Disclaimer : Cette fic ne m'appartient pas, c'est l'œuvre de sparkey-tangerine, seulement la traduction est de moi.
Chapitre 2: Sauvetage
Pansy courut rapidement cers les cachots, ses trois amis traînant derrière elle.
"Elle est si impulsive." pensa Draco.
"Pansy, attend un peu! Nous ne savons même pas si cette lettre est réelle!" cria Theo.
"Tu préfères prendre le risque qu'elle soit fausse et ne rien faire? J'ai un mauvais pressentiment à propos de tout ça." répliqua-t-elle.
Draco accéléra. Les mauvais pressentiments de Pansy s'avéraient habituellement fondés.
"Elle marque un point." commenta Blaise, le souffle rendu court par la course en une température aussi humide.
Des hurlements et de grands cris parvinrent aux oreilles des quatre Serpentards alors qu'ils tournaient le dernier coin avant les quartiers privés du professeur Rogue. Ils s'arrêtèrent, Theo fonçant dans le dos de Draco tandis que Blaise joggait pour les rejoindre, pantelant et le visage rouge.
"Je crois que je manque d'entraînement."
Personne ne l'entendit alors qu'ils regardaient tous leur Directeur de Maison faire sa crise, tout à fait puérile.
"Pourquoi ai-je l'impression que c'est à cause de Potter?" se demanda Draco avant de retourner à la contemplation de son parrain. L'homme était rouge de colère.
"POURQUOI LE LOUP-GAROU ET SON CHIEN GALEUX NE PEUVENT-ILS RESTER AU QUARTIER GÉNÉRAL?" argumenta... non, hurla un Severus Rogue livide. Albus Dumbledore soupira en regardant les quatre hommes matures. Supposément matures.
Récemment réincarné, Sirius Black grogna à l'attention de Rogue et de Malfoy Sr. avant de se tourner vers Dumbledore. "Je préférerais être enfermé plutôt que de rester collé à ces deux-là au château! Je ne suis venu ici que pour vous parler de Harry pour le sortir de cette maison! Pas pour parler avec lui!"
Theo renifla. "Ces Griffondors..." chuchota-t-il aux autres, levant les yeux au ciel.
Les quatres sourirent, narquois.
"Bien sûr!" se moqua Rogue. "Toujours le précieux Harry Potter! Il doit être tout à fait adoré par sa famille à l'heure qu'il est! LAISSEZ LE MORVEUX LÀ-BAS ET ALLEZ-VOUS EN!"
"Écoute-moi bien Severus, Harry n'est pas du tout bien traité par sa famille. Au contraire. Et c'est Albus qui nous a invités, et habituellement, il a ses raisons de le faire." raisonna Remus Lupin, toujours aussi calme.
"Peuh! Il doit penser qu'il est né avec une cuillère d'or collée au cul." pensa Draco, roulant des yeux alors qu'il entendait Blaise se répéter le mot "Maltraité?", incrédule.
Pansy choisit ce moment pour leur faire part de sa présence, traînant Blaise, Draco et Theodore avec elle, mais Hedwige atteint les pieds de Sirius la première.
"Professeur! Draco a justement reçu une lettre de..."
"C'EST LA CHOUETTE DE HARRY!" haleta Sirius, et commença a secouer frénétiquement son meilleur ami. "HARRY NOUS A ÉCRIT, LUNARD! HARRY!"
Dumbledore sourit aux deux hommes alors que Sirius se mettait à danser et à chanter, totalement plongé dans sa bulle emplie de Harry.
"Cet homme souffre-t-il d'un truc typiquement Griffondor, ou bien d'une maladie mentale contagieuse? Mmm... Probablement un truc Griffondor." Draco remercia mentalement Merlin de l'avoir envoyé à Serpentard.
Blaise ne put s'empêcher de percer sa bulle. "En fait, c'est la tante de Potter qui a écrit au Professeur Dumbledore."
Les deux Marauders s'arrêtèrent, regardant le jeune Anglais aux origines espagnoles avec des yeux ronds, prononçant en même temps "Sa tante?".
Pansy approuva. "Oui, il est signé Pétunia Dursley au bas de la lettre. Mais là n'est pas la..."
Sirius l'interrompit. "Tuna! TUNA A ÉCRIT À DUMBLEDORE? Elle déteste la magie. Pourquoi lui enverrait-elle un HIBOU?"
"Puis-je voir la lettre, Miss Parkinson?" demanda Dumbledore alors que Remus essayait de calmer Sirius.
"Sirius, je suis certain qu'il y ait une explication à tout ceci. Une explication logique. Maintenant calmez-vous, ou bien tu vas te tuer. Pour une seconde fois!"
Rogue renifla sarcastiquement. "Oh! Mais j'attendais les obsèques avec tellement d'impatience."
"En es-tu sur? On en ferait certainement tout un tapage." Ajouta narquoisement Lucius Malfoy.
Draco haussa les sourcils. "Ai-je bien entendu mon père blaguer?" C'était la première fois que Draco voyait son père aussi détendu, même avant le retour de Voldemort.
Sirius et, chose surprenante, Remus, leur envoyèrent deux regards noirs. Sirius ouvrit la bouche pour commencer une autre joute verbale, mais la voix de Dumbledore l'arrêta.
"Oh mon dieu, il me semble que Harry soit tombé malade." Il ne semblait pas choqué. Ça, ou bien il cachait vraiment bien ses émotions.
Sirius et Remus pâlirent.
"M... Malade? Comment? Donnez-moi ça!" hurla Sirius, saisissant la lettre des mains du vieil homme.
Lucius jeta un coup d'oeil à son fils et à ses amis, la confusion transparaissant à travers son masque habituel.
"Comment cette lettre est-elle parvenue entre vos mains? Et ne me dites pas que Potter écrirait à quatre Serpentards…"
Draco secoua la tête. "Ce hibou nous l'a simplement jetée dessus et a commencé à s'agiter autour de nous comme une cinglée. Potter va sûrement chier des briques quand il verra que nous avons lu cette lettre !"
"Draco, ton langage." l'avertit Lucius.
Severus grogna. "Il a sûrement demandé à sa tante d'écrire cette lettre pour qu'il puisse partir plus tôt. Il croit peut-être que nous allons accourir pour venir le chercher. Ce n'est qu'un morveux arrogant. Comme son père."
Deux "Severus!" (de la part de Remus et de Dumbledore) ainsi qu'un "Bâtard graisseux!" (de Sirius) ne se firent attendre à cette remarque.
Même Pansy défendit Potter.
"Ça dit qu'il a une fièvre de quarante-neuf degrés! C'est douze degrés au-dessus de la normale! Et il vomit du sang! Pourquoi voudrait-il faire une chose pareille, alors qu'il sait pertinemment qu'on viendra le chercher et que, par la même occasion, on comprendra qu'il a menti?"
La réponse sortit comme un boulet de canon de la bouche de Rogue. "C'est Harry Potter. Il dira simplement qu'il avait besoin de sortir de là, et tout le monde roucoulera comme s'il était un bébé. Sale morveux!"
"Ok... Professeur Rogue vient juste d'utiliser le verbe roucouler. Y a-t-il quelqu'un d'autre qui a trop respiré de vapeurs de potions?" demanda Blaise, s'éloignant du Maître des Potions, furieux.
"Ça fait deux fois que tu traites mon neveu de morveux, Snivellus!" avertit Sirius.
"Mais c'est la vérité, Black! Que vas-tu faire, à ce propos?"
"Oh merde... Les voilà qui recommencent." soupira Lucius, avant de recevoir un coup de sa propre canne de la part de Severus, visiblement furieux. "Severus, tu as quarante-cinq ans, ne pourrais-tu pas agir comme tel? Je t'ai choisi comme parrain pour Draco afin de lui montrer le bon exemple. Là, tu agis comme un vulgaire morveux. Je vois maintenant d'où il tient cela."
"Hé!" commença Draco, mais Remus l'interrompit.
"Sirius, tu te rappelles, en sixième année, quand Lily était tombée malade une semaine avant son seizième anniversaire, avec exactement les mêmes symptômes?"
Albus Dumbledore sourit à un de ses gradués les plus intelligents. Il ferait un excellent Directeur, un jour, s'il pouvait l'amener à accepter...
Draco fronça des sourcils. "Potter a la maladie de sa mère? Mais ça n'a aucun sens!"
Dumbledore approuva. "Exactement! Vous devriez aller le chercher immédiatement. Je vais demander à Pompom de lui préparer un lit. Nous sommes le trente et un juillet, aujourd'hui."
"Albus!" intervint Rogue, sachant que c'était peine perdue. "J'ai déjà suffisamment vu ce garçon comme ça. Maintenant il vient me déranger pensant mes vacances."
Dumbledore sourit. "Je suis certain que Harry se sentira de la même façon, Severus."
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Pétunia Dursley regarda par la fenêtre de sa salle de séjour pour la centième fois depuis ce matin. Elle avait envoyé Vernon et Dudley dans une séance de magasinage qui les occuperait pendant toute la journée, afin qu'ils puissent venir chercher le garçon. Elle était légèrement inquiète pour Harry, mais ça, elle ne l'avouerait jamais. Il s'était réveillé toutes les heures pour rejeter plus de sang à chaque fois, et à minuit, il avait hurler à la mort avant de tomber inconscient. Sa fièvre avait disparu comme par magie, à défaut d'autres termes, et le matin suivant, il gelait.
L'étage entier du 4, Privet Drive était maintenant glacial, la pièce la plus froide étant la chambre du garçon. La nuit dernière, il y faisait une chaleur suffocante, tellement que les tuyaux sous le plancher de la chambre avaient éclaté, versant leur contenu dans la salle de bain du dessous.
À cette pensée, Pétunia fronça des sourcils. Elle aurait du se rappeler que c'était à cause de lui que sa chevelure blonde grisonnait prématurément.
Elle poussa un petit cri et renversa un peu de son thé quand elle entendit des coups cognés contre sa porte. La crainte la saisit alors qu'elle tentait de se calmer tout en allant répondre à la porte.
Un homme vêtu d'habits minables se tenait sur le seuil, accompagné d'un énorme chien. Pétunia plissa du nez à sa vue, et à celle de son toutou galeux, avant de remarquer ses cheveux blonds grisonnants. Ah, un esprit analogue. Maintenant qu'elle y pensait, cet homme lui semblait vaguement familier.
"Que puis-je faire pour vous aujourd'hui, monsieur?"
L'homme sourit. "Nous sommes ici pour Harry Potter. Si vous nous laissez entrer, les voisins n'en sauront pas un mot."
Pétunia pâlit avant de faire un pas sur le côté afin de les laisser entrer. "Nous? Il y a seulement lui et l'horrible chose qui lui sert de chien." Pétunia avait une peur effroyable des gros chiens noirs. Un des amis de sa sœur avait la faculté de se transformer en énorme chien. Un jour, il avait couru après elle et elle avait dû grimper à un arbre pour lui échapper. Depuis ce temps, Pétunia avait détesté les chiens noirs.
"Où est-il?" demanda le sorcier avant de se tourner vers son chien. "Tu peux te retransformer maintenant Sirius."
À la grande horreur de Pétunia, le chien se transforma en l'ami de Lily, le tueur en série Sirius Black.
"Salut Tuna!" salua-t-il, affichant un sourire démoniaque. "Je t'ai manqué?"
La bouche de Pétunia s'agita à la manière d'un poisson pendant un moment avant que ses yeux ne se révulsent et qu'elle ne tombent dans les vapes.
Sirius rit, Remus étudia le cas de la sœur de Lily.
"Tu sais, elle a sûrement du sang de Vélane en elle. Regarde ses cheveux blonds et ses yeux bleus. Dommage, Lily était une Vélane Élémentaire. Allons chercher Harry."
Sirius sautilla par-dessus Pétunia et courut dans les escaliers. Il glissa sur de la glace.
"Whoa, Lunard! Tu vois ça? Je crois que notre petit Harry tient plus de sa mère que de James."
Remus rit. "Tu sais, je commence à avoir peur pour Voldemort. Si Harry a la moitié du tempérament que sa mère avait sans son sang de Vélane, je peux déjà sentir le Voldemort roussit."
En haut des escaliers, la glace avait un centimètre d'épaisseur, et atteignait presque les deux centimètres près de la porte de la chambre de Harry.
Sirius siffla. "Te rappelles-tu comment Lily avait gelé toutes les potions de Madame Pomfresh alors qu'elle était alitée à l'infirmerie? J'ai l'impression que Harry l'a surpassée."
Atteignant la porte, Remus essaya un charme pour faire fondre la glace qui maintenait la porte close. Mais l'eau gela automatiquement de nouveau. Les deux hommes se regardèrent, les sourcils levés.
"Surpassée, tu dis?" dit Remus. Sirius haussa les épaules et lança un sort de destruction avant de se précipiter dans la pièce.
Erreur.
Sirius glissa, passant devant le lit de son neveu, et fonça dans le mur en face de lui. Remus lui rentra dedans quelques instants plus tard.
"Doucement, Lunard! Le sol est couvert de glace!"
Remus s'éloigna de Sirius, ce qui fit que ce dernier tomba sur le derrière.
"Doucement, Patmol. Le sol est couvert de glace."
Sirius regarda autour de lui pour trouver de quoi frapper son meilleur ami (et accessoirement, son amour secret), mais ne trouva rien qui ne soit pas recouvert de glace.
"Tu sais, si les oreillers n'étaient pas aussi durs que... la glace, je te frapperais avec !"
"Mais bien sûr."
Soudainement, la pile de draps qui recouvraient le lit bougea pour montrer le visage pâle, bleuâtre de Harry Potter. "Re-remmmmmmmmusss? Ssssi-irrriusss ?" questionna une voix mélodique, bégayante. Même avec sa peau teintée de bleu, Harry avait l'air d'un Vélane. Ses cheveux noirs s'étaient naturellement teintés de reflets rouges et blond platine, et avaient un aspect soyeux. Ses yeux verts, lumineux, n'étaient pas cachés derrière ses lunettes et brillaient de pouvoir. Et de soulagement à la vue de ses amis.
La seule imperfection, si on pouvait l'appeler ainsi, était sa cicatrice. Mais elle semblait à cet instant tout aussi magnifique.
"Debout, Harry." demanda Remus gentiment. "Nous sommes venus te chercher pour te ramener à Poudlard."
