Chapitre 3 : Bataille imprévue
Les derniers jours séparant Harry de la tant attendue rentrée passèrent à une vitesse étonnante. Le sorcier décida de préparer quelques surprises pour les Dursleys, pour fêter son entrée en septième année.
Ainsi, Harry -se souvenant parfaitement de la Poudre des Cieux- se dit que les jumeaux avaient déjà dû mettre leur dernière invention en vente...De plus, le sorcier voulait faire un tour près du Chemin de Traverse...
L'avant-dernier jour, Harry avait déjà élaboré son plan. Après le petit-déjeuner, il fila dans sa chambre, et ouvrit sa valise. Il en sortit son Miroir de Communication, sa Cape d'Invisibilité -une idée qu'il avait eue pour éviter de trahir ses pouvoirs cachés-, sa baguette et sa clef pour Gringotts, la banque des sorciers. Le Survivant, qui portait toujours sa montre de Protection par prudence, referma sa valise avec un sort, puis se concentra sur une des chambres du Chaudron Baveur, en espérant qu'elle soit libre...
L'éclair noir apparut instantanément, suivi du vortex. Harry marcha résolument vers le trou noir, et fut, comme d'habitude, englouti par l'obscurité. Le sorcier ressentit alors la sensation que le temps s'était à la fois figé et accéléré pendant le voyage...mais Harry y était habitué...
Dans une explosion de lumière noire, le sorcier apparut dans la pièce...qui était -heureusement- vide ! Harry soupira de soulagement, puis se rappela que ses téléportations n'étaient pas très discrètes...il enfila rapidement sa Cape, puis sortit silencieusement.
Le sorcier évita de justesse Tom l'Aubergiste dans l'escalier, qui montait en maugréant quelque chose du genre "Deux fois en un an, c'est bizarre...".
Harry attendit d'être dehors dans une ruelle plus sombre que les autres pour enlever sa Cape. Il regagna aussitôt le Chemin de Traverse, et marcha en direction de Gringotts, pour retirer un peu d'argent.
Une fois sur place, Harry montra sa clef au Gobelin, et ils pénétrèrent dans le réseau souterrain de la banque. Arrivé à son coffre, Harry y retira plusieurs Gallions -monnaie courante chez les sorciers, avec les Mornilles et les Noises- et repartit en wagonnet vers la sortie, escorté du Gobelin.
En sortant de la banque, le sorcier se demanda ce qu'il allait faire de son argent...il se rappela alors son plan, et se dirigea vers la boutique aux couleurs vives de Fred et Georges : les Farces et Attrapes Weasley. En entrant dans le magasin, Harry vit immédiatement Fred et Georges qui le saluèrent le sourire au lèvres.
-Salut Harry ! dirent Fred et Georges.
-Salut vous deux ! répondit Harry. Alors, ça marche les affaires ?
-Elles vont à merveille ! s'exclama l'un des jumeaux. La Poudre des Cieux se vend comme des petits pains ! Et on a inventé un nouveau truc...
-...le Sifflet Hurleur, acheva Harry.
-Comment tu le sais ? demanda Georges. A moins que...
-Oui, je pense que c'est Hermione, compléta Fred. On se demandait bien qu'est-ce qui l'avait poussée à nous acheter quelque chose, mais vu la sympathie des Dursley, je la comprends...
-Exactement ! approuva Harry. D'ailleurs, pour me venger des Dursley, j'aimerais acheter plusieurs choses...
-Et quelles choses ? demanda Georges, curieux. Puis, reprenant ses nouvelles habitudes de vendeur, il annonça : nous sommes la plus grande boutique d'Angleterre. Il y a ici tout ce qu'il faut pour jouer un tour à quelqu'un à à soi-même ! Nous avons comme nouveauté de la Poudre des Cieux, une Potion de Mutisme, des Feuxfous Fuseboum et des Déflagrations Deluxe, de la potion de Moustache Drue, des bonbons brûlants -ce n'est qu'une impression-, des...
En voyant l'air faussement sérieux de Georges, Harry ne put se retenir très longtemps et éclata de rire.
-Quoi ? demanda Georges, faisant semblant d'être vexé. Puis, réprimant un violent éclat de rire, il demanda : alors Harry, que veux-tu ?
Harry réfléchit pendant quelques secondes, puis demanda tout ce qu'il voulait acheter. Le sorcier paya les jumeaux, les salua, puis sortit de la boutique, tenant précieusement ses articles.
Une fois dehors, Harry décida d'aller faire un tour dans sa boutique favorite : le Magasin d'Accessoires de Quidditch. Il se dirigea donc vers celle-ci, le reste de son argent en poche.
Un fois arrivé là-bas, Harry remarqua un attroupement autour d'un nouveau balai. Après avoir écouté les discussions aux alentours, il s'avérait que le balai était un Nimbus 2002. D'après les personnes regroupées autour du balai, il était nettement plus puissant que les autres Nimbus, mais l'Eclair de Feu le surpassait toujours. Harry ressortit donc, quelque peu rassuré : comme il n'y avait aucun balai plus puissant que l'Eclair de Feu pour le moment, il n'avait rien à craindre de Malefoy, qui se serait empressé d'acheter le nouveau balai.
En pensant à Malefoy, Harry se dit qu'il n'avait pas eu beaucoup de nouvelles de son ennemi à Poudlard -qui ne lui manquait pas du tout, Malefoy était un fervent partisan de Voldemort ! Malefoy avait été envoyé à Dumbledore par les soins de Harry, dans le Poudlard Express, après que Malefoy eut tenté de le tuer. Harry se dit soudain que Malefoy n'allait sûrement pas être condamné -vu qu'il n'y avait pas de preuves. Mais Dumbledore avait sans doute pris quelques précautions...
Le balai n'interessant pas le sorcier, il sortit alors et se dirigea vers la ruelle sombre qu'il avait vue peu avant. Une fois parvenu là-bas, il se concentra sur sa chambre à Privet Drive -se retenant de penser au salon, où devaient se trouver les Dursleys- et l'éclair noir apparut, suivi du vortex. Harry marcha alors vers le trou noir et le franchit rapidement.
Le sorcier eu de nouveau l'impression de tomber et de voler, éternellement et l'espace d'un instant, puis, soudain, il réapparut dans une explosion de lumière noire dans sa chambre.
Quand la brume se dut dissipée, Harry ouvrit rapidement sa valise, et y fourra cequ'il avait acheté, avec la Cape d'Invisibilité et la clef de Gringotts. Le sorcier referma la malle juste à temps. En effet, l'oncle Vernon, attiré par le bruit, accourait. Or, Harry voulait une surprise totale. Heureusement, lorsque Vernon entra, Harry était assis sur son lit, avec un air d'innocence un peu trop forcé pour être réel.
-Qu'est-ce que c'était que ce bruit ? demanda Vernon.
-Aucune idée, répondit évasivement le sorcier.
-Ce bruit provenait de ta chambre, gronda Vernon.
Harry trouva que son oncle allait un peu trop loin...le sorcier sortit donc d'un coup sec sa baguette de la poche, et la pointa sur Vernon.
-J'aimerais être tout seul...dit-il. Pourrais-tu partir, s'il te plaît ? demanda gentillement Harry.
-Ca ne se passera pas comme ça ! tonna Vernon. Je te rappelle qu'ici, c'est encore chez moi !
-Oh, mais je vais rester sagement dans ma chambre, répliqua froidement Harry.
Vernon se retint de frapper son neveu, puis il sortit rapidement de la pièce.
-Enfin en paix, marmona le sorcier.
Sur ce, il ferma la porte.
Harry resta enfermé toute la journée dans sa chambre. Les Dursley croyaient avoir simplement avoir affaire à une nouvelle saute d'humeur, sans s'attendre une seule seconde à ce que le sorcier préparait...
La journée passa rapidement pour Harry, qui acheva ses derniers devoirs et prépara la farce pour les Durlsey. Une fois la nuit tombée, le sorcier rangea ses affaires, s'allongea dans son lit, se protégea mentalement, et sombra dans un sommeil paisible...
Le lendemain matin, Harry se réveilla de bonne heure. Il descendit et se prépara rapidement un petit déjeuner. Après avoir mangé, Harry sortit sa baguette, la pointa vers la porte d'entrée -qui était fermée à clef- et prononça :
-Alohomorah !
Dans un faible cliquetis de serrure, la porte s'ouvrit, et le sorcier sortit. marmonant un "Collaporta" discret vers la porte, Harry la referma, puis marcha.
Le sorcier parcourut plusierus fois le quartier, errant sans but -ce qui était tout de même mieux que de rester enfermé ! Soudain, Harry réalisa qu'il pouvait passer le temps en appelant Ron et en échangant leurs avis sur l'année qui s'annonçait. Le sorcier repartit alors vers Privet Drive. Mais, en chemin, il rencontra Dudley accompagné d'une bande plus grosse que les autres fois.
-Bonjour Dudlychounet ! s'exclama Harry.
Le cousin du sorcier se raidit, se retourna, et déglutit discrètement. Harry allait encore le ridiculiser devant sa bande. Dudley fit alors un signe à sa bande, qui se remit à marcher.
-Tu ne me réponds pas, Popkin ? continua bruyamment Harry, en suivant la bande.
Dudley serra les dents et continua d'anvancer. Ce comportement intrigua le sorcier, qui savait que Dudley n'était pas le genre à fuir.
Soudain, Harry comprit -mais trop tard. Ils étaient à présent dans une petite ruelle sombre, et toute la bande se retourna vers le sorcier.
-Oh oh...marmona Harry.
-Tu as peur, hein ? triompha Dudley. On va voir ce que valent tes poings !
-Arrête Dudley, répondit Harry. Tu me rappelles de plus en plus un ennemi de Poudlard...
Les membres de la bande haussèrent les épaules par incompréhension, mais Dudley s'énerva.
-Ca suffit ! cria-t-il. Attaquez le ! Frappez-le jusqu'à ce qu'il vous supplie d'arrêter !
-Ca ne se passera pas comme ça ! s'exclama Harry, toujours étonné de percevoir une once de stratégie chez son cousin.
Sur ce, la bande de Dudley s'élança vers Harry. Celui-ci sortit sa baguette. Les membres du groupe s'arrêtèrent, surpris par cette défense apparement ridicule.
-Hahaha ! Regardez ! Le petit Potter sort un bout de bois ! Ne nous tue pas, je t'en prie ! dit l'un d'entre eux.
-MAIS ATTAQUEZ LE ! hurla Dudley.
Le groupe se reprit aussitôt, mais Harry avait gagné un précieux répit.
-Expelliarmus ! s'exclama-t-il.
La personne visée fut alors projetée dans les airs, emportant au passage deux autres brutes. Tout le groupe écarquilla les yeux. Mais soudain, leur instinct de survie se réveilla. Quoi que faisait ce Potter, ils n'allaient pas apprécier...
-Stupefix ! prononça Harry.
Une autre personne fut immobilisée, tandis que la quinzaine restante se jeta sur Harry. Le sorcier reçut un violent coup de poing à la tempe, et tomba par terre sous la puissance du choc. Mais Harry sentit également son instinct de survie se réveiller, et il se remémora soudain la lettre de Ron -celle qui lui annonçait l'extension prochaine de certains sorts du Ministère. Rassemblant toutes ses forces, le sorcier hurla :
-NON INTERFECERE !
Une trentaine de poings heurtèrent le sol. Sous le regard terrifié de tous -sauf de Harry-, la bande s'aperçut que ses coups de poing étaient totalement inutiles...ils continuèrent cependant à frapper Harry -transformé en semi-fantôme. Celui-ci s'inquiéta. Le sort était particulièrement fugace...Se reprenant et rassemblant le reste de ses puissants pouvoirs, Harry hurla :
-VIXERUNT !
Une détonnation retentit, et sept personnes furent projetées dans les airs, mal en point. Pendant ce temps, Harry se concentra sur son visage, et celui-ci brilla d'une lueur rose en se soignant. Toutefois, le sorcier devenait de moins en moins transparent, preuve que le sortilège de Transversibilité perdait de son efficacité...
-Expelliarmus ! répéta Harry.
Trois membres du groupe furent de nouveau projetés dans les airs, mais Harry était dans une situation critique. En effet, les cinq personnes restantes -y compris Dudley- commençaient à lui faire mal quand leur poings traversaient le sorcier...
-Impedimenta ! marmona Harry, de plus en plus faible.
Il y eut de nouveau un attaquant en moins, mais quatre restaient...et leurs coups devenaient de plus en plus perceptibles !
-Stu...pefix...acheva le sorcier.
Mais Harry rata sa cible. Dudley poussa un hurlement de triomphe, et les coups redoublèrent d'intensité...le sorcier décida alors de tenter le tout pour le tout. Malgré les chances dérisoires, il se concentra sur son vortex...l'éclair noir apparut alors...et la bande cessa ses coups, abasourdie par le phénomène.
Au prix d'un effort surhumain, Harry garda sa concentration, et l'éclair s'éloigna...vite...les quatre personnes n'allaient pas tarder à reprendre leurs esprits...
Enfin, à une quizaine de centimètres du front de Harry -qui était à terre-, le vortex se forma péniblement. Rassemblant ses dernières forces, Harry se leva, et articula :
-Tu me le paieras, Dudleychounet...
Sur ce, il sauta et fut englouti par le trou noir. Sentant ses forces l'abandonner, Harry s'évanouit lors du voyage...
La première chose que vit Harry en ouvrant les yeux fut une faible lumière...la vision du sorcier redevint alors plus nette, et il put distinguer son réveil, qui affichait midi. Harry sentait encore ses blessures se manifester douloureusement...le sorcier se concentra alors, et les blessures se mirent lentement à guérir...
Dix minutes plus tard -les soins avaient été longs en raison de l'état de faiblesse de Harry-, le sorcier se sentit d'aplomb. Il se leva, et songea à la bataille...
Quinze membres du groupe neutralisés, c'était déjà pas mal du tout ! Harry se jura de réserver à Dudley une farce pire que ce qu'il avait initialement prévu...en attendant, le sorcier, qui se rappella son objectif premier, sortit son Miroir de Communication, et murmura :
-Ron...
Quelques instants plus tard, le visage constellé de tâches de rousseur de Ron apparut.
-Tiens, salut Harry ! dit-il.
-Salut Ron, répondit Harry.
-Euh...tu m'as l'air assez mal en point, fit remarquer Ron.
-Je l'avais remarqué, répondit ironiquement Harry. C'est la bande à Dudley qui m'a coincé dans une ruelle...
-Et tu ne t'es pas défendu avec des sorts ? demanda Ron.
-Bien sûr que oui, mais ils étaient 19, la ruelle était petite, et ils m'ont pris par surprise, résuma Harry. J'ai réussi à en neutraliser quinze, mais les quatre restants me sont tombés dessus, et j'ai du me téléporter...
-Quinze ? s'exclama Ron. Bravo Harry ! Tu t'es pas mal défendu !
-Humm, je les ai quand même senti passer...même s'il y aura quelques compensations...
-Quel genre de compensations ? demanda Ron, intrigué.
-Eh bien, pour commencer, je suis sûr que Dudley n'avait pas prévenu sa bande que j'étais un sorcier...du coup, sa bande va certainement le laisser tomber ! Et puis, j'ai prévu une petite vengeance, même si elle est insuffisante...annoça Harry.
Le sorcier expliqua alors son plan à Ron. Quand il eut fini, celui-ci proposa :
-J'ai une autre idée...Fred et Georges pourraient t'assister...
-Pourquoi pas ? répondit Harry. S'il veulent, ça serait sympa de leur part !
-Tu sais bien qu'il ne voudraient jamais manquer une occasion de tester leurs sorts sur quelqu'un ! rapella Ron.
Les deux amis éclatèrent de rire.
-Bon, pour Fred et Georges, tu peux compter sur eux, pousuivit Ron.
-Merci ! répondit Harry.
-C'est naturel, déclara Ron. Sinon, cette année, tu prends quelles options ?
-Eh bien, je garde celles de l'année passée et je prends toutes les nouvelles ! annonça Harry.
-Super, c'est ce que je fais aussi ! s'exclama Ron. Et Hermione, tu sais bien qu'elle prendrait toutes les matières, quel que soit leur nombre !
-Tant mieux, on sera encore à trois ! dit Harry.
Soudain, le sorcier entendit son oncle l'appeler pour manger.
-Bon, Ron, je te laisse, dit Harry. Je dois aller manger ! A tout à l'heure !
-A tout à l'heure, Harry, répondit Ron.
Sur ce, Harry retourna le miroir pour couper la communication, rangea ses affaires dans sa valise, et alla manger.
Le sorcier, qui n'avait pas revu Dudley pendant le repas, passa le reste de la journée. Le temps sembla passer très lentement pour ce dernier jour...mais Harry allait bientôt revoir Poudlard...
La matinée s'écoula ainsi, suivie de l'après-midi, puis du repas du soir, dernier repas de Harry avec les Dursley jusqu'à l'été prochain...
-Alors, vous avez passé un bon été ? demanda Harry aux deux Durlsey -Dudley n'était toujours pas là.
-HEIN ? s'exclama Vernon, surpris par cette question.
Puis, Vernon se reprit, et l'oncle et la tante de Harry s'abstinrent de répondre.
-Je vous ai posé une question, continua Harry, avec un ton plus menaçant.
Les Durlsey savaient que Harry n'avait pas besoin de sa baguette pour faire des dégâts, par conséquent, Vernon répondit prudemment :
-Euh, oui, on a passé un bon été...
-Tant mieux ! répondit Harry, esquissant un sourire.
Soudain, la porte d'entrée s'ouvrit, et Dudley arriva, l'air très mal en point.
-Dudluchounet ! s'exclama Pétunia. Que t'est-il arrivé ?
Dudley regarda Harry à la dérobée, puis répondit :
-Euh...j'ai trébuché, et je suis tombé sur une plaque d'égoût...
"Il faudrait qu'il revoie ses excuses" songea Harry.
Mais pour les Durlsey, tout ce que disait Dudley était véridique !
-Mais il faut te soigner, mon chéri ! dit Pétunia.
-Euh, non merci, ça ira, répondit précipitemment Dudley.
Harry songea un instant à l'idée ridicule de soigner son cousin. Quand bien même il l'aurait voulu, ça n'aurait pas marché ; il fallait éprouver au minimum de la sympathie pour la personnée soignée !
Dudley -qui ne fut évidemment pas puni ou questionné pour son retard- s'assit et mangea en compagnie de ses parents et de Harry.
Le repas se déroula dans un silence quasi total. Harry ne cessait de regarder sa montre, sous le regard intrigué des Durlsey. A 20 heures 58, Harry se leva. Les Durlsey, n'osant dire quoi que ce soit, le suivirent du regard. Le sorcier monta rapidement dans sa chambre, ouvrit sa malle, et en sortit des objets, qui lui seraient utiles pour son plan. Il referma ensuite la malle, et, usant d'un sortilège de Lévitation, la fit descendre l'escalier. Suivant sa malle, Harry redescendit les marches, et les Durlsey virent une malle volante et leur pire cauchemard arriver dans la cuisine.
-Je m'en vais, annonça Harry.
-D'accord, répondit Vernon, dont le visage s'illumina soudain.
-Mais...pousuivit Harry.
-Quoi, encore ? marmona Vernon.
-Voici quelques cadeaux pour vous remercier pour votre hospitalité ! s'exclama Harry.
Et sans laisser au Dursleys le temps de réagir, Harry sortit se sa poche la Potion de Moustache Drue.
-Ca, c'est pour ma merveilleuse enfance ! tonna Harry en lançant la fiole vers Vernon.
La bouteille, qui se désagrégea dans les airs, laissa échaper la potion, qui atterrit droit sur le visage de Vernon. Avec un hurlement de terreur, celui-ci remarqua que sa moustache prenait des proportions gigantesques.
-Ca, c'est pour m'avoir réprimandé dès que je faisais quelque chose de travers ! continua Harry.
Puis, le sorcier agita sa baguette -qu'il avait rapidement sortie-, il y eut un craquement sonore. A la place de la tante Pétunia se tenait à présent une fouine !
-Fais attention à ce que tu manges, Dudlychounet ! poursuivit Harry. Cela pourrait de jouer des tours !
En effet, juste avant l'attaque surprise de Harry, Dudley avait englouti rapidement un gâteau. Gâteau que Harry avait "préparé" pour lui avec soin ! Le cousin du sorcier sembla devenir encore plus énorme ! Il gonflait, et ses pieds quittèrent le sol !
-Au départ, je ne voulais faire que ça, annonça Harry, mais remerciez Dudley pour sa merveilleuse idée !
Au même moment, deux parties de la pièce se mirent à crépiter, sous l'oeil effaré des Durlsey. Harry pointa alors sa baguette vers son cousin.
-Voilà le reste de mes remerciements ! Furonculus !
Soudain, il y eut deux détonations, et Fred et Georges apparurent au milieu de la cuisine. Fred lança un maléfice de Jambencoton, tandis que Georges préféra une simple Stupéfixion.
-Wingardium Leviosa ! prononça Harry en visant sa tante -transformée en fouine.
Le sorcier lui fit subir le même traitement que Dudley, l'année précédente. Pendant ce temps, Fred sortit un marécage Portatif et l'activa dans la salle à mange. Georges, de son côté, utilisa la boîte de Déflagration Deluxe que Harry avait placé dans sa malle.
Les voisins des Durlsey devaient sûrement se dire que leurs voisins, d'habitude très calme, devaient acceuillir une fête très agitée ! C'était en tout cas l'impression que donnait la maison vue de l'extérieur ! Dans l'agitation qui régnait à présent chez son oncle et sa tante, Harry déclara :
-Ne vous inquietez pas, à part le Marécage, tout est temporaire !
Sur ce, il rejoint sa malle en compagnie des jumeaux, puis, essayant de se concentrer parmi les explosions de fusées, il réussit à ouvrir un vortex. Les jumeaux se précipitèrent dans le trou noir, suivis de la valise de Harry et du sorcier lui-même.
De nouveau, Harry ressentit les sensations habituelles de ses voyages, puis atterrit sur un sol dur dans une explosion de lumière noire.
