J'ai pas posté hier... gomeeeeeeeen !! . Mais j'ai pas passé beaucoup de temps sur internet, et j'y ai repenser au moment ou je coupait l'ordi... (bouleeeeeeeet)

Alors aujourd'hui il y en aura 2 !! Promis !!

Bonne Lecture !


2-Paroles de trop

Je suis en face de mon bol plein depuis cinq bonnes minutes. Al m'attend aux dortoirs vu que lui ne mange pas. Quelqu'un s'assoit à côté de moi. Je relève vivement la tête berçant soudainement l'espoir illusoire que se soit lui… Mais ce n'est que Havoc. Je baisse la tête en marmonnant un bonjour à son attention, pas si différent de celui que je lance d'habitude à tout les gens qui me parlent le matin.

Mais Havoc malgré l'impression détaché qu'il donne, est quelqu'un de très –trop- perspicace. Il m'interroge, au début très banalement, me demandant si j'avais bien dormi, si j'avais eu le temps la veille de m'occuper de mon lot de paperasse…

Puis commence à essayer de trouver ce qui me fait différent. Il demande si mon frère va bien –Il a d'abord sembler penser qu'on s'étaient disputés- Puis il essaye de voir si ça n'aurais pas un rapport avec mon passé où avec ces histoires avec les Homonculus.

Il est prévenant. C'est vraiment très gentil de sa part. Mais comme je sais où il veut en venir je réponds à ces questions comme si tout allait bien. Il se tait et semble réfléchir. Il n'est pas dupe, je sais que me petit numéro ne l'a pas convaincu, mais pour l'instant il n'a aucune idée de ce qui m'attriste autant. Tant mieux.

Un soldat s'avance vers lui puis lui dit qu'il est demandé à son bureau. Puis je vois le subordonné me jeter un drôle de regard. Havoc le remarque aussi, semble étonné de cette attitude mais ne dis rien. Il se lève et me salut avant de partir. Quand ils approche de la sortie du réfectoire je vois lui soldat lui murmurer quelque chose à l'oreille avant de me lancer une nouveau regard cette fois-ci indéniablement mauvais, puis il disparaissent.

Peut-être était-ce moi, mais en dédaignant observer les autres tables, je crus remarquer de nombreux autres regards de cette trempe, accompagnés d'un bourdonnement de murmure qui cessaient à chaque fois qu'il repéraient mon regard sur eux. Mais qu'est ce qu'il leur prenaient à cette bande de commères ?

J'en ai marre d'avoir l'impression d'être observée comme une bête de foire. Alors je sors. Peut-être que je deviens parano sur les bords, mais j'ai l'impression qu'en sortant les murmures on redoublés…

Je traîne dans les couloirs, ignorant les plaintes de mon ventre malmené. Je finis par m'appuyer sur un mur à un mètre d'un croisement avec un autre couloir, las de marcher pour rien. Me laissant glisser contre le mur, la tête entre les mains, essayant de me vider l'esprit.

Il ne manquerait plus que j'attache importance aux ragots qui peuvent courir sur moi… Q'est ce que ça peux me foutre au final !! J'ai le droit de me sentir mal non ? Je viens de me faire jeter sans la moindre explication…

Mais pourquoi je me prends la tête moi ?? Il y a quelques années encore je n'aurais jamais réagis comme ça ! J'ai réussi à me détacher de la maison de notre enfance, à brûler tout ce qui nous restait de nos parents et à avancer… alors pourquoi au bout de deux semaines je n'arrive toujours pas à me faire à cette rupture ?

Ai-je tant changé ? Je reconnais qu'à l'époque j'étais encore gamin, et que je réfléchissais moins à mes actes… Mais au final si j'ai changé pour passer mon temps à me prendre la tête, ça ne valait pas la peine !

Mais pourtant même si j'ai changé, ce comportement ne me ressemble pas…j'aurais du chercher à partir, à me concentrer sur un travail, une tache qui m'empêcherait de trop repenser à ça…

Mais pourtant je ne m'en sens pas du tout la volonté…

Allez Ed ! Un peu de motivation… je vais demander à partir en mission…ça devrait m'aider à arrêter de trop penser aux choses qui font mal.

Un peu plus fort de cette nouvelle résolution je me relevais et esquissais un pas ignorant les voix qui venait dans le couloir adjacent jusqu'à reconnaître mon appellatif dans la conversation.

« -De toute façon ça m'avait toujours parut bizarre qu'un gosse est pu devenir alchimiste d'état si tôt…ça sentait le piston à des kilomètres !

-Ouais mais bon il est doué quand même…

-Même, et puis c'est louche…franchement, quelle horreur ! Contre nature !! Rien que d'y penser ça me donne envie de vomir !! Deux mecs…

-C'est pas tellement pour le mioche que ça m'a surpris, c'est pour le colonel…

-Sûr, ça en file un sacré coup à son autorité !!

-C'est sûr se rabaisser comme ça !! Vraiment quelle horreur !! C'est une véritable maladie ce truc, quelle horreur !! Faut qu'ils aillent se faire soigner !

-J'suis ben d'accord, c'truc là c'est un véritable poison !! Scandaleux que ça existe !! Une véritable pollution !!

-Ouais sérieux, rien que d'y penser ça me donne envie de vomir !! S'péter le cul comme ça mais qu'est ce qu'il leur prend ??? C'est vraiment des cons…

-Moi j'te jure que des personne comme ça je… »

Je ne veux vraiment pas en entendre plus. Je me relève, sans doute pâle comme la mort et titubant. Je crois que j'ai une réponse à mes questions… Mais quelle horrible réponse….

Je sens mes jambes qui veulent se dérober, mais ce n'est pas le moment de tomber. J'avance difficilement, mes lourdes bottes claquant sur le sol. Les soldats vont sûrement réaliser ma présence, mais peu importe… qu'ils aillent au Diable même !!! Je me force à aller plus vite, courant presque en direction des dortoirs, endroit où j'avais pris l'habitude de me réfugier.

Ce court trajet me parut terriblement long, ou peut être était-ce moi qui n'arrivait pas à avancer très vite. A chaque pas que je faisais, j'avais l'impression d'entendre de nouveau ces voix, qui discutaient, me jetant la pierre à moi et à lui. Etait-ce si mal de ma part d'aimer un autre homme ? Est-ce vraiment contre-nature ? J'arrive à la porte, et l'ouvre en m'appuyant lourdement sur la clenche.

Mais il n'était pas vide. Profitant apparemment d'un temps libre ou ce cachant de leurs supérieurs, des soldats jouaient aux cartes, en parlant bruyamment. Mais le silence se fit dès mon entré. Et l'ambiance changea totalement aussi. Une lourde ambiance. Je n'aurais même pas eu besoin de voir leurs regards dégoûtés ou accusateur pour savoir de quoi il parlait.

Ou alors c'est moi qui fais de la paranoïa…

Peu importe, je ne veux pas avoir à supporter plus cette atmosphère, je tourne immédiatement des talons, et quitte la pièce en claquant de la porte.

Il fallait que je trouve un endroit tranquille et vide ou m'installer. Tout ce bouscule dans ma tête j'ai besoin de clair.


Bon voilà...encore un chapitre joyeux... Pour le dialogue entre les deux soldats... j'avoue avoir eu du mal à l'écrire ! c'est pas ma façon de penser, alors forcément... j'ai du aller en lire sur internet... (j'étais suuuuuuuuuper enervé après !! j'leurs auraient arrachés les dents une à une au homophobes qui on écrit ça !)

Bref, pour le chapitre 3, j'le posterais plus tard dans là journée, pour vous laisser les temps de poster des reviews