Bon on en arrive au 3e chapitre (donc avant dernier) qui est le plus long !! Je m'abstiendrais de plus de commentaires, pour vous laisser l'entière découverte, à la place je vais répondre aux reviews en anonyme
Fmaetmoi : Merci beaucoup de ton enthousiasme et de tes encouragements (j'ai beaucoup rit à cause de "crevette" )
Mikie : Nan, c'est sûr c'est pas gentil de sa part, mais il l'a fait à contre coeur !! Merci beaucoup pour ta review !
Chaoskey : arf, je ne serais résiter face à tant d'autorité !! Voilà la suite !! Et moi aussi je les massacrerait ses soldats !! Merci de me lire!
Bon bonne lecture en attendant !
3- Les Jardins du QG
J'avais besoin d'un endroit calme. Dans ce genre de situation je me réfugiais dans le dortoir généralement vide en journée, mais puisque cette fois ci je ne pouvais pas, je me dirigeait plus ou moins inconsciemment vers un autre lieu calme… mais que j'avais préféré éviter jusque là à cause des souvenirs qu'il me rappelait.
C'était dans les jardins du QG, derrière un des monument élevé en je ne sais quel nom, la haie autour qui était rarement entretenue s'était étendue en largeur et en hauteur, formant ainsi avec le mur le plus proche un recoin très tranquille et à l'abris des regards.
Quand nous passions des moments rien que tout les deux aux QG, c'était ici.
Je soupirais en voyant qu'il n'était pas là, puis m'asseyait en m'adossant contre le mur. Mon regard glissa autour de moi.
Il me semblait que chaque brin d'herbe ici me rappelait à un de mes souvenirs avec lui… Et relevant doucement les yeux, je constatais que le ciel était bleu et ensoleillé…
Comment pouvait il être aussi bleu ? De quel droit ? Je me sentirais plus à l'aise avec de lourds nuages, et même de la pluie…
…
Quel égoïsme de ma part. Comme si tout allait s'arrêter et se chambouler parce que moi j'ai le cœur en miettes ? Moi où même quelqu'un d'autre, même lui, le monde continuerait de tourner quoi qu'il arrive.
Mais je ne suis pas venu ici pour faire de la philosophie à 2 cenz !
Oui. Ainsi je sais pourquoi ça a pris fin. Ca ne viens ni de lui, ni de moi. J'en suis presque soulagé. Presque.
Presque parce que ça veut dire que je ne peux rien y faire. Un problème venant de moi, j'aurais pu y remédier…mais comment lutter contre tous ses soldats ?
Impossible de changer la façon de penser des gens aussi facilement. Même si j'en avais la force et l'envie, même si certains venaient à se ranger à mes côtés, je sais que la façon de pensée dont j'ai eu un aperçu tout à l'heure, est malheureusement la plus répandue dans ce pays…
Alors je ne peux rien faire contre. Je suis totalement impuissant.
Je devrais me résigner à l'idée que l'on ne pourra plus être ensemble… mais…
J'ai envie de me dire, que malgré ça on pourrait… même si ils sont tous contre, je me contre-fiche de leurs avis !! Je n'ai pas besoin de leur bénédiction. Pourquoi ne pourrait on pas continuer ?
Je n'ai pas envie d'arrêter là. Je n'ai pas envie de lâcher prise aussi facilement, moi qui suis connu pour être notamment une tête de mule…
Si il faut que je me batte pour partager encore un peu de temps, de paroles, de chaleur et de sentiments avec toi, alors je suis prêt à le faire !
Nan je ne veux pas t'abandonner ! Comme je n'ai pas voulu abandonner ma quête d'un moyen pour rendre son corps à mon frère. Je ne lâcherais pas l'affaire !
Mais serais-je capable de te le dire ça ? Car je ne sais pas si toi tu serais aussi près à te battre. Et puis, tu as plus à perdre que moi !! Tu as ton grade, et tes obligations qui vont avec. Moi se genre de chose je m'en fous. Mais toi, tu es ambitieux. Je sais que tu vises la place de généralissime... mais je ne sais pas pourquoi.
En faite, je réalise que je ne sais que peu de choses sur toi. Je connais ton corps par cœur, tes petites manies… mais je ne connais rien de ton passée, et très peu de choses sur ton esprit torturé.
J'avais espéré pouvoir le découvrir avec le temps
Mais de toute évidence, il n'y aura plus de temps pour nous. Tu resteras encore un grand mystère. Un mystère que plus que le secret de la pierre philosophale j'aurais voulu éclaircir.
Un bruit de pas m'interpelle. Je relève mes yeux qui étaient jusqu'à présent rivés sur l'herbe verte.
Et je te vois.
Tu sembles surpris de ma présence ici. Je suppose que toi aussi tu cherchais un endroit calme et isolé. Tu n'avais pas prévus du tout de me retrouver.
Le temps s'est suspendu une seconde, puis tu fais demi tour et commences à partir. T'as façon de me tourner le dos me rappelle terriblement le jour où tu as fais tomber le couperet en m'annonçant notre fin.
Mais cette fois-ci je te retiens.
«- Non…s'il te plait reste. »
Tu t'arrêtes, et te retourne finalement. Ton regard pour moi est plein de résignation, de douleurs même me semble-t-il. Et c'est avec soulagement que je te vois revenir sur tes pas et t'asseoir à côté de moi, mais à distance respective.
Le silence s'installe de nouveau. Je sais ce que je veux te dire. Mais j'ordonne un peu mes pensées avant de me lancer :
« -J'ai compris pourquoi. Ca m'a pris du temps, mais j'ai fini par comprendre ce qui t'a poussé à faire ça. »
Je tourne le regard vers toi. A ma phrase, un léger sourire un coin, bien que clairement triste, se dessine. Apparemment tu savais que je finirais pas comprendre.
Tu savais que je comprendrais. Mais je pense que tu ne savais pas que je ne l'accepterais pas :
« -Mais je ne suis pas d'accord. Je ne veux pas m'arrêter là. Pas sans m'être battu ! »
Tu te tournes vers moi étonné. Oui, tu ne t'étais pas attendu à cette réaction.
Mais finalement, tout étonnement disparaît de ton visage. Tu ferme les yeux, et reprenant appui sur le mur tu dit calmement :
« -J'aurais du m'en douter.
-Oui tu aurais du…»
Le silence retombe. Et mon regard se fixe de nouveau sur le sol. Que faire maintenant ? Je t'ai fait par de mon opinion, mais tu n'y donne aucune réponse concrète ! Allons nous continuer ensemble ou séparément ? Je m'agite, et commence à triturer mes doigts. Je veux une réponse ! Pourquoi ne dit tu rien ??
Je me tourne vers toi. Tu as toujours les yeux fermés, et le visage offert au ciel et aux rayons du soleil.
Je ne peux m'empêcher de t'admirer. Mais l'observation de ton visage m'agace aussi. Tu as un air serein. Comment fait tu pour avoir une telle expression dans ces circonstances ?
Mais ce sourire presque invisible, cette respiration calme que je connais trop bien m'attirent. Trop.
Beaucoup trop. Je n'ai pas les nerfs assez solides.
Sans sommation, je me rapproche de toi et pose mes lèvres sur les tiennes.
Tu sursautes, puis essayes de me repousser doucement. Mais je ne cède pas, et au contraire m'accroche au col de ton uniforme.
Mon cœur s'emballe quand je te sens finalement y répondre. Avec une infinie douceur. Un baiser aussi léger qu'une plume. Mais qui me fais tourner la tête. Pour peu j'en aurais des vertiges. Tes mains qui s'étaient d'abords accrochées à ma taille remontent jusqu'à mon cou et à mes joues, en caresses aériennes, m'effleurant juste la peau.
Puis doucement ce baiser évolue. Il est toujours d'une infinie tendresse, mais plus dense. Et tes caresses bien que toujours légères on dépassé le simple effleurement. Et délicatement ta langue passe sur mes lèvres, me demandant de les entrouvrir. J'accepte évidemment. Et notre baiser s'approfondit. Il augmente à chaque seconde en intensité.
Mon cœur bondit tellement, que je ressens chacun des battements se répercuter dans tout mon être. C'est enivrant comme sensation. Terriblement. Et ça m'avait manqué. Mais plus enivrant encore. C'était de ressentir, serré contre toi, le tien, de battement.
Le rythme de la danse de nos langues s'accrut. Tes mains, sur ma joue et dans ma nuque, semblaient me tirer encore plus près de lui. Et la tendresse se mu bientôt en passion.
Mais arrivé à se stade, je le sens soudain se crisper, puis s'éloigner. Je ne l'en empêche pas. Il se ré appui contre le mur, en me tirant avec lui, ses bras glissant dans mon dos. Je pose confortablement ma tête sur son torse.
Maintenant je me sens mieux. Je me sens calme et serein. Complet aussi. Ce genre d'impression m'avait abandonnée depuis quelque temps... Mais je l'avais retrouvée, alors peu m'importait.
Appuyée calmement contre son torse, j'écoutais religieusement les pulsions encore rapides de son cœur, et sa cage thoracique ce soulever au rythme de sa respiration. De longues minutes s'écoulèrent ainsi. Et je les savourais en silence.
Mais au bout de ce temps, je le sentis prendre une grande inspiration et dire :
« -Désolé. Il faut en finir. »
Mon cœur rate un battement et mon sang se glace. Je relève les yeux vers lui. Son regard est perdu dans le vague. Je baisse les yeux. Le message est passé. Je ferme les yeux, faisant ainsi barrage à toute larmes. Hors de question de pleurer.
Je le sens se redresser légèrement, toujours assis. Je suis son mouvement. Il me prend le visage et dépose un baiser sur mon front et me murmure :
«- Prend biens soin de toi Ed. »
Il se relève, et part sans se retourner. Et je reste là. Toujours sur le sol. Dans un état second. En état de choc.
Raaaaaaaah !! Pardonnez moi !! Car vous aller tous vouloir me tuer sans aucun doute maintenant non ? C'est salop le coup du faux espoir, je suis désolée !! Même moi ça m'a fait mal en l'écrivant ! Mais il fallait une "baiser d'adieu" pour que se soit suffisament triste !
Encore désolée !
Bon après si vous voulez toujours me tuer, c'estpar reviews que je vous propose de la faire ! Et d'ailleurs, même si vous n'en voulez pas à ma vie, vous pouvez laisser des reviews, elle seront les bienvenues !!
Prochain chapitre demain !
