Pause reviewers

Demoniak Angel : C'est vrai il te plait Merlin? Ah bin tient, il est bien content de l'apprendre, jle vois d'ici en train de remuer la queue comme une pendule à l'envers ;) lui qui avait si peur de ses débuts d'acteurs... Enfin tu comprends, le stress du débutant, la peur de pas être à la hauteur (c'est vrai quoi, c'est tellement dure de faire le coup du regard mouillé...) et à ça vient s'ajouter la démangeaison du maquillage de scène (et bin ouai, en fait, à l'origine, l'acteur a les poils noirs...)

Cachou : Mais mais mais... mais pourquoi vous dites tous que Susan est stupide ? -pleurs de désespoir- Pourtant j'ai jamais pensé à ça en écrivant ses répliques, je voulais juste qu'elle soit un peu maladroite...c'est tout... Bon peut-être que j'en ai fait trop... Mémo personnel : penser à inclure un de ces quatre une phrase de haut niveau intellectuel dans une réplique de Susan... Sinon, pour le titre du chapitre 5, c'était fait exprès pour intriguer vos ptites méninges... Et jsuis bien contente que ça ait marché ;)

Tyto 27 : Lol bon pour cette fois je réponds à ta question : non, Merlin n'est pas le fameux magicien du roi Arthur resté chien pendant tous ces longs siècles... lol, c'est juste un simple petit nouveau à quatres pattes comme le dit si bien Demoniak Angel. Et pour ton autre question, oui, bien sûr qu'on va le revoir Dumbly, mais pas tout de suite, laissez-moi d'abord le temps de mettre en place certains éléments clés pour le faire venir... Mouahahaha!

Frudule : Ro ma pauvre, j'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer... J'ai bien peur que Tom n'apparaisse pas avant plusieurs chapitres... Mais bon, mieux vaut garder le suspens, je ne te dirais pas dans combien exactement :p Sinon, je suis contente que vous ayez tous compris que...BERTRAND EST TROP SEXYYY ! mdr

Bon, sur ce, je m'incline pour vous laisser lire la suite!


- - - - -CHAPITRE 7 - - - - -

L'IMPERIUM MALADROIT

En sortant du parc, une désagréable vision s'offrit à elle. Une foule importante fourmillait autour de l'obélisque, planté au milieu d'une place circulaire. Plusieurs patrouilles de soldats allemands rassemblaient les passants en files indiennes et les fouillaient systématiquement, vérifiaient leurs papiers, leur posaient des questions. Les femmes françaises, dociles, attendaient patiemment en retenant leurs enfants, tandis que des hommes se montraient parfois réticents et élevaient la voix. Susan arrêta sa marche et fit volte-face. Elle vit Bertrand planté à la grille du parc, le regard perdu dans la foule, l'air surpris. Ce n'est que lorsqu'il tourna la tête vers elle qu'elle se ressaisit et entreprit de prendre la première ruelle qui lui tomberait sous la main. Il ne fallait surtout pas que des soldats la contrôlent. Non seulement elle n'avait aucun papier en règle sur elle, et n'en avait d'ailleurs jamais vu la couleur, mais en plus le livre de sorcellerie était toujours dans son sac et risquait de lui attirer de sérieux ennuis.

"Vos papiers, s'il vous plait."

Une voix dure venait de s'élever derrière Susan alors qu'elle quittait à peine la place de l'obélisque. Tête basse, les mains agrippées sur son sac à main, en priant intérieurement pour ne pas être arrêtée, la jeune sorcière continua de s'enfoncer dans une fine ruelle déserte.

Une main puissante la saisit soudain par l'épaule, l'obligeant à faire volte-face.

"C'est à vous que je parle mademoiselle, je voudrais voir vos papiers s'il vous plait."

Susan recula d'un pas. Le soldat allemand qui lui faisait face, un homme aux formes grassouillettes, la regardait de ses petits yeux globuleux qui semblaient lui ressortir de la tête. En voyant qu'elle tentait à nouveau de s'éloigner, il l'attrapa par le bras sans commodités.

"Est-ce que vous êtes sourdes ? Je veux voir immédiatement vos papiers !"

"Susan !"

Quelqu'un venait de l'appelait dans un accent français. De plus en plus alarmée, la jeune femme se retourna. Elle se sentit alors fondre de soulagement. Bertrand remontait à son tour la ruelle déserte en brandissant une main, Merlin sur ses talons. Les yeux de l'Allemand se plissèrent d'avantage. Lorsqu'il arriva à leur hauteur, Susan s'aperçut que Bertrand tenait fermement une petite carte jaune.

"Te voilà enfin, je te cherchais partout."

"Vous la connaissez ?" Interrogea le soldat en desserrant son étreinte.

Susan en profita pour dégager son bras.

"Bien sûr que je la connais, et depuis des années, même qu'on a fini par se fiancer ! Et qu'on est prêts à se marier dans deux mois à peine !"

Si Susan ne l'avait pas rencontré avant, elle aurait cru à son attitude de grand garçon sympathique et innocent. Il était en train de jouer un rôle, elle le voyait, et il le faisait très bien.

"Voilà mes papiers,"continua le français.

L'Allemand lui prit sa carte des mains et le lui rendit presque aussitôt avant de se tourner vers Susan.

"Et vous, j'attends toujours."

Le plus frustrant dans ce genre de situation, c'était surtout lorsqu'on ne comprenait rien au langage des autres. Susan entendait fort bien les mots sortir avec rapidité des lèvres des deux hommes, mais elle ne comprenait absolument pas leur sens. Elle se sentait dériver dans un monde inconnu sans aucune bouée de sauvetage. Et lorsqu'elle vit les yeux globuleux du soldat allemand dériver sur elle, elle aurait donné n'importe quoi pour se noyer dans les pavés de la rue.

Bertrand poussa un soupir agacé et croisa les bras.

"Tu les as encore laissés chez toi, c'est ça ? Toi alors, pour une tête en l'air, tu fais vraiment partie des meilleurs. Je ne sais vraiment pas pourquoi je t'ai proposé en mariage, tu serais capable d'oublier la date de la cérémonie. Combien de fois faudra-t-il que je te dise que tu peux tomber sur un contrôle d'identités à n'importe quel moment ?"

Puis il se tourna vers l'Allemand.

"Je suis vraiment désolé, ce n'est qu'un simple oubli…"

"Elle ne sait donc pas parler ?" S'impatienta l'homme grassouillet.

"Bien sûr que si, mais elle est très timide et très renfermée sur elle-même... Mais vous savez surement ce que c'est ce genre de personnes."

"Tout ce que je sais, répliqua le soldat en attrapant à nouveau le bras de Susan, c'est qu'elle n'a pas ses papiers et qu'elle va avoir de gros ennuis."

Susan scruta le visage de Bertrand en quête du moindre signe d'alerte. Elle n'eut pas besoin d'attendre longtemps, ses yeux bleus se durcirent aussitôt et son front se rida. Même Merlin, resté aux pieds de son maître, sentit le changement d'atmosphère et se mit à grogner. Avant que Bertrand n'ait pu dire quoique ce soit, le soldat ennemi s'empara du sac à main de Susan. Par réflexe, la jeune femme poussa un cri étouffé et tenta en vain de récupérer son bien, ce qui ne fit qu'aggraver la situation et le sac fut projeté en l'air. Et comme au ralenti, l'Allemand, Bertrand et elle virent le sac rouge laisser échapper les affaires de la jeune femme qui retombèrent sur le sol dans un bruit sourd. Le livre glissa en froissant ses pages sur le trottoir, mais Susan n'y prit même pas attention. Sa baguette magique roulait à terre dans sa direction. Heureusement Susan parvint à arrêter sa course sous la semelle d'une de ses chaussures à talon.

Le soldat allemand, les yeux plus exorbités que jamais, poussa une exclamation de rage.

"Kleine Vettel !"

Puis Susan le vit prendre un petit sifflet dans une poche de sa veste kaki et le porter à sa bouche. Comme dans un rêve, sans même laisser le temps à la réflexion, Susan se baissa à terre, agrippa sa baguette, et en moins d'une seconde, le soldat allemand fut stoppé net tandis qu'il prenait son souffle. Elle venait de lui lancer un sortilège impardonnable : l'imperium. Le souffle court, Susan eut aussitôt des remords. C'était un sort interdit par le Ministère de la magie. Mais elle n'avait pas eu le choix. S'il elle ne l'avait pas fait, l'Allemand aurait alerté les autres et Susan aurait été prise entre les griffes de l'ennemi. A présent, le soldat enrobé, les bras ballants, regardait au lointain, les yeux rentrés dans leur orbite. Lentement, Susan tourna la tête. Bertrand la regardait étrangement, comme s'il s'apprêtait à prendre ses distances. Mais il ne bougea pas. Il finit par baisser les yeux à terre, puis par les relever sur l'Allemand toujours hagard en se passant une main sur le visage comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas.

"Qu'est ce que tu lui as fait ? C'était quoi cette lumière ?" Finit-il par prononcer, la voix un peu tremblante.

"C'était… C'est de la magie."

Il ouvrit grand les yeux mais ne bougea toujours pas. Il se rendait enfin compte de la vraie nature de Susan. La jeune femme se rappela soudain qu'elle se trouvait en plein milieu de Paris avec un soldat allemand ensorcelé devant elle. Elle n'avait jamais pratiqué le sort de l'imperium en dehors des essais, et elle ne savait pas vraiment comment s'y prendre pour se faire obéir. D'ailleurs elle ne parlait ni français ni allemand, ce qui constituerait peut-être un blocage pour le soldat.

"Ecoute-moi, fit-elle comme tentative en pointant à nouveau sa baguette sur lui. Tu vas faire exactement tout ce que je te dis. Tu vas revenir tranquillement près de l'obélisque et continuer ton service, et tu ne te rappelleras absolument pas de ce qui s'est passé depuis dix minutes. Si quelqu'un te pose une question, tu diras que tout est en règle."

Le geste hésitant, elle abaissa sa baguette, et se prépara à une éventuelle attaque au cas où le sort n'aurait pas fonctionné. Le soldat grassouillet cligna des yeux, puis, l'air toujours un peu hagard, commença sa marche vers l'obélisque dans une cadence mécanique. Soit l'Allemand comprenait l'anglais, soit le sort de l'imperium fonctionnait avec un langage beaucoup plus intérieur.

Susan poussa un soupir. La voix de Bertrand s'éleva à ses côtés.

"C'est incroyable..."

Ils se regardèrent.

"Je…"

Susan fit taire Bertrand en posant une main sur son bras. Elle avait tourné la tête vers le bout de la ruelle, alarmée par deux soldats allemands qui s'approchaient de leur collègue, toujours apparemment ensorcelé. Ce dernier arrivait sur eux, le corps flasque, les pas réguliers.

"Hast du ein Poblem mit ihnen gehabt ?" Questionna l'un d'entre eux sur un ton autoritaire.

"Tout est en règle," répondit le soldat enrobé, dans la langue anglaise.

Susan se figea de surprise. Les deux autres soldats allemands également. Ils fixèrent leur coéquipier qui les dépassa et se dirigea, toujours de sa démarche mécanique, vers l'obélisque.

"Éloignons-nous d'ici," chuchota Bertrand à l'oreille de Susan.

"Je te suis…"

"Des lieux souvent fréquentés ? Mais… Il y en a des quantités dans la capitale…"

"Je sais bien, mais nous recherchons un lieu qu'ils occupent très récemment…"

Bertrand poussa un soupir et passa une main sur son visage rasé. Il avait emmené Susan sur la terrasse d'un restaurant très fréquenté. Le brouhaha des conversations leur permettait de parler en toute sécurité. Il y eut quelques secondes de silence tandis que Bertrand réfléchissait, silence étouffé par Merlin qui lapait l'eau d'une gamelle de métal et par les autres français qui s'activaient à leur repas du midi.

"Si les Allemands ont décidé de se poser dans un endroit le plus discrètement possible, crois-moi, ce n'est pas une tâche simple de les retrouver."

"Cela fait plus de dix jours que nous cherchons, Bertrand, et crois-moi, nous employons des moyens très discrets. Et même avec ça, nous ramons toujours dans le vide."

Il poussa un autre soupir.

"Si la… Si la magie n'y peut rien, je n'ai pas plus de chances de t'aider."

Susan baissa les yeux sur son assiette.

"Tu sais, continua Bertrand, même nous les Résistants, nous ne trouvons presque jamais les endroits où ils amènent nos compagnons pour les faire parler sous la torture."

Elle releva les yeux. Sa voix était devenue soudain froide, trop dure pour être naturelle.

"En fait, si, nous finissons toujours par trouver, mais longtemps après leur départ. Ils laissent toujours derrière eux des endroits très inattendus, des endroits qui paraissent tout à fait normaux. On a déjà retrouvé des traces d'eux dans une école maternelle désertée… Plusieurs… Plusieurs salles de classes gardent encore des traces de sang sur les murs. Tu vois, ils peuvent se trouver vraiment n'importe où."

Susan hocha la tête.

"Nous avons tout vérifié, dit-elle dans un souffle. Les écoles, les appartements à vendre ou à louer, et même les musées déserts. Mais aucun endroit ne semble être le bon."

Ce fut à son tour de pousser un soupir. Bertrand vida son verre d'eau. Susan le dévisagea, regardant le moindre détail de son visage, depuis son menton droit jusqu'aux iris bleu-clair de ses yeux. Maintenant qu'il était à nouveau avec elle et qu'il connaissait sa véritable nature, elle n'avait plus de raisons d'avoir peur de lui. Il ne dirait rien à personne, elle le savait bien. Il n'avait pas réagit comme les moldus du Moyen-âge, loin de là, et semblait garder pour elle le même silence qu'il gardait pour la Résistance. A son tour il leva les yeux vers elle. Son regard s'adoucit.

"Dis-moi, lui dit-il tout bas, est-ce que la magie peu faire quelque chose contre cette guerre ?"

Il avait été direct, franc, et Susan n'eut pas envie de réagir différemment.

"Oui, nous pouvons faire quelque chose. Mais pas dans le sens que les moldus croient."

"Les moldus ?"

"Oui, les moldus, toi, tous ces gens autour de nous, tous ceux qui n'ont pas de pouvoir magique. La magie, ce n'est pas quelque chose de simple ni de parfait, loin de là. Ce n'est ni bon, ni mauvais, tout dépend de celui qui en use. Si nous arrivons à faire ce pourquoi nous sommes là, au final nous ne pourrons laver cette terre du sang qui a déjà coulé. Nous n'aurons pas miraculeusement purifié le monde entier des nazis, ni guéri les blessés et ressuscité les morts. Il ne faut pas croire aux miracles."

"Pourtant, depuis ce matin, moi j'y crois…" Rétorqua Bertrand, les yeux pétillants.

Susan ne put s'empêcher d'avoir un sourire fatigué. Bertrand glissa une main sur la sienne.

"Rassure-toi, j'ai bien compris ce que tu veux dire. En clair, ce sera aux moldus de finir leur propre Histoire ?"

"Oui, comme ils l'ont toujours fait…"

Le sourire de Susan se fit plus franc. Bertrand serra sa main dans la sienne.

"Je suis sûr que vous finirez par trouver ce que vous cherchez."

"Tu le penses vraiment ?"

"Bien sûr, répondit-il avec simplicité, je ne vois pas pourquoi je douterais de toi."

Susan se sentit si fière qu'à cet instant elle aurait fort bien pu soulever un immeuble pour voir si Grindelwald ne se cachait pas dessous...


Bon bin voilà, vous avez enfin eu ce que vous vouliez ! Cachou, au passage, j'espère que tu penseras à oublier de m'étriper... :D

Le chapitre suivant sera disponible aussitôt qu'il sera passé par la traductrice officielle! Ha la la, j'ai bien envie de vous dire un peu de quoi ça va parler, mais y a trop de trucs à expliquer alors je préfère me mordre la langue... :p