Disclaimer : Cette fic ne m'appartient pas, c'est l'œuvre de sparkey-tangerine, seulement la traduction est de moi.
Réponses aux reviews:
winrii: Pourquoi "lol"? Contente que la fic te plaise toujours!
adenoide: Malheureusement, l'attirance ne sera pas pour tout de suite... En tout cas, bonne lecture!
Anonyme c encore moi: Je suis ravie que la fic te plaise! Elle est trop bien, je n'aurais pas pu arrêter si tôt! Bises.
Molafofolle: Et bien la voilà, la suite, en espérant que tu l'aimes.
onarluca: Et oui, d'un commun accord, Alanisse et moi avons décidé de continuer chacun de notre côté. Mais à l'avenir nous posterons le même jour. Puisqu'elle ne peut pas vraiment poster le lundi et qu'elle le fait généralement la fin de semaine, le prochain chapitre (le mien) devrait sortir la fin de semaine prochaine, donc un ou deux jours plus tôt. Contente de t'avoir toujours parmi mes lecteurs!
Vif d'or: Oui, il est un tantinet jaloux, mais c'était surtout une manière de montrer à quel point Harry est devenu beau. Bonne continuation!
Lunicorne: Vraiment heureuse que cette fic te plaise. Voici la suite. Bonne journée!
Meri-Chan91: Contente que ça te plaise. Je ne sais pas précisément quelle taille atteindra Harry, mais il est certain qu'il aura de quoi te faire baver! Bises.
Et voilà, merci beaucoup pour vos reviews. Et maintenant, la suite!
Chapitre 6 : Joyeux Anniversaire, Harry !
Harry, Remus et Sirius se tenaient devant la seule chose qui les séparait de la Salle Commune de Serpentard. Un portrait. Et pas n'importe lequel, un portrait qui représentait un serpent.
« Original. Je paris que vous ne savez aucunement où est-ce que ça mène. » s'exclama Sirius d'une voix traînante. Le serpent siffla aux Griffondors qui lui manquaient de respect («Typique.»), mais seulement Harry comprit.
« Gryffondorks, peuh ! Je suppose que je vais devoir les laisser entrer s'ils ont le mot de passe. Ce qui est peu probable. »
Harry sourit au serpent et lui siffla une réponse. « Il se trouve que nous l'avons. Et en ce moment, je préfère être un Gryffondork plutôt qu'un Serpentard. Maintenant, Sang Pur. »
Le serpent parut choqué un moment avant de réaliser que le 'Gryffondork' était en train de lui parler. Il sortit la langue et goûta l'air.
« Un Élémentaire. Un Vélane Élémentaire. Mes excuses. Veuillez entrez, je vous prie. »
Harry sourit à nouveau avant de siffler ses remerciements au serpent alors que la porte s'ouvrait. Sirius chancela.
« Je déteste quand tu fais ça. »
Harry sourit moqueusement, un sourire qui rappela aux deux hommes celui qui serait le compagnon de Harry.
L'ambiance dans la Salle Commune de Serpantard était tout sauf accueillante. Tous les Serpentards étaient soit assis, soit formant un cercle autour des flammes argentées qui dansaient dans l'âtre de la cheminée, ou bien, dans le cas de Rogue ou de Malfor Sr., jetant des regards menaçants en direction de la porte d'entrée.
«Et bien ! Ne sentez-vous pas ce joyeux sentiment de chaleur envahir votre cœur quand vous mettez les pieds ici ? C'est jouissif ! » dit Harry, sarcastique. Remus renifla.
«Oui, mon cœur en est tellement empli que j'ai l'impression que je vais être malade. »
Les trois Gryffondors descendirent lentement les escaliers, se méfiant de ces Serpentards supposément démoniaques.
Rogue prit finalement la parole. « Au nom de Merlin, comment Albus a-t-il pu être d'accord avec tout ceci ? Black ! J'imagine que c'est toi qui voulais étrangler tout le monde dans leur sommeil. Ou bien était-ce Potter, avide de sympathie. »
«Croyez-moi, nous avons tous les trois essayé de nous sortir de cette situation. Dès que je trouve une paire de ciseaux, je m'en vais faire une petite visite chez le Directeur.»
Tout le monde regarda Harry, choqué. Harry Potter, le Garçon-Qui-A-Survécu, ne venait-il pas juste de menacer le Directeur, Albus Dumbledore?
Harry soupira fortement. « Pas le Professeur Dumbledore ! Je suis ici par les bons soins d'un Choixpeau vengeur. »
Les regardes choqués demeurèrent.
« Et je ne dirai rien de plus. »
Remus secoua la tête afin de se défaire du charme du Vélane et retrouver ses esprits. Les Serpentards ne furent pas aussi chanceux. Alors qu'ils arrivaient à contrôler leurs émotions, Goyle commença à baver.
« Allez Harry, » dit Remus, en posant une main sur l'épaule de celui qu'il considérait comme son neveu, « Ça a été une longue journée. Tu devrais aller dormir avant que Pompom ne décide de te kidnapper et te garder en otage à l'infirmerie. »
Harry se hérissa comme un chat menacé. « Elle n'oserait pas! Je ne veux pas retourner à l'infirmerie avant que l'école ne recommence! »
Sirius ricana. « Continue comme ça et tu battras tous les records des Maraudeurs en matière de séjours à l'infirmerie en sept ans! Maintenant, » il claqua des mains avant de se pointer lui-même, « Permets-tu à ton adorable Sniffle de t'accompagner dans ta quête aux vêtements, demain? Ou bien suis-je condamné à errer dans cette place à t'ignorer pour le reste de nos vies surnaturelles? »
Harry sourit. « Avec un tel choix, je suis obligé de dire que j'aimerais passer un peu de temps avec Sniffle. La contre-partie est vraiment trop ennuyeuse. »
Harry esquiva le coup de Sirius, puis reporta son attention aux Serpentards. Ils avaient été étrangement tranquille tout au long de leur petite conversation. Ses yeux vert émeraude en trouva une paire argentée, et son cœur manqua un battement. Il ne s'était pas rendu compte qu'il s'était déplacé avant que Draco Malfoy ne se mette à parler.
« J'imagine que tu veux t'asseoir? » fut tout ce qu'il demanda, reprenant le contrôle et repoussant l'attraction de Harry. Ce dernier se secoua mentalement. Que diable se passait-il? N'était-ce qu'un effet secondaire de son importante perte de sang?
Harry acquiesça. Il ferma les yeux et prit place près du feu, laissant la douce chaleur le réconforter. Un toussotement poli le sortit soudainement de son bonheur. En ouvrant les yeux, Harry vit Pansy Parkinson assise en face de lui, ses yeux bleus comme la mer semblant le transpercer.
« Euh… salut. » murmura Harry doucement.
« Tu vas bien, maintenant? » Sa question n'avait pas été énoncée par son habituel ton moqueur, mais par un ton qui était un brin plus chaleureux qu'indifférent.
Alors qu'il était surpris par la question, Harry se rendit compte à quel point la situation actuelle pouvait être embarrassante. Ces gens l'avaient vu dans un des pires moments de faiblesse de sa courte vie. Il serait tout à fait le genre de ces bons vieux Serpentards qu'il connaissait d'utiliser la chose pour la retourner vilement à leur avantage. « Mais ceux-là sont les nouveaux Serpentards. » argumenta soudain une voix dans la tête de Harry. « Avant, c'était simplement de la poudre aux yeux! »
« Ah non, alors! Es-tu en train de me dire qu'ils n'ont pas apprécié un seul de ces moments? Je paris qu'ils l'ont pris comme des bonus, sinon je ne m'appelle pas Harry Potter. »
« Pourquoi es-tu aussi soudainement pessimiste? Indirectement, ces gens risquent leurs vies pour toi! Et toi, tu oses croire qu'il y aurait peut-être un motif alternatif derrière tout ça, simplement en te basant sur tes préjugés! »
Génial. Maintenant, Harry se sentait mal. Et pourquoi cette voix ressemblait-elle autant à celle de Rogue?
Réalisant qu'il n'avait toujours pas répondu à la question de la Serpentard, Harry rougit et s'éclaircit la voix.
« Oui, je vais beaucoup mieux maintenant. Euh... c'est gentil de l'avoir demandé. »
La jeune fille lui sourit, et à partir de cet instant, la pseudo-glace était brisée. Une grande tension quitta la pièce alors que Sirius et Remus prirent place aux côtés de Harry.
Matthew Flint sourit timidement aux deux hommes avant de reporter son attention sur Harry.
« Alors Potter, qu'est-ce qui n'allait pas chez toi? »
Luis Montague roula des yeux. Harry avait l'impression d'avoir pénétrer dans un univers alternatif.
« Tu n'as aucun tact, Matt. Tu étais supposé de lentement soutirer l'information de manière à ce qu'il ne se rende compte de ce qu'il ait dit que trop tard. Pas lui jeter cette question à la figure! »
Matt haussa les épaules. « J'étais simplement curieux. » Il retourna à Harry. « Alors? »
Harry se rappela que Remus lui avait dit qu'ils lui démontreraient le plus grand respect s'il leur révélait sa vraie nature, mais il est impossible d'enseigner des tours à un vieux chien. Harry n'était même pas sûr qu'il le dirait à Ron et Hermione, alors oubliez ceux qui avaient ri de lui et de ses amis les cinq dernières années.
« Et bien, j'étais malade. » dit Harry, espérant que le garçon trop curieux accepterait cette réponse et le laisserait tranquille.
« Et la récompense de l'année en matière d'éloquence va à... » dit Theodore Nott, un brin d'amusement colorant sa voix.
Harry soupira et regarda ses gardiens à la recherche d'un peu d'aide. Remus haussa simplement les sourcils dans une mimique qui signifiait 'qu'attends-tu pour leur dire?'. Sirius était déchiré à la fois entre leur dire de se mêler de leurs affaires et de leur balancer toute l'information.
« Pourquoi ne comprend-il pas? » pensa Sirius alors que Harry tentait de leur expliquer sa soudaine maladie tout en essayant de garder son secret. « Remus lui a dit qu'il lui fallait être fier d'être un Vélane Élémentaire, pas de le cacher comme si c'était un effroyable secret! S'il ne peut même pas s'accepter lui-même, comment pourra-t-il avaler le fait que DRACO MALFOY soit son âme sœur? »
Sirius se décida à parler afin de sauver son pauvre neveu des griffes de Serpentards avides d'informations.
« Harry a simplement reçu son héritage. C'est héréditaire, alors Albus doit le préparer à ça. Il n'y a vraiment pas de quoi s'affoler. »
Pansy renifla. « Pas de quoi s'affoler? Ouais, bien sur. Je suppose qu'il n'y a pas de quoi s'affoler lorsqu'on vomit du sang. »
Sirius eut l'air gêné. Harry soupira mentalement, soulagé que les projecteurs ne soient plus sur lui.
Remus semblait déçu par Sirius. Il était supposé encourager Harry à révéler son secret à Draco et aux autres Serpentards, pas de l'aider à le cacher. Remus l'avait vécu, et ça n'avait été une très belle vie.
« Hé, Harry. » s'exclama soudainement Remus, plongeant la main dans ses robes et en sortant un cadeau. « Joyeux anniversaire ! »
Harry attrapa le paquet vert et doré avec ses réflexes d'Attrapeur combinés à ceux de Vélane avant d'afficher un sourire éclatant et de le mettre avec les quatre autres présents qu'il avait reçus.
« Merci Remus! » dit-il joyeusement. « J'aurais sûrement oublié. »
Matt Flint ouvrit grands les yeux. Il était le plus innocent, si on pouvait dire ça comme ça, de tout le groupe, et devenait facilement émotif.
« Tu aurais OUBLIÉ ton propre anniversaire? À qui est-ce que ça arrive? »
Une belle teinte de rouge envahit les joues de Harry. « Moi, apparemment. C'est une longue histoire. »
Sirius fronça les sourcils. « Et elle commence et se termine certainement avec les Dursley. » Il tendit son cadeau à Harry, qui était étrangement petit.
Harry supplia son parrain du regard. « S'il te plaît, ne commence pas avec ça. Pour une fois j'aimerais passer un bon anniversaire, et cela n'inclut pas une conversation à propos des Dursley. »
Rogue renifla, toujours frustré à cause de cet arrangement qui comprenait des Gryffondors dans ses cachots.
« Qu'est-ce qu'il y a, Potter? Ils ne t'ont pas donné assez de cadeaux? Pauvre célébrité! »
Remus retint Sirius alors qu'il essayait de se jeter sur Rogue, et Harry était étrangement calme.
Il posa les cadeaux de Sirius et de Remus par terre. « Vous savez que ceux-là proviennent de Sirius et de Remus. »
Il prit un paquet enveloppé de rouge et lut l'étiquette. « Ron. » Il le posa ensuite avec les autres.
Celui qui était vêtu de papier argenté était gros et lourd. « Hermione. » Le prochain, de taille moyenne, était rouge et doré. « Mrs. Weasley. » Il garda le dernier, emballé de bleu, entre ses mains. « Ginny, Fred et George."
Harry regarda le maître des potions droit dans les yeux. « Le dernier cadeaux que j'ai reçu des Dursley était une vieille paire de chaussettes jaunes. Ils ne portent aucune attention à mon anniversaire, et encore moi à ma personne, maintenant que j'y pense. Excepté lorsqu'on me crie après parce que je n'ai pas terminé toutes mes tâches ménagères. Et vous savez parfaitement que je ne mens pas, et que je ne raconte pas tout cela de manière dramatique. Vous avez pu voir mes souvenirs. »
Harry baissa les yeux, soudainement embarrassé. Avant que quiconque ne dise un mot, il prit tous ses cadeaux et s'en alla dans les appartements qu'il partageait avec Sirius et Remus. Les deux hommes suivirent leur neveu, en colère contre Rogue de l'avoir rendu malheureux.
« Et bien, nous allons nous coucher, nous avons besoin de sommeil. Ça a été une longue journée, et demain nous devons aller à Pré-au-Lard. Bonne nuit tout le monde. »
Seulement Pansy et Matt répondirent. « Bonne nuit! »
Quand la porte fut fermée, Rogue haussa les sourcils en direction de ses Serpentards. Et de Lucius. Tout le temps qu'ils étaient là, il était resté silencieux, alors que les autres étaient demeurés... chaleureux et invitants.
« Il n'est pas ce que tu crois, Sev. » répliqua Lucius, qui avait aussi haussé les sourcils en réponse. « Il me coûte énormément de dire cela, mais Harry Potter ne devient l'arrogante et égocentrique réplique de son père simplement parce que tu ne peux les distinguer l'un de l'autre. Tu oublies même sa mère qui avait un certain tempérament, et je crois qu'en ce moment il est beaucoup plus le fils de sa mère que celui de son père. »
Pansy acquiesça. « Je ne sais pas pour vous tous, mais moi, dans ma vraie vie, je n'ai pas été élevée pour haïr Harry Potter, ou bien les Moldus. Bien sûr, en étant à Serpentard, on acquiert l'idée que peut-être sommes-nous supérieurs aux Moldus dans le sens que nous avons des pouvoirs magiques, mais ils ont vécu bien plus longtemps sans magie que nous avec elle. Mes parents nous ont toujours dit, à moi et, » Pansy s'arrêta afin de s'éclaircir la voix. Parler de son frère lui était toujours douloureux. « À moi et à Pat de toujours traiter les autres comme nous aimerions qu'on nous traite. Et maintenant, dans un sens, nous sommes libres. Peut-être y a-t-il toujours la guerre, mais nous ne sommes plus des espions. Nous pouvons être nous-mêmes, et personnellement, j'ai l'intention de devenir amie avec Harry Potter. Il aura besoin de toute l'aide disponible dans le futur."
La Salle Commune demeura silencieuse après le discours de Pansy. Matt se lança, un peu embarrassé.
« Et bien, je n'ai pas d'aussi bonnes raisons de fréquenter le Survivant, mais j'aime simplement les gens en général. »
Cette réplique fit fondre un instant le masque des Serpentards, qui ricanèrent.
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Harry posa ses cadeaux sur la table de la cuisine et regarda autour de lui, ébahi. Il y avait une Salle Commune de taille moyenne, mais tout de même spacieuse, décorée dans divers tons de bleu et de noir qui menait à une cuisine avec un îlot de marbre noir en son milieu et assez de place pour quatre personnes.
Sirius siffla. Remus regarda autour de lui, choqué.
Attenant à la Salle Commune, un corridor séparait quatre chambres, dont les portes étaient disposées par groupes de deux de chaque côté. Toutes les portes étaient de couleur et de grandeur identiques; des plaques portant leurs noms les différenciaient. Sur la dernière était marqué 'Chambre d'amis'.
Sirius sourit. « Vous savez, Dumbledore est vraiment doué pour lécher des culs. »
Remus, surpris, fit un petit bruit de gorge. Sirius lança un regard ennuyé à Harry, qui éclata de rire.
Remus soupira. « Allons jeter un coup d'œil à nos chambres. On revient ici dans dix minutes pour la séance d'ouverture des cadeaux. »
Harry approuva. « Dix piastres que ma chambre est peinte en rouge et or. »
Sirius regarda Harry étrangement. « Dix piastres? Pourquoi voudrais-je dix piastres? Je préférerais avoir des gallions. »
Remus soupira une fois de plus mais tenta d'expliquer rapidement.
« C'est une expression moldue. Piastres signifie dollars, sous, euros, livres sterling. Tu as compris l'idée. Si tu avais pris le cours d'Étude des Moldus comme je te l'avais conseillé, cela n'aurait pas été un problème. »
Harry rit sous cape comme il allait visiter sa nouvelle chambre, écoutant Sirius se plaindre à propos des Moldus et leurs drôles d'expressions.
Par chance, Sirius et Remus avaient oublié son pari. La chambre était peinte avec des bleus et des verts, avec des accents de doré et de beige. Honnêtement, c'était comme de marcher dans un hôtel cinq étoiles. Les murs et le tapis étaient d'un vert foncé, presque noir, alors que le lit avait l'air d'être en or, avec des draps que Harry jugea être fait de coton égyptien, de par l'odeur et la texture. Le plafond avait été ensorcelé afin de reproduire le ciel à l'extérieur, comme dans la Grande Salle. En face du lit se trouvait un énorme walk-in, ouvert, dans lequel les vêtements de Harry avaient été rangés.
« Dommage, ils sont tous trop petits. » grommela Harry pour lui-même.
Dans le coin se trouvait une salle de bain bleu marin. Et elle contenait un comme dans la salle de bain des préfets, tel que Harry avait eu la chance d'essayer au cours de sa quatrième année. Le bain, le lavabo et la toilette étaient en argent étincelant. Le même genre de truc brillant qu'on trouvait dans le bureau du Directeur.
De la magie. Actuellement, Harry pouvait voir la magie. Se concentrant sur ce qui scintillait, Harry jeta un regard à sa chambre et vit que tout scintillait.
« Cool. » dit Harry avant d'entendre distinctement les pas de Sirius qui marchait dans le corridor. Remus le suivait alors que le Vélane présent en Harry associait une certaine odeur au loup-garou.
« Entrez. » dit Harry avant même que Sirius ait cogné.
Sirius entra avec un air ébahi et un Remus amusé.
« Tu t'es transformé en...en...en REMUS! Entre un loup-garou et un Vélane Élémentaire je ne pourrai plus jamais jouer de tours! » cria Sirius avant de se lancer vers le mur. Harry l'attrapa avant qu'il n'endommage davantage son cerveau après l'impact inévitable qui s'annonçait avec le garde-robe de Harry.
Harry tapota l'épaule de son parrain dans une sympathie moqueuse alors qu'il regardait Remus, amusé.
« Alors tu peux aussi entendre les pas des gens? »
Remus acquiesça. « Je vais sûrement devoir t'enseigner comment contrôler tes pouvoirs, en tant que détenteur de certains pouvoirs magiques spéciaux. Sens-tu que tes sens du toucher et de l'odorat sont aussi plus développés? »
Harry hocha la tête, mais il avait l'air confus.
« Ton odeur me crie que tu es un loup-garou, mais il y a une partie de moi qui dit que tu es un gentil loup-garou. De la famille. »
Remus sourit. « Mon instinct me dit aussi que tu es différent, mais tu m'es avant tout familier. Et si nous pouvions oublier un peu cette histoire de familiarités, nous pourrions aller dans la Salle Commune, tu irais y ouvrir tes cadeaux. »
Sirius se revigora et lâcha Harry. « Des cadeaux? Et bien, pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt? Allez, Harry! »
Harry trébucha gracieusement, si cela était possible, et fut poussé dans une chaise de la Salle Commune par Sirius.
Saisissant le plus gros paquet, Sirius s'éclaircit la voix.
« À Harry, Avec amour, de Hermione. Tu as quelque chose à me dire? »
Harry rougit et éloigna le présent de Sirius.
« Ouais, Hermione aime RON! » indiqua Harry en arrachant le papier argenté.
Harry s'attendait à des livres, mais il fut surpris et ravi quand il vit une boîte en bois. En l'ouvrant, Harry haleta et ne put s'empêcher de sauter de joie.
« Hermione, tu es la meilleure! »
Sirius regarda par-dessus l'épaule de son filleul afin de connaître la raison de tant d'agitation. Évidemment, ce n'était pas un livre!
Dans la boîte étaient couchés trois petits vifs d'or, un bronze, un argent et un doré.
« C'est la dernière nouveauté dans l'équipement d'entraînement des attrapeurs. Le doré est pour l'entraînement régulier, l'argenté pour aider à la pratique et améliorer mes figures de vol, et le bronze est pour les réflexes! »
Levant le compartiment qui contenait les vifs, Harry trouva tout au fond un second compartiment qui contenait deux livres. Un s'intitulait S'entraîner pour les Ligues: Complément pour Attrapeurs, et l'autre était La Stratégie pour les Nuls.
« Hermione, » dit Sirius, secouant la tête. « Il fallait qu'il y ait des livres quelque part. »
Harry acquiesça. « Ce ne serait pas Hermione sans ses livres et sa nature stressante de Miss-Je-Sais-Tout. » Pause. « Ne lui dites pas que j'ai dit ça. Les mots 'Miss-Je-Sais-Tout' sont tabous pour elle. »
Le cadeau de Ron était aussi toute une surprise. Il s'agissait d'une petite sphère de cristal de la taille d'un pamplemousse, et qui épousait parfaitement la paume de la main de Harry. À l'intérieur, de minces volutes de fumée s'enroulaient les uns autour des autres et changeaient de forme et de couleur.
Remus siffla. « Ron a dû épargner toute cette année. Ceci coûte très cher. »
Harry regarda la fumée de plus près. « Qu'est-ce que c'est? »
« On l'appelle Larme D'Aurore. Elle est utilisée principalement par les voyants pour savoir si leurs rêves sont prophétiques. On peut aussi l'utiliser comme détecteur de mensonges. Le manuel d'instructions qui vient avec te dira comment t'en servir proprement. Actuellement, il faut débourser une rondelette somme pour s'en procurer une. »
Harry songea à la vision d'un Sirius torturé par Voldemort, la même qu'on lui avait envoyé durant ses examens. Il vit la fumée de la sphère virer au noir, et former la marque des ténèbres.
Remus jeta un coup d'œil au manuel d'instructions et lut à voix haute. « Le noir signifie que la vision n'est que pur mensonge, et que le danger a de sérieuses chances de se produire si tu suis ta vision. »
Harry soupira et rangea l'orbe dans sa boîte de velours. Ce précieux cadeau lui aurait tellement été utile l'année dernière. Voldemort n'utiliserait sûrement pas le même piège deux fois.
Sentant que son filleul s'enlisait dans un gouffre dépressif, Sirius tendit son propre cadeau et le tendit à Harry.
« Je sais que ce n'est pas grand chose, mais je crois bien que tu l'aimeras. J'ai dû me battre avec Remus pour te laisser l'avoir. »
Curieux, Harry ouvrit la petite boîte et en sortit un petit rouleau de parchemin et... deux trousseaux de clés? Le cœur battant, Harry questionna Sirius du regard.
Sirius sourit et pointa simplement le rouleau dans la main de Harry. Le parchemin était scellé, alors c'est avec l'aide de Remus que Harry put le lire.
La lecture du Testament de Lily Jade Potter et de James Dominic Potter se fera le 30 Août à leur unique fils et héritier, Harry James Potter, accompagné de Albus W.B.P. Dumbledore, Remus Jacob Lupin et Sirius César Black à Poudlard, École de Sorcellerie.
À ce moment, Harry Potter deviendra Chef de la Maison Potter et aura légalement le droit de voir les trésors de famille et le dernier mot sur les finances de la famille.
Veuillez rencontrer Griphook dans le bureau directorial à minuit, à la date mentionnée ci-haut.
La Banque Gringotts
Harry, chancelant, respira profondément. Ses parents avaient rédigé leur testament? Que possédaient-ils d'autre?
Sirius sourit tristement. « Ils ne voulaient pas ajouter un poids de plus à tes épaules alors ils l'ont fait afin que, si jamais tu ne devais pas vivre avec moi à l'âge de onze ans, on pourrait te lire le testament afin que tu puisse avoir légalement ton mot à dire là-dessus à l'âge de seize ans. Le premier trousseau est pour l'héritage de la famille Potter. L'héritage personnel de Lily et James et... le mien. » Sirius leva la main afin d'arrêter Harry avant qu'il ne dise quoi que ce soit.
« Même en tant que criminel, tu es toujours mon filleul. Aussi, James et moi étions cousins au troisième degré par des aïeuls communs d'il y a dix générations, ou quelque chose comme ça, alors je pourrais dire que nous sommes de la même famille. Et je ne peux pas vraiment utiliser cet argent puisque je suis activement recherché, alors je te fais confiance. Le Ministère ne permettrait pas à Remus de recevoir autant d'argent; cela va à l'encontre du Code des Loups-Garous de je ne sais quelle année et qui leur permettrait d'acquérir plus de deux millions de gallions, ou à peu près. Ce sont tous des B.S. si tu veux mon avis, mais c'est notre Ministère. Alors tu es le seul en qui je puisse avoir confiance. Fin de la discussion. »
Harry sourit. « Alors mes parents ont fait leur testament? Ont-ils autres choses dont je devrais être au courant? Leurs tombes, par exemple ? Et je vais prendre soin de ton argent. Je te le promet. ?
Sirius regarda Harry, le visage pâle. « Tu ne sais pas? » Remus avait une réaction identique. Les deux paraissaient choqués.
Effrayé, Harry posa inévitablement des questions. « Savoir? Savoir quoi? La majorité des gens s'enfuissent dès qu'on aborde tout ce qui a trait aux familles, spécialement la mienne! »
Remus parla. « Évidemment que tes parents ont des tombes. Je... nous croyions que Dumbledore te les aurais déjà montrées. »
Harry secoua la tête, la rage le consumant peu à peu. Encore Dumbledore. Il savait à propos de la prophétie, de tous ces trucs à propos des Vélanes, et maintenant ça. Sûrement s'était-il aussi opposé à ce que Harry puisse prendre connaissance du testament de ses parents.
« Tout remonte toujours à lui. » soupira Harry, sa colère faisant en sorte que la température de la pièce augmente de plusieurs degrés. « Il savait tout. »
Sirius attrapa Harry par les épaules avant qu'il ne fasse rien de stupide (comme cuire quelqu'un) et le regarda dans les yeux.
« Je te jure sur l'amitié que j'ai eu avec ton père que nous arrangerons tout cela. Dumbledore te dira tout ce qu'il sait sur ta vie. Et à nous aussi. Mais pas ce soir. Tes parents auraient voulu que tu profites de cette soirée. Fais-le pour eux, si ce n'est pour toi-même. »
Harry se calma lentement et ramena la température de la pièce à la normale.
« D'accord Sirius. Demain. Les autres clés, elles sont pour quoi? »
Sirius sourit. « Ma… ou devrais-je plutôt dire ta nouvelle motocyclette volante. »
Les yeux de Harry s'ouvrirent en grand. « Celle que tu avais il y a longtemps? »
Sirius approuva. « Je me suis rappelé que l'année dernière, tu m'as dit que le souvenir que tu préférais de cette nuit-là était celui de cette motocyclette volante. Hagrid t'avait embarqué pour t'emmener aux Dursley. Il a dit qu'il l'avait mise dans mon testament juste avant que je ne sois arrêté. Maintenant, à qui le tour? »
Remus sourit. « Ça sera moi. »
Le cadeau de Remus s'avérerait très utile. Il s'agissait d'un livre (« Honnêtement, il faut qu'il y ait quelqu'un de responsable dans tout cela. ») mais pas n'importe lequel. C'était un des trois livres écrits sur les Vélanes Élémentaires. Le manuscrit en lui-même avait l'air très vieux, et la couverture représentait un cœur divisé - non pas brisé - fait en diamants rose, avec les symboles des éléments en autres pierres précieuses qui dansaient autour. Le livre s'ouvrait aussi par le milieu, comme un carnet de voyage, et se trouvait à être très épais.
« Commence à le lire dès que possible. » fut tout ce que dit Remus.
Mrs. Weasley envoya une série de bonbons et de gâteaux, étant probablement persuadée que Harry était toujours chez les Dursley, ainsi qu'un veston en jean fait à la main.
« Elle doit expérimenter de nouveaux matériaux. C'est beaucoup mieux que les pulls en laine. »
Le dernier, mais non pas le moindre, fut celui de la part de Ginny et des jumeaux. Ginny avait envoyé un livre sur la Défense Contre les Forces du Mal et comment l'enseigner. Il y avait plusieurs sorts que Harry n'avait jamais entendu parler. Fred et Georges, quant à eux, avaient donné un échantillon de tout ce qui se trouvait dans leur boutique, ainsi qu'un truc qui ressemblait vaguement à un garde-robe.
« Les jumeaux ont bien fait de t'envoyer cela, Harry. » commenta Remus. « C'est très approprié à la situation actuelle. Cela s'adresse aux célébrités et aux criminels qui veulent se cacher. Beaucoup de personnes célèbres ont pu se promener parmi la foule sans se faire remarquer, et ce, grâce à cela. »
Sirius lui fit un clin d'oeil. « Comme ça tu ne seras plus poursuivi par des journalistes. »
Harry était singulièrement touché que l'on puisse penser à lui rendre la vie plus facile. Peut-être devrait-il essayer de convaincre Sirius d'investir dans leur boutique. Ils s'entendraient à merveille.
Bien après minuit, les trois Gryffondors se souhaitèrent bonne nuit avant de se diriger séparément vers leurs chambres respectives. C'est à ce moment que Harry remarqua une porte supplémentaire.
Harry vit qu'elle ouvrait directement sur la chambre d'amis. Sachant que ça serait pour son âme sœur, une douce chaleur se répandit en lui alors qu'il mettait son pyjama, et c'est en regardant les étoiles qu'il s'endormit.
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Voilà!!!
