Disclaimer : Cette fic ne m'appartient pas, c'est l'œuvre de sparkey-tangerine, seulement la traduction est de moi.

Bonjour!!!

Voilà le chapitre 7 avec beaucoup de retard… Vraiment désolée! Mais j'ai de bonnes raisons! La fin de la session approche, je travaille beaucoup, j'ai dernièrement fêté mon anniversaire (19 ans, je m'en viens vieille!!! ) et, pour couronner le tout, je suis tombé malade. Comme ce chapitre n'était pas corrigé, j'ai donc du le faire un peu à la fois, quand je traduis, mes phrases sont loin d'être en français correct alors, ça me prend du temps! Mais bon, finis les bavardages, je vous laisse lire ce chapitre, en espérant vraiment qu'il vous plaira. La suite devrait venir soit samedi, soit lundi, il faudra que je vois avec Alanisse. Pour les reviews, je n'ai pas pris le temps de vous répondre personnellement, au prochain chapitre, je vous promets une réponse. En attendant, bonne lecture!

Marie Potter – xxx -

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Chapitre 7 : Des cauchemars et une journée shopping ruinée

Au pays des rêves…

Il était de retour au Département des Mystères ; cette fois, il était seul. Le fait d'être là aurait dû être le premier indice qu'il rêvait, mais Harry était coincé dans sa frénésie. Il devait trouver Sirius. Voldemort l'avait enlevé. Harry vola presque dans les couloirs désormais familiers et dans la pièce aux multiples portes. Les croix de feu que Hermione avait dessinées auparavant étaient toujours là.

« S'il vous plaît, faites qu'il soit sain et sauf ! » ne put s'empêcher Harry de murmurer pour lui-même, avant de se ruer vers la plus proche porte marquée d'une croix. C'était la salle du temps. « Pas ici. »

Ressortant à la course, Harry se précipita sur une seconde porte avant que l'autre ne se referme et que la pièce ne se mette à tourner à toute vitesse.

Les cinq membres de l'Ordre étaient en train de se battre contre les Mangemorts. Sirius commençait à peine son duel contre Belatrix Lestrange. Il n'aurait pas beaucoup de temps pour agir.

« SIRIUS, ARRÊTE ! ELLE VA TE TUER ! » s'époumona Harry du haut des estrades. Sirius s'arrêta pour regarder Harry, et le sort de Bellatrix le frappa de plein fouet. Il tomba de l'autre côté de l'arche.

« SIRIUS ! NON, REVIENS ! JE T'EN SUPPLIE ! » cria Harry au rideau noir qui dansait moqueusement devant ses yeux, masquant la vue de Sirius.

Remus sortit de l'ombre, le visage pâle. « Il est parti, Harry. Parti. Tu me l'as enlevé. »

Puis, le visage de Remus se transforma en celui, moqueur, de Bellatrix. « Awww, est-ce que le petit bébé Potter est triste ? Son Sirius lui manque ? »

Les cheveux de Lestrange virèrent au blond platine et son visage devint plus pointu jusqu'à ce que Harry reconnaisse Lucius Malfoy.

« Tout cela aurait pu être évité si seulement tu étais mort, Potter. »

Harry secoua la tête. « Non. Voldemort serait toujours là. »

Lucius rit. « Potter, il est là. Par tes bons soins. »

Harry secoua la tête à nouveau, mais il ne put empêcher le doute de semer son esprit. Lucius ricana une dernière fois avant de s'évanouir dans l'obscurité.

Un bruit de pas attira son l'attention de ses oreilles sensibles et Harry se tourna vers le voile. « Sirius. Il faut que ça soit Sirius ! » pensa Harry, tremblant à la fois de peur que ça ne soit pas lui, et d'espoir.

Le voile arrêta de bouger, comme s'il n'y avait plus de vent surnaturel qui y soufflait, et la vue de la personne qui était derrière fut bloquée. « Sirius ? » laissa échapper Harry d'une voix tremblotante.

Une main grise et morte déchira le voile en guise de réponse et Harry se retrouva face à face avec Cedric Diggory, mort.

Harry recula rapidement d'un pas alors que Cedric sortait de derrière le voile. Le sourire sur son visage était tout sauf avenant.

« Déçu, Harry ? Je croyais que tu serais content de voir un de tes vieux amis. N'as-tu rien à dire pour ta défense ? »

« Non ! Ça ne peut être réel. Tu es mort. » murmura Harry. Son corps fantomatique transpirait la vengeance.

« Oui, je le suis. Je n'ai aucun remerciement à te faire. Dis-moi Harry, qu'est-il y a de marqué à ton agenda, après ma mort ? De voler ma petite amie et lui briser le cœur ? Ou bien tuer ton parrain ? »

Harry secoua la tête. Cedric l'accusait de tous ces crimes atroces d'une voix si dure qu'il n'avait auparavant jamais entendu sortir de la bouche de l'ancien Poufsouffle. Cedric continua.

« Que penseraient tes parents, Harry ? Ils seraient tellement déçus de toi. Après tout, tu les as tués, eux aussi. »

Harry sentit son sang bouillonner de colère et il regarda durement le garçon qui se trouvait en face de lui.

« NON ! C'est Voldemort qui a tué mes parents ! Tu n'es pas Cedric. Le Cedric que j'ai connu n'aurait JAMAIS dit cela ! »

Le faux Cedric sourit d'un air démoniaque. « Le Cedric que tu as connu ? Tu ne me connaissais pas ! Exactement comme tu n'as pas connu tes parents. Pourquoi ne pas avoir une petite conversation avec eux ? Nous verrons s'ils pensent vraiment que c'est Voldemort qui les a tués !

Cedric fit un pas de côté de manière à se placer à la droite de Harry, face au voile. Harry s'éloigna de lui, apeuré alors qu'il entendait les pas de deux autres fantômes provenant de derrière le voile.

Lily et James Potter sortirent de derrière le voile, la peau de leurs visages tirant sur le gris, une expression de pure haine déformant leurs traits.

« Meurtrier ! » cracha James Potter à son fils, lui et sa femme se plaçant de part et d'autre de Harry, qui n'avait nul autre choix que de faire face au voile. « Je suis mort pour toi ! Ta mère s'est sacrifiée pour toi ! Et c'est comme ça que tu nous remercies ? En envoyant un de nos meilleurs amis à Azkaban ? Si tu n'étais pas là, Peter ne serait jamais passé de l'autre côté ! Cedric Diggory serait toujours vivant ! Sirius, toujours en vie ! »

Et cette maudite voix qui continuait en augmentant toujours en intensité après chaque accusation, noyant ses pensées. Il les avait tués. Tout était de sa faute.

Lily Potter était exactement, au centimètre près, tel que Harry se l'était imaginée. Mais la peau en décomposition et la haine peinte sur le visage de sa mère, Harry ne se l'était jamais figurés.

« Tu as survécu cette nuit-là. Pourquoi ne nous as-tu pas sauvés ? Tu es supposé être Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres ! Et tu en profites pour le ramener ? Après tout ce que ton père et moi avons fait pour l'arrêter ? Tu n'es plus digne d'être mon fils ! »

Harry pleurait à chaudes larmes, mais ils ne parurent pas le remarquer. « Je vous en supplie ! C'était un accident ! Personne n'était supposé mourir ! Personne ! »

Alors qu'il essayait de se convaincre lui-même ainsi que les morts qui l'entouraient, Harry n'entendit pas venir les pas d'une quatrième personne.

« Harry. » vint une voix derrière lui. Harry connaissait cette voix ! Sirius ! Le soulagement sans fin qui l'étreignit alors qu'il entendait sa voix fut de courte durée ; à l'idée qu'il puisse être mort à nouveau, Harry se retourna avec crainte pour se rendre compte que son parrain n'était plus qu'un fantôme.

« Sirius ? » demanda doucement Harry, son cœur se brisant au fait qu'il avait une fois de plus perdu Sirius. « Non ! Non, tu ne peux pas être mort. Je t'en supplie, je suis tellement désolé ! »

Sirius le regarda longuement avant de tirer son filleul à lui.

« Oui, tu dois l'être. » murmura-t-il en retour, ses mains glacées serrant les bras de Harry. « J'ai perdu quinze années de ma vie pour toi. Une mauviette sans valeur qui tue tout le monde autour de lui. Tu es une peste, Harry Potter. Une maladie de laquelle j'aurais du me laver les mains il y a longtemps. Et maintenant, tu m'as tué aussi. »

Sirius poussa Harry loin de lui. Il trébucha et son père le ramena au centre du cercle qu'ils formaient. Harry tomba à genoux et couvrit ses oreilles de ses mains. « Non, » murmura-t-il pour lui-même, tentant d'effacer les voix des gens qu'il avait tués. « Je suis désolé. J'ai essayé de vous sauver. Vous tous. Et j'ai essayé ! J'ai vraiment essayé! »

Un rire aigu et glacé retentit avec force, son écho se percutant sur les murs de la pièce. Harry leva la tête et s'aperçut que ses cauchemars étaient tous partis.

« Aide-nous, Harry ! » lui vint la voix de sa mère. « Aide-nous ! » Harry regarda de l'autre côté de la pièce et vit que sa mère, son père, Sirius et Cedric étaient tous enchaînés au mur, vivants.

« Harry, s'il te plaît ! » cria sa mère avant qu'une longue main blafarde, enroulée fermement autour d'une baguette magique, ne sorte de l'ombre.

« Avada Kedavra. »

Une lumière verte fonça droit sur elle, et Lily Potter mourut une fois de plus. Ricanant, Voldemort sortit complètement des ténèbres, une épée incrustée des émeraudes de Serpentard pendant à son flanc. Il tint rapidement tête à James Potter avant de reporter son attention sur Harry.

« Tu es encore tombé dans mon piège, Potter. Et maintenant j'ai le plaisir de les tuer pour une seconde fois. »

Harry voulut se précipiter vers lui pour l'arrêter, mais le sol sur lequel il s'était agenouillé devint liquide, empêchant tout mouvement.

« Laissez-les tranquilles ! » hurla Harry alors que la substance montait le long de sa main, prévenant une possible préhension de baguette.

Voldemort rit doucement alors qu'il laissait glisser sa main pâle le long de la joue de Cedric, avant de s'arrêter sur sa nuque.

« Il faut tuer ceux qui n'ont aucun rapport dans cette histoire… » murmura-t-il avant de casser les précieux os.

« NON ! ARRÊTEZ ! » hurla Harry alors que la gélatine grimpait plus haut sur son corps. Voldemort avança lentement vers Sirius.

Sirius commença à se tortiller afin de se défaire de ses liens alors que Voldemort approchait de lui. Pointant sa baguette sur l'ex-détenu, le mage noir murmura « Imperium ».

Sirius cessa immédiatement de gigoter, et son visage perdit toute expression.

Harry était maintenant plongé dans la matière visqueuse jusqu'à la poitrine, qui ne cessait de grimper, progressant rapidement. Voldemort se tourna vers son ennemi, un sourire moqueur collé à ses lèvres.

« Ton parrain va te manquer, n'est-ce pas Harry ? » demanda-t-il avant de reporter son attention vers Sirius. « Dit 'Au revoir, Harry'. »

Sirius leva ses yeux vides vers son filleul et répéta. « Au revoir, Harry. » avant que Voldemort ne le transperce de son épée sertie d'émeraudes et que Harry ne soit complètement enseveli sous son envahisseur.

Fin du rêve.

Harry s'assit, haletant. Il se trouvait dans une pièce qui ne lui était point familière; le plafond était rempli de gros nuages noirs annonceurs de tempête, des éclairs illuminant parfois la chambre.

Sautant hors du lit, Harry sortit de la pièce en courant. Sirius. Il devait trouver son parrain. Harry traversa le couloir à toute vitesse joindre la chambre de Sirius pour trouver la porte entrouverte et la pièce vide, ne sachant pas s'il avait même dormi à l'intérieur.

Puisqu'il n'y avait aucune fenêtre dans les cachots, Harry n'avait aucun moyen d'avoir une idée de l'heure, sa vieille montre ayant brisé précédemment au cours du Tournoi des Trois Sorciers, en quatrième année. C'est avec la pensée de ce qui était arrivé à Cedric et le souvenir de son rêve surgissant dans son esprit qu'il se rua dans la Salle Commune de Serpentard.

La Salle Commune était vide, mais l'horloge ensorcelée qui était posée sur la cheminée affichait « Vous ne vous rendrez jamais au matin. ». Comme Harry dévalait les escaliers pour sortir de la Salle Commune, le Portrait s'ouvrit et il entra en collision avec la personne qu'il cherchait ardemment.

« Harry ! » s'exclama Sirius, souriant à son filleul. « Tu es content de me voir à ce point-là ? »

Harry était trop soulagé de voir son parrain toujours en vie pour articuler une réponse. Sirius remarqua qu'il n'allait pas bien. Il était livide et tremblait de tous ses membres.

« Hé, » demanda Sirius d'une voix rassurante. « Que se passe-t-il ? »

Harry déglutit difficilement alors que ses yeux se remplissaient de larmes. « Tu es vivant ? » souffla-t-il, la voix tremblante.

Sirius étreignit le garçon, qui commença à pleurer. « Bien sur que je suis vivant. Je ne serais pas debout, ici, si j'étais mort, non ? »

Harry secoua la tête, enlaçant une fois de plus son parrain, ce qui alarma d'autant plus Sirius, le jeune homme étant avare de signes affectifs.

Caressant les cheveux de Harry, qui avaient maintenant trois couleurs, Sirius voulait savoir ce qui faisait pleurer ce jeune homme au cœur normalement si vaillant.

« Pourquoi poser une telle question ? »

Harry s'était finalement calmé, ses pleurs s'étant transformés en quelques reniflements à chaque minutes. Son visage et ses yeux n'étaient ni rouges, ni enflés, sa nature de Vélane s'étant occupé de ne rien laisser paraître.

« Je suis désolé. » dit-il d'une voix toujours tremblante. 'J'ai fait… un rêve. Tu es mort… par ma faute ! Et tu es revenu… mais il t'a tué ! »

Les pièces du puzzle s'emboîtèrent pour former l'évidence et Sirius enveloppa les épaules du garçon d'un geste rassurant avant de l'embrasser sur le front.

« Hé, ne pleure pas. Ce n'était qu'un cauchemar. Je te le promets, je vivrai pour toujours, ou du moins mourrai-je en essayant ! » affirma Sirius, tentant de détendre l'atmosphère.

Harry rit faiblement et cessa de pleurer. Il rougit.

« Désolé pour tout ça. J'étais simplement inquiet. »

Sirius sourit. « Tu sais, tu peux venir me parler de n'importe quoi. Même des cauchemars. Je t'écouterai même me raconter tes rêves. N'importe quel genre de rêves dont tu voudras me parler. »

Harry rougit la plaisanterie de Sirius et poussa l'homme, espiègle. Sirius était sur le point de coincer sa tête sous son bras quand Remus tourna le coin.

« C'est ici que je vous trouve ! Il ne nous reste qu'une heure avant que nous ne partions pour Pré-Au-Lard. »

Harry se rua vers les escaliers de la Salle Commune. Il devait encore se doucher, se changer et prendre son petit-déjeuner. Sirius et Remus suivirent Harry jusqu'à leurs appartements. « Va te doucher et t'habiller, Harry. » indiqua Remus, en mouvement vers la cuisine. « Je vais te préparer un petit quelque chose à grignoter. Pourquoi pas du bacon et des œufs ? »

Harry acquiesça. Sirius sourit alors que Remus sortait deux poêles à frire.

« Pourquoi tu cuisines quand Poudlard contient plus d'Elfes de maison que d'arbres dans la Forêt Interdite ? »

Remus répondit sans même lever les yeux.

« Parce que, non seulement est-ce relaxant, mais que ferais-tu s'il n'y avait aucun elfe de maison près de toi ? »

Sirius sourit. « Hé bien, tu cuisinerais pour moi, Lunard ! »

Remus soupira. « Pourquoi me donnerais-je la peine ? »

« Oh, Remus ! Tu me blesses, là ! »

« Tu survivrais. »

Sirius se mit à bouder après la moquerie de son ami. « Je te manquerais si je n'étais pas là. »

« Non, certainement pas. »

Sirius renifla, le nez dans les airs.

« Très bien ! Harry et moi irons magasiner tous seuls ! »

Remus leva un sourcil à l'homme aux cheveux noirs. « Qui a dit que c'est avec toi que Harry voulait aller magasiner ? »

Sirius afficha un petit air supérieur. « Parce qu'il a fait des cauchemars à propos du fait que je vais mourir un jour. »

Remus s'arrêta. « Vraiment ? »

Sirius soupira, l'air triste. « Oui. Il en a fait un cette nuit. Il m'a presque renversé ce matin, quand il courait pour sortir de la Salle Commune. Il venait juste de se calmer quand tu es descendu. »

« Toute cette conversation d'hier à propos du passé et de ses parents a sûrement ramené quelques macabres souvenirs. »

Sirius demeura pensif. « C'était la première fois que je le voyais pleurer. »

Remus posa l'assiette de Harry sur la table, dos à Sirius.

« Il tient beaucoup à toi. J'ai dû le retenir de te rejoindre quand tu es tombé à travers le voile… »

Sirius leva les yeux vers le loup-garou. À l'instant, il aurait voulu être près de lui, le tenir dans ses bras et lui promettre qu'il ne serait plus jamais seul, mais Sirius n'avait pas le droit de faire ça, pas après quinze ans d'absence.

Lentement, Sirius s'approcha de l'homme qu'il aimait et posa une main apaisante sur son épaule. « Remus… » commença-t-il, mais il fut interrompu par un Harry déterminé à faire savoir sa présence.

« Je n'ai plus aucun vêtement ! Ils sont tous trop petits ! » tempêta Harry, enveloppé d'une longue robe bleu foncé. Les deux hommes détournèrent le regard vers le fils de leur meilleur ami décédé, le visage rouge.

Harry leva un sourcil à leur encontre.

« Ai-je interrompu quelque chose ? »

Remus s'éclaircit la voix. « Les vêtements d'hier soir ne te font plus ? »

Changement de sujet tout à fait radical.

Harry secoua la tête. « Je doute que cela fasse même à des premières années ! Sirius, as-tu rétréci mes vêtements ? »

Sirius leva la tête vers son filleul, insulté. « Non ! » nia-t-il vigoureusement. « Je te ferais remarqué que tu as grandi d'au moins huit pouces pendant la nuit ! »

Les yeux de Harry s'ouvrirent en grand. Auparavant, grâce aux bons soins des Dursley, Harry était haut d'à peine cinq pieds et deux pouces. Si ce que disait Sirius était vrai, il devait à présent mesurer environ cinq pieds et dix pouces.

Remus acquiesça.

« Tu as atteint la taille que tu aurais dû avoir si tu avais été nourris comme il faut et si on avait prit soin de toi convenablement. » gronda-t-il.

Harry grogna. Il n'avait pas le choix, s'il devait en croire Dumbledore. Après sa journée à Préaulard, toutes les questions qu'il se posait allaient enfin trouver leurs réponses.

Sirius prit soin de briser ce silence lourd de colère.

« Allez, Harry, viens manger ton petit-déjeuner. Nous devons rejoindre les Serpentards dans une vingtaine de minutes. » Harry leva les yeux vers lui, confus.

« Quand nous sommes allé lui demander la permission de sortir, ce matin, Dumbledore a pensé que cela serait plus prudent d'y aller tout le groupe. »

« Qu'essaie-t-il exactement de faire ? Me forcer à faire copain-copain avec les Serpentards ? Il est difficile d'oublier cinq années de différends et de devenir les meilleurs amis du monde ! »

« C'est une excellente idée. » pensa Remus à voix haute. « Quelle merveilleuse façon de promouvoir les relations inter-maisons que d'amener Harry Potter à devenir ami avec une bande de Serpentards ? »

Harry avala une énorme bouchée d'œufs et soupira. « Je déteste être le rat de laboratoire dans ses études scientifiques. »

Sirius tapota l'avant-bras de Harry dans un geste de sympathie moqueuse.

« Tu sais, ça pourrait être pire. »

Harry jeta un regard douteux à son parrain. « Et comment la situation actuelle pourrait-elle être pire, exactement ? »

Sirius sourit. « Hé bien, ils pourraient tous être en train de planifier comment te kidnapper. »

Harry gémit. « Ils pourraient déjà être en train de planifier mon kidnapping de toutes façons ! »

Remus donna une taloche derrière la tête de Sirius.

« Ne le rend pas paranoïaque ! »

« Je suis fichu. » gémit Harry, sa tête reposant sur ses bras repliés.

Sirius conjura finalement une paire de jean de bon goût et un t-shirt vert foncé pour Harry, et Remus lui prêta une de ses robes, puisqu'ils étaient à peu près de la même taille.

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Les trois Gryffondors rencontrèrent le groupe de Serpentards à l'entrée principale. Rogue avait cet habituel air froid peint sur le visage, comme à chaque fois qu'il les voyait.

« Nous allons nous diviser en sous-groupes d'au moins trois personnes. Nous laisserons les Gryffondors » exprima-t-il comme si le mot n'était qu'une vulgaire chose collée après sa chaussure, « faire leur shopping seuls. »

« Merci Merlin. » répliquèrent Harry et Sirius d'une même voix. Rogue leur jeta un regard noir.

La promenade jusqu'à Pré-au-lard fut tout à fait rafraîchissante pour Harry. Il n'était pas sorti à l'extérieur depuis la semaine précédente et cela lui faisait grand bien. La tempête qui s'était formée dans le plafond de la chambre de Harry s'en était allée, laissant le ciel libre de tout nuage.

Quand il vit Harry afficher un air heureux, Remus se rapprocha afin qu'ils puissent discuter en chuchotant.

« Les Vélanes Élémentaires adorent la nature. Ta mère chérissait particulièrement l'hiver lorsqu'il neigeait. »

Harry sourit. C'était bien d'avoir un point commun avec sa mère, alors que toute sa vie on avait pu constater à quel point il était le portrait craché de son père.

Harry était tellement heureux qu'il ne remarqua par à quel point ses yeux se posaient souvent sur un groupe particulier de Serpentards. Groupe qui était composé de Blaise Zabini, Pansy Parkinson, Theodore Nott et, bien évidemment, Draco Malfoy.

Comme s'ils avaient senti que Harry les regardait, ils levèrent tous les yeux. Harry rougit, gêné de s'être fait prendre à zieuter mais il afficha tout de même un petit sourire lorsque Pansy le salua de la main. Nott lui sourit en retour et Blaise fit un petit salut gracieux de la tête. Draco fut le dernier à tourner la tête. Regardant droit dans les yeux argentés, Harry eut une fois de plus ce sentiment si caractéristique. Le même que lorsqu'il avait embarqué pour la première fois sur un balai, qu'il avait exécuté son premier sortilège, ou quand il avait acheté sa baguette magique.

Les deux garçons clignèrent des yeux et rougirent, prenant conscience de ce qu'ils étaient en train de faire. Draco fut ramené dans son groupe par une question de Pansy.

Sirius et Remus, qui n'avaient pas manqué une miette de ce qui venait de se passer, se sourirent. Cela ne s'annoncerait peut-être pas aussi difficile, finalement. Sirius prit soin de s'amuser aux dépends de Harry.

« Dis-moi, Harry, cette jolie couleur dans ton visage est-elle due à un coup de soleil, ou bien es-tu en train de rougir ? »

Reculant devant le regard noir de Harry, Sirius se transforma en Patmol et tenta tant bien que mal de se cacher derrière Remus.

Harry sourit doucereusement.

« Reste comme ça, mon bon chien-chien, et je pourrais facilement trouver une façon de te neutraliser. »

Patmol jappa, faisant en sorte que les Serpentards se retournent sur deux Gryffondors écroulés de rire.

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Harry Potter était un mystère. Et Draco Malfoy détestait les mystères. Pour sa part, Pansy les adorait et était rapidement devenue obsédée par ce qui était arrivé à Harry Potter.

« J'ai trop hâte d'arriver à cette librairie ! Ils ont de tout. Je vais pouvoir trouver tous les bouquins sur les héritages magiques. J'ai une liste du Livre (1) et je vais regarder pour tous les livres disponibles là-dessus. Je vais sûrement commander le reste, mais bien sur, avant je dois ratisser la librairie ! »

Theo soupira. « Nous n'aurons de l'information que lorsque tu auras tout trouvé, n'est-ce pas ? »

Blaise secoua la tête. « Elle est comme un Sombral avec un os dans la gueule. Impossible de lui enlever s'il reste de la viande. C'est ce qui fait d'elle une bonne espionne. »

Draco roula des yeux à la comparaison de Blaise, mais il devait bien avouer que lui-même était curieux. Son père et son parrain n'avaient eux non plus aucun indice quant à ce qui était arrivé à Potter, et Dumbledore ne leur dirait rien.

« Je suppose que nous devrons l'aider, alors. Il est évident que même Potter ne sait pas de quoi il en retourne. Ce qu'il a est tout à fait anormal car l'héritage survient à dix-sept ans, pas à seize ans. Mais là encore, qu'est-il arrivé de normal dans sa vie ? » dit Draco.

Theo ricana. « Probablement jamais. Quelque chose de normal arrivant dans sa vie doit sûrement être effrayant pour lui. Mais il faut dire qu'il est très bien foutu, ce matin. »

« Quoi ! » répliqua Draco, déconcerté.

Blaise avait aussi l'air choqué, mais il hocha la tête en signe d'approbation. « Theo a raison, je déteste l'admettre, mais soit Potter s'est beaucoup développé en une nuit, soit nous avons été foutrement aveugles les six dernières années.

Pansy se rapprocha des trois garçons, mais s'adressa particulièrement à Draco.

« Même toi, tu dois l'admettre, Drake. Spécialement avec la manière dont tout fonctionne dans ta tête. Je croyais que les Malfoy savaient reconnaître la vraie beauté, peu importe ce que c'est. »

Draco fixa sa seule amiE et était sur le point de rétorquer avant qu'elle ne l'interrompe.

« Et il est même en train de nous regarder en ce moment même. »

Les quatre Serpentards se tournèrent afin de voir que le dieu qu'était Harry Potter les regardait, ses yeux émeraude plus brillants que l'herbe sur laquelle ils marchaient tranquillement.

Theo détourna les yeux le premier et trembla.

« Putain, ce n'est pas normal d'avoir l'air de ça. »

Blaise émit un son signifiant qu'il approuvait les dires de son ami. « En effet, peut-être n'est-ce pas normal. »

Draco sortit complètement de la conversation de ses amis à propos de ce qui n'allait pas chez Harry Potter, et commença à le regarder. 'Ok, alors il est sexy. Sa personnalité laisse à désirer. Sev a raison quand il dit qu'il n'est qu'une petite célébrité arrogante, malgré ce que peut penser Pansy.' Draco songea à ce que son père avait dit la nuit dernière. 'Mais Père n'est pas un imbécile. Pourquoi dirait-il des trucs pareils s'il ne les pensait pas ?' Potter cligna des yeux et Draco put enfin détacher ses yeux de lui. 'Oh Merlin, je l'ai regardé tout ce temps-là !' À sa grande horreur, Draco rougit, mais il fut sauvé d'une trop grande gêne par Pansy qui lui posa une question.

Mettant son habituel masque en place, Draco donna une réponse sans même répondre à la question, à laquelle elle lui lança un regard glacial.

Pansy râla. « Je déteste quand tu fais ça ! Je te demande ton opinion et je finis par être encore plus confuse que je ne l'étais auparavant ! »

Espiègle, Blaise envoya un petit coup de coude amical dans les côtes de Pansy. « De toute façon, il n'est pas difficile de te rendre confuse. »

Pansy s'en allait répliquer par un geste aussi mature que de lui tirer la langue, mais elle fut interrompue quand un aboiement provenant de la 'Zone Gryffondor' les fit tous sursauter.

Un énorme chien noir se recroquevillait derrière leur ancien professeur de DCFM, alors que lui-même et Potter riaient.

Les yeux de Pansy s'agrandirent sous le choc. « Tu savais que Black était un Animagus ? » demanda-t-elle à ses amis, de retour en mode espion.

Draco secoua la tête. « Apparemment, il en est devenu un illégalement. »

« Tu crois que Harry en est un ? » demanda-t-elle en retour. Draco rit à cette pensée avant de répondre à son amie.

« Merlin, j'espère que non. Et arrête de parler de lui tout le temps. Bientôt, sa tête sera tellement enflée qu'elle ne passera plus dans le hall d'entrée.

Pansy roula des yeux, mais demeura silencieuse alors qu'ils arrivaient à Pré-au-lard.

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Tous se séparèrent après s'être mis d'accord pour se retrouver aux Trois Balais pour le dîner.

Harry soupira alors que lui, Remus et – oh, surprise ! – Sniffle entrèrent dans la boutique de Madame Guipure, Prêt-à-porter pour mages et sorciers, succursale de Pré-au-lard. Il aurait très bien pu se passer de séance de shopping dans sa vie, si ce n'était qu'il avait réellement besoin de nouveaux vêtements à l'instant même. La dame derrière le comptoir d'accueil sursauta à la vue de Sirius, mais elle fut rassurée une fois qu'on l'eut convaincue que Sniffle était magiquement conditionné à rester assis sagement. Ça et le fait que Harry avait menacé Sirius un peu plus tôt pour s'être moqué de lui. Un homme dans la rue commença à crier que Harry avait des yeux aussi beaux que des émeraudes et que ses cheveux ressemblaient à de la soie, mais Remus fut assez rapide pour lui lancer un sort de silence et faire en sorte qu'il s'en aille plus loin.

À ce moment, Harry, Sniffle et Remus fixèrent la multitude de vêtements d'un air complètement perdu. Aucun ne savait vraiment par où commencer, Harry et Remus n'étant pas vraiment au courant des dernières tendances, et Sirius étant sous la forme d'un chien, il ne pourrait pas vraiment donner son avis.

Finalement, Harry préféra appeler la gérante du magasin, qui claqua simplement des doigts avant que deux assistants blonds n'aident Harry à enlever ses vêtements.

Les trois hommes apprirent plus au sujet de la mode en une heure et demie que s'ils avaient lu trois ans de magasines. Apparemment, Harry portait mieux les couleurs plus foncées, le pastel le rendant un peu trop jeune et féminin et le blanc lui donnant un look monochrome.

Il essaya beaucoup de vêtements vert foncé (« Pour aller avec tes beaux yeux ! » roucoulait un des deux blonds, flirtant allègrement avec Harry.), bleus, noirs et, à la grande surprise de Harry, rouges. Des vêtements, il avait acheté pour tous les jours, pour les très grandes occasions, pour sortir, pour s'entraîner, des maillots de corps, des pyjamas et, à sa plus grande horreur, des sous-vêtements. Très embarrassant.

Finalement, après deux heures et demie éprouvantes d'essayage de vêtements, Remus réduisit les sacs et le groupe sortit se promener jusqu'à l'heure de lunch. Harry sortit vêtu d'un jean, d'un t-shirt rouge et une robe de sorcier noire.

Harry fila rapidement au bureau de poste écrire une courte lettre de remerciements à ses amis pour les cadeaux qu'ils lui avaient envoyés avant de se diriger vers la librairie.

« J'ai l'intention de demander à ce que certains livres sur les Vélanes Élémentaires me soient envoyés. Si jamais on pose des questions, répondez que c'est pour la Défense. » dit Harry alors qu'ils pénétraient à l'intérieur, une cloche indiquant leur présence.

L'endroit n'était pas aussi peuplé qu'à l'habitude ; aussi était-ce parce qu'ils étaient en plein milieu des vacances d'été, pourtant certains étudiants semblaient prêts à ouvrir quelques livres avant même que le semestre ne commence.

« Regardez, Draco, Pansy, Theodore et Blaise sont là. » pointa Remus. « Ils ont l'air de vouloir beaucoup de livres. »

Affirmer une telle chose n'était qu'un euphémisme. Blaise et Theodore avaient déjà les bras pleins et Pansy était occupée à remplir ceux de Draco. Le professeur Rogue fouillait méticuleusement la section des potions, alors que Lucius Malfoy feuilletait quelque magazine portant sur les finances.

Les épaules de Harry s'affaissèrent en signe de défaite. Il allait devoir être excessivement discret s'il voulait dénicher un bouquin sur les Vélanes Élémentaires, le payé et/ou en commander un sans qu'aucun des Serpentards ici présents ne le remarque. Harry était curieux de savoir par quoi Pansy était autant intéressée.

« Remus, peux-tu les aider à trouver ce qu'ils cherchent ? Ça serait une bonne distraction pour que je puisse trouver les manuscrits dont j'ai besoin. »

Remus jeta un regard hésitant à Harry. « Tu ne devrais pas cacher aux gens ce qui fait de toi un être unique. Certains te traiteront d'animal, mais la plupart te respecteront. Tu devrais être fier de ce que tu es. Ta mère l'était, même si le danger l'empêchait parfois d'agir comme tel. »

« Ouais, et je te paris un gallion que les Serpentards font partie de ceux qui croient que les gens comme moi ne méritent pas d'exister. Peut-être ne sont-ils pas des Mangemorts en entraînement, mais ils ont toujours cette attitude qui fait qu'ils se croient au-dessus de tout le monde. À leurs yeux, je serais non seulement un être de demi-sang, mais aussi un animal. Pourquoi voudrais-tu autant que je le dise à tout le putain de monde ? Je ne me rappelle pas que tu aies été aussi honnête avec mon père et Sirius quand c'était toi qui avais quelque chose à cacher ! »

Sniffle aboya à l'intention de Remus. 'Donne lui du temps, Lunard. Il vieillit trop vite à mon goût, mais il demeure toujours avec un sentiment de perpétuelle insécurité. Si on le force, nos efforts auront probablement l'effet contraire.'

Sentant que Sirius prenait pour Harry, Remus laissa tomber. Pour le moment, du moins. Ils ne comprenaient ni l'un ni l'autre qu'être Vélane Élémentaire et être un loup-garou était aussi différent que l'eau et l'huile. Harry était différent à temps plein, alors que Remus ne devait supporter la transformation qu'une fois par mois.

Alors que Remus s'en allait vers les Serpentards afin de les espionner un peu, Harry l'arrêta.

« Si jamais ils disent du mal de toi, avertis-moi et je te jure que je mets le feu à leurs lits. »

Remus lui jeta un regard consterné.

« Tu ne ferais jamais une telle chose ! »

Harry vérifia qu'il n'y avait pas d'oreilles indiscrètes qui les écoutaient et reporta son attention sur Remus.

« Je maintiens ce que j'ai dit hier soir. Pour moi, tu fais partie de ma famille. Quand des gens te blessent, ils me blessent aussi, à travers toi. C'est Harry-l'être-humain qui te parle, pas Harry-le-Vélane. Même si j'étais normal – si cela aurait pu être possible – je leur jetterais quand même des sorts s'ils te blessaient. Et tu ferais la même chose pour moi. Je ne vois pas l'utilité du racisme. Tout ce que ça fait, c'est engendrer des guerres. »

Remus sourit malgré lui. Même après tout ce qui lui était arrivé, Harry avait toujours un cœur aussi… pur, à défaut d'autres termes. Il croyait toujours en une société qui traiterait les gens de manière égale, alors qu'il vivait dans un environnement où l'égalité n'était qu'une farce.

Avec autant de naturel qu'une personne n'ayant jamais été capable d'agir naturellement, Remus se dirigea vers le groupe surchargé de livres.

« Alors, qu'est-ce que vous cherchez, comme ça ? Il reste encore un mois avant que les classes ne recommencent, vous savez ? »

Pansy cacha rapidement le livre qu'elle tenait derrière son dos et se tourna vers Remus, l'air parfaitement innocent. Ses trois amis tentaient désespérément de cacher leurs propres livres, mais Remus en pris tout de même un sur la pile de Blaise.

Un regard au titre et son sang ne fit qu'un tour. Les Vélanes Élémentaires : Les Pouvoirs Méconnus. Harry avait besoin de ce bouquin ! Au lieu de paniquer, Remus s'éclaircit la gorge et leva un sourcil.

« Les Vélanes Élémentaires ? Je croyais qu'ils étaient disparus depuis les dix derniers siècles ? »

Pansy rit et fit un petit geste de la main.

« Je ne vois vraiment pas comment ce livre a pu atterrir sur cette pile. Je me suis sûrement trompée en essayant d'attraper un bouquin sur les vampires pour l'essai de DCFM. »

Remus savait qu'elle mentait. Et Pansy savait qu'il savait qu'elle mentait. Merde.

Pansy soupira en signe de défaite. « D'accord, j'étais à la rech- »

BANG !

Une explosion secoua le bâtiment ; le bois et le verre les couvrirent tous. Remus les avait tous poussés à terre et les couvrait.

« Tout le monde va bien ? » demanda-t-il, se lavant de sur eux. Les gens sortaient des magasins en criant, le sol tremblant toujours.

Blaise se massa les côtes avec une grimace.

« Oh, je ne serai plus jamais capable de bien respirer. »

« DRACO ! » leur vint la voix de Lucius loin sur la droite du groupe. « Tu vas bien ? »

Draco se détacha du groupe et se précipita vers son père, qui saignait juste au-dessus de son œil gauche. Dans un élan inhabituel d'émotions, Lucius enlaça fortement son fils avant de l'éloigner afin de l'inspecter minutieusement.

Alors que la poussière retombait lentement, Rogue se dirigea vers ses étudiants, son bras formant un angle bizarre.

« Que se passe-t-il ? » demanda-t-il, le visage livide de douleur. « Où sont les autres ? »

C'est à ce moment que Remus cliqua. Harry. Sirius. Regardant frénétiquement autour de lui, Remus commença à crier.

« Harry ! Sirius ! OÙ ÊTES-VOUS? »

À ses cris, Harry rentra en courant à l'intérieur de la boutique. La plupart des autres Serpentards le suivaient de près. Sirius n'était nulle part.

Harry avait l'air terrifié. « Remus ! Nous devons trouver Sirius ! Nous sommes allés jeter un coup d'œil à l'extérieur, c'était si calme quand il y a eu l'explosion! Je n'ai pas pu le trouver ! Il est peut-être blessé, ou mort ! »

Le cœur de Remus manqua un battement. Son esprit lui disait que Sirius voudrait qu'il parte avec Harry. Harry devait se mettre en sécurité, mais son cœur lui disait que Harry était très bien capable de prendre soin de lui tout seul.

Prenant une décision qu'il espérait bonne, Remus attrapa le poignet de Harry et le poussa à l'extérieur.

« Vite ! Nous devons le trouver avant que Voldemort n'arrive ! »

Dehors, le soleil se couvrait peu à peu de gros nuages noirs, laissant une impression de fin de soirée. La première chose que Remus remarqua à propos de l'obscurité était qu'elle se faisait froide. Des Détraqueurs. Sirius ne pouvait supporter les Détraqueurs. Harry le poussa dans une ruelle afin de lui parler.

« De ce que j'ai vu, il y au moins une vingtaine de Détraqueurs et ce qui me semble être des vampires ! Pourtant, le soleil vient à peine de se coucher ! J'imagine que ce sont les Mangemorts qui ont manigancé cette explosion. »

Remus approuva. « Ce ne sont pas des vampires normaux, Harry, alors sois bien prudent. On leur a donné le pouvoir de sortir dans la lumière. On les appelle Vampires de Lumière, mais ce sont les plus vicieux de tous ! Et ils haïssent les Vélanes Élémentaires. »

Harry jeta un regard en dehors de la ruelle où ils s'étaient cachés. Des hommes et des femmes criaient et tentaient de fuir loin du groupe, mais tout cela était vain. Avec sa vision plus perçante, Harry vit que toutes les sorties de Pré-au-Lard étaient bloquées.

Harry reporta son attention sur Remus. Ils devaient non seulement retrouver Sirius, mais aussi devaient-ils ramener les autres à Poudlard avant que Voldemort ne vienne. Il ferait la fête avec tous ces espions à tuer. Un plan se formait à présent dans la tête de Harry. Maintenant, tout ce qu'il avait à faire était de convaincre Remus de marcher avec lui.

« Remus, Sirius ne peut pas se battre contre des Détraqueurs. Pas du tout. Et nous avons une bonne douzaine des espions de Dumbledore cachés dans une librairie attendant sagement l'heure pour se faire tuer comme des poissons dans pris dans un filet. »

« Je sais tout ça ! Ton don pour remarquer l'évidence n'est pas vraiment nécessaire ici, Harry ! » répliqua Remus, en colère. Son plan fonctionnait à merveille.

« Alors, tu connais certains passages secrets pour retourner à Poudlard, n'est-ce pas ? Je crois que le plus sur serait de prendre celui qui se trouve dans la cave de chez Honeydukes. Si tu pouvais ramener tout le monde là-bas dans dix minutes, je pourrais m'occuper de Sirius afin que nous puissions partir avec vous. »

Remus regarda Harry comme s'il venait de lui pousser une autre tête.

« Il n'est pas question que je te laisse chercher Sirius tout seul. Regarde ce qu'il s'est passé la dernière fois que nous sommes partis à sa recherche ! Il est mort ! Je n'ai aucunement l'intention de le perdre à nouveau et je ne veux pas te perdre non plus ! »

Harry grogna. Ils perdaient du temps.

« Je peux prendre soin de moi-même. Tu sais ça ! Si j'en étais incapable, tu ne m'aurais jamais laisser sortir de la boutique avec toi pour chercher Sirius ! Je sais que en tant que loup-garou tes sens sont aiguisés, mais les miens le sont encore plus que ce que tu pourrais imaginer ! Je repose leur sécurité entre tes mains ! Si tu fais ça, moi je peux mieux me concentrer pour trouver Sirius ! Je te rejoindrai là-bas dans dix minutes ! Si je n'y suis pas, alors partez sans moi ! Maintenant, allons-y ! »

Harry tenta de pousser Remus de son chemin, mais l'homme ne bougea pas.

« NON ! » commença-t-il, mais Harry l'interrompit.

« Je ne voudrais pas être obligé d'utiliser mes pouvoirs pour te forcer à faire ça. Nous perdons un temps qui nous est précieux. Bouge ! »

Cette fois, Remus partit en direction de la librairie. Par les nombreux jets de couleurs qui traversaient Pré-au-lard, Harry sut que les Mangemorts venaient d'arriver.

Silencieusement, Harry sauta sur l'échelle de secours de la bâtisse derrière laquelle il se cachait. Cela représentait un saut assez conséquent puisque l'échelle devait être au second étage. Honnêtement, il n'avait pas la moindre idée de comment il pouvait sauter si haut, il savait seulement qu'il pouvait le faire, et maintenant, il exécutait ce que lui dictait son instinct.

Arrivé sur le toit, Harry observa les alentours à la recherche de Sirius, mais il ne pouvait le voir à cause de la tempête. Fermant les yeux, Harry décida d'utiliser ses pouvoir afin d'améliorer la température. La pluie qui tombait auparavant sur sa peau comme des lames tranchantes cessa complètement quand quelque chose poussa Harry par derrière, brisant sa concentration.

Ouvrant les yeux afin d'être bien certain qu'il n'était pas en tombé en bas du building, il vit Remus et les Serpentards se diriger vers Honeydukes. Sirius était avec eux. Maintenant, Harry devait se rendre là-bas.

Se retournant, il se retrouva nez à nez avec un Vampire de Lumière. Honnêtement, c'était le vampire le plus laid qu'il eut jamais vu.

Ses oreilles blanches étaient aussi pointues que celles des elfes, et ses cheveux s'enchevêtraient au gré du vent. Sa tête ressemblait à un drap d'hôpital tiré sur un visage et ses yeux étaient injectés de sang. Mais évidemment, les crocs de trois pouces de longs et les griffes étaient bien plus inquiétants.

Il évita un coup de griffes et avant que le vampire n'est le temps de reprendre son souffle, Harry avait déjà invoqué un éclair et faisait frire le démon sur place.

La chose s'écroula avant de se transformer en poussière et de se mélanger au vent. Mais ce fut avant que Harry n'inhale une bonne bouffée de vampire calciné.

Retroussant son adorable nez à l'odeur, Harry se tourna pour voir comment se passaient les choses du côté de Remus. Malheureusement, tout n'allait pas si bien. Le groupe était entouré de Détraqueurs , et seuls Remus, Rogue et Malfoy Senior semblaient capables de produire un Patronus.

Sirius était étendu sur le sol et il ne bougeait pas. Le sang de Harry se mit à bouillir furieusement. Plus rapide que son éclair de feu, Harry sauta de toits en toits jusqu'à arriver à la bâtisse la plus près de ses alliés. Les Détraqueurs ne seraient pas retenus bien longtemps à ce rythme.

Même dans le vent, le cri de Harry fut clair et distinct. Les Détraqueurs cessèrent leur approche au son de sa voix.

« Hé ! » hurla Harry. « Ne croyez-vous pas que Voldemort serait plus heureux de me voir mort à ses pieds plutôt que ces gens ? »

Dès qu'il les vit hésiter, Harry sauta rapidement en bas et atterrit juste en face de Remus.

« Je t'ai manqué ? » demanda-t-il. Remus avait l'air abattu.

« Nous ne pouvons pas nous rendre là-bas. Sirius est inconscient. Toutes ces années passées à Azkaban l'ont rendu faible face aux Détraqueurs. Et je doute même que ton Patronus puisse nous sauver. »

Les Détraqueurs avaient l'air confus, planant autour d'eux. Pour sauver du temps, Harry conjura rapidement son Patronus.

Matt Flint était occupé à rendre Sirius le plus confortable possible au centre du groupe alors que les autres se joignaient tous à Harry afin de former un cercle protecteur.

« Comment fais-tu pour sauter comme ça ? » demanda Pansy, les yeux grands ouverts.

Harry fit un signe de la main. « Pas maintenant. Nous devons nous rendre chez Honeydukes. Mon Patronus ne fonctionnera que deux minutes, environ. »

Rogue avait le teint verdâtre. « Potter, même si nous pouvons nous défaire des Détraqueurs, Voldemort a de son côté des Vampires de Lumière. Les meilleurs de toute l'Europe. Et ils nous veulent morts ! »

Harry regarda attentivement le groupe qu'ils formaient. 'Ils sont tous effrayés, mais ils essaient de le cacher. Ils croient tous que s'ils meurent aujourd'hui, ce sera avec honneur.' La tempête donnait un aspect douteux aux visages de ses camarades de classe. Il voyait qu'ils essayaient d'être braves, mais ils avaient aussi tant de regrets. Ils regrettaient tous la manière dont ils l'avaient traité. Ils regrettaient la manière dont ils avaient joué leurs rôles. Ils regrettaient de ne pas pouvoir revoir leurs familles une dernière fois. Harry regarda droit dans les yeux de Draco Malfoy. Ils regrettaient de mourir de cette manière.

Soudainement, une idée jaillit dans l'esprit de Harry. Les Détraqueurs tournaient stupidement autour d'eux, cherchant une faille au Patronus de Harry. Ceux qui flottaient autour se battaient avec le vent. Le vent n'était que de l'air en mouvement. L'air était un élément. Harry était un Vélane Élémentaire.

Une lueur de détermination jaillit dans le regard de Harry. Remus le regarda.

« Tu as une idée ? »

Harry acquiesça et cria par-dessus le vent. « Accrochez-vous. »

Se retournant, Harry ferma les yeux, ne sachant pas qu'il luisait maintenant d'un jaune brillant. Le groupe échangea des regards confus alors qu'ils se prenaient la main et se collaient.

L'air se mouvait maintenant par saccades, comme si quelqu'un s'amusait à jouer avec les freins d'une voiture. Directement en face de Harry, les nuages noirs se mirent à tourner à toute vitesse afin de former un entonnoir. Bientôt, le vent luisait de la même couleur que Harry et devint une tornade de taille moyenne.

Mort de peur, les Serpentards regardèrent les Détraqueurs se faire aspirer dans la tempête comme dans un aspirateur électrique avant de revenir à Harry.

« Maintenant, va-t-en dans un bel endroit ensoleillé. » ordonna Harry à la masse de nuages comme s'il s'agissait d'un jeune enfant. « Mais ne ruine pas de villes ou de villages sur le chemin. »

Rapidement, Harry se tourna et pointa sa baguette sur Sirius, le ranimant d'un seul sort.

« Que- ? Hein ? » dit-il, l'air groggy.

Harry l'aida à se relever. Il avait cessé de briller.

« Allez, partons d'ici ! » dit Harry, passant un des bras de Sirius autour de ses épaules et prenant la tête du groupe vers Honeydukes, les autres le suivant de (très) près.

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(1) Référence au livre avec lequel ils ont pu trouver dans quel ouvrage on parle de Harry Potter.

Voilà ! J'attends vos reviews avec impatience, même si cette fin de chapitre est plutôt frustrante !