Holà, on a explosé le record de reviews pour le chapitre précédent ! Rusard me fait dire qu'il vous remercie vivement, et il aimerait aussi que vous ne teniez pas compte de ce que Mike Newell lui a fait faire dans le film... ;-)

Lady Cottington : Un peu court ? Mais c'est parce que les blagues les plus courtes sont les meilleures... Voilà :-) Merci pour ta review !

may-yam : J'ai remarqué que ton pseudo état un palindrome... Et merci pour ta review, j'espère cependant que tu ne claqueras pas ta pile en lisant cette histoire, il faut vivre pour lire le tome 7 !

lapin bleu sans patte : Rogue a été complètement conquis par Ruru, hein ? mdr Merci !

Demoness Lange : Un peu d'humour dans ce monde de brutes n'a jamais fait de mal, je vois que tu es d'accord avec moi... On est faites pour s'entendre ! Si tu te conduis bien je te présenterai même Rusard ;-)

louve108 : Bienvenue ! Et oups... ça fait longtemps que je n'avais pas updaté... hum... Merci d'être venue quand même !

panthere : Mais Rusard EST une bombe sexuelle... Seulement JKR l'a mal décrit dans les livres et du coup tous les réalisateurs en ont fait une espèce de vieux crado mal dégrossi. Le pauvre. Merci pour ta review :-)

Zazaone : Voui, Rusard est un type cultivé qui connaît ses classiques étrangers ;-) Merci !

alana chantelune : Merci beaucoup ! C'est vrai que Rusard subit un état de manque qui le conduità imaginer tout et n'importe quoi... Mais bon, ça ne fait de mal à personne ;-)

Elizabeth Moonstone : En fait il essaie juste de se protéger en faisant semblant d'être irascible... Il ne veut pas souffrir... lol Merci pour ta review !

Ann O'nyme : On ne le dira jamais assez : l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Et Rusard en fait les frais avec OKB... Merci !

Illythie : Bienvenue chez Rusard, j'espère que tu t'y plairas ! Tu n'aimes pas Georgia Nicolson ? Bah, c'est pas grave... (hop, Illythie sur ma liste noire...) Merci pour ta review ! ;-)

Owlie Wood : Je t'avoue que pendant une demi-secondede mégalomanie tout à fait déplacée je me suis demandé si Newell n'avait pas lu cette fic... Ca serait chouette :-) mais ne rêvons pas. Allez, merci pour ta review, et maintenant place à la star !


Un chapitre court, mais intense ;-)


Où Rusard aime le poisson.

dimanche 19 octobre

9h00

La nuit dernière Jean-Jacques a essayé de m'ensorceler parce que je ne suis pas un bon Patronyme. Heureusement que ce n'est qu'un songe et qu'il ne peut pas me faire de mal, c'est déjà ça. Mais le voir dans mes rêves à chaque fois que je dors, c'est un peu pénible à la longue.

Rogue n'est pas là et son lit est froid. Il a dû aller se balader au bord du lac, il m'a dit que ça lui arrivait à l'occasion, quand il se sentait d'humeur lyrique.

Avec son esprit tourmenté, il a dû oublier de nourrir Léon le poisson.

9h01

LEON A DISPARU !

9h10

J'ai regardé partout, Léon a vraiment disparu. J'espère que Rogue n'a pas voulu lui rendre la liberté en le mettant dans le lac. Le poulpe géant n'en ferait qu'une bouchée.

Hé, on m'appelle !

9h11

Quelqu'un est en train de crier « Anatole ! Venez à mon secours ! » dans la salle de bains. Surprenant.

9h15

Tété dormait dans la baignoire, et c'était son estomac qui m'appelait. Plus précisément, Léon, dont le corps en charpie n'était plus qu'une loque sanguinolente. Non je déconne, gourmande comme elle est, elle a dû le gober d'un coup sec sans mâcher. Le meilleur moyen de choper un ulcère, m'enfin… Quoi qu'il en soit, j'ai secoué Tété dans tous les sens (quelle cruauté, je sais !) et elle a fini par recracher Léon. Mais le pauvre petit être était déjà froid comme la mort. Quelle tristesse !

9h16

Quel désespoir !

9h17

Quelle misère !

9h18

Quelle infortune !

9h19

Quelle horreur ! Rogue va m'assassiner à mains nues !

9h20

En route pour le bureau de Dumbledore. Hop hop. J'aurais peut-être dû prendre le temps de m'habiller, ma robe de chambre à fleurs a l'air de faire rire les élèves qui sont déjà debout. Oh, si je peux mettre un peu de gaieté dans leurs tristes vies d'étudiants, il n'y a aucun regret à avoir !

Hop hop.

9h25

- Entrez !

- Bonjour, monsieur le directeur.

Dumbledore est en caleçon. Dire que j'aurais pu finir ma vie à peu près tranquille, sans aucune autre vision d'horreur à supporter que celle de Sevy dans ce sous-vêtement en dentelle ou McGonagall avec un coup dans le nez... mais non. Rien ne m'aura été épargné.

Tout en essayant de faire abstraction du spectacle des mollets de coq de Dumby qui s'agitent sous mon nez, j'explique mon problème :

- C'est à propos du poisson de Quille Carmagnole. il est comme qui dirait décédé. Miss Teigne n'en a fait qu'une bouchée. Euh... vous ne pourriez pas le ressusciter ?

- Mais mon, pauvre ami, on ne peut pas ressusciter les morts !

- Quoi ? Mais ça sert à quoi la magie, alors ?

Je tourne les talons d'un mouvement vif (et élégant, malgré la robe de chambre printanière) pour m'en aller comme un prince.

- Qu'est-ce que vous faites, Boule Ravageuse ?

- Je m'en vais comme un prince.

- Ne soyez pas stupide, montrez-moi donc ce poisson.

Je m'exécute, de toute manière on ne peut plus rien pour lui. (Léon). Bah, pour Dumbledore non plus, d'ailleurs.

- Ah oui, ça pour être mort, il est mort.

Tiens, c'est drôle, je pensais qu'il faisait simplement un concours de retiennage de respiration contre lui-même.

- Il n'y a qu'une seule solution.

- Oui, l'enterrer discrètement et prier pour son âme.

- Non, aller en acheter un autre et ne rien dire à Severus.

- Haha ! Mais il n'est pas stupide, vous savez ? - Dumbledore hausse un sourcil interrogateur - oh, le mesquin ! - Il s'en rendra compte !

- Rusard, vous savez ce qui a moins de différences qu'une goutte d'eau et une autre goutte d'eau ?

Je n'ai rien compris mais je fais semblant de réfléchir.

- Euh, non.

- Un poisson rouge et un autre poisson rouge.

Toujours pas compris.

- Sevy-erus n'y verra que du feu, soyez-en sûr ! D'ailleurs s'il remarque quoi que ce soit, je m'engage à lui faire croire que c'est à cause de moi que Léon est mort, promet Dumbledore.

Bon.

- Au fait, si je vous dis que Léon le poisson m'a appelé depuis le ventre de Tété, vous me croyez ?

Vous êtes un type hors du commun, Rusard, alors oui, je vous crois.

11h00

Dumblidou a levé la protection magique de l'école le temps que je prenne la cheminée jusqu'au Chemin de Traverse. Il m'a même donné de l'argent directement en provenance du fonds pour les élèves démunis pour acheter un nouveau Léon. Il est vraiment bon envers moi.

Mais pas envers les élèves démunis.

13h00

J'ai un nouveau Léon, mai j'ai eu mille misères à en trouver un. La Ménagerie magique a des poisson rouges par milliers, mais j'ai bien cru qu'aucun ne conviendrait. J'ai commencé par demander s'ils avaient un poisson qui ne sache pas nager, mais ils m'ont jeté dehors en croyant que je me moquais d'eux (un peu comme si j'allais au bureau de Jessica Bletcher, la célèbre détective privée, et que je lui demandais de quoi elle est privée. Mais ce genre de blagounettes n'est pas du tout ma tasse de thé).

Je suis donc retourné dans le magasin en faisant semblant d'être quelqu'un d'autre – ce qui a plutôt bien marché puisqu'on ne m'a plus embêté. J'avais conclu que Léon était une particularité et que tous les autres poissons savaient nager, aussi j'ai cherché un poisson rouge qui se contente de lui ressembler physiquement, pas la peine qu'il soit aussi son jumeau spirituel.

Au bout de dix minutes je pensais avoir trouvé ce qu'il me fallait : un beau petit poisson tout mignon qui me paraissait parfait. Mais quand je lui ai dit : « Hop ! Toi je t'achète et je t'appelle Léon ! », il a bondi hors de son bocal et il m'a mordu le nez. Je crois qu'il n'aimait pas le prénom Léon.

J'étais sur le point de payer celui que j'avais choisi ensuite quand il est subitement devenu mauve (très joli, mais je pense que Severus se serait aperçu de la supercherie). Repartant en quête de la perle rare, j'en ai rencontré un qui ne cessait de sortir de son aquarium en effectuant des sauts périlleux. J'en ai encore trouvé un qui faisait semblant d'être mort, un autre qui non seulement parlait, mais jurait également comme un charretier, et un autre qui faisait des clins d'oeil salaces à tout ce qui bougeait.

J'ai tout de même fini par en trouver un qui ne soit ni cascadeur, ni caméléonesque, ni blagueur, ni névrosé, ni grossier, bref j'ai fini par trouver le Léon nouveau, je l'ai payé en vitesse (trois gallions, quand même – je vais dire à Dumby qu'il en a coûté dix) et, sans lui laisser le temps de faire quoi que ce soit d'inhabituel pour un poisson, je suis revenu à Poudlard et je l'ai mis dans le bocal de feu Léon.

Juste à ce moment Rogue est entré dans la chambre, il a dit « Salut Léon, salut Rusard, dégage de là sale chat », et il s'est installé à son bureau pour corriger quelques copies.

17h00

J'ai fait une petite sieste revigorante, et quand je me suis réveillé Severus était debout devant le bocal de Léon, occupé à se gratter la tête d'un air tout à fait perplexe (même de dos). Il m'a fait :

- Il y a quelque chose de changé, chez Léon, venez voir.

Oups.

Je me suis approché avec réticence (mais élégance, comme toujours) et LÉON ÉTAIT DEVENU GRIS !

- Euh, je ne vois rien de changé, ai-je dit avec mauvaise foi.

- Je ne saisis pas ce que c'est, mais Léon n'est plus le même.

- Ah. Je vais aller aux toilettes pendant que vous réfléchissez, et vous me tenez au courant, d'accord ?

Maintenant que je sais qu'en cas d'urgence, je peux m'enfuir par la fenêtre de la salle de bains, autant en profiter.

17h05

L'attente est insoutenable. Je ferais peut-être aussi bien de me noyer dans le bidet, pour gagner du temps.

17h10

- J'ai trouvé ! Venez, Rusard !

Mince, je n'ai pas pu rédiger mon testament. J'avais du papier (toilette) mais pas de plume.

17h12

Rogue sautillait sur place, tenant à bout de bras le bocal de Léon.

- Il nage ! s'est-il exclamé. Il nage !

Effectivement, Léon II, dit le Gris, barbotait entre deux eaux au gré des vaguelettes.

- Caramba ! Mais vous avez raison ! ai-je répondu en prenant l'air étonné (je savais bien qu'il nageait, ce poisson des plus normaux).

- Allez Rusard, avouez…

Quoiquoiquoi ?

- Non, je n'ai rien fait du tout, juré.

Ma vieille mère regrettera sa petite erreur de la nature.

- Je suis sûr que si… c'est vous qui lui avez appris à nager ?

- Bon, je le reconnais, c'est moi.

À le voir si enchanté, j'ai tout de même senti le remords pointer le bout de son nez et je lui ai fait :

- Vous ne le trouvez pas un peu… terne ?

- Ah bon ? C'est possible, je suis daltonien.

17h30

J'ai fini par me sentir de trop dans cette émouvante scène familiale et je me suis éclipsé discrètement. Errant dans les couloirs telle une âme en peine (et occasionnellement offrant des Suçacides sans sucre – attention à leurs petites quenottes ! – aux merveilleux élèves de la meilleure école du monde), l'âme troublée et le cœur en vrac, j'ai décidé d'aller voir Pomona.

En chemin j'ai rencontré une araignée tombée en embuscade dans la toile d'une de ses compatriotes. Je l'ai délivrée – ne suis-je pas l'ami de tous ? – et la coquine n'a plus voulu me lâcher.

18h00

Pomona a peur des araignées, alors je suis rentré. Quelle chochotte, celle-là. Je me demande si c'est la femme de ma vie, en fin de compte.

18h10

J'ignorais que les poissons mangeaient des araignées. En entrant dans ma chambre je me suis (encore) pris les pieds dans le tapis (je sens que celui-là aussi va finir cloué au sol), l'araignée a été éjectée de ma main et elle a atterri dans le bocal de Léon II.

- Constance ! me suis-je exclamé.

- Ne vous inquiétez pas Rusard, Léon ne mange pas les autres animaux, m'a rassuré Severus.

Mais las ! Léon avait déjà gobé la pauvre petite chose sans défense.

Bon, ce n'est que justice après tout : mon chat mange le poisson de Sev, le nouveau poisson de Sev mange mon araignée, et basta. Mais je voulais faire casquer Severus (au moins cinq gallions, cette araignée magique que j'élevais depuis sa plus tendre enfance) or j'ai soudain eu l'impression d'être possédé par une entité extérieure, et je n'ai pas eu le courage de le mener en bateau de la sorte. Merci Jean-Jacques. Je ne serai donc jamais en paix ?

- C'est curieux, a dit Severus. D'habitude Léon ne mange jamais les araignées, j'ai pourtant essayé plusieurs fois.

- Ce Léon nous étonnera toujours, pas vrai ? ai-je dit pour détourner la conversation.

Finalement Severus a conclu que c'était ce séjour dans mon humble demeure qui avait eu de bonnes répercussions sur Léon (selon lui, manger les araignées, c'est bien), et nous avons fini par nous coucher après une bataille explosive. J'ai laissé Severus gagner pour ne pas qu'il soit déçu, alors que j'ai été trois fois de suite Méga Exploseur au concours de bataille explovise de la CACTP.

Mais quand on a éteint la lumière et qu'une voix inconnue s'est élevée dans l'obscurité, pour dire « Alors ma poulette, la carrosserie te plaît ? Et encore, t'as pas vu le moteur » (je n'ai rien compris, d'ailleurs), j'ai su que cette voix venait de Léon, et j'ai su aussi que je ne passerais pas la nuit.