Disclaimer : Cette fic ne m'appartient pas, c'est l'œuvre de sparkey-tangerine, seulement la traduction est de moi.
Chapitre 4: Réveil et réponses
Sirius et Remus restèrent au chevet de Harry, mais ce dernier était plongé dans un profond sommeil magique. Mrs. Pomfresh les envoya donc manger un morceau pour ensuite se reposer.
"J'enverrai un mot pour vous avertir quand il se réveillera. Il ira voir Albus si vous n'êtes pas là à son réveil. Maintenant, SORTEZ!"
Les deux hommes n'avaient d'autres choix que de partir, effrayés à l'idée que Mrs. Pomfresh puisse les bannir de l'infirmerie tout au long de la convalescence de Harry. Mrs. Pomfresh vint vérifier une dernière fois les signes vitaux de son unique patient avant d'aller dîner dans son bureau. Un simple charme lui dirait si l'état de Harry se détériorait.
Harry commença à remuer. Sa bouche était pâteuse, un effet dû aux nombreuses potions qu'il avait dû ingurgiter, et son estomac criait famine. Lentement, Harry s'assit et regarda autour de lui. "Je suis à l'infirmerie. À Poudlard. Ce n'était donc pas un rêve!" Harry sourit. "Rogue et Malfoy ne danseront pas sur ma tombe! Merci mon dieu! La pensée d'un Rogue en tutu est tout à fait effroyable!" "Mais pas celle de Malfoy vêtu d'un tutu? Ou bien celle d'un Malfoy dévêtu..."
À cette pensée, Harry fronça des sourcils. Comment pouvait-il penser à quelque chose d'aussi bizarre?
Secouant la tête afin de s'éclaircir les idées, Harry se leva de son lit et enleva plusieurs couches de vêtements. Sa température corporelle était redevenue normale et nous étions à la fin du mois de juillet.
Mrs. Pomfresh n'étant nulle part en vue, et Harry n'ayant aucunement envie de se faire materner, il quitta l'infirmerie pour la Grande Salle et un peu de nourriture. Il n'avait pas seulement faim, il était affamé.
Un horloge quelque part dans le château annonça qu'il était déjà dix-sept heures trente, heure à laquelle on servait habituellement le dîner à Poudlard. Harry baissa les yeux vers ses vêtements et fronça des sourcils. "J'espère que McGonagall n'est pas là. Je ne suis pas vraiment vêtu pour être vu."
Son estomac gargouillant le sortit de ses pensées et il pressa le pas, marchant inconsciemment beaucoup plus gracieusement qu'il le faisait auparavant.
Il y avait beaucoup plus de bruit dans la Grande Salle que Harry n'aurait pensé. Mais c'était avant de se rappeler qu'il avait vu plusieurs Serpentards quand il était arrivé à l'infirmerie.
"Maintenant je regrette vraiment de ne pas avoir ma valise avec moi." se dit Harry, tirant timidement sur ses vêtements. Il portait une vieille paire de jeans usée et un t-shirt qui semblait être une taille ou deux trop petit. "Hmmm... ce t-shirt me faisait hier, pourtant... je crois." Ses pieds étaient nus.
Soupirant, Harry haussa les épaules. "J'ai plus besoin de nourriture que de vêtements. Ça serait vraiment stupide de guérir cette grippe pour aller mourir de faim."
Lentement, Harry ouvrit la porte de la Grande Salle simplement pour y passer la tête et regarder à l'intérieur. La table des Poufsouffles avait accueilli les étudiants, les adultes et les professeurs qui étaient restés pour les vacances. À sa grande surprise, tout le monde avait l'air de bien s'entendre. Même le professeur Rogue et Sirius, bien qu'ils ne se parlaient pas.
Malheureusement, ce fut McGonagall qui remarqua sa présence la première.
"Potter! Que faites-vous en dehors de l'infirmerie?" demanda-t-elle, coupant toutes conversations.
Que voulez-vous répondre à ça? "Bonjour! Je suis venu mes restaurer! Dah!" Non. Elle ferait probablement un anévrisme s'il répondait cela.
"Euh." Quelle éloquence.
Harry fut sauvé par un Sirius qui courut vers son neveu.
"Harry! T'es réveillé! Oh, tu dois être affamé! Viens donc manger un morceau!"
Harry ne put placer un mot alors que Sirius le prenait dans ses bras pour le transporter jusqu'à la table.
"Sirius! Lâche-moi!" s'écria Harry. "Je vais bien! Je peux marche tout seul, tu sais! Mes jambes ne sont pas atrophiées et ne sont pas tombées!"
Sirius s'arrêta à environ un pied de la table et le regarda d'un air concerné.
"T'en es sûr?"
Harry lutta pour se déprendre. "Oui." affirma-t-il, pointant ses jambes. "Elles sont juste là."
Dumbledore rit sous cape alors que Harry glissait sur un siège et s'attaquait au plat de sushi. L'instant d'après, Sirius prenait place à ses côtés et le regardait, tout comme le reste de la tablée, dévorer les sushi l'un après l'autre.
Remus parla avant que Harry ne mange la vaisselle au complet. "Je ne savais pas que tu aimais le sushi, Harry."
Harry s'arrêta, la bouche pleine, et regarda autour de lui. Voyant que tous le regardaient, il rougit.
"Moi non plus, Remus."
Tout le monde recommença à manger, comme si on avait appuyé sur le bouton 'play' sur un film mis sur 'pause'. Quelques Serpentards regardaient toujours fixement Harry, ayant de la difficulté à viser leurs bouches avec leurs fourchettes. C'est alors que Harry remarqua avec qui il était.
Pansy Parkinson, Blaise Zabini, Matthew Flint, Luis Montague, Terence Higgs, Gregory Goyle. Saisissant son verre, Harry continua son observation. Thedore Nott, McGonagall, Flitwick, Dumbledore. Harry fit une pause et prit une gorgée de son jus de fraises. Rogue, Draco Malfoy, Lucius Malfoy.
Harry s'étouffa aux deux derniers noms. Encore une fois, tous les yeux se tournèrent vers lui. Rogue se moqua.
"Merlin, Potter, est-ce possible pour vous de vous restaurer comme un être humain civilisé, plutôt que comme un animal enragé? J'imagine que cela doit être dû à votre parrain."
Sirius grogna, ouvrant la bouche pour répliquer, mais Harry le fit avant lui. La température de la pièce monta de quelques degrés.
"Merlin, Rogue, ne pouvez-vous pas parler comme un être humain civilisé, plutôt que comme un vulgaire mendiant? Toutes ses années sous le commandement d'un cinglé vous a sûrement déréglé le cerveau."
Harry mit ses mains devant sa bouche, revenant à lui. La voix qui avait parlé était subtilement plus profonde que la sienne, et aussi froide que de la glace. Plusieurs Serpentards le fixèrent, Remus haussa les sourcils, et Sirius sourit.
Rogue, dont le visage était pâle à cause du choc, tourna rapidement au rouge. "Pourquoi vous..." commença-t-il, mais il fut interrompu par des cris hystériques.
"ALBUS! IL EST PARTI! ALBUS!"
McGonagall regarda Harry d'un regard acéré. "Mrs. Pomfresh vous a-t-elle laissé sortir, Potter?"
Harry devint écarlate. "Le chat sort du sac." "Hmm... En quelque sorte..." Un regard noir. "Euh, non, pas vraiment."
Sirius sympathisa. "Ça, ça va faire mal, Harry, crois-moi." Harry pâlit.
"Mais elle n'était même pas là. Je ne l'ai même pas vue! Et j'étais affamé!"
Mrs. Pomfresh fit son entrée avec grand bruit, ses robes blanches s'agitant autour d'elle, le visage rouge.
"Albus, Mr. Potter est-
"Juste ici." compléta Dumbledore avant qu'elle ne panique. Mrs. Pomfresh regarda son prisonnier, euh patient, assis à la table, l'air coupable, et ses yeux se rétrécirent.
"Mr. Potter, vous ai-je donné la permission de quitter l'infirmerie?"
Harry déglutit. Blaise Zabini retint un rire.
"Et bien..."
Dumbledore se leva avant que soin infirmière ne devienne une meurtrière et ne fasse ce que Voldemort désire le plus depuis bien avant la naissance de Harry.
"Harry se sent mieux maintenant, Pompom. Après la conversation que nous aurons à mon bureau, je vous l'enverrai afin qu'il passe un dernier examen médical. Viens avec moi, Harry."
Harry sauta pratiquement en bas de son siège et rejoint Dumbledore, en prenant soin de toujours se trouver du côté opposé à l'infirmière enragée.
Dumbledore se tourna vers la tablée. "Sirius, Remus, je crois qu'il serait mieux que vous vous joigniez à nous."
Harry jeta un regard curieux à son Directeur avant de le suivre à l'extérieur de la Grande Salle.
Les quatre hommes marchèrent silencieusement jusqu'au bureau du Directeur. Et puisqu'il détestait les silences, il ne put s'empêcher de poser la question qui lui brûlait mortellement les lèvres.
"Alors Professeur, savez-vous ce qu'il m'arrive?"
Dumbledore hocha la tête. "Oui, mais il est plus sûr que je réponde à cette question lorsque nous serons confortablement installés dans mon bureau. Cracker Jack."
La gargouille fit un pas de côté et c'est à ce moment que Harry remarqua à quel point tout autour de lui scintillait. Sirius posa une main réconfortante sur son épaule alors qu'ils prenaient tous place dans le bureau, brillant. Du moins, brillant du point de vue de Harry.
Harry s'assit sur le bord de sa chaise, visiblement nerveux. Dumbledore soupira avant de commencer son récit.
"Harry, savais-tu que ta mère était considérée comme une des plus belles femmes ayant jamais fréquenté cette école?"
Harry secoua la tête. En quoi la beauté de sa mère avait-elle un rapport avec sa maladie?
Sirius soupira à son tour. "Ça, elle l'était. Si elle n'était pas destinée à James, tu peux être certain que je lui aurais couru après."
Remus sourit. "Et si tu avais survécu à la jalousie maladive de James."
Dumbledore rigola. "Ta mère avait un secret. Et ce secret a fait en sorte que tu sois tombé malade. Est-il juste d'affirmer que tes symptômes ont commencé il y a une semaine?"
Harry approuva à nouveau. Oui. Maintenant que j'y pense, j'ai été malade durant une semaine exactement. Alors que vient faire ma mère dans tout ça?"
"Harry" commença doucement Dumbledore. "Il se peut que tout cela te choque mais tu dois savoir que Lily Evans était une Vélane. Et pas seulement une Vélane ordinaire. Elle faisait partie d'une espèce rare que nous appelons les Vélanes Élémentaires. Et tu es aussi un Vélane Élémentaire."
Sous le choc, Harry regarda le vieil homme comme s'il apprenait pour la deuxième fois qu'il était sorcier. Il retrouva finalement la voix. "Mais les Vélanes son pacifiques et... Et femelles! J'ai les cheveux noirs et je crois être en mesure de savoir si je suis un mec ou une fille! Ça ne peut être vrai!"
Sirius mit un bras autour de son neveu. "Et pourtant, ça l'est. Lily était une Vélane, et James, son âme sœur. C'est pour ça qu'ils se sont mis ensemble à la fin de la cinquième année. Lily avait reçu son héritage. Par contre, elle n'a jamais été aussi malade que tu l'as été."
Harry avait les yeux grands ouverts. "Est-ce pour cette raison que son amour m'a sauvé de l'Avada? Parce qu'elle était une Vélane Élémentaire? Et pourquoi est-ce que je vomissais du sang? Et puis, pour la chaleur et le froid?"
Remus s'éclaircit la voix. "Et bien, ce que les Vélanes désirent avant toute chose, c'est leur âme sœur. Si leur compagnon ou leurs enfants sont en danger, ils feront tout ce qui est en leurs pouvoirs pour les sauver. Les Vélanes peuvent même devenir des meurtriers, spécialement les Élémentaires. Mais j'ai peu de connaissances quant à l'héritage des Vélanes Élémentaires."
Dumbledore reprit là où Remus était rendu. "Et bien, pour être un Vélane Élémentaire, il est seulement nécessaire qu'un des deux parents le soit. Le fait que ton père soit un sorcier au sang pur fait de toi quelqu'un d'encore plus puissant. Les Élémentaires comme ta mère et toi ont d'abord cette espèce de grippe magique, qui fait que vous passez de la chaleur au froid, parce que c'est votre meilleur moyen de défense contre les ennemis. As-tu remarqué que lorsque tu t'es fâché à la suite du commentaire de Severus, la pièce entière a vu sa température monter? La colère produit une hausse de température qui peut t'aider à conjurer tes pouvoirs élémentaires tels que le feu et la lumière. Si tu te sens menacé, ton corps produira du froid, comme celui que tu as expérimenté aujourd'hui. Lorsque tu voudras te défendre, tu ne sentiras pas ces changements de température. Le froid t'aidera à contrôler la glace et l'eau. Ces deux moyens de défense t'aideront à te préparer à recevoir tes autres pouvoirs."
Remus approuva. "Quand nous sommes allés le chercher, la glace qui recouvrait la porte de sa chambre avait une épaisseur de deux centimètres et a gelé automatiquement quand j'ai tenté de la faire fondre."
Harry fronça des sourcils. "J'ai senti la magie dans la maison. Je n'avais ressenti cela auparavant. Et tout ce qui se trouve ici scintille. Est-ce normal?"
Sirius hocha la tête. "Ta mère pouvait voir les imbéciles à un kilomètres de distance après son seizième anniversaire. Mais elle a cessé de détester James et voilà, tu en es le produit."
Harry rougit. "Vous avez dit qu'un Vélane avait besoin de trouver son âme sœur."
"Oui Harry, mais nous allons attendre jusqu'à ce que l'école recommence pour savoir quoi faire à propos de tout cela." décida Dumbledore. "J'ai le sentiment que nous n'aurons pas à attendre trop longtemps avant que tu ne trouves ton âme sœur."
Remus et Sirius froncèrent des sourcils. Dumbledore savait déjà qui était l'âme sœur de Harry?
"Et à propos du sang? Ça, c'était le pire."
"Oui, on m'a dit que tu avais perdu beaucoup de sang. Et bien, c'était ta partie Vélane qui rejetait tout ton sang moldu. Puisque Lily n'était pas une moldue, ton corps s'est purgé de lui-même. Maintenant, tu as du nouveau sang qui coule dans tes veines."
Harry devint soudainement tout excité. "Professeur, Remus a dit que c'était l'amour de ma mère ainsi que ses pouvoirs de Vélane Élémentaire qui m'ont sauvé cette nuit-là, n'est-ce pas?"
Dumbledore approuva. "Oui, l'amour peut être considéré comme un élément, et les Vélanes sont des êtres d'amour. Quel est ton point, Harry?"
"Et bien, si j'ai du nouveau sang, le sang de ma mère, donc le sang que Voldemort m'a pris à la fin de la Troisième Tâche, n'a plus aucune utilité. J'ai du nouveau sang et la protection de ma mère devrait être restaurée après avoir reçu mon héritage. Peut-être que cette protection provenait de mon père, alors maintenant elles seraient toutes deux restaurées..."
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