Voilà le troisième et dernier chapitre de cette mini-fic.

Merci à ceux qui ont laissé des commentaires (même si ils ne sont pas nombreux hum hum)

Je n'ai rien à ajouter, à part bonne lecture (et qu'une petite review ça fait toujours plaisir. . . )


Chapitre trois

Une semaine était passée depuis la malheureuse conversation des deux serpentars. tom n'avait pas adressé la parole à Mathilde depuis ce mercredi soir, il ne la regardait même plus et évitait sans cesse sa présence. a vrai dire, il évitait la présence de tout le monde. il ne daignait même plus parler à Aaron et Sydney.

bien qu'il n'eut jamais été très extroverti, ce comportement inhabituel avait été remarqué par bon nombre d'élèves qui se demandaient pourquoi tom riddle, qui, bien que de nature peu loquace, avait toujours été au centre de tout ce qui se passait à poudlard, s'était du jour au lendemain reclus, à l'écart de toute la communauté.

Mathilde essayait tant bien que mal d'approcher tom, lui lançant des regards plein d'espoir à chaque fois qu'elle le croisait dans un couloir ou dans la grande salle, mais tom l'ignorait royalement.

en réalité, bien que la façade dont il s'était pourvu laissait croire à une indifférence totale, ne plus parler à Mathilde qui était la seule amie qu'il n'ait jamais eut lui était pratiquement insupportable. il faisait tout son possible pour ne pas croiser son regard, sachant qu'il ne le supporterai pas. sans même s'en rendre compte, tom était en train de se construire une véritable carapace, hermétique aux sentiments humains, qui, il en était de plus en plus convaincu, n'étaient qu'une vaine cause de souffrances.

tom passa le dernier samedi d'octobre à poudlard. il avait préféré ne pas se rendre à pré-au-lard sachant qu'il aurait eut du mal à supporter de voir des bandes d'adolescents à l'intelligence limitée s'agglutiner dans des magasins sans intérêt ou dans des bars douteux vu l'état psychique dans lequel il se trouvait.

Quand vers dix-huit heures, il entendit des voix dans le couloir annonçant le retour des autres élèves, il se leva du fauteuil sur lequel il était assis depuis deux bonnes heures et prit les marches en direction de son dortoir. trop tard. avant même qu'il ait eut le temps de poser un pied sur la première marche, la porte de la salle commune s'ouvrit et Mathilde entra avec ses trois compères de cinquième année tous visiblement pris d'un fou rire incontrôlable.

Tom ne put s'empêcher de se retourner et se retrouva face à face avec Mathilde qui s'arrêta net de rire à la vue du regard meurtrier de son ami.

- « oh, heu. . . bonjour tom. » balbutia-t-elle incontestablement gênée et surprise de le trouver là. « tu vas bien? »

Soudain tout s'éclaira, il venait de comprendre quelque chose, quelque chose qu'il n'avait pas soupçonné jusqu'ici. l'évidence lui sauta pourtant aux yeux alors qu'il plongeait les siens dans ceux de Mathilde. il était à présent plus en colère contre lui-même qu'il ne l'avait été contre elle. il se sentit tout à coup ridicule d'avoir ainsi succombé à cette faiblesse humaine qu'était la jalousie. parce qu'il s'en rendait compte maintenant, c'était bien de ça dont il s'agissait.

- « ça va. » répondit-il et il esquissa un sourire du coin des lèvres signe que la guerre était terminée.

Et là, stupéfait, il vit Mathilde se jeter dans ses bras et sentit un baiser se poser sur sa joue. son cœur s'emballa à une telle vitesse qu'il cru pendant un instant qu'il allait le lâcher.

- « oh tom! Tu n'es plus fâché! » s'exclama-t-elle alors, relâchant son étreinte, ses magnifiques yeux bleus luisant à l'invasion des larmes. « tom, je suis vraiment désolée tu sais, je ne voulais pas te vexer en acceptant d'aller à pré-au-lard avec les autres. »

En entendant ces mots tom se souvînt soudainement que Lewis se tenait toujours à quelques mètres derrière eux et ressentit une sorte de satisfaction en le voyant regarder la scène avec une expression contrariée.

- « je sais. » avoua-t-il.

Et c'est ainsi que les deux amis s'en retournèrent à leurs petites habitudes, oubliant tout à fait l'épisode de pré-au-lard.

Le bonheur de tom dura ainsi quelques semaines, jusqu'à ce qu'au mois de décembre, un nouvel évènement vienne l' ébranler, cette fois ci, irrémédiablement.

Il était exactement dix-neuf heures trente cinq lorsque tom entra dans la grande salle en ce jour du vingt-deux décembre.

Une multitude d'élèves étaient affairés au milieu des bagages et des paquets négligemment posés de part et d'autre de la pièce. ce soir, le poudlard express démarrerai, chargé d'élèves partis rejoindre leurs familles pour les fêtes de noël. comme chaque année, tom ne prenait pas part à ces réjouissances. il préférait passer noël à poudlard, quitte à être seul, plutôt que de retourner dans cet orphelinat qu'il détestait plus que tout et qu'il était déjà obligé de rejoindre deux mois par an pour les vacances d'été.

Dans la salle, c'était l'effusion. les élèves qui s'en allaient gratifiaient leurs amis qui restaient à poudlard de longs au revoirs que tom ne pouvait s'empêcher de trouver totalement pathétiques. d'habitude, il ne prenait pas la peine de descendre pour assister à ce spectacle qu'il jugeait affligeant et écoeurant, mais cette année, il y avait Mathilde, et il voulait la voir avant qu'elle parte.

Il se faufila donc à travers le flux de jeunes sorciers qui encombraient chaque parcelle de la grande salle, tentant de repérer son amie en se dressant sur la pointe des pieds.

Il avançait ainsi depuis cinq bonnes minutes lorsqu'il l'aperçut et à ce moment, dans son esprit, seules deux alternatives s'imposèrent à lui.

Soit il continuait son chemin vers elle et allait frapper cette vermine de Lewis jusqu'à ce que plus personne en ce bas monde ne soit à même de le reconnaître, soit il retournait dans son dortoir et n'en sortait plus jusqu'à la fin de sa vie.

Là, juste devant lui, l'unique personne à qui il était venue dire au revoir était en train de se laisser embrasser par un crétin de la première heure qu'il n'avait jamais pu supporter.

Il fut pris d'une terrible douleur à la poitrine, une douleur qu'il n'avait encore jamais ressentie jusque là. c'était comme si quelqu'un venait de lui enfoncer un poignard dans le cœur et prenait un malin plaisir le faire tourner lentement, de plus en plus profondément. il avait envie de hurler, de tout casser. mais il était incapable de faire quoi que ce soit, il était à terre, complètement à terre, il ne voulait plus rien, ne savait plus rien, détestait tout le monde.

Il s'assit là, au milieu des autres élèves, complètement amorphe, sans vie, sans rien.

Il ne sut combien de temps s'écoula, mais la salle finit par se vider et Mathilde vînt le trouver.

Elle s'avança vers lui, traînant derrière elle une grosse valise noire.

- « ah tom tu es là! Je te cherchais, qu'est-ce que tu fais par terre? »

- « . . . »

- « tom? Est-ce que ça va? tu es tout blanc. tom? »

Il leva les yeux vers elle. elle était encore plus belle que d'habitude, ses long cheveux noirs tombaient en cascade sur ses épaules, ses grands yeux océans brillaient plus que jamais. elle avait l'air heureuse.

Comment pouvait-elle être si heureuse alors que lui était tellement anéantit? pourquoi est-ce que tout autour de lui semblait normal? pourquoi est-ce que la terre continuait de tourner alors que lui avait la sensation que le temps s'était arrêté?

- « pourquoi lui? » demanda t'il.

Pendant un instant, elle parût ne pas comprendre. puis son visage s'éclaira.

- « oh, tu. . . »

- « je vous ai vus, oui »

- « tom je. . . »

- « pourquoi lui Mathilde? pourquoi pas moi? »

épilogue

Les mots qu'elle prononça alors, je les entend encore aujourd'hui comme si elle venait de me les dire.

Ce sont ces mots qui me brisèrent en cet instant même et qui me décidèrent à ne plus jamais m'encombrer d'aucun sentiment.

Au moment même où elle les prononçait, je compris ce que c'était, aimer, et décidai d'y renoncer, pour toujours.

« parce que je ne t'aime pas. »

Voilà, vous connaissez maintenant ma véritable histoire, celle qui a fait de moi ce que je suis.

en ce jour du vingt-deux décembre mille neuf cent cinquante trois, je cessai d'être tom riddle, et devins lord voldemort.