un arbre au moyen d'une corde que j'ai peinte cet après-midi (en poils de licorne, plus solide tu crains. Hahahaha, « crains », « crin »). Fait assez extraordinaire, Pélagie arrive à se mouvoir dans le cadre sans bousculer personne, pourtant les Dames sont loin d'être des brindilles, elles aussi.

Une fois le méfait de Pélagie accompli, j'entre en scène : je décroche le tableau et, tout doucement, je me rends dans le couloir interdit, celui où se trouve le monstre de Hagrid, Foutu, ou je ne sais quoi, qui garde une certaine trappe menant à une certaine pierre (je n'ai le droit de rien dire). Heureusement, Foutu dort. J'accroche délicatement le tableau juste en face du chien et je sors à pas de loup.

Puis je claque la porte pour réveiller le chien et la chienne (Hahahahahaha, encore un jeu de mots, je tiens une forme olympique, et encore, je n'ai pas mis en évidence le chien/loup d'il y a deux lignes).

Derrière la porte Pélagie et moi entendons Foutu se mettre à aboyer et les Dames commencer à hurler. Une seconde plus tard cinq Dames émergent dans un tableau près de nous en courant et continuent leur route sans s'arrêter de hurler. Manifestement, aucune d'elle n'a pris la peine de détacher Valériane de son arbre. Bonjour la solidarité.

J'entrerais bien dans le couloir interdit pour voir la tête que fait Valériane mais j'ai encore de grandes choses à accomplir avant de me faire dévorer par un chien à trois têtes furieux.

1h00

Le plan a mal tourné, mais qu'est-ce qu'on a rigolé.

On entendait Valériane hurler à la mort et Foutu aboyer comme un damné, et jusque là tout marchait comme sur des roulettes, mais ensuite Günther le Violent est arrivé et il a délivré sa promise.

Pélagie a éclaté en sanglots et elle a dit que tout était de ma faute, que je n'étais qu'un incapable et qu'elle ne m'adresserait plus jamais la parole.

Des promesses, toujours des promesses.

1h30

N'empêche, maintenant je comprends pourquoi il y a autant de fauteurs de trouble dans cette école. C'est si excitant de violer les règlements et de marcher sur le fil du rasoir... Je devrais peut-être réserver un soir de ma semaine et l'appeler "La nuit de tous les Méfaits". Je rigolerais bien...

1h35

Si je n'arrête pas tout de suite d'avoir des pensées impures il faudra que je me mette moi-même en retenue.