Disclaimer : La série, les personnages et les lieux ne m'appartiennent pas. De plus, je ne retire aucun salaire de ces écrits. Je ne fais que satisfaire mon esprit tordu de fan :0P (en espérant que d'autres personnes apprécient et se divertissent ;0).
Rating : Cette fic est classée M et c'est un slash. Vous êtes prévenu(e)! ;0)
Note de l'auteure : Désolée pour mon retard! Je n'avais plus accès à mon portable, sur lequel se trouve le fichier de cette histoire, et après, ça été ma connexion Internet qui a décidé de me lâcher! Bref, après quelques tours de passe-passe, voici enfin ce cinquième chapitre! En espérant que vous l'appréciez. :o)
Chapitre 5 : La cité volante
Vivre l'accouchement d'une autre personne… une femme, qui plus est! D'après Rodney, cela avait été l'expérience la plus traumatisante de sa vie. Carson avait d'abord voulu lui dire qu'il exagérait, mais se rappelant ensuite les cris d'agonie du scientifique, il ravala ses mots. Après tout, c'est lui qui avait littéralement eu l'impression d'expulser un gamin braillard de son ventre! Allez lui dire que ce n'est pas grand-chose pour voir! Encore heureux que tout se soit bien passé! S'il avait fallu faire une césarienne, Rodney en aurait certainement fait un arrêt cardiaque. Mais Laura Cadman accouchait comme une vraie chatte : sans complication et rapidement – au plus grand soulagement de McKay.
Deux jours plus tard, la militaire quittait l'infirmerie sous les regards attendris des infirmières avec une magnifique petite fille lovée dans ses bras. Et comme elle était une vraie peste, Laura avait refusé de dire ne serait-ce qu'un mot sur le père de l'enfant et Rodney ne se gênait pas pour la maudire ouvertement, s'attirant des regards amusés de la part du médecin.
Tout de suite après le départ de Laura, Rodney et Carson s'étaient mis en tête de trouver la source des nouvelles capacités du scientifique. Cependant, leurs recherches ne menaient à rien et au bout d'une semaine, les deux hommes étaient à bout.
- Oh, Rodney, pour l'amour du ciel, ce n'est qu'une toute petite piqûre! J'ai besoin de ton sang pour faire des analyses.
- Sais-tu combien d'aiguilles j'ai senties ces derniers temps, Carson? Assez pour avoir mon quota jusqu'à mes quatre-vingts ans!
Beckett lui décocha un regard agacé, à la limite de la colère. John entra sur ces entrefaites et constata l'atmosphère tendue.
- Ça va ici? s'enquit-il.
Carson lui jeta un regard signifiant clairement « je viens d'avoir l'idée du siècle! », ce qui ne plut guère au scientifique.
- Vous arrivez à point colonel.
- Vraiment? demanda Sheppard avec son air innocent.
- Oui. Voyez-vous, j'ai un patient récalcitrant, expliqua le médecin avec un regard insistant vers Rodney, alors vous allez me le tenir pendant que je lui fais une prise de sang.
- Pardon? s'étrangla le scientifique. Il s'agit de mon sang, Carson Beckett, je te le donnerai si ça me convient, point final.
Mais John n'écouta pas le plaidoyer de Rodney. Tout ce qu'il désirait, c'était d'être à nouveau proche de celui qu'il désirait et si le seul moyen d'arriver à ses fins c'était de le retenir lors d'un examen médical, bien alors il s'en contenterait!
Le militaire mit sa main sur l'épaule de McKay et lui intima gentiment de s'asseoir. Puis, il lui prit le poignet et tourna le bras du scientifique pour permettre à Carson d'accomplir sa besogne.
- Oh! s'exclama Rodney en fixant la main de John sur son avant-bras.
- Quoi, oh? demanda Sheppard.
Pour toute réponse, le scientifique plongea son regard océan dans celui chocolat du militaire. Il semblait hypnotisé.
- Rodney? appela le médecin, qui n'aimait décidément pas la réaction de son amant.
Mais McKay ne lui accorda même pas son attention. Son regard se porta à nouveau sur la main de John sur son poignet. Croyant que Rodney le prenait mal après ce qu'il lui avait fait, John retira sa main en s'excusant.
- NON! cria Rodney en essayant de le retenir.
Fasciné, le scientifique emmêla ses doigts à ceux du militaire, qui trouva ce revirement de situation très agréable, quoiqu'inattendu.
- Rodney, tu es sûr que ça va?
Le regard du canadien se troubla et il cligna plusieurs fois des paupières. Puis, comme si John l'avait brûlé, il retira brusquement sa main de celle du militaire.
- Je… je suis désolé.
McKay se leva et s'éloigna des deux hommes. Fixant un point invisible, il pointa le médecin.
- Je pense que tu devrais éviter de me toucher Carson… je suis très sérieux, conclut-il en quittant précipitamment l'infirmerie.
- Qu'est-ce qui lui arrive?! demanda Sheppard, perplexe.
- Je crois que c'est à cause du gène extra-terrestre qui s'est logé dans son code génétique. Il semblerait que ça ait modifié ses perceptions…
o0O0o
Pour tenter d'oublier toutes les sensations formidables que son cerveau percevait, Rodney se lançait à corps perdu dans son travail. Il n'était pas habitué à ressentir les choses aussi intensément et, lui, le plus grand asocial des deux galaxies réunies, était devenu accro au contact physique. Il ne pouvait pas résister : dès que quelqu'un était près de lui, il fallait qu'il le frôle. Cela l'électrifiait à chaque fois, il adorait cette sensation. Mais rien n'était comparable à ce qu'il éprouvait lorsque c'était Carson qui le touchait! Les papillons qui envahissaient alors son estomac se propageaient rapidement dans ses reins, entraînant une décharge de pure adrénaline dans tout son corps. Il avait alors littéralement l'impression de voler, de faire une délicieuse chute libre dans les méandres des sensations corporelles et il adorait ça. Seulement, il n'arrivait plus à se contrôler parfois. Alors, il préférait rester éloigné du médecin avant de réellement perdre la tête.
Zelenka ne s'en plaignait pas trop… ils avançaient bien, surtout que Rodney passait près de vingt heures sur vingt-quatre au labo. Seulement, il était aussi parfois très étrange, montrant des changements d'humeur imprévisibles. Un instant, il pouvait être dans une colère sans nom, et la minute d'après il semblait tombé dans la contemplation d'une chose que lui seul voyait. Trouvant cela plutôt inquiétant, Radek avait pensé préférable de prévenir quelqu'un de la situation.
- Mais non Zelenka, vous voyez bien qu'il faut diviser le quotient par pi! Sinon ça donne un résultat totalement illogique.
Pour la millième fois cette journée-là, le tchèque soupira. Rodney était exaspérant aujourd'hui… sans doute dû au fait qu'il n'avait pas dormi de la nuit. Ce fut donc avec soulagement que le scientifique vit la dirigeante d'Atlantis pénétrée dans leur labo.
- Docteur Weir!
Rodney lança un regard surpris à Radek. Puis ses yeux fatigués passèrent d'Élizabeth au scientifique à plusieurs reprises avant de retomber sur Zelenka. Le cœur de ce dernier s'était emballé à l'arrivée de la diplomate. Radek Zelenka était amoureux! Rodney éclata de rire tout seul en pensant à sa découverte.
- C'est exactement de cela que je voulais vous parler, docteur Weir, commença le tchèque devant le regard hébété d'Élizabeth. Rodney semble surmené… sans compter ses innombrables réactions plutôt bizarres. Je crois qu'il devrait consulter le docteur Heightmeyer.
Le principal sujet de la conversation garda un silence inhabituel. Zelenka avait convoqué Élizabeth pour parler de lui et de son comportement pour le moins inaccoutumé. Était-il si étrange que cela ces derniers temps? Il faisait pourtant de gros efforts pour se contrôler.
- Rodney, je croyais pourtant vous avoir dit de prendre rendez-vous avec le docteur Heightmeyer, reprocha la diplomate.
Le susnommé Rodney fit la moue. Il n'était pas fou. Il ressentait et voyait simplement des choses qui passaient inaperçues aux yeux des autres. McKay fronça les sourcils. D'accord, il était peut-être en train de devenir fou, après tout.
/ John/
/ Oui, Élizabeth/
/ Pourriez-vous me rejoindre au labo scientifique maintenant/
/ J'arrive. /
/ Merci. /
- Je n'ai pas besoin d'une baby-sitter.
- Je veux simplement m'assurer que vous obéirez cette fois-ci, Rodney. Vous avez été l'hôte d'un extra-terrestre, comprenez-moi si je prends des mesures draconiennes.
Le scientifique lui consentit ce point d'un hochement de tête. Puis, il se tourna vers Radek pour lui expliquer dans quelle voie il devait continuer durant son absence. Lorsque John arriva finalement avec son air détaché, Rodney l'attendait les bras croisés sur la poitrine, appuyé au cadre de la porte de son labo.
- Bien Superman, c'est parti, dit Rodney en prenant la direction du bureau de la psychologue.
John fronça les sourcils et pressa le pas pour rattraper McKay, qui marchait rapidement.
- Je peux savoir pourquoi je suis là?
- Élizabeth veut que tu m'accompagnes au bureau de Heightmeyer. Elle a peur que je fasse une tentative d'évasion, expliqua le scientifique en lui jetant un regard peu convaincu.
- Ah bon…
Un silence s'installa. Mais John ne le supporta pas bien longtemps.
- Carson m'a parlé de tes nouvelles capacités.
- Bravo pour le secret professionnel, répondit McKay d'un ton sarcastique.
- Ne soit pas amer, Rodney. Je te rappelle que tu fais partie de mon équipe, c'est normal que…
- Faisait partie, rectifia le scientifique.
- Il paraît que c'est temporaire, alors je considère que tu fais toujours partie de mon équipe.
Le canadien ne répondit rien et un autre ange passa sans qu'il ne désire rompre leur mutisme.
- Et qu'est-ce que tu ressens lorsque je te touche? finit par demander John.
McKay s'arrêta subitement et se retourna lentement vers le militaire. Il souda son regard à celui de Sheppard, qui comprit que le scientifique était très sérieux.
- Ce que je ressens… il n'y a pas de mot pour décrire ça. Dès que quelqu'un me frôle, je suis comme un toxicomane retournant vers son revendeur de drogue. Je deviens un papillon attiré par une lumière éblouissante. Et quand j'atteins enfin l'épiderme bouillonnant, je me brûle les ailes. Mais je ne peux plus reculer… et je ne veux plus reculer. C'est un tourbillon de sensations qui m'accapare instantanément et je me sens si… vivant!
John était stupéfait par cette soudaine confession de la part de son ancien amant, lui qui était habituellement si pudique quant aux sentiments profonds qui l'habitaient. Poussé par une impulsion irrépressible, le militaire attrapa Rodney par la nuque et l'attira à lui. Avant que le scientifique n'ait pu émettre la moindre objection, les lèvres de John s'étaient emparées des siennes, le faisant chavirer dans un torrent de sensations.
Incapable de s'en empêcher, le scientifique répondit ardemment au baiser et s'agrippa au militaire comme s'il était sa seule bouée de sauvetage dans un océan déchaîné. Au bout d'à peine quelques secondes, les jambes de McKay furent incapables de le porter davantage et il glissa le long du mur, entraînant le militaire dans sa chute.
Un bien drôle de tableau se serait offert aux passants, s'il y en avait eu. Les deux hommes étaient accroupis au sol, front contre front, complètement essoufflés et Rodney tenait fermement la veste de John.
- Wow! fut tout ce que Sheppard trouva à dire. Rodney, regarde-moi.
- Je ne peux pas.
- Pourquoi? s'inquiéta le militaire.
Regrettait-il?
- Si j'ouvre les yeux, je pense que je vais être malade. Si tu savais à quel point ça tourne en ce moment…
John sourit. C'était bel et bien lui qui avait mis son scientifique préféré dans cet état. Ne pouvant s'éloigner parce que Rodney le retenait toujours avec force, le militaire s'assit comme il put devant McKay. Lorsque son front quitta celui du scientifique, ce dernier émit une plainte à moitié soulagée et à moitié douloureuse.
- Ça va, Rodney?
- Oui, oui… la tempête se calme.
John émit un rire muet que le canadien ne manqua pas de sentir.
- Qu'est-ce qu'il y a de si drôle?
- Toi.
Rodney daigna ouvrir un œil chargé de reproches. John remarqua que la prunelle du scientifique semblait se rapprocher bien plus du bleu électrique, que du bleu ciel qu'elle arborait habituellement.
- Il faut avouer que d'ordinaire tu ne sors pas de jolies métaphores comme celle-là.
- Oui, il faut croire qu'il y a beaucoup de choses que tu ignores sur moi, répondit le scientifique d'une voix remplie de rancune.
Lentement, il détacha chacun de ses doigts de la veste de toile du militaire. Lorsque ce fut chose faite, il soupira comme s'il avait accompli un exploit. Puis, il entreprit de se remettre sur ses pieds. Lorsqu'il chancela, John voulut l'aider.
- Non! Surtout, évite de me toucher.
- Ose dire que tu n'as pas aimé...
Le scientifique plongea son regard colérique dans celui arrogant du militaire.
- D'accord, tu veux qu'on joue franc jeu. Oui, c'est vrai, c'était terriblement agréable. Mais il faut que tu saches que c'est uniquement à cause de mes sens qui sont décuplés, car je ne ressens que de l'amitié pour toi John.
- Oui, c'est vrai, tu préfères te taper notre cher docteur.
- Qui visite mon lit ne te regarde nullement!
- Je dirais plutôt un lit d'infirmerie, cracha le militaire.
Les yeux de Rodney se plissèrent jusqu'à ne plus être que deux petites fentes lançant des éclairs, même si ses pommettes avaient pris une légère teinte rosée.
- Ce qui se passe dans mon intimité ne regarde que moi, est-ce que c'est bien clair?
- Oh oui, c'est très clair. Mais qu'est-ce que tu fais de notre histoire? De ce que je ressens…
La voix du militaire se brisa sur la dernière syllabe et frustré par son manque de contrôle, John assena un violent coup de poing dans le mur d'acier en poussant un cri de rage. Sa main se fracassa sur la dureté du métal et les deux hommes lâchèrent une exclamation de douleur précisément au même moment.
- Ah, bravo, maintenant on va devoir aller à l'infirmerie.
- Parce que tu veux me suivre comme un petit chien de poche, maintenant? vociféra le militaire en prenant la direction du bureau de Beckett.
- Pas spécialement, mais comme tu ne sembles pas l'avoir remarqué, je ressens tout, ce qui inclus la douleur des autres, répliqua Rodney en serrant la mâchoire.
Il détestait la douleur physique. Une simple crampe était pour lui une véritable torture, alors que dire d'un violent coup dans un mur nettement plus solide qu'une main humaine?
- Génial, une belle petite réunion en perspective.
- Oh, John, la ferme!
C'était donc en se lançant une pluie de regards assassins que les deux hommes pénétrèrent dans l'infirmerie, tenant chacun l'avant-bras de leur main meurtrie. Carson releva la tête de sa paperasse et évalua rapidement la situation.
- Vous ne vous êtes pas battu quand même? demanda l'écossais en rejoignant les deux antagonistes.
- Nan… c'est cet idiot qui a décidé qu'il voulait se mesurer à un des murs de la cité, se plaignit le canadien en pointant John du menton. Et, soit dit en passant, ce mur est fait d'un alliage très robuste, un mélange de titane et de… aïe!
McKay lança un regard offusqué au médecin qui venait d'écraser un sac de glace sur sa main endolorie.
- Avale-moi cet anti-inflammatoire et fais-moi le plaisir d'arrêter de t'apitoyer. Tu n'es certainement pas le plus à plaindre ici, enchaîna le médecin en se tournant vers Sheppard.
Ce dernier se dit qu'il n'y avait rien de mieux qu'un écossais pour vous remettre à votre place! Mais il ne comprenait pas comment Beckett faisait pour garder son professionnalisme, alors qu'il devait pertinemment savoir qu'il se trouvait au centre d'un triangle amoureux.
- Est-ce que ça fait mal quand j'appuie ici?
- Un mal de chien, oui, répliqua le militaire en tentant de retirer sa main.
- Ne faites pas l'enfant, John. Vous vous êtes fracturé un doigt. Bravo, vous venez de gagner un aller simple pour un repos forcé de deux bonnes semaines.
- Quoi? Oh non, Carson… tout, mais pas ça. J'ai vraiment besoin de me changer les idées ces temps-ci, expliqua-t-il en adressant un regard accusateur à Rodney.
- Je suis vraiment désolé, John, mais vous vous êtes mis dans cette situation tout seul. Je ne peux pas vous permettre de retourner sur le terrain dans cet état, vous mettriez votre vie et celles des membres de votre équipe en danger.
Sheppard laissa échapper un grognement de frustration et grimaça lorsque Beckett lui installa une attelle pour que son doigt guérisse correctement.
- Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire coincé sur Atlantis pendant quinze jours?
- Ça, c'est une question que vous devriez poser à Élizabeth. Tenez, voici des antidouleurs. Vous prenez une pilule toutes les quatre heures si vous sentez que vous en avez besoin.
- Ouais, merci, doc'.
John quitta l'infirmerie d'un air morose. Le médecin soupira. Il savait que John était un homme d'action qui détestait ne rien faire, mais il ne pouvait pas opérer de miracle, il n'était qu'un simple être humain après tout.
- Ça va? demanda-t-il en posant une main sur le front de Rodney qui s'était étendu sur un des lits et avait fermé les yeux.
L'écossais vit clairement le corps tout entier de son amant se tendre vers lui. Il pensa un instant retirer sa main, car il connaissait le trouble qu'un simple contact occasionnait chez Rodney, mais lorsque ce dernier soupira d'aise, il changea d'idée.
- Carson… embrasse-moi.
- Quoi? demanda le médecin interloqué.
Cela faisait une semaine que Rodney refusait qu'il le touche et maintenant il lui demandait de faire tout le contraire. Le scientifique tourna vers lui un regard chargé de désir et Beckett comprit que cette absence de contact les affectait l'un autant que l'autre. Il accéda donc à sa demande et combla rapidement l'espace qui le séparait de la bouche mutine de Rodney. D'un même mouvement, les deux hommes fermèrent les yeux et leurs lèvres entrèrent finalement en contact… ce toucher tant espéré.
Une pluie d'étincelles éclata derrière les paupières closes du scientifique et il attira brusquement Carson à lui, le médecin se retrouva à moitié étendu sur Rodney. Il sourit face à son comportement gourmand et mit encore plus d'ardeur dans son baiser pour démontrer à Rodney à quel point il lui avait manqué. Le scientifique ne put empêcher un gémissement de franchir ses lèvres lors d'une courte inspiration. Le simple fait d'être séparé de Carson lui était physiquement pénible. McKay emprisonna la nuque de son amant d'une main et l'embrassa comme si sa vie en dépendait.
Mais subitement, le scientifique perdit toute sa fougue. Alarmé, le médecin lui tapota la joue, mais McKay ne réagissait plus. Beckett prit son pouls et réalisa presque avec amusement que le canadien avait simplement perdu connaissance. Carson se dit que ce ne pouvait pas être plus mal ainsi, car le scientifique avait bien besoin de repos. De plus, cela permit au médecin de lui prendre un peu plus de sang sans devoir encore endurer ses protestations véhémentes.
o0O0o
Rodney émergea de son profond sommeil seulement le lendemain. Il se sentait tout engourdi. En se levant, il réalisa qu'il était encore tout habillé… et définitivement pas dans sa chambre. Le regard toujours empreint de fatigue, le scientifique se traîna vers le bureau du médecin en chef.
- Tiens, tiens, la belle au bois dormant daigne nous faire l'honneur de sa présence, se moqua l'écossais en lui tendant une tasse de café.
- J'ai dormi combien de temps? demanda Rodney d'une voix bourrue en avalant une gorgée du liquide brûlant.
- Une nuit complète… ce que tu aurais dû faire il y a bien longtemps.
- Je me suis évanoui, c'est ça? questionna McKay en tiquant.
- Oui, répondit Carson avec un sourire moqueur qu'il tenta vainement de cacher.
Rodney leva les yeux au ciel en serrant la mâchoire pour empêcher une remarque cinglante de franchir le seuil de ses lèvres. Il fronça alors les sourcils. Il n'arrivait pas à distinguer tous les infimes détails des poutres soutenant le plafond de la pièce!
- Qu'y a-t-il Rodney?
- Touche-moi!
- Tu es accro, ma parole.
- Oui, mais là n'est pas le sujet pour le moment. Aller, prends ma main.
Le médecin soupira et s'exécuta. Rodney ferma résolument les yeux. Au bout de quelques secondes, il jeta un coup d'œil prudent à Carson.
- Quoi?
- Rien!
- Oh, merci, tu es en train de dire que je ne te fais plus aucun effet? s'irrita l'écossais en ne comprenant pas le raisonnement de son amant.
- Non, voyons, Carson… tu sais que je suis toujours complètement dingue de toi. Mais ces stupides capacités ont décidées de se mettre sur off. Je vais pouvoir t'embrasser sans risquer de tomber dans les pommes, s'amusa le scientifique en s'approchant de Carson, une lueur lubrique brillant au fond de son regard.
- Oh, oh, je t'arrête, monsieur l'obsédé sexuel. Tu vas me faire le plaisir d'aller manger un morceau, avant de me faire une crise d'hypoglycémie. En plus, j'exige que tu te brosses les dents avant de m'approcher.
Rodney prit un air scandalisé et tira la langue au médecin.
- Si tu le prends comme ça…, s'offusqua-t-il en se dirigeant vers la porte.
Le canadien évita de justesse un crayon volant non identifié et quitta précipitamment l'infirmerie, car, il devait l'avouer, Carson avait raison : il était affamé! Après s'être rassasié, il se dirigea vers ses quartiers pour prendre une douche bien méritée. Il eut à peine le temps de sortir de sous le jet d'eau que quelqu'un sonna à sa porte. Rodney enfila rapidement un boxer et un pantalon et il alla ouvrir en secouant ses cheveux trempés à l'aide d'une épaisse serviette moelleuse.
- Zelenka?
Le tchèque avait l'air aussi excité qu'un enfant le jour de Noël. Il sautillait sur place, le regard brillant d'une étincelle que Rodney ne lui connaissait pas.
- J'ai réussi, Rodney! J'ai trouvé!!
- Trouvé quoi? s'agaça le scientifique qui détestait ne pas comprendre.
- Le moyen de faire décoller la cité!
- Quoi! Mais pourquoi vous ne l'avez pas dit plus tôt!
Le tchèque roula des yeux. Rodney s'empressa d'enfiler quelques vêtements pris au hasard et retourna vers Radek qui l'attendait dans le corridor.
- Allons-y, intima McKay.
En chemin, le scientifique tentait d'enfiler ses souliers. Sautillant pathétiquement sur un pied, il faillit se casser la figure un bon nombre de fois. Zelenka sourit : ils avaient retrouvé leur bon vieux Rodney McKay. Constatation qui lui fut confirmée lorsqu'il vit le scientifique se jeter littéralement sur l'ordinateur portable pour vérifier tous les calculs qu'il avait laborieusement élaborés. Après quelques simulations, Rodney leva un regard rempli de respect vers son collègue.
- Radek, vous êtes un génie! s'exclama-t-il en prenant son ami dans ses bras.
Les deux hommes se serrèrent en sautant comme des enfants. Élizabeth pénétra dans le labo à ce moment précis et se racla la gorge pour signifier sa présence.
- Élizabeth! s'exclamèrent d'une même voix les deux scientifiques.
Zelenka replaça ses lunettes, l'air mal à l'aise, alors que Rodney se précipitait vers la dirigeante, la saisissant par les bras.
- Ça y est, nous y sommes arrivés, nous allons pouvoir faire voler cette cité! jubila-t-il en secouant la diplomate comme un prunier.
- Rodney, calmez-vous pour l'amour de Dieu! Je croyais vous avoir dit de vous rendre chez le docteur Heightmeyer.
- Aucun intérêt, c'est parti… mais réalisez-vous ce que je viens de vous dire!
- Bien sûr, mais Atlantis ne va pas partir toute seule, alors je pense qu'il est plus urgent de s'occuper de votre situation.
- Mais puisque je vous dis que je suis redevenu moi-même. Demandez à Carson si vous ne voulez pas me croire. Quand pourrons-nous faire un essai?
Weir resta sans voix un instant devant l'enthousiasme du scientifique. Il y avait longtemps qu'elle ne l'avait pas vu ainsi. Elle ne put empêcher un sourire de fleurir sur ses lèvres.
- Dès que toutes les équipes seront de retour sur Atlantis.
- Génial!
Les deux scientifiques repartirent pour une autre explosion de joie et la diplomate préféra les laisser à leur célébration. Après avoir effectué de nombreux tests pour s'assurer que leurs calculs étaient tout à fait exacts, les deux amis se souhaitèrent une bonne nuit et Zelenka recommanda à McKay de bien se reposer, car ils allaient avoir besoin de lui le lendemain.
Mais le canadien était beaucoup trop excité pour penser à aller dormir. Il prit donc la direction des quartiers de Carson, malgré l'heure tardive. Il toqua doucement à la porte et, au bout d'une minute, le médecin, toujours ensommeillé, apparut dans l'encadrement de la porte.
- Rodney? Il est arrivé quelque chose?
- Oui, on peut dire ça, éluda le scientifique en pénétrant dans la chambre de son amant.
- Explique-toi, demanda Beckett en appuyant sur un bouton pour ouvrir les lumières.
- Zelenka et moi, on a trouvé le moyen de faire décoller la cité!
- Vraiment! Mais c'est génial, ça faisait longtemps que vous travailliez sur ce projet.
- À qui le dit tu! Et si tout fonctionne comme prévu à l'essai, nous allons pouvoir retourner sur Terre sans emprunter la Porte des Étoiles!
- Wow…, murmura le médecin en s'assoyant sur son lit, un verre d'eau à la main.
Lorsqu'ils s'étaient embarqués dans le projet Atlantis, ils l'avaient tous fait en connaissance de cause : ils ne pourraient peut-être plus jamais revenir sur leur planète d'origine. Après deux ans et demi, ils s'étaient faits à l'idée qu'ils ne reverraient sans doute jamais leur planète bleue. Alors, apprendre que maintenant ils avaient une chance de revenir sur Terre, c'était pour le moins déstabilisant.
Carson fut ramené à la réalité par Rodney qui lui enlevait son verre des mains, un air indéchiffrable affiché sur son visage serein. Le scientifique intima Beckett au silence en apposant un doigt sur les lèvres charnues du médecin alors que ce dernier allait ouvrir la bouche. Avec un sourire, McKay prit place sur les genoux de Carson et lui ravit un tendre baiser.
- Je ne pourrai jamais fermer l'œil cette nuit si tu ne m'aides pas à évacuer mon trop-plein d'énergie, expliqua Rodney avec un sourire entendu.
- Tout ce que tu veux, mon amour…
Rodney fit basculer Carson sur son lit et alors qu'il allait chercher de nouveau ses lèvres, le médecin infiltra ses douces mains sous le t-shirt du scientifique. En moins de deux, le bout de tissu alla faire connaissance avec le sol. Trouvant la situation inégale, le scientifique retira quelques pièces de vêtements à son amant qui se retrouva rapidement complètement nu. Rodney parcourut chaque parcelle de peau de ses mains et entreprit de faire de même avec sa bouche. Léchant et mordillant chaque centimètre d'épiderme, McKay réveilla un volcan endormi dans le creux des reins du médecin.
- Rodney…, murmura-t-il d'une voix rauque difficilement contrôlée, prends-moi!
L'interpellé plongea dans l'étendue bleutée qu'étaient les yeux du médecin pour s'assurer qu'il était tout à fait sûr de sa décision. N'y rencontrant qu'un pur désir, le canadien acquiesça et se débarrassa rapidement des derniers morceaux de tissus qui empêchaient son corps d'être en totale fusion avec celui de son amant. Lorsque leurs deux excitations se rencontrèrent, les deux hommes gémir en même temps. Rodney fit passer toutes les émotions qu'il ressentait à travers un baiser et, doucement, il glissa un coussin sous les hanches de son compagnon.
- Que fais-tu? demanda le médecin.
- Tu penses peut-être que je vais rater le spectacle? s'amusa le canadien. Je veux voir chacune de tes expressions…
Beckett attira Rodney à lui et, yeux dans les yeux, ils échangèrent un baiser chargé de sentiments. Puis, le médecin s'étira jusqu'au tiroir de sa commode et en sortit un tube de vaseline. Après un regard entendu, le scientifique humecta un de ses doigts avec la gelée et, doucement, le fit pénétré dans l'intimité de son compagnon. Front contre front, les deux hommes cessèrent tout mouvement un instant. McKay attendit patiemment que son amant se soit habitué à cette intrusion et lorsqu'il sentit qu'il se détendait, il introduisit un deuxième doigt. Carson l'accepta beaucoup plus facilement et ce fut même lui qui entama des mouvements de bassin pour encourager son compagnon. Tout en mordillant le cou de l'homme qu'il aimait, sachant que c'était un endroit sensible, Rodney entreprit de doux va-et-vient et se risqua même à faire des mouvements de ciseaux avec ses doigts. Il y allait avec le plus de tendresse qu'il le pouvait, ne désirant pas blesser son amant comme lui l'avait été lors de sa première expérience avec John. Mais le souffle court de Carson l'encouragea et il fit pénétrer un troisième et dernier doigt. Le médecin se cambra tout à coup et encadra le visage du scientifique de ses mains.
- Rodney McKay, si tu ne me prends pas sur le champ, je te jure que je vais te faire souffrir à ta prochaine visite à l'infirmerie.
- Tes désirs sont des ordres, mon amour, s'amusa le canadien.
Écartant un peu plus les cuisses de son amant, Rodney le pénétra doucement. Une fois qu'il fut entièrement entré, il attendit que Carson se fasse à sa présence. Ce n'est que lorsque son compagnon entreprit des va-et-vient avec ses hanches que le scientifique se permit de se détendre. Il imprima délicatement une douce cadence à leurs deux corps qui s'emboîtaient à la perfection, puis glissa sa main autour du sexe gorgé de sang de son amant qui émit un gémissement rauque à la caresse. De tendre, leur étreinte passa à passionnée. Lorsque, d'un coup de bassin bien placé, Rodney percuta la prostate de Carson, ce dernier enfonça ses ongles dans le dos de son amant et rejeta la tête en arrière en un cri de plaisir muet. Le scientifique grimaça, empoigna les poignets du médecin et les maintint d'une seule main au-dessus de la tête de l'écossais.
- Tu es une vraie bête de sexe, se moqua McKay.
- Tu me fais perdre la tête, Rodney…
Le médecin se mordit la lèvre inférieure et enroula ses jambes autour de la taille du scientifique, le forçant à le pénétrer plus profondément. Le rythme régulier que Rodney avait imposé à leurs corps devint rapidement endiablé et les gémissements de plaisir se multiplièrent. Carson atteignit l'orgasme en criant le nom de son amant et se cabra, ce qui fit perdre la tête au scientifique qui le rejoignit dans l'extase.
McKay voulut rouler sur le côté, mais Beckett resserra la poigne de ses jambes autour de sa taille.
- Non, reste encore un peu en moi…
Avec un sourire, le canadien alla nicher sa tête au creux de l'épaule du médecin et écouta les battements effrénés du cœur de Carson. Ce n'est que lorsque ce dernier le libéra que Rodney put s'allonger à côté de lui.
- Je t'aime, murmura l'écossais.
- Je t'aime aussi… mais je t'aimerais encore plus sous une douche.
Le médecin assena une petite tape derrière la tête de son scientifique préféré en riant de bon cœur.
- J'accepte, mais à la condition que tu me laisses faire mousser du gel de douche sur ton corps d'Apollon.
- On en reparlera pour l'Apollon, mais je te laisse mettre du gel de douche à l'endroit de ton choix…, répliqua Rodney en haussant un sourcil plein de sous-entendus.
Avec un sourire énigmatique, Beckett le prit par la main et l'attira vers sa salle de bain. Il ouvrit l'eau tiède et poussa Rodney à l'intérieur en ne le quittant pas des yeux.
- Tourne-toi, exigea le médecin.
Le scientifique obéit et Carson s'empara d'une barre de savon et nettoya méticuleusement le dos de McKay.
- Aïe! Ça brûle! se plaignit le scientifique.
- Je sais… je suis désolé… je te promets de ne plus sortir mes griffes, dit le médecin en rinçant le dos du canadien et en le parsemant de baisers.
Rodney s'appuya contre le corps nu de son amant qui l'entoura de ses bras protecteurs et ferma les yeux, profitant de son bonheur. Les deux amoureux consentirent à sortir de la douche lorsque l'eau commença à devenir froide, non sans s'être lavés. Ils se séchèrent, mais ne virent pas l'intérêt d'enfiler un pyjama. Ils changèrent ensuite les draps du lit et se lovèrent l'un contre l'autre pour profiter des quelques heures de sommeil qui leur restaient.
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Le lendemain, lorsque Carson s'éveilla, il fut déçu de découvrir qu'il était seul dans son – trop! – grand lit. Il trouva une note de Rodney sur la table de nuit qui l'avertissait qu'il était parti rejoindre Élizabeth pour, contrairement à ce que le médecin jaloux allait penser, parler de leur expérience et non pour faire d'autres choses. Souriant, l'écossais s'extirpa de ses draps, s'habilla et, après avoir mangé un morceau au mess, rejoignit la petite troupe de fêtards dans la salle de commandement.
- Quand avez-vous dit qu'ils rentraient déjà?
- Pour la trente-quatrième fois, Rodney, à dix heures trente, soit dans quinze minutes, répondit la voix exaspérée d'Élizabeth.
- La patience n'a jamais été son fort, le défendit Zelenka.
Carson arriva juste au moment où la diplomate échangeait un regard désespéré avec le scientifique tchèque.
- Carson! Bonjour.
- Bonjour Élizabeth, la salua le médecin en échangeant un regard complice avec Rodney.
- Est-ce qu'il y a un problème?
- En fait, c'est justement de cela que je venais m'enquérir, expliqua Beckett. Il n'y a aucun danger pour les habitants de la cité? Je ne sais pas… ça ne va pas exploser, tout de même?
- D'après nos simulations, tout devrait aller comme sur des roulettes, répondit McKay.
- J'ai appris à ne pas accorder une confiance aveugle aux simulations… il ne faut pas oublier que ces réacteurs n'ont pas fonctionné depuis des lustres!
- Je comprends vos craintes, docteur Beckett, intervint Weir, mais nous ne pouvons pas abandonner une partie de l'expédition sur un site Alpha sans avoir la certitude que nous allons revenir à notre point de départ. C'est partir tous ensemble ou ne pas décoller du tout.
- Non! s'écrièrent les deux scientifiques en même temps.
- Je crois que la question est réglée alors, sourit l'écossais.
- En effet, s'amusa à son tour la dirigeante d'Atlantis. Dans le pire des cas, le Dédale est au courant de nos plans, ils pourront tenter une mission de sauvetage.
La Porte s'activa, interrompant leur conversation. Le vortex se matérialisa et le bouclier énergétique se mit en place.
- C'est SGA-3, madame.
- Laissez-les rentrer au bercail, sergent.
Après un hochement de tête affirmatif, le militaire désactiva le bouclier et l'équipe au complet traversa l'étendue bleutée. Le docteur Weir alla à leur rencontre pour avoir un rapide résumé de leur mission. Zelenka en profita pour refaire encore ses calculs, alors que Carson s'approchait de Rodney. Il caressa discrètement la main du scientifique.
- Le lit m'a semblé bien vide à mon réveil, murmura-t-il.
- Je ne pouvais pas rater une telle occasion…
- Alors, tu es le seul qui a le droit de s'amuser?
- Je ne pense pas… que fais-tu de ces chers voyageurs qui vont devoir passer par ta chère infirmerie?
- Je les envoie au diable… il y a des infirmières très compétentes pour s'occuper d'eux. Moi, je ne bouge pas d'ici. Qui réparerait tes bêtises sinon?
- Moi, s'amusa Zelenka. Enfin, j'ose croire que je suis le mieux placé pour cette besogne…
Le tchèque vint se placer entre les deux hommes, les séparant juste au moment où Élizabeth atteignait la dernière marche.
- Bien, docteur Beckett, ces jeunes gens vont avoir besoin d'un examen complet.
Ledit docteur roula des yeux alors que ses deux amis se moquaient de lui et le poussaient gentiment vers les explorateurs. En allant rejoindre SGA-3, Carson croisa John qui montait en flèche le luminescent escalier. Les deux hommes se saluèrent au passage.
- Il paraît que vous allez faire décoller la cité… pourquoi je n'ai pas été mis au courant? s'offusqua le militaire.
- Parce qu'il me semble que vous êtes en arrêt de travail, John.
- C'est pas comme si un doigt fracturé allait m'empêcher d'assister à la petite fête… n'est-ce pas?
Élizabeth roula des yeux et céda. Sheppard lui offrit son sourire de gamin pourri gâté ayant encore une fois obtenu ce qu'il désirait.
- Bien, alors nous pouvons commencé? s'impatienta McKay.
- Allez-y Rodney, amusez-vous… et tentez de ne tuer personne…
Après un dernier regard assassin, le scientifique se pencha sur le panneau de contrôle et appuya sur différents boutons. Radek regardait par-dessus son épaule et vérifiait que le canadien sélectionnait les bonnes touches. Après avoir enclenché une bonne dizaine de symboles, Rodney se redressa et épia l'écran de contrôle.
- Il ne se passe rien, intervint Radek avec une mine déconfite.
- Attendez, laissez-lui un peu de temps… elle est peut-être rouillée, tenta John.
Rodney lui lança un regard peu convaincu. Au bout d'interminables minutes, la cité toute entière se mit à vibrer.
- Ça fonctionne! s'exclama le tchèque.
Mais Rodney restait toujours muet. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne le sentait pas. Et comme pour confirmer ses doutes, un énorme vrombissement secoua Atlantis, puis plus un bruit ne se fit entendre.
- Elle a calé… j'en reviens pas, les réacteurs ont calé! intervint de nouveau le militaire.
- Oh, John, la ferme!
