Réponse aux reviewers (que je remercie !)
Frudule : Pour Dumbledore,tu pourras le voir au sommum de son pouvoir, seulement j'ai prévu de placer ça vers la fin... (bin ouai j'ai déjà organisé tous les chapters... moi il me faut de l'ordre lol) Sinon c'est vrai qu'il était roux Dumbly ? mdr j'ai toujours cru qu'il était brun... Comme tu dis, ce n'est pas le plus important, m'enfin la honte je pensais connaître par coeur les tomes ; ) Par contre pour Tom, j'y avais déjà pensé et je réfléchis toujours très sérieusement sur son apparition... à voir à voir !
Tyto : Voilà la suite, aussi rapide que Fumseck ; ) Sinon pour l'association Hitler/Grindelwald, c'est bien sûr l'année de la défaite de Grindelwald qui m'a tout de suite interpellée... Comme par hasard ça se passe l'année de la mort de Hitler... Et comme avec JK Rowling il y a jamais de hasard, y a de quoi faire le lien
Bonne lecture les gens !
- - - - - CHAPITRE 2 - - - - -
LA TULIPE ROUGE
Susan marcha le long de la Seine. Aucun café n'avait un nom français ressemblant à celui inscrit sur son papier de la main de Dumbledore. Sentant une certaine panique monter en elle, elle entendit les treize cloches de la cathédrale Notre Dame raisonner sur toute la ville, indiquant l'heure de la réunion secrète. Elle était en retard. Elle décida alors de s'engager dans une autre rue. Elle tourna ainsi durant quelques minutes, la tête levée sur toutes les enseignes, quand son cœur fit un bond dans sa poitrine : devant elle se trouvait un café à l'aspect sombre mais dont la plaque indiquait La Tulipe rouge.
Dans un son de petites cloches, elle ouvrit la porte du café et pénétra à l'intérieur. Les lieux avaient peut-être l'air sombre de l'extérieur, mais à l'intérieur, tout était bien éclairé, et la pièce aurait paru presque chaleureuse si les sièges et les tables n'étaient pas au bord de l'épuisement. L'espace du café était important, bien rempli par les nombreux clients. A son entrée, quelques têtes tournèrent dans sa direction, mais les discussions à voix hautes ne cessèrent pas pour autant. Elle fit rapidement le tour de la salle d'un regard. A son grand désarroi, aucune tête ne lui parut familière. Aucun sorcier qu'elle avait vu en Angleterre n'était présent. Le premier espoir qui immergea en elle fut qu'ils avaient également du mal à trouver La Tulipe Rouge… Elle traversa donc la pièce et s'assit à une table du fond, la place la plus discrète du café. Seuls deux hommes étaient à proximité.
Le barman, l'air grisâtre, fit le tour du comptoir, s'avança vers elle et lui parla en français. Susan sentit son cœur battre plus fort. Elle ne connaissait absolument pas cette langue. Et elle n'avait pas le droit de parler anglais publiquement, Dumbledore le leur avait interdit avant qu'ils ne partent. Mais logiquement, le barman avait dû lui demander ce qu'elle voulait consommer. Dans un dernier espoir, Susan se tourna vers la table où les deux hommes parlaient à voix basse et montra une tasse de café posée devant l'un d'entre eux. Avec un signe de tête, l'homme s'éloigna et revint très vite avec la commande. Une fois à nouveau seule, en tournant machinalement sa cuillère dans la tasse, Susan se concentra sur la porte du café, en espérant de tout son cœur voir apparaître bientôt les autres sorciers.
" Quelle est donc cette fameuse rumeur ? Personne n'a encore voulu me la dire clairement… Cela va faire deux semaines que je cherche à savoir. "
" Ne cherche pas trop, sinon tu risques d'attirer l'attention sur toi… "
Susan s'immobilisa. Elle venait d'entendre une conversation en anglais. Dumbledore n'avait-il pas dit qu'il était impossible de rencontrer un anglais à Paris ? Pourtant elle ne rêvait pas, les deux hommes de la table voisine parlaient sa propre langue. Lentement, elle tourna la tête vers eux. Tapis dans le coin de la salle, ils semblaient vouloir se faire plus discrets que possible. C'était le plus vieux d'entre eux qui avait posé la question à propos d'une rumeur. Son anglais avait un accent typiquement français, mais par contre le jeune homme qui lui répondait maîtrisait très bien la langue… Il ne faisait aucun doute qu'il était lui-même britannique. Les cheveux courts et blonds, le visage bien fait, il devait avoir, tout comme Susan, entre vingt cinq et vingt huit ans, pas plus.
" Cette rumeur concerne le Führer, "dit-il.
" Tu parles d'Hitler ?" Demanda l'autre toujours à voix basse.
" Justement… On en est pas sûr… "
" Quoi ? Je n'y comprends rien ! "
" Chute, parle moins fort. Comme je t'expliquais, on n'est pas certain qu'Hitler est bel et bien le Führer. Je ne peux pas te dire de qui je tiens ça, mais j'ai trop de sources qui me l'affirment pour l'ignorer… On pense qu'Hitler n'est qu'un pantin. Le pantin de quelqu'un de beaucoup plus dangereux. "
Le compagnon du jeune homme avait l'air totalement médusé. Tout comme Susan d'ailleurs. Comment ce moldu pouvait-il savoir cela… Comment l'avait-il appris ? Il ne restait plus qu'à espérer que les moldus ne sauraient jamais la véritable nature du Führer… Le fait qu'il était sorcier… Alors que son étonnement ne cessait de prendre de l'importance, elle ne se rendit pas compte que son regard était un peu trop direct envers les deux moldus.
" Mon dieu, mais c'est incroyable," continua l'autre français.
" Je sais… et si cette rumeur est vraie… "
Soudain le jeune homme s'arrêta net. Son regard faisait le tour du café et il venait de s'arrêter sur Susan qui ne perdait pas un mot de la conversation tout en les fixant. Sentant qu'elle venait de se faire remarquer, une bouffée de chaleur monta jusqu'à ses joues et Susan tourna vivement la tête dans la direction opposée. Son regard tomba au dessus du comptoir, sur une horloge qui indiquait qu'il était treize heure vingt. A cette heure-ci, les autres sorciers ne viendraient plus.
Elle risqua un autre regard vers le jeune homme. Les yeux fixes et méfiants, c'était certain, il l'avait remarquée. Susan se leva alors de sa chaise, déposa quelques pièces moldus près de son café, sans savoir qu'elle venait de donner assez pour acheter une dizaine d'autres boissons, et sortit en hâte des lieux.
Une fois dehors, dans une rue commerçante beaucoup fréquentée, une autre panique la poursuivit : que devait-elle faire à présent ? Il fallait absolument qu'elle retrouve les autres. Mais s'ils n'étaient pas venus, c'est qu'il devait y avoir une raison… Marchant la tête baissée, elle se dit avec terreur qu'ils s'étaient peut-être fait prendre par des Allemands, ou pire : par des Partisans du Führer… Soudain elle bouscula quelqu'un à l'épaule.
" Pardon," dit-elle machinalement en tournant la tête.
Son cœur fit un bon dans sa poitrine. Le visage mince, les cheveux bruns tombant sur ses oreilles, Susan venait de croiser Alastor Maugrey. Il lui fit un imperceptible clin d'œil et continua sa marche. Susan s'arrêta alors. Pour ne pas éveiller de soupçons, car près d'elle une troupe de soldats allemands étaient en train de marcher parmi les moldus, elle fit semblant de chercher quelque chose dans son sac. Elle fit ensuite discrètement demi-tour et suivit Alastor dans les rues de Paris. Très vite, au bout de deux minutes de marche le long de la Seine, elle vit le jeune sorcier pousser la porte d'un café et entrer à l'intérieur. La façade de l'établissement était beaucoup moins miteuse et moins sombre que l'autre café dans lequel elle était entrée. Elle regarda l'enseigne et vit avec stupeur Tuiles rouges. Ayant cru au pire, elle avait tout simplement confondu Tuiles rouges avec La Tulipe Rouge…
Elle n'hésita pas et entra dans le café. Elle les repéra tout de suite : Assis autour d'une table, ils étaient tous là : sept sorciers dans des vêtements de moldus. Ils passaient inaperçus dans ce lieu car le café était surpeuplé. Beaucoup plus qu'à la Tulipe Rouge. Le patron du bar, un vieil homme épuisé, poussa un soufflement de lassitude et fit signe de tête à Susan pour lui demander ce qu'elle voulait consommer. D'un geste de la main, elle lui fit comprendre qu'elle ne prendrait rien et s'avança vers la table des sorciers en ayant l'air le plus naturel possible. Une chaise était libre entre Alastor Maugrey et Minerva McGonagall. Elle balaya la table du regard. Tous étaient silencieux. La plupart, pour plus de discrétion, continuait de boire tranquillement leur café français.
" Je suis désolée, murmura-t-elle en regardant la surface de la table. Mon français est vraiment médiocre et j'ai confondu le nom de ce café avec un autre… "
Quelques brefs rires se firent entendre.
" Ce n'est pas grave, rassura Caradoc Dearborn, en faisant semblant de lire un journal français. Ca devait arriver à l'un d'entre nous… "
" En gros le mauvais sort est tombé sur toi, ma pauvre..." commenta Yarley Anbrowes avec un faux sourire triste.
" Parlez moins fort, avertit Minerva McGonagall avec un regard perçant. On risque de nous repérer. Il ne faut pas qu'on nous entende. "
" Voyons Minerva, le café est bondé, personne ne peut nous entendre, "remarqua Arthur Smethwyck.
" Elle a raison, enchérit Hyppolite Joplin en reposant sa tasse. Mieux vaut rester discrets. "
Machinalement, Susan regarda les autres clients du café. Mais tous étaient bruyants et trop occupés à leurs affaires pour les regarder.
" Donc nous sommes enfin tous là, "continua Hyppolite en les regardant.
" Prêts pour l'ultime acte… Ajouta Yarley. Qui reste quand même assez vague… "
" C'est très clair pourtant, rétorqua Hyppolite avec supériorité, il suffit de trouver l'endroit où se tiendra la réunion des Partisans du… Führer, "ajouta-t-il tout bas.
Il y eu quelques secondes de silence.
" Oh oui bien sûr, il n'y a rien d'aussi simple, ironisa Arthur. Simplement chercher une aiguille dans la botte de foin qu'est Paris ! "
" Ne soyez pas pessimiste, rétorqua Susan avec un faible sourire. Si l'on s'y prend de la bonne manière on peut très bien y arriver. "
" D'ailleurs il FAUT qu'on y arrive…" Grogna Alastor.
" Susan a raison, intervint Minerva en hochant la tête. Nous devons nous y prendre de la bonne manière. Il suffirait de visiter tous les endroits dans lesquels les personnalités allemandes moldues présentes à Paris ont l'habitude d'aller. "
" Bien sûr, on rentre, on leur passe le bonjour de la part des sorciers anglais et ensuite on repart… "
" Ne soit pas stupide Yarley, répliqua vivement Minerva. Tu l'étais déjà en classe à Poudlard mais là ça devient critique. Il suffira simplement de se déguiser… "
Sur ces mots, un sourire se dessina sur le coin de ses lèvres sous le regard interrogateur des autres sorciers.
