Voilà donc le premier chapitre. Je ne sais pas vraiment quoi en penser, alors j'attend vos commentaires.
merci à Louxor et Miss-Sunny pour leurs reviews.
Chers lecteurs, si vous avez des suggestions elles sont les bien venues.
Voilà, bonne lecture!
Chapitre premier
Le train commençait à ralentir et les élèves avaient déjà tous revêtis leurs robes de sorciers. Tous, sauf Tom Riddle et ses fidèles sujets qui étaient installés confortablement dans le dernier compartiment du train et poursuivaient une conversation animée sur le dernier scandale du ministère.
- « Je te dis qu'il est fichu cette fois. Le ministère ne peut décemment pas laisser passer ça. »
Le garçon qui venait de parler devait avoir environ seize ans. Il était grand et ses yeux noirs soulignés par des cheveux bruns contrastaient étrangement avec une peau si blanche qu'elle en était presque transparente.
- « C'est pourtant ce qu'il fait depuis des mois, Sidney, à mon avis, d'ici trois semaines, tout le monde aura oublié, comme d'habitude. » Répondit un jeune homme blond dont les cheveux attachés en queue de cheval révélaient un visage extrèmement fin et un nez aquilin qu'il aurait pu avoir volé tellement il détonnait avec le reste de sa figure. Il semblait avoir environ le même âge que son interlocuteur et tenait dans ses mains un exemplaire de La Gazette du Sorcier qui était ouverte à la page deux, sur laquelle une photographie montrait une dizaine de moldus, à en juger par leur tenues, qui regardaient vers le ciel l'air abasourdi. Juste au dessus, écrit en grosses lettres d'imprimeries, on pouvait lire
« H. Bliston, placé à la tête du département des aurors en mars dernier a été vu une fois de plus par une vingtaine de moldus alors que lui et son équipe étaient en mission secrète pour le ministère. Le premier ministre a assuré que les mesures nécessaires seraient prises pour éviter à l'avenir tout débordement de ce genre. »
- « Qu'est-ce que tu en penses Riddle? » Demanda le garçon qui avait parlé en premier s'adressant à Tom qui était assis en face de lui et qui paraissait absorbé par le nouveau manuel de défense contre les forces du mal. A la façon dont il le dévisageait, il était évident qu'il espérait de ce dernier une réponse qui mettrait fin à la controverse.
Mais Tom Riddle ne leva pas la tête. Il se contenta de hausser les épaules et se replongea dans sa lecture.
Les deux autres cessèrent de parler tandis que le train continuait de ralentir.
A l'autre bout du train, on commençait à entendre les préfets qui ouvraient les portes de chaque compartiment une à une et répétaient « Nous arriverons à Poudlard dans cinq minutes. Nous rappelons aux premières années qu'il ne sont pas autorisés à descendre du train jusqu'à ce qu'on ne les y autorise. ». Les voix se faisaient de plus en plus lasses au fur et à mesure qu'elles se rapprochaient.
Bientôt, la porte de leur compartiment s'ouvrit.
Avant que la jeune fille qui venait de passer sa tête dans l'embrasure ait eut le temps de dire quoi que ce soit, Tom sortit le nez de son livre. « Il n'y a aucun première année ici, tu peux fermer la porte, Parkison. ». Ces mots étaient sortis de sa bouche avec une telle assurance et une telle froideur que l'adolescente referma la porte sans rien oser ajouter.
Ignorant les regards des deux autres, il se replongea dans son livre et n'en émergea pas jusqu'à ce que le train se soit complètement arrêté.
Après qu'ils aient pénétré dans la grande salle et que chaque élève ait rejoint la table qui correspondait à sa maison, Dumbledore se leva et prononça son habituel discours de bienvenue tandis que les premières années avançaient timidement vers le devant de la salle en vue de la répartition.
Tom Riddle observait avec plus ou moins d'attention les nouveaux arrivants qui se présentaient un par un sous le choixpeau. Quand un élève rejoignait la table des Serpentards, il n'applaudissait pas comme les autres mais se contentait de le dévisager de la tête aux pieds. Sidney et Aaron avaient commencé par applaudir, mais voyant le manque d'enthousiasme de leur jeune, mais non pas moins persuasif, chef de groupe, avaient fini par l'imiter. Tous les trois étaient assis dos au mur et au centre de la table, ce qui leur permettait une appréciation complète de tout ce qui se déroulait dans la salle. Pour autant qu'il s'en souvienne, Tom Riddle ne s'était jamais assis à une autre place que celle-ci.
Quand le dernier élève de première année fut envoyé à Serdaigle et fut accueillit chaleureusement par sa nouvelle maison, les conversations reprirent et il ne se passa pas plus de quelques secondes avant que la grande salle ne soit plongée dans un énorme brouhaha.
Il ne fallut cependant pas longtemps aux élèves pour réaliser qu'Albus Dumbledore s'était relevé et le silence ne tarda pas à refaire son apparition.
- « Silence. » Annonça Dumbledore à l'adresse de quelques élèves qui chuchotaient toujours. Quand chacun eut les yeux rivés sur lui, il continua. « Merci. Chers élèves, cette année, nous avons le plaisir d'accueillir à Poudlard Miss Mathilde Devaux, une jeune élève de l'école française de Beauxbattons qui, en raison d'un déménagement, s'est vue obligée de changer d'établissement. Bien qu'il ne soit pas d'usage de faire appel au choixpeau après la première année d'études, nous allons faire une exception. » S'adressant désormais à une jeune fille qui se tenait au fond de la salle et que Tom n'avait pas remarquée, Dumbledore demanda « Miss Devaux? » , et il lui fit signe de s'avancer jusque sous le choixpeau.
Cette dernière pris une profonde inspiration avant de traverser la salle sous les regards curieux de toute l'assemblée.
La table des Serpentards étant la plus proche de la porte de la grande salle, la dénommée Mathilde Devaux passa juste sous les yeux de Tom qui ne pût que remarquer l'exceptionnelle beauté de la nouvelle arrivante. Elle avait des cheveux d'un noir de jais et de grands yeux bleus océan qui lui donnaient un air constamment étonné. Sa peau était très pâle, mais pas de la même façon que celle de Sydney, elle avait le teint de porcelaine qu'arboraient les femmes au dix-huitième siècle dont le visage n'avait jamais connu les rayons du soleil. Elle se déplaçait avec la grâce d'une ballerine, sa robe volant autour d'elle et tombant jusqu'à ses pieds, donnant l'impression qu'elle glissait à quelques millimètres au dessus du sol.
Au moment où elle tourna la tête, son regard croisa celui de Tom qui resta littéralement fasciné. Alors qu'elle avançait vers le choixpeau, ses yeux restèrent fixés sur elle. Il ne savait pas vraiment ce qu'était ce frisson qui venait de le parcourir mais savait qu'à partir de ce moment, il ne serait plus jamais le même.
Mathilde fut reçue chaleureusement par les quelques élèves de Serpentar qui se trouvaient au bout de la table, étant allée s'asseoir le plus près possible de l'estrade, afin d'éviter d'avoir à retraverser toute la salle sous les regards, désormais déçus, de bon nombre de jeunes hommes qui l'auraient volontiers accueillie dans leur maison.
Tom Riddle n'était pas le seul à avoir remarqué Mathilde, cela ne faisait aucun doute.
Pendant tout le repas, Tom arbora un air rêveur que ses suiveurs ne lui connaissaient pas. Il était absorbé dans la contemplation du bout de sa fourchette quand Aaron le sortit de ses songes.
- « Allo Riddle, ici la terre. »
Tom releva la tête pour s'apercevoir que pratiquement tous les élèves avaient quitté leurs tables et qu'ils étaient les seuls restants chez les Serpentars.
- « Tu te sens bien Riddle? » Enchaîna Sidney.
A vrai dire, il était incapable de dire si il allait bien. Ils se sentait complètement ailleurs, comme en dehors de son propre corps, et il ne savait pas très bien si c'était une sensation agréable ou non.
- « Ça va. » Répondit-il simplement.
Il se leva et sortit de la salle, Sidney et Aaron à ses talons, échangeant des regards dubitatifs mais n'osant visiblement pas poser plus de questions.
Ils entrèrent dans leur salle commune où quelques élèves étaient assis sur les larges fauteuils verts qui formaient un arc autour de la cheminée, échangeant des cartes de choco-grenouilles ou se racontant leurs vacances. Tom pouvait entendre leurs exclamations et leurs rires alors qu'il traversait la pièce en direction de son dortoir. Mais tous les sons lui parvenaient comme lointains et étouffés. Il n'avait qu'une envie, se retrouver seul. Il ne savait pas ce qui lui arrivait. Tout ce dont il était sûr, était que son état avait un rapport avec la nouvelle et cette idée lui paraissait totalement incongrue et déplaisante. Il planta ses deux disciples sur le pas de la porte et se laissa tomber sur son lit sans même prendre la peine d'enlever ses chaussures. Il ferma les yeux et la seule chose qu'il fut capable de voir furent deux immenses yeux bleus qui le fixaient avec une telle intensité que c'en était presque effrayant. Il rouvrit les paupières et se redressa pour se retrouver assis sur le bord du lit. Ses pensées étaient dans un tel désordre qu'il se trouva incapable de réfléchir de façon cohérente.
Il resta ainsi, pendant plusieurs minutes, à contempler la porte du dortoir sans parvenir à se représenter autre chose que le regard perçant de Mathilde Devaux.
