Réponse aux reviewers

Demoniak Angel : Euh quoi, le prix d'un café? Je... Euh je ne vois p-pas trop de quoi tu veux parler D-Demon... C'est que euh dans ce.. dans ce chapitre euh je ne... BON J'AVOUE je n'ai toujours pas précisé combien coûte ce fameux café pardonne moi je t'en supplie je me courbe devant ta grâce votre majesté !

Petite Dilly : Des maladresses ? Ah la la après tout le mal que je me donne, je trouve encore le moyen de faire des fautes... Mais bon t'inquiète, j'ai déniché une beta reader qui devrait pouvoir m'aider pour les prochains chapitres; ) Sinon tu sais que j'aime ta phrase ? Elle sonne joliment je trouve... lol

Hortence : Tu n'as pas trouvé la mise en ligne du chapitre 5 trop longue j'espère ? lol, mais bon j'ai quitté un petit moment mon ordinateur pour aller 3 jours sur Lille donc je pouvais vraiment rien faire... En tout cas dans ce chapitre le garçon blond aura un nom ! Et désolée pour la fin du dernier chapitre, j'ignorais complètement que je mettais à tel point en jeu ma vie... lol

Lecture !


- - - - -CHAPITRE 5 - - - - -

LA LOI DU SILENCE

Elle dut s'avouer en elle-même qu'il avait bien raison. Les gens présents au café étaient trop occupés pour écouter deux inconnus, et Susan douta même que beaucoup s'étaient rendu compte de leur présence. Ils montèrent les quelques marches de pierre qui donnaient sur la terrasse dallée. Tout le monde riait, chantait, parlait gaiement, l'ambiance y était joyeusement contagieuse.

"Allons ici… Dit l'homme en montrant une petite table libre au bord de la terrasse. Asseyez-vous, je reviens tout de suite."

Susan s'exécuta et regarda autour d'elle. Les tables étaient disposées autour d'un espace libre où de nombreuses personnes dansaient gaiement en couple. Des enfants couraient parmi eux, jouant à des jeux de moldus. Si Susan comprenait bien, ils consistaient à s'attraper entre eux, où encore faire rouler de minuscules boules sur le sol pour en gagner d'autres… Très vite le jeune inconnu arriva avec deux tasses.

"Je vous ai commandé du thé, dit-il en s'asseyant. J'ai pensé que vous aimeriez…"

"Et comment ! S'exclama Susan, terriblement reconnaissante. Merci beaucoup…"

Ils se regardèrent un instant, ne sachant par où commencer.

"Je m'appelle Susan Derwent," dit-elle enfin.

A son grand étonnement, le jeune homme ouvrit grand les yeux.

"Vous venez… de me donner votre vrai nom ?" Demanda-t-il, complètement désorienté.

Susan ne savait pas comment réagir.

"Et bien… C'est comme ça qu'on se présente en générale… Non ?"

Le français mit un certain temps avant de répondre. Sûrement cherchait-il par où commencer.

"Écoutez, dit-il enfin en posant les deux coudes sur la table. Nous sommes en temps de guerre, et la France a été envahie… Les allemands sont partout, et leurs collaborateurs sont de plus en plus nombreux."

Il s'avança sur sa chaise et approcha sa tête de celle de Susan qui en fit autant.

"Nous deux, nous faisons partie de la Résistance, murmura-t-il, même si vous, vous ne semblaient pas vraiment faire les mêmes choses que moi. Ceci dit, si l'on se fait prendre, c'est la mort assurée. On vous torture dans des endroits secrets qui paraissent banaux, comme de simples écoles primaires désertées, pour essayer de vous faire dire tout ce que vous savez. C'est pour ça qu'il est préférable de donner un pseudonyme aux gens que vous rencontrez et qui font également la Résistance. Car si vous donniez votre vrai nom, il pourrait remonter aux oreilles des allemands par les collaborateurs, et dans l'heure qui suit, ils viendraient vous arrêter chez vous…"

Susan hocha la tête pour signaler qu'elle avait compris et s'appuya contre le dossier de sa chaise. Dans ces cas-là, elle risquait beaucoup plus que ce que le français disait… Car si les ennemis débarquaient dans la maison dans laquelle les huit sorciers anglais étaient hébergés, ils risquaient fort de découvrir le monde de la magie… D'autant plus que la maison appartenait à un vieux sorcier français à moitié sourd.

"Moi, mon nom est Bertrand Prewett," dit enfin le Français.

"Votre nom ? S'étonna Susan. Ou votre pseudonyme ?"

"Mon vrai nom…" Répondit-il en souriant dans sa tasse de café.

Il but une gorgée puis reposa sa tasse.

"Maintenant nous sommes quittes…" Expliqua-t-il en gardant son sourire.

Mais ils étaient plus que quittes… Le simple fait de dévoiler l'un à l'autre sa vraie identité avait crée une sorte de lien entre eux. Un secret mutuel qu'ils n'auraient pas le droit de dévoiler.

"Dites-moi, que savez-vous précisément à propos du Führer ?" Demanda Susan un instant plus tard, redoublant de sérieux.

"Oh rien, mis à part cette rumeur… Mais tout le monde sait très bien que les rumeurs ne naissent jamais pour rien…"

Susan fronça les sourcils. Ce Bertrand Prewett n'avait donc aucune information à lui donner. Cependant elle n'avait pas vraiment envie de le laisser seul sur cette terrasse et le laissa parler. Après tout, il lui avait payé un bon thé anglais comme elle aimait, elle lui devait bien ça.

"Et vous, dit Bertrand, également plus sérieux, comment êtes-vous au courant pour le Führer ? Et depuis quand le savez-vous ?"

Susan regarda la ruelle d'un air distrait, en réfléchissant à sa réponse.

"J'ai été mise au courant depuis le début si vous voulez savoir…" Répondit-elle.

"Comment ! S'exclama Bertrand. Mais… Mais de quelle manière ? Quelles personnes sont avec vous ?"

Susan tourna la tête vers lui.

"Ce sont des personnes… comme moi."

"Des Anglais ?"

"Non… pas seulement. Et pas que de cette nationalité. Ecoutez, je suis désolée mais je ne peux pas vous en dire plus."

"Mais pourquoi ? Si je vous ai emmenée ici, c'était pour parler, pour échanger ce que nous faisons. J'ai cru que nous pourrions nous entraider…"

Susan baissa la tête, rouge de honte. Si elle l'avait pu, elle aurait bien sûr accepté. S'il n'y avait pas eu ce problème de l'ignorance des moldus envers les sorciers, elle lui aurait tout dévoilé.

"Moi, si je savais des choses, je vous aurais tout dit sans problème," continua Bertrand.

Susan leva la tête vers lui. Elle le croyait, et sa sincérité et son humilité la touchaient profondément.

"Je suis désolée…" Murmura-t-elle en sentant sa gorge se nouer.

Il y eu un long moment de silence. Qu'allaient-ils faire à présent ? Se séparer comme s'ils ne s'étaient jamais rencontrés ? Les musiciens français entamèrent une musique douce et mélancolique. L'un d'entre eux commença alors à chanter d'une belle voix douce. Susan se tourna vers eux. Cela faisait longtemps qu'elle n'en avait pas entendu d'aussi belle.

"C'est une magnifique chanson, n'est-ce pas ?" Dit Bertrand qui écoutait également.

"En effet… Approuva Susan en se tournant vers lui. De quoi parle-t-elle ?"

"Vous ne parlez pas du tout français ?" Demanda Bertrand.

Susan hocha la tête.

"Elle parle… d'un homme et d'une femme qui se rencontrent au coin d'une rue… Expliqua-t-il, le regard perdu. Ils finissent par se quitter mais l'homme tombe éperdument amoureux d'elle."

Susan l'écoutait avec attention. Elle aimait beaucoup l'entendre parler. Il avait de très belles manières de s'exprimer en anglais… Et dans cet instant présent d'expliquer ce que voulait dire cette chanson.

"Pour finir, ils se retrouvent ?" Demanda-t-elle.

"Je ne sais pas… La chanson est là pour prévenir la femme que l'homme est à sa recherche…"

"C'est magnifique, dit-elle enfin dans un sourire triste. Vous pensez que c'est une histoire vraie ?"

Bertrand lui sourit.

"C'est bien possible… Vous voulez danser ?" Demanda-t-il après quelques secondes de silence.

Susan ne s'attendait pas du tout à cette proposition. Mais elle en fut agréablement surprise. Cependant, il y avait un petit problème…

"Mais je ne sais pas valser," avoua-t-elle avec un petit sourire d'excuse.

"Ca ne fait rien, dit Bertrand en se levant. C'est à l'homme de guider la femme…"

Il lui prit la main et Susan se leva à son tour. Bertrand l'emmena au milieu des autres danseurs et se tourna doucement vers elle. Il posa son autre main autour de sa taille et Susan posa la sienne sur son épaule. Puis il la guida lentement à travers la piste. Susan ne put s'empêcher d'aimer danser avec lui. Le sourire aux lèvres, elle se dit qu'elle n'aurait jamais cru le matin même qu'elle se serait retrouvée sur cette terrasse, dans les bras de cet homme qu'elle ne connaissait même pas la veille.

"J'adore vos chansons françaises, dit-elle. Chez nous en Grande-Bretagne, c'est plutôt du jazz."

"Le jazz, c'est aussi très bien…" Dit Bertrand.

"Oui…"

Susan regarda par terre avec un petit sourire. Puis elle releva la tête vers lui.

"C'est vraiment très noble ce que vous faites. Je veux dire, la Résistance et tout ça," ajouta-t-elle en chuchotant.

Il la regarda droit dans les yeux et eut un petit sourire.

"Je crois que nous partageons les mêmes valeurs," dit-il.

"C'est vrai… Avoua-t-elle. Mais je ne pense pas que nous agissions de la même façon… Ni pour les mêmes buts."

"En parlant de buts… Quels sont les vôtres ? Vous êtes venue à Paris pour quel genre de mission ?"

Susan ne le perdait pas des yeux, mais elle se demandait s'il était sage de lui en apprendre un peu plus…

"Pourquoi n'avez-vous pas confiance en moi ?" Demanda-t-il au bout d'un petit moment, les sourcils froncés.

"J'ai confiance en vous, répondit Susan très sérieusement. C'est d'ailleurs la première fois que ça m'arrive avec un inconnu."

Bertrand eut un sourire.

"C'est un peu comme l'histoire de la chanson…"

"Il reste à espérer qu'on ne se quittera pas comme l'homme et la femme l'ont fait," ajouta Susan, surprise de sa propre audace.

Les yeux de Bertrand pétillèrent. Il ralentit l'allure de la danse, approcha la main de Susan qu'il tenait près de ses lèvres et y déposa un baiser. La sorcière sentit son cœur tout léger. Si léger qu'il aurait pu atteindre les nuages. Puis, avec des gestes sûrs, Bertrand arrêta de danser. Il approcha son visage très près de celui de Susan, et posa ses lèvres sur les siennes. Deux petites secondes plus tard il se retira, son regard pétillant plus que jamais. Cette fois-ci, le cœur de Susan avait réellement atteint les nuages. Ils se sourirent l'un l'autre, d'un sourire franc, et reprirent leur valse.

"Bertrand, il faut que je vous dise… que je vous dise pourquoi je ne peux rien vous dire."

"Allez-y," l'encouragea-t-il en la regardant sérieusement.

"Je ne suis pas comme vous."

"C'est vrai, admit-il en souriant. Nous sommes très différent l'un l'autre. Vous êtes anglaise, moi je suis français. Vous semblez ne vouloir rien révéler sur vos actions, alors que moi je vous dirais tout si vous me le demandiez…"

Susan eut un sourire triste, mais elle ne perdit pas la petite flamme qui venait de s'allumer en elle. Elle se sentait prête à sauter le pont. Elle ne devait sûrement pas, mais pourtant elle allait le faire…

"Non, je ne parle pas de ça… Je ne suis vraiment pas… comme toi."

Tout sourire disparut alors du visage du jeune homme. Il arrêta de danser et sembla hésiter avant de parler.

"J'espère que… que tu n'as pas les nazis en tête… que tu n'es pas de leur côté…

"Non ! Rectifia aussitôt Susan. Je croyais te l'avoir fait comprendre."

Bertrand retrouva aussitôt son sourire.

"Mais alors, qui a-t-il ?" Demanda-t-il en se retenant de rire.

Lentement, Susan resserra sa main sur son épaule, colla sa joue contre la sienne et approcha sa bouche de l'oreille de Bertrand.

"Je suis une sorcière…"


Et voilà pour le chapter 5...

Hortence, j'espère que cette fin là n'est pas "ce genre de fin" dont tu as horreur... Et si c'est le cas, je t'en conjure ne m'assassine pas avant d'avoir fini cette fic, pense un peu aux autres... (imagine mon regard suppliant à la "Chat Potté" de Shrek 2)

A bientôt pour un chapitre 6 les gens !