Petit Mot d'excuse...

PARDONNEZ MOAAAAAAA ! (lève les bras bien haut vers le ciel en tombant à genoux sous une pluie torentielle) ça fait... ça fait... attendez je compte. WAOU ça fait plus de 6 MOIS qu'il y a pas eu de mise à jour ! J'arrive pas à y croire ça fait une éternité... (euh rassurez moi je suis pas en train d'aggraver mon cas là?) Enfin voilà j'ai fini par être de retour. La principale raison d'une si longue pause c'est bien sûr les études en secondaires qui ont commencé, et croyez-moi, y en a du boulot. Et puis bon, les rares fois où j'ai pensé à dépoussiérer l'endroit, je me rendais compte que ma correctrice ne m'avais pas envoyé sa correction! (vilaine va, VILAINE!) Mais bon, on va tous lui pardonner également, elle aussia pas mal de boulot dans le secondaire... sans compter qu'elle a aussi sa propre vie d'écriture à mener... Donc voilà, au final tout est réglé, tout le monde pardonne à tout le monde, et on va maintenant passer à la lecture !


- - - - - CHAPITRE 8 - - - - -

DE L'OMBRE A LA LUMIERE

Sous la grisaille de Paris, habituelle pour cette époque, les semaines défilèrent dans une cadence lente sans apprendre quoique ce soit aux huit sorciers. Pourtant ils ne cessaient de suivre la tactique qui avait été convenue. Dès que l'un d'entre eux repérait un endroit pour lequel les moldus allemands semblaient s'intéresser, un autre, sous une cape d'invisibilité où sous l'apparence d'un chat pour Minerva, venait aussitôt mener une enquête. Mais rien n'avait éveillé leurs soupçons. Absolument rien. Le néant complet dans cette immense capitale.

Après un long mois passé à Paris, les huit compagnons de fortune s'étaient réunis comme chaque soir dans la salle à manger de leur cachette. La lumière tamisée des chandeliers de la pièce envoyait leurs reflets sur le sol parqué et faisait ressortir la couleur cramoisie de la tapisserie des murs. Assis autour d'une grande table de bois vieille mais solide, certains Alliés avaient les yeux rivés sur leurs mains, l'air pensif, tandis que d'autres se lançaient des regards inquiets et anxieux. Caradoc poussa un profond soupir et interrompit le silence pesant.

"Peut-être que Grindelwald ne viendra pas ici… Peut-être que tous nos efforts n'ont finalement servis à rien. Et que cette foutue guerre est encore loin d'être terminée…"

"Il n'y a vraiment plus aucun espoir ?" Demanda Manadra d'une voix faible.

"Si le Führer comptait vraiment venir, nous aurions forcément vu ou entendu quelque chose d'anormal, quelque chose de magique, intervint Yarley tristement sérieux en insistant sur le dernier mot. Forcément, puisque nous sommes des sorciers parmi les moldus. Ils ne sont pas comme nous, ils ne sont pas aussi prudents ni vigilants… Nous, nous aurions aperçu le moindre détail."

Susan savait que Yarley venait d'une famille moldue. Il était le mieux placé pour se rendre compte de la différence entre les deux mondes. Mais elle ne voulait pas s'avouer vaincue. Elle essaya de se remémorer tout ce qu'elle avait pu noter d'étrange durant ses missions, mais absolument rien ne lui vint à l'esprit.

"Nous n'avons donc rien trouvé du tout ? Demanda Hyppolite en s'adressant à tous. Est-ce que tout le monde est du même avis ?"

Dans un triste et sombre mouvement de la tête, tout le monde acquiesça.

"Dans ce cas-là, dit alors Arthur, il vaudrait peut-être mieux rentrer en Angleterre avant qu'on nous repère…"

"Non !"

Susan venait de se redresser sur sa chaise. Ils ne pouvaient pas partir maintenant, c'était impensable.

"Susan, soyez raisonnable, dit Minerva avec un regard triste. Il n'y a rien du tout ici. Selon ses plans, le Führer ne devait pas tarder à venir à Paris. Hors nous n'avons rien découvert. Il a dû tirer un trait sur cette réunion…"

"Mais… Non… Il faut rester, il faut que nous continuions à chercher jusqu'au bout !"

Susan parlait tout en secouant la tête. Un horrible sentiment s'installa en elle. Après sa dernière rencontre avec Bertrand, le jour où il avait compris qu'elle était vraiment une sorcière, Susan était retournée plusieurs fois à La Tulipe Rouge pour essayer de le revoir. Mais le café, sans sa présence, avait été horriblement désert. Elle ne l'avait toujours pas revu depuis le jour où il avait découvert ses pouvoirs. Et aujourd'hui elle doutait en lui plus que jamais. Etait-il possible qu'il l'ait abandonnée, ou pire, qu'il l'ait trahie ? Aurait-il pu mettre les allemands au courant des actions des sorciers ? Lui avait-il menti sur cette fameuse Résistance ? Non, c'était impensable… Assise à la table du quartier général, le regard de Susan faisait le tour des sorciers.

"Susan, répéta Minerva, soyez raisonnable. Nous avons déjà risqué gros ici."

Peut-être…peut-être avait-elle raison… Susan baissa les yeux sur la table jonchée de plans de la ville gribouillés et raturés. N'était-elle pas égoïste de vouloir faire semblant de chercher un Führer qui ne viendrait jamais juste pour voir un homme qu'elle connaissait à peine ? Pourtant… Pourtant elle savait qu'elle l'aimait. Mais il fallait voir les choses en face. Cet amour la rendait aveugle. Elle releva la tête.

"Très bien…" Murmura-t-elle en retenant ses larmes.

"Tout est donc réglé, conclut tristement Caradoc. Nous retournons en Angleterre ce soir même."

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Susan marchait vers le café La Tulipe Rouge. Elle serrait une lettre pliée contre elle. Elle devait faire vite, sinon les autres partiraient sans elle, ils l'avaient prévenue. Tremblant légèrement des mains, elle ouvrit à nouveau la lettre pour la relire. Pour essayer de se mettre à sa place quand lui-même la lirait.

Cher Bertrand,

Je ne sais pas par où commencer… J'ai beau chercher mais je ne trouve pas. Crois-tu que l'on puisse écrire une lettre sans commencement ? Non, bien sûr, une lettre a forcément un début. Comme tout d'ailleurs, même l'amour. Et comme celui que j'ai pour toi. C'est assez étrange, tu ne crois pas ? Apprécier un inconnu la première fois qu'on lui parle, et lui dire quelque chose qu'aucun moldu n'est censé savoir. Oui, c'est assez inattendu. Un peu comme la chanson du café dansant… Avec cet homme qui ne saura peut-être jamais si la femme l'aimait. Moi non plus, je ne saurais peut-être jamais. Est-ce que tu m'aimes ? En lisant ces mots, tu auras bien sûr la réponse en tête. Mais en ce moment même, moi je chercherais toujours. Notre mission ici est terminée. Nous avons échoués. Il faut que je reparte, je ne peux pas forcer les autres à rester alors que ça n'a rien à voir avec la guerre. Je rentre en Angleterre ce soir même (Comme par magie…). Nous ne nous reverrons peut-être jamais. Peut-être que ton absence durant ces longs derniers jours était volontaire, mais j'espère ne jamais regretter de t'avoir fait confiance…

Je dois te laisser, nous partons très bientôt.

Adieu, Susan.

Une larme coula le long de sa joue. La jeune femme l'essuya avant qu'elle ne tombe sur les mots qu'elle avait écrits. Elle respira profondément pour essayer de décompresser, pour ne pas que ses yeux se gonflent. Prenant son courage à deux mains, elle leva la tête et se dirigea à pas rapides vers le café. Elle laisserait la lettre aux mains du gérant. Il lui suffirait de prononcer le nom de Bertrand en lui tendant le papier, et le vieil homme comprendrait certainement. Elle arriva enfin devant la porte de La Tulipe Rouge.

Son cœur se contracta avec douleur. Un panneau affiché comportait plusieurs mots en rouge. Susan reconnut tout de suite le premier. Il signifiait « Fermé » en anglais. Mais non, ce n'était pas possible… Ça ne pouvait pas se terminer ainsi ! Susan essaya d'ouvrir la porte vitrée mais elle était fermée à clef. Elle se colla contre les vitres et regarda à l'intérieur. Elle vit plusieurs ombres bouger. En s'habituant à l'obscurité, elle reconnut des soldats allemands de l'autre côté du comptoir. Ils s'enfonçaient un par un dans le sol. Il y avait certainement une trappe. Susan recula de la porte et s'éloigna de quelques pas du café. Il devait y avoir un problème avec le gérant… Elle eut pitié pour lui. Mais elle ne pouvait rien faire. De toute façon, elle repartait dans quelques minutes avec les autres…

Le soleil se couchait déjà et laissait apparaître une marque rosée dans le ciel qui s'assombrissait. Elle parcourut quelques rues. Elle n'avait jamais ressentit une pareille tristesse de toute sa vie. Plus que de la tristesse, c'était de la colère envers le destin. Et dire qu'il ne lirait jamais cette lettre…

La lettre ! Elle n'était plus dans ses mains ! Susan s'arrêta net. Elle cessa de respirer. Elle avait dû la perdre devant la porte du café, c'était le seul moment où elle n'y avait plus prêté attention. Elle fit immédiatement demi-tour, et prit presque le pas de course. Au fur et à mesure qu'elle remontait les rues, elle vérifiait à terre, sur le trottoir, dans le caniveau, mais elle ne voyait rien. Le soir était déjà tombé, et les passants devenaient rares. Mais quelqu'un aurait tout de même bien pu la ramasser… Elle arriva enfin dans la rue du café. Elle s'arrêta à un embranchement qui menait à un cul-de-sac, et remonta le trottoir du regard. Ses yeux finirent par se poser au pied de la porte de La Tulipe Rouge. Il n'y avait rien. Pas de trace de la lettre, ni de quiconque qui semblait en train de la lire. Sa panique s'intensifia. Quelqu'un avait dû la ramasser, c'était obligé… Il n'y avait pas d'autres explications… C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Susan plaqua une main contre sa bouche et éclata en sanglots.

"Susan !"

Son cœur fit aussitôt un bond dans sa poitrine. Elle fit volte-face sur sa gauche. Dans le cul-de-sac mal éclairé, quelqu'un venait de l'appeler. Avec ce si bel accent. Surprise, ses larmes cessèrent aussitôt de couler.

"Bertrand ?"

Le français s'avança un peu et Susan le reconnut tout de suite à la lumière d'un lampadaire. Il tenait à la main la lettre qu'elle venait de perdre. Lorsqu'elle vit son visage, elle eut l'impression qu'un nuage gris assombrissait son regard. N'attendant pas une seconde de plus, elle se précipita vers lui et Bertrand l'accueillit dans ses bras. Il la serra contre lui si fort qu'elle eu l'impression de planer. Alors qu'elle avait cru le perdre pour toujours, alors qu'elle s'était sentie sombrer, il lui était revenu comme on rallume une lumière.

"Susan…"

"Pourquoi n'es-tu pas venu avant ? Demanda-t-elle en desserrant son étreinte. Comment as-tu eu la lettre ?"

"Je l'ai ramassée, répondit-il en baissant les yeux sur la feuille pliée. Je t'ai attendu devant La Tulipe Rouge toute la journée… J'étais en train de partir quand je t'ai vue arriver devant le café, et j'ai fait demi-tour pour te rejoindre. Et puis tu as fait tomber cette lettre sans t'en rendre compte… Comme un groupe d'Allemand s'approchait du café pour y entrer, je les ai devancés pour la ramasser discrètement. Et je n'ai pas pu m'empêcher de la lire."

Il leva un regard touchant vers Susan et lui caressa le visage d'une main.

"Je suis désolé de ne pas être venu avant, tu ne peux pas savoir à quel point, dit-il aussitôt. Mais j'ai dû faire quelque chose de très important."

"Ça ne fait rien, maintenant que tu es là, rassura Susan en lui souriant, les yeux encore humides."

Bertrand lui rendit son sourire. Un magnifique sourire, franc et éclatant. Le nuage noir quitta son regard et montra à quel point ses yeux étaient clairs et purs. Puis il baissa à nouveau les yeux sur la lettre.

"Tu veux toujours savoir si moi je t'aime ?" Demanda-t-il avant de la regarder droit dans les yeux.

La jeune femme soutint son regard. Bien sûr qu'elle le voulait.

"Et bien oui, comme un fou. Je crois bien que tu as réussi à m'ensorceler… Enfin, ce n'est qu'une métaphore, précisa-t-il en fronçant les sourcils, j'espère que ce n'est pas vraiment le cas."

Susan eut un rire franc.

"Ne t'inquiète pas, je n'ai jamais su fabriquer de filtre d'amour, j'ai bien essayé quand j'avais treize ans, mais le malheureux qui a subi ça a tenté d'embrasser toutes les filles qui se trouvaient sur son passage pendant des semaines."

Bertrand rit à son tour et la prit dans ses bras.

"Dis-moi que tu ne partiras pas… Reprit-il après un long silence en lui caressant les cheveux. J'ai l'impression que tout ça est irréel. Dis-le-moi, je t'en pris…"

Susan releva la tête et le regarda. Elle le dévisagea mieux qu'elle ne l'ait jamais fait. Elle voulait se rappeler de ce moment toute sa vie…

"Bertrand… J'ai des obligations, moi aussi… Il faut que je retourne en Angleterre. Peut-être qu'il y aura du nouveau là-bas. Mais je te promets qu'une fois que tout ça sera terminé, je viendrais te retrouver ici."

Susan remarqua que le visage de Bertrand s'assombrissait au fur et à mesure qu'elle parlait.

"Et si… s'il t'arrivait quelque chose…" Murmura-t-il.

Susan ne sut pas quoi répondre et baissa la tête. Elle n'avait jamais vraiment envisagé la possibilité qu'elle puisse mourir avant la fin de la guerre. Doucement, il lui releva le menton.

"Excuse-moi, mais j'ai vu trop de choses depuis que cette guerre a commencé…"

"Ce n'est pas grave, n'y pense plus… Tout ira bien."

Leurs lèvres se rencontrèrent comme la première fois où ils s'étaient embrassés, le cœur léger. Susan eut envie de rester dans ses bras pour l'éternité… Jamais elle ne trouverait ça long… Mais soudain, en l'espace d'un millième de seconde, elle sentit Bertrand sursauter. Il cessa de l'embrasser, l'air inquiet. Elle ne l'entendait presque plus respirer. Inquiète, elle s'écarta un peu de lui et le regarda. Il la fixait des yeux, mais semblait penser à autre chose.

"Qui a-t-il ?" Demanda-t-elle alors.

Il cligna des yeux et un faible sourire crispé se dessina sur son visage.

"Il n'y a rien… Répondit-il. Tout va bien…"

Mais quelque chose n'allait pas… Susan le sentit dans son regard.

"Dis-moi, tu as toujours cette baguette pour tes cheveux ?" Demanda-t-il en ouvrant légèrement son sac.

"Pour les cheveux ? Mais enfin tu sais que…"

"Oui, elle est dans ton sac n'est-ce pas ?" Coupa alors Bertrand en continuant de fouiller le sac à main.

Complètement abasourdie, Susan le vit prendre la baguette et la tapoter contre la lettre qu'il tenait toujours de l'autre main.

"Fait la disparaître, murmura-t-il dans un souffle. Tout de suite."

Elle comprit alors qu'il y avait un sérieux problème… On risquait sûrement de la découvrir. Elle s'empressa d'attraper sa baguette en murmura la formule « Evanesco » qui fit disparaître le morceau de parchemin.

"Donne la moi, je vais te la mettre, dit-il ensuite d'une voix plus audible. Je trouve qu'elle te va très bien…"

Susan n'eut pas le temps de le contredire. Bertrand lui prit la baguette des mains et l'attacha dans les cheveux de Susan comme elle l'avait fait à La Tulipe Rouge alors que le soldat allemand la regardait. C'est à ce moment là qu'elle comprit… Bertrand avait dû les remarquer par-dessus l'épaule de Susan. Celle-ci regarda devant elle et s'aperçut que la ruelle se terminait en cul de sac. Il n'y avait aucun moyen de s'échapper.

"Tu es prête ?" Chuchota alors Bertrand dans son oreille.

Susan leva la tête vers lui. Il avait du s'apercevoir qu'elle avait compris.

"Avançons…" Approuva-t-elle en sentant son cœur battre plus fort.

Elle se retourna et Bertrand glissa sa main dans la sienne. Ils sortirent de la ruelle sombre pour déboucher sur la rue commerçante que la nuit avait envahie. C'est alors qu'elle entendit un bruit étrange dans son dos…

« Cric-cric »


Entre discètement dans la pièce, en vérifiant qu'aucune trace de haine meurtrière ne se paint sur vos visages Ca y est vous êtes rassassié? Lol j'espère que ça vous a plu... C'est ici qu'il va commencé à y avoir du mouvement... Vous savez, comme avec JKR, on attend toujours un peu vers la fin pour entrer dans le feu de l'action. Mais bon moi mon action, je pense qu'elle va prendre à peu près le moitié. En tout cas, montrez-moi que vous n'avez pas disparu de ma liste de lecteurs fidèles et reviewer ma ptite histoire ! A bientôt les gens !