Pause reviewers
Tyto27: Encore désolée pour l'attente de l'autre chapitre ! J'ai fait vite pour celui-là, et le 10 tardera pas à suivre ;)
EmmaD: Merci pour ton compliment, moi je m'éclate plus sur un contexte comme celui-là que sur un contexte trop proche du livre, j'aime pas vraiment copier...(essayer de rivaliser avec JKRowling c'est comme... espérer un tome 8 d'elle!) En tout cas t'en fais pas, tu verras Grindelwald... Et tu verras Dumbledore à l'oeuvre... héhéhé
Demoniak Angel: Mais oui je te pardonne! Comme si je pouvais pas, avec ton avocat qui me colle aux basques et qui m'accuse pour la moindre de mes erreurs ;) En tout cas merci pour cette correction Partner, tu auras bientôt le chapitre 10! (et s'il te plait, FAIS VITE REPARER TON ORDINATEUR!) (enfin moi je dis ça c'est pour les autres hein, plus vite il sera réparé, plus vite je serais corrigée, et plus vite je publierais!)
Lily ptite étoile: J'suis contente que ça te plaise, et j'espère que la suite te plaira!
Lily: Héhé merci de pas m'en vouloir, voilà la suite apportée en quatrième vitesse!
Kira 303: Merci merci merci à toi aussi! Z'êtes tous sympas ;)
Reappearance: Sadique? MOI? Non... Mouahaha... Contente aussi que ça te plaise!
Cachou: Faire mourir quelqu'un? Mmh... Tu me donnes des idées toi... (non je plaisante) En tout cas si quelqu'un doit mourir, c'est que j'y ai pensé depuis un bon moment. (voilà t'en sais pas beaucoup plus, mais c'est tant mieux jvais quand même pas tout dévoiler comme ça... ;) (ps: il y a un petit mot pour toi après le chapitre... mais s'il te plait lis-le après avoir lu l'histoire, sinon ça va tout tuer!)
Steamboat Willie: Lol si j'avais parlé de connaissances en histoire, c'était vis à vis des précisions de dates... En fait c'est pas vraiment important en effet! Du moment qu'on a des connaissances en matière de magie!
Bon appétit les gens !
- - - - -CHAPITRE 9 - - - - -
UNE IMMENSE CAVE
Susan se figea. Elle sentit son cœur cogner douloureusement dans se poitrine. Comme elle s'y attendait, plusieurs soldats allemands, une demi douzaine, les maintenaient en joue depuis l'angle du mur avec leurs armes de moldus. Mais elle ne put s'empêcher de trembler d'angoisse. Bertrand serra sa main. A peine eut-elle le temps de croiser son regard que l'un des soldats l'attrapa violemment par l'épaule et posa la petite arme qu'il tenait d'une main contre sa gorge. Susan fut obligée de lâcher la main de Bertrand. Ce dernier cria quelque chose en français qu'elle ne comprit pas.
"Que se passe-t-il ? Vous n'avez pas le droit !"
Deux allemands l'attrapèrent dans le dos et l'obligèrent à s'agenouiller sur les dalles du trottoir. Un autre soldat arriva et plaqua son arme sur son front.
"Non !" Hurla Susan.
L'allemand qui tenait Bertrand dans sa ligne de mire la regarda d'un air surpris. Il se tourna ensuite vers le français et lui parla dans sa langue.
"C'est une anglaise ? Que fait-elle ici ?"
Susan ne comprenait absolument rien. Les yeux de Bertrand passèrent de Susan à l'allemand. Il le défia du regard et ne répondit rien. Mais le soldat ne s'avoua pas vaincu et pointa son arme sur Susan.
"Non ! Cria Bertrand, les yeux écarquillés. Ne faites pas ça !"
"C'est une anglaise ?" Répéta le soldat allemand.
"Mais oui, vous l'avez bien entendue !"
"Que fait-elle ici ? Comment a-t-elle fait pour entrer dans la capitale ?"
Susan sentait toujours le métal froid du pistolet sur sa gorge. Ses yeux se posèrent sur celui que l'autre allemand pointait sur son cœur. Elle savait pertinemment qu'il s'agissait d'armes meurtrières que les moldus avaient inventées pour s'entretuer. Elle commençait à avoir des sueurs froides. Il ne suffisait que d'un seul geste pour qu'elle quitte ce monde. Mais il fallait se ressaisir et trouver un moyen de s'en sortir.
Une fois de plus Bertrand ne dit rien. L'allemand qui lui parlait, et qui semblait être le supérieur des autres, s'approcha de Susan et l'attrapa au visage.
"Tu fais certainement partie de son réseau… Tu dois être un agent de Londres, un de ces sales traîtres qui envoient dans avions et des armes ici pour que les français se rebellent. N'est-ce pas ?"
Susan ne dit rien. Elle n'avait bien sûr absolument rien compris.
"N'EST-CE PAS " Hurla-t-il.
Il la gifla si soudainement que si elle n'avait pas été tenue par un autre soldat, Susan aurait été projetée à terre. La douleur fut si brûlante que les larmes lui montèrent aux yeux.
"REPOND !"
"Arrêtez ! S'exclama au même moment Bertrand. Elle ne comprend rien à ce que vous dites !"
L'officier allemand se tourna vers lui un instant puis ordonna qu'on fouille les deux amants. Susan sentait toujours sa joue brûler mais elle garda tout le courage qu'elle put pour ne rien laisser voir. Un soldat lui pris son sac et le retourna. Ses affaires tombèrent à terre.
Heureusement il n'y avait rien qui aurait pu trahir le monde des sorciers. Aucun livre, aucun parchemin, même pas une plume. Bertrand avait eut la perspicacité de dissimuler sa baguette magique, et c'était le seul moyen pour eux d'échapper aux griffes de l'ennemi. Mais Susan était étroitement surveillée et il valait mieux ne rien tenter pour ne pas risquer qu'on la lui prenne, sauf si le cas devenait vraiment désespéré…
"Ils n'ont rien,"fit remarquer un soldat.
Le supérieur sembla furieux. Il se tourna vers Bertrand, pointa son arme sur lui et lui parla. De plus en plus désespérée, Susan n'attendait qu'un seul signal pour attraper sa baguette. Il n'y avait pas d'autre moyen de se sortir de là. A cette heure-ci, les sorciers anglais étaient peut-être rentrés sans elle… De toute façon, ils ne savaient même pas où elle se trouvait. Personne ne pouvait plus rien pour eux, elle le savait.
"Une ligne de train à quelques kilomètres d'ici a été sabotée, dit l'officier allemand, dans l'après-midi d'hier… Un de nos trains rempli de munitions a été littéralement détruit. Une catastrophe pour nos armées. Mais croyez-moi, nous n'avons pas dit notre dernier mot. Plusieurs résistants ont été aperçus en train de s'échapper dans la capitale et capturés…Nous avons réussi à en attraper sept."
Susan remarqua que Bertrand était de plus en plus inquiet. Ses yeux s'écarquillèrent. Il paraissait même affolé.
"Nous savons que vous y avez participé ! S'exclama soudain l'allemand d'une voix dure. Une terrible erreur de votre part ! Mais il vous reste encore une dernière chance. Donnez-moi tout de suite les noms de vos collaborateurs ou vous rejoindrez les allemands qui ont péri dans le sabotage."
"Je ne vous direz rien du tout ! S'écria Bertrand d'une voix encore plus forte. Jamais je ne collaborerais avec vous !"
"Alors elle y passera d'abord !" Hurla l'allemand en pointant son arme vers Susan.
"NON !"
Soudain il y eut un autre hurlement de terreur dans la rue. Toutes les têtes se tournèrent à l'extrémité du trottoir. C'était une moldue française qui venait de pousser ce cri. Elle regarda les allemands qui s'apprêtaient à tuer Susan, lâcha son sac rempli de provisions qui s'éparpillèrent à terre et s'enfuit à toute jambe en tournant au coin de la rue et en continuant de pousser des cris. Susan regarda tout autour d'elle. Elle remarqua à plusieurs reprises à des fenêtres des ombres qui laissaient deviner qu'on les observait. Elle tourna la tête de l'autre côté de la rue et vit que plusieurs clients à la terrasse d'un café s'éloignaient eux aussi.
Le chef des soldats allemands donna un ordre dans sa langue maternelle. Il semblait aussi avoir remarqué tous ces témoins. Le soldat qui tenait Susan à bout portant baissa son arme, l'attrapa plus durement au bras et la fit s'avancer le long de la rue commerçante. Susan vit deux autres soldats passer devant eux. A son grand étonnement, ils s'arrêtèrent devant La Tulipe Rouge, ouvrirent la porte, et s'effacèrent pour laisser entrer Susan et l'allemand qui la tenait.
On la poussa à l'intérieur. Il faisait sombre dans le café, presque noir. Malgré les lampadaires de la rue, elle n'arrivait à distinguer que l'ombre des chaises retournées sur les tables. C'est alors qu'une idée lui traversa l'esprit. C'était le moment ou jamais d'attraper sa baguette. Elle leva aussitôt le bras. Mais au même moment un soldat allemand l'attrapa de nouveau par le poignet.
"Avancez !" Ordonna-t-il en touchant le bout de son arme contre son dos.
Susan entendit Bertrand et les autres soldats pénétrer dans le café. Elle fut poussée violemment derrière le comptoir. Un allemand la rejoignit et s'abaissa sur le sol. Il attrapa quelque chose qu'il souleva aussitôt. Une trappe. Il descendit un escalier raide interminable. Dès qu'il arriva dans ce qui semblait être la cave, il donna un ordre et on obligea Susan à le suivre.
Dès qu'elle mit pied à terre, l'allemand l'attrapa immédiatement et appuya sur un interrupteur. Eblouie, Susan ferma les yeux, puis les rouvrit. Ce qu'elle vit alors lui coupa le souffle. Ce n'était pas une cave. C'était un long couloir très vaste. Contrairement à ce qu'elle avait pensé, ni le sol ni les murs n'étaient faits de béton brut. Le couloir était parqué et les murs faits de dalles grises parfaitement taillées. A intervalles régulières des drapeaux étaient accrochés, des drapeaux rouges et noir portant le symbole des nazis et des Partisans de Grindelwald : une horrible croix gammée.
Le cerveau de Susan se mit en ébullition. Pourquoi avait-on tout aménagé ainsi ? Ça paraissait…démesuré par rapport aux caves ordinaires ! Beaucoup trop grand, trop imposant pour un simple café de rue. Et pourquoi les moldus nazis s'étaient-ils installés ici ? Ils avaient toute la capitale à leur disposition, leur quartier général se trouvait non loin de là ! Alors pourquoi un vulgaire café ? Soudain plusieurs explications s'entremêlèrent dans sa tête. Elle repensa à ce que lui avait dit Bertrand, sur les endroits où l'on torturait les moldus résistants. Mais elle pensa également à Grindelwald… Pourtant pas le moindre signe de sorcellerie en vue.
Susan parcourut le couloir des yeux. Une seule grande porte s'y trouvait, au bout du couloir. Elle était immense, avec deux battants rouges. La jeune femme entendit les autres descendre. Elle se retourna et chercha Bertrand du regard. Il se tenait derrière elle, les mains derrières la tête, et semblait aussi abasourdi qu'elle en découvrant l'étrange couloir.
"Emmenez-les à l'intérieur," ordonna le supérieur des soldats.
On fit faire volte-face à Susan et la jeune femme s'aperçut qu'il y avait une petite porte dissimulée derrière l'escalier. Un soldat l'ouvrit et la poussa à l'intérieur, suivie de près par Bertrand. Dès qu'il entra en contact avec elle, Susan sentit sa main glisser sur ses cheveux qui retombèrent sur ses épaules. Il venait de prendre sa baguette. Les soldats allemands ne s'en rendirent pas compte et entrèrent à leur tour. Ils les plaquèrent contre le mur, et d'un geste de leurs armes, les forcèrent à s'agenouiller et à lever leurs mains derrière la tête. En s'abaissant Susan se rapprocha le plus près possible de Bertrand. Du coin de l'œil elle le vit cacher la baguette magique derrière lui.
Tous les allemands étaient en ligne devant eux. Le chef des soldats s'avança, tenant son arme à l'envers par le canon.
"Vous avez eu de la chance tout à l'heure. Mais ici plus rien ne vous aidera."
"Vous n'êtes que des lâches, vous n'avez même pas le cran de montrer aux civils français qui vous êtes réellement !" Vociféra Bertrand en leur lançant un regard de dégoût.
Susan devina que Bertrand avait été trop loin.
"Des lâches ?" Répéta l'allemand, un rictus se formant sur ses lèvres.
Tout se passa en un éclair. Le bras de l'allemand fendit l'air et la poignée de son arme frappa Bertrand au visage.
"Arrêtez !" Supplia Susan.
Bertrand se releva, une main plaquée sur sa joue.
"Tais-toi, s'il te plait," lui murmura-t-il en anglais.
La voix de l'allemand retentit à nouveau.
"Les seuls lâches ici sont vous ! Faire la résistance au lieu de servir le Führer ! Vous devriez mourir de honte !"
Au même moment, ils entendirent un bruit de moteur au dessus d'eux, dans la rue. Peu après des coups furent frappés à la porte du café.
"Ce sont sûrement eux," dit un soldat.
Le chef fit volte face, sortit de la pièce suivi de près par les autres, et donna des ordres. La porte de la pièce où étaient restés Bertrand et Susan fut fermée à clef. Cette dernière se tourna immédiatement vers le français. Une large marque violette se dessinait déjà en-dessous de son œil.
"Parle tout bas, dit-il aussitôt en chuchotant. Il y en a deux devant la porte."
"Pourquoi nous ont-ils arrêtés ?" Demanda-t-elle à voix basse en lui prenant les mains.
"C'est à cause de moi… Mon réseau de Résistance a organisé une opération. C'est pour cela que j'ai été absent durant tout ce mois… Nous sommes passés à l'acte hier, nous avons attaqué un train. C'était très important. Nous avons réussi à affaiblir leurs munitions. Mais apparemment il y a eut des fuites… Soit l'on m'a vu, soit l'on m'a trahi. Je suis vraiment désolé… Je ne pensais pas qu'on me trouverait avec toi."
Susan se jeta dans ses bras.
"Ce n'est pas ta faute…"
"Bien sûr que si."
Elle desserra son étreinte pour mieux le regarder. Ses yeux brillaient de remords.
"Tiens reprend-là, dit-il en lui tendant sa baguette magique, après l'avoir à nouveau serrée contre lui. J'espère qu'avec ça tu réussiras à te sortir de là…"
"A nous sortir de là, rectifia aussitôt Susan. Il n'est pas question que je parte sans toi."
"Mais… Est-ce que tu peux…nous transporter ailleurs ? Nous faire changer de place ? Mais peut-être que je suis trop visionnaire… C'est possible ?"
Susan écarquilla les yeux. Bien sûr, elle pouvait transplaner…
"Mais je ne sais le faire que pour moi-même," dit-elle, un nœud dans la gorge.
"Alors vas-y, sauve-toi" dit aussitôt Bertrand, résolu.
"Hors de question!"
"Si, tu dois sauver ta vie. Ca m'étonnerait que tu réussisses à battre dix soldats d'un seul coup, ils sont trop nombreux. C'est le seul moyen, va t'en je t'en supplie."
Il l'avait attrapée aux bras en la serrant. Susan savait qu'elle n'avait pas d'autres choix.
"Alors je pars chercher de l'aide, dit-elle en retenant ses larmes de tomber. Je reviendrais très vite, je te le jure…"
Elle l'attrapa et posa ses lèvres contre les siennes. Soudain des bruits se firent entendre au-dessus d'eux. Plusieurs personnes descendaient l'escalier.
"Ils arrivent, vas-y !"
Susan se releva et regarda celui qu'elle aimait, resté agenouillé. C'était peut-être la dernière fois qu'elle le regardait dans les yeux.
"Vas-y…" Supplia Bertrand.
Aussitôt Susan releva la tête. Elle regarda droit devant elle, puis ferma les yeux.
Deux secondes après elle les rouvrit. Son cœur battait la chamade, elle n'osait plus respirer.
"Que se passe-t-il ? Demanda Bertrand. Vas-y !"
"Je ne peux pas !" Répondit-elle aussitôt.
"Mais pourquoi ?"
"On ne peut pas transplaner ici ! L'endroit a été ensorcelé !"
Ptit mot pour Cachou: voilà ça fait un bon moment que je retiens ma langue, mais jdois dire que tu m'as cloué sur place avec ta review du chapitre 7... Comment t'as deviné pour la Tulipe Rouge? En plus t'as même parlé de la cave! J'ai vraiment du mal à me retenir de crier: MAIS OUIIIIII T'AS RAISOOOOOON ! (Mais c'était impossible, sinon pas d'effet de stupeur pour mes lecteurs...) Par contre je vais me taire maintenant là tout de suite sinon jvais en dire trop pour la suite...
