Disclaimer : Cette fic ne m'appartient pas, c'est l'œuvre de sparkey-tangerine, seulement la traduction est de moi.
Réponses aux reviews :
Un grand merci pour toutes vos revies! Ça fait toujours plaisir, et ça encourage beaucoup, même si je me suis un peu (beaucoup) laissé aller ces derniers temps et que j'ai négligé cette traduction (Vraiment désolée! Je n'ai aucune raison en plus:S)
zaika : Vraiment contente que ça te plaise! La voilà, la suite, avec un peu de retard, c'est vrai… Bonne lecture!
Onarluca : À tomber, vraiment? Tu me flattes, là! J'espère que tu aimeras autant la suite!
Lynshan : Désolée pour la fin de chapitre frustrante lol, en espérant que l'attente ne fut pas trop longue et que ta faim soit satisfaite par ce huitième chapitre!
Superluna-slash : Et non, ce n'est pas encore le moment de la découverte de la condition de Harry! Mais c'est pour bientôt, je te le promets… J'avoue aussi que ses pouvoirs sont sympas, mais il est aussi très impressionnant dans ce chapitre. Bonne lecture!
Rayondesoleil94 : Ravie que tu aimes mon histoire:D Par contre, j'en conviens, je n'ai pas respecté les délais… Désolée, ça n'arrivera plus! En tout cas, j'espère que ce chapitre sera aussi parmi tes préférés, moi en tout cas je l'ai beaucoup aimé. Bonne lecture!
Lolie : Désolée pour la fin, vraiment! Mais ce n'est pas de ma faute, c'est sparkley-tangerine qui en a décidé ainsi. Ça me fait plaisir de la traduire, tant qu'il y a de bons lecteurs tels que toi qui me lise et me poste des reviews! C'est très gentil! Et pour répondre à ta question, Harry ne révèle pas encore son secret… Mais c'est pour bientôt. En attendant, bonne lecture!
Hlo : Et bien, chère unilinguiste, j'ai bien profité de ma vie, j'ai terminé l'école alors ça a fait un bien fou après la session de merde que j'ai passée. Alors, je suis de retour au poste, pour combler ta frustration. Voila le chapitre 8, tu verras, je suis sur que tu vas aimer.
Vif d'or : C'est vrai? Tu trouves que je traduis très bien cette fic? C'est très gentil de ta part! Tu vas me faire rougir… En espérant que ce chapitre sera aussi bien traduit… :D
Rosaleis : Il y a des phrases bizarres? D'accord, je vais faire attention alors, mais c'est dur parfois. Je suis toutefois contente que tu aimes ma traduction, mais je pense crois qu'il est bien d'avoir la même fic mais en deux versions. En tout cas c'est pour ça qu'on a décidé de continuer chacun de notre côté Alanisse et moi. Mais je suis secrètement flattée que tu préfères la mienne. En espérant que tu apprécieras aussi ce chapitre, bonne lecture!
Petite-abeille : Oh! Une Québécoise, comme moi:D Je suis contente que tu sois frustrée, ça veut dire que tu aimes:P Alors bonne continuation!
Dragonneva : Ouais, moi aussi j'ai remarqué que j'avançais plus vite que Alanisse. Elle est surement prise par ses examens, ou quelque chose du genre. Et on a préféré faire la fic chacun de notre côté, comme ça les lecteurs peuvent jouir des deux versions:D En espérant que la traduction te plaise encore et encore.
Alors voila, la suite de la fic, comme promis, mais avec un retard que je n'explique pas, je me suis laissé un peu aller ces derniers temps. Mais je suis de retour pour de bon cette fois! Je ne sais pas si je vais poster un nouveau chapitre un jour fixe, puisque mon horaire d'été n'est pas fixe, mais je vais m'eforcer de publier une fois par semaine environ. Alors voila, j'espère que cette suite vous plaira comme les chapitres précédents.
Marie Potter –xxx-
Chapitre 8 : Honnêteté, lien de famille et la libération de Sirius BlackChez Honeydukes, tout le groupe prit une petite pause bien méritée. La majorité n'avait que quelques blessures mineures, Rogue et Sirius étant les cas les plus sérieux. Rogue avait un teint plutôt verdâtre du à la douleur de son bras brisé et Sirius était faible et tremblait.
Lucius regarda par la fenêtre. Dehors, même avec les Détraqueurs en vacances au soleil, les Mangemorts et les Vampires de Lumière se battaient toujours contre les villageois. Pré-au-lard était presque détruit. Le peu de chance qu'ils avaient était que Voldemort n'était pas encore apparu.
« Ils nous trouveront bientôt si nous ne bougeons pas. » dit Lucius, le visage pâle et sanglant.
« Si tu t'éloignes des portes et fenêtres, nous aurons peut-être plus de temps. » répliqua Remus, qui planait au-dessus de Sirius avant de se tourner vers Harry.
« Te souviens-tu du chemin à travers la poussière et les débris? Je n'y suis plus allé depuis au moins vingt ans. »
Harry acquiesça avant de se gratter le nez. « Tu n'avais pas besoin de nous rappeler la propreté de la pièce. »
Remus rougit.
Pansy, qui jusque là était demeurée tranquille, se dirigea vers Harry.
« Potter, qu'est-ce que c'était que tout cela, putain? Avec le vent… et tout, et tout! »
Elle avait hésité à la fin de phrase, jetant un regard craintif sur le Vélane.
Harry secoua la tête. « Ce n'est pas le moment pour en parler. » dit-il, jetant un regard à Remus afin qu'il la garde tranquille.
Pansy renifla. « Alors, quand? Nous venons de risquer nos vies. Nous aurions pu mourir! »
Harry commençait à être ennuyé de tout cela. Ils n'étaient supposés rien savoir à propos de ses nouveaux pouvoirs!
« Et bien, si tu veux rester ici et assurer ta mort en m'écoutant parler de magie, très bien. Mais personnellement, je n'ai pas envie de me transformer en bouillie pour vampires! »
Pansy abandonna. « Très bien. Mais tu t'expliqueras plus tard, n'est-ce pas?"
Harry ne répondit pas. Il se retourna et se dirigea vers le comptoir-caisse.
« Remus, aide Sirius à se relever. Ça sera plus rapide ainsi. Nous devons descendre à la cave. »
Les Serpentards eurent l'air confus.
« Nous descendons dans la cave afin d'attendre à nous faire canarder! » siffla Draco, regardant frénétiquement autour de lui et remarquant le visage pâle de son parrain. « Et le professeur Rogue ne peut aller là-dedans! »
Harry eut ce même étrange sentiment quand Draco le regarda une fois de plus, mais il repoussa avec force toute pensée reliée. Là n'était pas le moment d'être attiré par quelqu'un.
Et oui, il avait admis la chose : il était attiré par Draco Malfoy.
Putain de merde.
« Et bien, il y a un passage secret relié à Poudlard caché dans la cave. Nous irons par là. Et n'y a-t-il aucun adulte connaissant un sort afin d'abréger la douleur, parmi deux anciens espions, l'un étant professeur et l'autre, un ex-détenu? »
Lucius acquiesça. « Il a raison. Viens ici, Severus. » Lucius exécuta un sort pour enlever la douleur et un sort de guérison temporaire avant que tout le monde ne se dirige vers la cave de la boutique. Les Serpentards étaient étrangement silencieux, honteux que des sangs purs tels qu'eux aient pu oublier d'utiliser la magie.
Dans le sous-sol poussiéreux, Harry avait atteint le sol de la pièce, à la recherche de la porte cachée.
« Habituellement, elle est cachée derrière une boîte de Dragées Surprises de Bertie Crochue. » marmonna Harry pour lui-même. Sirius hocha la tête.
« Encore? Cette boîte était aussi notre point de repère. »
Harry fut clairement dégoûté. « Rappelle-moi de ne plus jamais acheté de Dragées Surprises ici. »
Tout le monde se dispersa, cherchant la dite boîte quand soudainement, Harry et Remus se relevèrent abruptement. Regardant la porte de la cave, les deux Gryffondors semblaient concentrés sur quelque chose.
« Merde! » s'exclama Harry avant de bouger à la vitesse de la lumière vers la porte et de sortir sa baguette. « COLLAPORTA! »
La porte fit un drôle de bruit mouillé et fut scellée avant que quelque chose - qui devait être énorme - ne s'écrase contre elle.
Frustré, Harry se retourna et agita sa baguette magique. « Accio porte secrète! ».
Aussi surprenant que cela puisse paraître, la porte s'ouvrit brusquement, sortant presque de ses gonds.
Les Serpentards se rassemblèrent tous autour de la porte, mais aucun n'osa s'aventurer dans le passage qu'elle cachait.
« Go! » ordonna Harry.
Remus haussa les épaules et sauta, Sirius dans ses bras. Puis, un par un, les étudiants pénétrèrent à la file, commençant par Matt Flint, et se terminant par un Draco Malfoy qui ne cessait de protester.
Harry regarda Rogue et Malfoy Senior, leur faisant signe de suivre les autres. Apparemment, Rogue n'aimait pas l'idée.
« Vous êtes toujours un étudiant, Potter! » s'exclama-t-il, le visage toujours aussi pâle. « En tant que professeur, il est de mon devoir de vous ramener sain et sauf à Poudlard. »
Les coups contre la porte se faisaient de plus insistants et agressifs. Et Harry commençait vraiment à être ennuyé par l'attitude de Rogue.
« Avec tout le respect que je vous dois, monsieur, vous avez un bras cassé. Ce sort de guérison ne durera plus longtemps. Plus personne ne sera en sécurité si je dois traîner votre derrière jusqu'à l'école avec un groupe de Vampires de Lumière et de Mangemorts à nos trousses, n'est-ce pas? »
Rogue ouvrit la bouche afin de répliquer, mais Lucius le poussa dans le tunnel.
Harry suivit, mais il attendit que les deux hommes soient suffisamment loin avant de fermer la porte. Se concentrant, Harry laissa ses pouvoirs venir à lui pleinement, cette fois il brillait d'un vert éclatant. La poussière qui recouvrait le sol de la bâtisse s'éleva et recouvrit tout jusqu'à la porte. Maintenant, personne ne pourrait se douter qu'il y avait un passage secret de dissimulé sous la saleté.
Mrs. Pomfresh était partagée entre le choc de voir un amont de patients, et ce, même s'il restait encore un mois avant le début des cours, et l'étonnement du au fait que Harry faisait partie des rares personnes qui n'étaient pas blessées.
« Tu sais, » dit Harry à Remus, tout deux assis un à côté de l'autre en train de regarder l'infirmière en plein dans son élément, « Je crois qu'elle est déçue que j'aie échappé aux blessures. »
Remus rit. Lui-même et Harry était les deux seuls à être sortis indemnes de l'attaque, mais Pompom leur avait quand même fait mangé plus de chocolat que nécessaire. « Tu sais, je crois que tu as raison. Nous sommes probablement ses patients les plus fréquents. Elle doit se sentir indésirable. »
Peu importe ce qu'allait dire Harry, il fut interrompu quand Dumbledore fit son entrée dans l'infirmerie. Toute la colère qu'il ressentait pour le vieil homme revint. Quand tout le monde serait guéri, Harry accourrait vers ses réponses. Même s'il devait se pendre après lui.
« Ces jeunes gens se portent-ils bien, Pompom? » demanda Dumbledore, l'air concerné.
Mrs. Pomfresh acquiesça. « Tenez, Remus, veuillez administrer cette potion à Mr. Black. Il a besoin d'un peu de sommeil. »
Remus hocha la tête et aida un Sirius protestant à boire sa potion.
Pompom se retourna vers Dumbledore, les mains sur les hanches.
« Severus avait une mauvaise fracture au bras. Son membre demeurera faible pendant un jour ou deux. Sirius souffre d'une exposition aux Détraqueurs. Les autres n'avaient que quelques ecchymoses et égratignures. Étonnamment, Mr. Potter n'a reçu aucune blessure. Même chose pour Remus. »
« Vraiment. » répondit Dumbledore d'une voix qui montrait qu'il n'était absolument pas surpris.
Rogue s'assit sur son lit, l'air mécontent.
« Albus, dites à cette femme que je n'ai nullement besoin de rester ici cette nuit. Je suis parfaitement capable de prendre soin de moi-même. »
Dumbledore sourit simplement. « Je crois que Mrs. Pomfresh sait ce qu'elle fait, Severus. »
La guérisseuse approuva d'un signe de tête. « Je veux qu'ils restent tous ici pour la nuit. Une exposition aux Détraqueurs laisse des effets qui mettent du temps à partir.'
Dumbledore acquiesça, les yeux brillants. « D'après les rapports que j'ai reçus, vous n'aurez pas besoin de vous préoccuper d'eux aussi longtemps. Est-il question d'une tornade dorée? »
Toues les Serpentards tournèrent les yeux vers Harry, qui remua d'inconfort avec tant de personnes lui portant attention.
« Vas-tu nous dire comment tu as fait ça? » dit Pansy depuis son lit. Elle était toujours en train de manger le chocolat que Mrs. Pomfresh lui avait donné.
Avant que Harry n'ouvre la bouche, Dumbledore avait déjà parlé.
« J'ai bien peur que votre réponse ne se fasse attendre, ma chère. » répliqua-t-il, posant une main sur l'épaule de Harry et le menant à l'extérieur de la pièce. « J'ai quelques questions à poser à Mr. Potter à propos de l'attaque. Bonne journée. »
Harry se laissa pousser en dehors de l'infirmerie. Ils marchèrent tous les deux dans un silence tendu, du moins l'était-il pour Harry.
« Smarties » était le nouveau mot de passe pour le bureau de Dumbledore. Aucun mot n'avait encore été échangé, et le directeur pris place derrière son bureau.
« Je voulais te féliciter pour avoir su maîtriser tes pouvoirs aussi rapidement. Ta mère y était parvenue seulement à la fin de sa semaine de transition. Tu l'as fait le deuxième jour. »
Harry se leva debout, raide. Il avait le sentiment qu'il saurait ce qu'est une semaine de transition qu'une fois qu'il aurait lu le bouquin que Remus lui avait offert.
« Et bien, monsieur, peut-être êtes-vous capables de vous débarrasser de plusieurs Détraqueurs par vous-mêmes, mais nous, pauvres mortels, avons besoin d'un peu d'aide. »
La lumière que contenait habituellement les yeux de Dumbledore diminua quelque peu.
« Ah. Je vois que la colère que tu nourrissais à mon égard l'été dernier est revenue en force. »
« Je n'ai jamais oublié. Le fait de presque perdre Sirius pour la quatrième fois l'a ramenée en pleine force. »
Dumbledore croisa les mains et reporta son attention sur le Vélane.
« La quatrième fois? Je crois ne pas comprendre. »
Il avait tellement l'air psychologue que le sang de Harry se mit à bouillir furieusement.
« Bien, » commença-t-il d'une voix faussement joyeuse et se rassit. « La nuit où j'ai perdu mes parents, j'ai aussi perdu Sirius. Il a été mis de côté pendant douze ans alors qu'il connaissait un secret me concernant. Ensuite, pendant ma troisième année, il a presque été avalé par les Détraqueurs. Puis, il y a quelques temps, il est réellement mort. Maintenant, je crois que vous êtes capables de compter jusqu'à quatre, n'est-ce pas? »
Dumbledore acquiesça, toujours aussi calme. « Ça l'est. Mais je te promets qu'une fois que Sirius sera mis en liberté, tu pourras le voir aussi souvent que tu le voudras. »
« Mais sans pouvoir habiter avec lui, n'est-ce pas? Votre plan ne fonctionnerait pas sinon. »
« Tu ne serais pas en sécurité là-bas, Harry. »
« Je ne suis en sécurité nulle part. » siffla Harry, maintenant très en colère. « Même pas ici, avec le Grand Albus Dumbledore protégeant l'école à coups de 'il est impossible de transplaner dans l'enceinte de Poudlard'. Vous voulez tuer Harry Potter? Vous n'avez qu'à postuler pour le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal! »
Dumbledore ne montrait toujours pas sa colère. « Remus n'avait pas l'ordre de te tuer. »
« Non, mais il faisait partie du plan. Partie du plan «'Contrôlons la vie de Harry Potter'. Merlin, ma vie pourrait être le sujet d'un documentaire bidon sur une chaîne de télévision minable! Et on est toujours à la recherche de Sirius pour un crime qu'il n'a pas commis. »
Dumbledore demeura silencieux un moment.
« Je comprends que tout au long de ma vie j'ai commis des erreurs dans mes décisions vis-à-vis de toi, Sirius, Remus et tes parents, mais je devais les faire. En temps de guerre, nous devons faire des choix et des vies doivent être données pour le bien de l'humanité. C'est le pouvoir qui nous est donné quand vient le temps de choisir. »
« Que Merlin me pardonne, n'ai-je pas un mot à dire en ce qui concerne ma propre vie? Et toutes ces années que Sirius a passées en enfer, valent-elles ces erreurs? »
« Non, Harry. » répondit Dumbledore en secouant la tête. « Je regrette de ne pas avoir cru Sirius avant ta troisième année. Toute cette mise en scène était logique. La famille de Sirius était connue pour être partisane de la magie noire et la guerre était finalement terminée, mais j'avais encore ma part à jouer. La perte de Lily et James était terrible pour moi aussi et avec ta protection qui était plus qu'essentielle, comment ne pouvais-je pas reconnaître Sirius Black comme un meurtrier? »
Harry souffla fortement. « Alors, vous n'êtes qu'un hypocrite. N'avez-vous pas toujours répété qu'un nom ne suffisait pas à définir qui on est vraiment? Je ressemble à James Potter comme deux gouttes d'eau, mais je ne puis être aussi cruel que lorsqu'il torturait Rogue, ici, à l'école. Et n'avez-vous pas présentement dix familles - dont les membres sont des Mangemorts reconnus – qui se font soigner à l'infirmerie puisqu'ils sont des espions contre Voldemort? »
« Justement, Harry, là est la question. Les procès que toi et Sirius avez endurés, prouvant que vous formez une famille, avec qui tu te marieras, ou bien la maison dans laquelle tu résides à Poudlard, tout cela prouve que tu es maître de ta propre destinée. Mais quand le temps des questions arrivera, tu devras choisir. Je suis humain, peu importe ce que les gens peuvent penser, et je peux faire des erreurs, les miennes étant pires que celles des autres car certaines de mes décisions sont plus difficiles à prendre. Je ne pouvais prendre le risque de croire Sirius et de te perdre. Si on avait trouvé Sirius innocent, cela aurait été son droit de te réclamer à sa charge et j'avais peur que cela ne mène à ta mort et à la résurrection de Tom. »
Un son sortit de la gorge de Harry, signe qu'il n'en croyait tout simplement pas ses oreilles. Il réussissait toutefois à garder sa colère sous contrôle, la température de la pièce n'ayant augmenté que d'un degré ou deux.
« J'ai du mal à croire que vous ayez pu voir Sirius, un homme qui aimait mes parents comme s'ils partageaient le même sang, coupable de les avoir trahis et d'avoir tué treize personnes de sang froid, comme quelqu'un qu'on a rapidement associé à un trou du cul du nom de Tom Jedusor qui, d'après vous, avait toujours montré sa débrouillardise en exécutant lui-même ses crimes! Toutefois, il n'y a qu'une chose dont je me préoccupe. » demanda Harry en se penchant vers le vieil homme.
« Dites moi, si Sirius n'avait pas toutes ces charges contre lui et avait été reconnu innocent, lui auriez-vous proposé de me mettre sous sa tutelle? »
Dumbledore se leva et se dirigea vers la fenêtre. Harry le suivit des yeux.
« Ce que tu dois comprendre, c'est que tout le temps que Voldemort fut parti, ses partisans paniquaient. Les Longdubas ont été torturés pour que les Mangemorts puissent avoir quelques informations sur toi et sur ce qui s'est passé cette nuit d'Halloween. »
Harry réalisa que le vieil homme essayait de gagner du temps.
« Une réponse simple telle que oui ou non serait suffisante. »
Dumbledore soupira et reporta son regard vers lui.
« Non, j'aurais empêché Sirius d'avoir ta garde s'il n'avait pas été emprisonné. »
Harry le regarda droit dans les yeux. « Alors, c'est tout ce dont j'avais besoin : de savoir à quel point vous étiez vraiment désolé de ce qui est arrivé à Sirius. C'était la personne avec laquelle mes parents auraient voulu que je grandisse. »
« Tes parents n'ont rien laissé d'aussi spécifique… » commença Dumbledore, mais Harry l'interrompit.
« Ce ne sont que des sornettes! Vous savez très bien que mes parents m'ont laissé un héritage, étant donné que vous devez être présent lors de la lecture du testament. Ils auraient voulu que je sois avec Sirius si quelque chose devait leur arriver. Croyez-vous sincèrement que Sirius serait parti aussi rapidement à la recherche de Peter, tombant ainsi dans le piège, s'il avait su que je l'attendais à la maison? »
Dumbledore se rassit. « Non. Si une seule vérité demeure encore en ce bas monde, c'est bien que Sirius Black t'aime comme son propre fils. Il l'a prouvé en perdant la vie pour toi… Et en revenant pour toi. »
À ces mots, Harry eut presque du mal à respirer. Presque.
« Vous devenez incroyablement honnête. Habituellement, je dois vous poser des questions directes et compliquées et démêler vos réponses quand je retourne dans la Salle Commune. »
Dumbledore lui fit un petit sourire. « Je crois que je commence à comprendre que l'honnêteté est la seule manière de marchander avec toi, Harry. »
« Alors, pourquoi m'avez-vous empêché de voir le testament de mes parents quand j'avais onze ans? »
« Tu avais tellement de choses à accepter quand tu es arrivé ici. Je ne croyais pas que tu étais aussi ignorant concernant ton héritage à ta première visite à Poudlard. Évidemment, ce n'était nullement ta faute. » dit-il en jetant un regard à Harry, mais continua tout de même. « J'imagine que le premier indice de l'innocence de Sirius aurait du être quand j'ai remarqué que la magie gérant le testament de tes parents n'avait pas effacé son nom en tant que gardien. Puisque tu ne connaissais ni Sirius, ni Remus, je ne voulais pas te brusquer avec des gens que tu aurais du connaître et des choses que tu ne savais pas. D'ici la fin de ce mois, par contre, je ne t'empêcherai pas de savoir ce qui t'appartient. »
Après un moment, quelque chose passa entre les deux. Un peu de pardon fut donné et accepté par les deux parties alors que la température redevint normale.
« Voldemort n'était pas présent à l'attaque de Pré-au-lard. »
Ce brusque changement de sujet alarma Harry. Maintenant, ils allaient argumenter sur cette stupide chose que les gens appelaient prophétie.
« Et bien, s'il était là, je ne l'ai pas senti. Se pourrait-il que mes nouveaux pouvoirs de Vélanes Élémentaires puissent être ce pouvoir que Voldemort n'a pas? »
Dumbledore sourit. « Je crois que oui. Si Tom avait su que ta mère était une Vélane Élémentaire, il ne l'aurait jamais attaquée. Mais même sans tes pouvoirs de Vélanes, tu aurais été un sorcier très puissant. Bien plus que Tom ou moi-même auraient pu rêver. Une fois que tu auras trouvé ton âme sœur et que tu te seras un peu entraîné, tu seras tout à fait à la hauteur. »
Harry regarda ses chaussures. « Alors, il s'agit vraiment de qui je suis, et non pas à cause de mes parents, ou bien le jour où je suis né, ou à cause de ma cicatrice? Si je tue quelqu'un, qui dit que je ne prendrai pas sa place? La pouvoir est gris et neutre jusqu'à ce son utilisateur une manière de l'utiliser. Et n'importe qui peut se trouver tenté. »
« Harry, regarde-moi. » dit Dumbledore. « Il est important que tu comprennes cela. Une prophétie n'enlève pas le pouvoir de choisir, au contraire, elle te donne les options que tu as en noir et en blanc, si tu as la chance d'être concerné par une prophétie. Et sans cette prophétie, Voldemort t'aurait tout de même attaqué, peut-être plus tard qu'à un an, mais il l'aurait fait un jour ou l'autre. Qui sont tes parents, ta date de naissance et ta cicatrice ne sont là que pour convaincre ceux qui doutent encore que c'est à toi de le vaincre. S'il n'y avait pas eu de prophétie, tu serais quand même le puissant Vélane Élémentaire et le sorcier surdoué que tu es. Honnêtement, pourrais-tu ne pas vouloir venger ce que Voldemort a fait à tes parents s'il n'y avait pas de prophétie? Il les aurait anéantis tout de même. Ton père était un sang pur, descendant de Godric Gryffondor, alors que ta mère était une des plus puissantes sorcières ayant étudié entre ces murs. Le seul fait qu'ils n'aient pas voulu rejoindre ses rangs lui était suffisant pour les percevoir comme des traîtres. »
Harry acquiesça. « Cela, mais aussi le fait que ma mère provient d'une famille de Moldue lui rappelait beaucoup son enfance, et mon père qui a toujours eu tout ce qu'il voulait. »
Fumseck siffla doucement. « Oui, Harry. Tu as cru que je t'avais ôté le droit de faire tes propres choix, décisions et erreurs, et d'une certaine manière, peut-être avais-tu raison su ce point, mais finalement tu as toujours fais tes choix différemment de Tom. Vivre dans un orphelinat lui a fait croire qu'il n'était ni unique, ni spécial, et c'est ce qui a engendré son manque d'attention. Il a peur de la mort parce qu'il ne veut pas être oublié. Il ne comprend pas que toute fin devient un nouveau commencement. »
Il sourit. « De l'autre côté, toi, tu as tout fait différemment, parfois dans des circonstances semblables. Tom a vu la mort de sa mère comme un signe qu'elle ne voulait pas de lui, alors que tu as vu en le sacrifice de Lily une preuve de son amour incommensurable pour toi. Quand tu vivais avec ta famille Moldue, certaines allusions m'ont permis de comprendre qu'ils n'étaient pas favorables à l'idée que tu vives sous leur toit. Leur manque d'attention envers toi, ou dans certains cas, leur attention négative, t'a rendu humble et modeste; tu ne cherches pas l'attention, mais bien l'affection. Tu traites tout le monde, homme ou créature, avec le même respect, alors que ceux qui sont proches de Tom doivent sans cesse se battre pour avoir son attention. Et même lors de ta première année, tu as choisi le bien au lieu du mal. Peu importe ce que les gens te diront, rappelle-toi toujours qu'il n'y a que toi qui puisse faire ce choix. Une chose que je sais à propos de Tom, c'est qu'il a donné le choix à tous ceux qu'il a tués. Joindre ses rangs ou mourir. Tes parents ne faisaient pas exception à la règle. »
Harry demeura silencieux un moment.
« Alors tant que je serai en vie, en étant vivant je fais le choix de le défier et la seule manière de me soumettre à lui serait de mourir en sachant que n'ai pas tout fait ce qui était en mon pouvoir pour emmener ce bâtard avec moi. »
Dumbledore sourit. « Et je suis là, Harry, pour être certain que ce soit ton choix jusqu'au bout. Le choix de vivre. »
Harry répondit à son sourire. « Vous savez, je suis toujours en colère pour tous les mensonges. »
« Je sais. Mais jamais plus je ne te mentirai délibérément, mon garçon. »
Le sourire de Harry s'agrandit. « Je connais un bon moyen de vous faire pardonner. »
Dumbledore hocha la tête. « Si cela est en mon pouvoir, je le ferai. »
« J'aimerais voir la tombe de mes parents. »
Harry suivait Dumbledore, toujours sous le choc. Non seulement avait-il accepté de le mener au tombeau de ses parents mais lui avait-il aussi appris qu'ils avaient été enterrés ici, à Poudlard. Depuis les cinq dernières années, Harry circulait près d'eux. Dumbledore lui dit qu'ils se dirigeaient vers le centre de Poudlard, mais Harry ne l'écoutait pas. Était-ce Lily Potter qui le faisait se sentir en sécurité quand il était dans son lit, et James Potter qui le rendait aussi habile lorsqu'il volait? Harry avait toujours senti ces deux présences réconfortantes et éprouvait ce sentiment d'appartenance depuis qu'il fréquentait Poudlard.
« Monsieur, pourquoi sont-ils enterrés ici? Pourquoi pas Godric's Hollow? » demanda finalement Harry, sortant de sa bulle.
« Parce que tous les descendants des quatre fondateurs demeurent dans ce tombeau. C'était ce qu'ils voulaient. »
Ils s'arrêtèrent enfin devant une porte que Harry n'avait jamais vue auparavant. La porte ressemblait à celle de la Grande Salle, mais elle était spéciale. Sur la surface faite d'or et d'argent était gravé le seau de Poudlard, un P entouré d'un lion, d'un serpent, d'un aigle et d'un blaireau. Les mots Draco Dormiens Nunquam Titillandus s'étendaient juste en-dessous des armoiries.
Dumbledore s'éclaircit la voix. « À la demande de Harry James Potter, fils de Lily Jade Potter et James Dominic Potter, je demande à ce que ces portes s'ouvrent sur le tombeau des Gryffondors. »
Harry vit toute la magie se ruer vers lui et Dumbledore avant qu'elle ne soit aspirée à l'intérieur avec un flash. Seul Harry s'était couvert les yeux.
« Je suis désolé pour tout cela. La magie qui court en ces murs est très ancienne. Très puissante. » expliqua Dumbledore avant que la porte ne s'ouvre avec un grincement.
C'était le plus bel endroit où Harry n'eut jamais mis les pieds. Plusieurs variétés de fleurs avaient recouvert les tombes sans jamais monter plus haut que les pierres dorées. Près de l'entrée se trouvait une statue de Godric Gryffondor, travaillée dans un bijou de couleur claire.
« Un rubis. » souffla Harry, émerveillé. Juste en-dessous de la statue étaient quatre pierres tombales.
« Godric a engendré deux filles, alors le nom de Gryffondor a été perdu après sa génération. » expliqua Dumbledore.
Harry sourit. « Ouais, je ne trouve pas que les noms Harry et Gryffondors vont si bien ensemble. »
Dumbledore conduit Harry jusqu'au milieu du cimetière alors que le jeune homme essayait de retenir les noms de ses défunts aïeux. Sirius disait donc vrai quand il parlait que plusieurs familles de sangs purs étaient reliées. Harry lut plusieurs noms familiers, mais un était constant : Potter. Le nombre de pierres diminua lentement jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que cinq. À la droite de Harry se levaient deux pierres aux noms de ses parents, James juste à côté et Lily à l'extrémité. Lucas et Ella Potter était positionnés au milieu, alors l'oncle ou la tante de Harry devait certainement se trouver à l'extrême gauche. Harry dut lire la pierre plusieurs fois avant de vraiment comprendre ce qu'il y était écrit. Apparemment, son père avait une sœur. Rachel Potter-Rogue était enterrée juste à côté de ses parents, mais son mari était visiblement toujours en vie.
Harry leva les yeux vers Dumbledore. « Elle s'est mariée au professeur Rogue, n'est-ce pas? »
Dumbledore acquiesça. « Personne en dehors de la famille Potter n'a jamais su pour cet arrangement. Même pas Sirius ou Remus. La nuit où elle a été tuée a été la nuit où Severus a vraiment détesté tout ce qui faisait le Seigneur des Ténèbres. »
« Alors je suis parent avec Rogue? » demanda Harry, toujours sous le choc. Les cours n'avaient même pas recommencés, et déjà tout était bizarre.
« Oui, Harry. Le professeur Rogue est ton oncle. »
Harry n'eut jamais la chance de répondre alors que quelque chose se mettait à siffler.
Dumbledore sortit un pendentif représentant un phénix rouge et or, et parla comme s'il s'agissait d'un micro. »
« Oui, Minerva, je viens. »
Puis, il se retourna vers Harry. « Prend tout le temps que tu veux, puis retourne voir Mrs. Pomfresh. Je ne voudrais pas qu'une femme comme elle soit en colère contre moi pour t'avoir laissé retourner aux dortoirs. »
Harry porta toute son attention aux tombes après que Dumbledore s'en fut allé. Que devait-il faire au juste? Dans tous les films qu'il avait vus, habituellement les gens faisaient la causette à leurs morts.
« Euh… bonjour. »
Harry se sentait un peu idiot à se tenir là, mais c'était avant qu'il ne ressente ça. Ce qu'il ressentait quand il volait sur son balais ou bien juste avant qu'il ne s'endorme. C'était eux.
« Ça sera toute une année, hein? Pas que mes autres années passées ici n'étaient pas excitantes, mais… wow. Un Vélane Élémentaire. On pourrait croire que j'ai été conditionné à vivre plein de trucs anormaux, mais là, je suis tout à fait surpris. Je crois qu'un truc normal me ferait faire un infarctus. »
Se sentant plus brave, Harry s'assit sur le sol et regarda autour de lui.
« Je ne peux pas croire que je sois là. Ça, et le fait que ma tante se soit mariée à Rogue. Par contre, je ne peux pas vraiment l'appeler comme ça non plus. Elle était aussi une Rogue. Mais je crois que je peux mieux le comprendre, maintenant. Pourquoi il est si aigri. Il a perdu autant, sinon plus, que ce que moi j'ai pu perdre à cause de Voldemort, et il n'a toujours pas cessé le combat. Mais peut-être devrais-je arrêté de lui faire des louanges, peut-être Papa n'aime pas ça. »
Le sentiment demeura, alors il continua sur sa lancée. Ça lui faisait du bien de leur parler à eux; sa famille.
« Je ne peux croire que la moitié des Serpentards de sixième année étaient des espions. Ils ont vraiment bien joué leurs rôles. Je me demande simplement ce qui a bien pu les amener à être du côté du bien. Ce qui est bizarre, c'est qu'ils semblent tout à fait normaux. Remus et (bizarrement) Sirius veulent que je leur laisse une chance. Vous leur manquez terriblement, vous savez? Je hais le fait qu'ils se sentent si seuls alors qu'ils pourraient s'avoir mutuellement, mais ils ne seraient pas Gryffondors s'ils n'étaient pas aussi obstinés. Parlant de couples, je n'ai toujours pas trouvé mon âme sœur. Tout le monde me dit que le besoin de le ou la trouver deviendra de plus en plus pressant à mesure que j'avancerai dans la semaine de transition, peu importe ce que cela veut dire. Je vais devoir lire les livres que Remus m'a dénichés. Mais j'ai peur. Que faire si je ne peux trouver ma moitié? Ou bien si on me rejette. Qu'arriverait-il? Je veux dire, je dois passer le reste de ma vie avec cette personne. La personne à laquelle je commence à penser est un garçon. »
Harry réfléchit à propos de son âme sœur. Quelque chose de profondément enfoui au fond de lui, lui criait que c'était un garçon.
« D'accord, alors c'est un garçon. Est-ce normal dans le monde sorcier? »
Les sentiments qu'il éprouvait le poussaient à retourner à la salle commune et à commencer à lire son bouquin sur les Vélanes Élémentaires.
« Je vais y aller, alors. » dit Harry, se sentant à nouveau stupide. « Mais je reviendrai. »
Une douce chaleur l'enveloppa et Harry se sentit comme s'il se faisait étreindre par une mère. Sa mère.
« Je vous aime. » murmura Harry avant de retourner dans le monde extérieur.
Harry prit la décision d'aller à l'infirmerie avant d'aller à son dortoir. Il était affamé et épuisé, mais il voulait avant tout lire ce livre. Des voix colériques atteignirent ses oreilles sensibles alors qu'il tournait le coin du couloir de l'infirmerie. Harry dut se couvrir les oreilles un instant pour les empêcher de ciller. Secouant la tête, il ne put s'empêcher d'écouter.
« PRÉ-AU-LARD EST EN RUINE! Lucius Malfoy et Severus Rogue seront arrêtés pour activités de Mangemorts, tout comme ceux qui sont présents, et enfermés à Azkaban si vous ne me laissez pas l'emmener maintenant! »
Harry connaissait cette vois pompeuse. C'était Cornelius Fudge, le Ministre de la Magie. Harry sentit son sang bouillir. Et maintenant, cet homme essayait d'emprisonner des gens innocents! N'apprendrait-il donc jamais?
La voix de Dumbledore lui parvint, toujours calme, mais on sentait qu'elle ne tarderait pas à franchir la limite de la colère.
« Cornelius, ils sont autant des victimes que tous les autres qui étaient présents à Pré-au-lard. Aucun jury ne les enverrait à Azkaban, et pour les autres, ce ne sont que des enfants! »
« Tout comme Harry Potter, je suppose! Ce garçon a fait de ma vie de ministre un enfer depuis qu'il fréquente cette école! C'est probablement à cause de vous, Dumbledore! Et pour ce qui est du jury, je ne suis pas obligé d'en nommer un! »
« Êtes-vous en train de dire » vint la voix de Remus, rendue basse à cause de la rage qui y pointait, « Que vous enfermeriez un innocent sans même lui faire de procès? »
Fudge sourit. « Je suis le Ministre de la Magie. Je peux faire tout ce que je désire."
Harry en avait assez entendu. Sortant sa baguette, il conjura rapidement une enveloppe protectrice et pénétra à l'intérieur de l'infirmerie. Tout le monde pouvait le voir, excepté Fudge.
Tous s'étaient tu en le voyant entrer, mais Harry leur fit signe de continuer la conversation. Remus continua.
« Et bien, j'étais aussi présent à Pré-au-lard, allez-vous aussi m'arrêter? »
Fudge regarda Remus comme s'il n'était qu'un vulgaire insecte.
« Vous êtes un loup-garou reconnu. Je suis sur que nous pourrons trouver quelqu'un ayant été mordu dans tout ce bordel. »
Harry vit que les rideaux avaient été tirés autour du lit de Sirius, mais ce fut avant que Pansy n'ouvre la bouche.
« Et à propos de Harry Potter? Il était là avec nous! »
Fudge eut l'air confus. « Cette plaie est occupée à se faire choyer par sa famille. À l'heure qu'il est, il doit avoir le journal sous le nez. Mais une minute, Harry Potter est-«
« Juste derrière vous. » interrompit Harry, faisant sursauter Fudge. Il était tenté de dire « Bou! » mais le risque d'une attaque cardiaque était trop grand.
« Ha-ha-Harry! » bégaya le petit home dans sa surprise. « Quelle surprise! Je suis heureux de te revoir! »
Harry leva un sourcil. « Vraiment, je croyais que vous étiez plus qu'heureux que la 'plaie soit en train de se faire choyer par sa famille'? »
Remus ricana alors que Fudge virait au violet, par embarras, culpabilité et rage.
« Ce n'est pas très poli d'écouter aux portes, mon garçon. » cracha Fudge.
La manière qu'il avait appelé Harry « mon garçon » lui rappela son oncle, et il perdit rapidement son air calme.
« Tout comme il est illégal d'emprisonner des gens innocents sans procès. Vous menacez non seulement trois hommes innocents, mais aussi neuf jeunes sorciers mineurs. Tout comme vous l'avez fait pour Sirius Black. »
Fudge regarda Harry avec dégoût. « Et comment pourrais-tu savoir ça? Tu parles toujours à ce meurtrier? »
Harry ne perdit jamais la face. « On appelle ça une librairie, Fudge. Il y a tout plein d'articles de journaux parlant de ma famille, et aucun ne stipule un quelconque procès dans lequel Black a été reconnu coupable de meurtre. Vous l'avez seulement envoyé là-bas parce qu'il vous fallait un bouc émissaire. Le Ministère n'a jamais rien fait pour stopper le retour de Voldemort, » Fudge flancha à l'entente du nom maudit. « Alors vous aviez besoin de faire comme si vous écartiez un de ses plus importants partisans. »
Fudge avait toujours le visage pourpre. « Tu crois que juste parce que tu es Harry Potter, tu peux me donner des directives, à moi, Ministre de la Magie? Le peuple ne voudra jamais te croire. La société a vu Sirius Black comme étant un meurtrier et un horrible défenseur de la magie noire depuis que ces treize Moldus sont morts. Il faudrait beaucoup plus que tes désirs pour faire changer l'avis du monde. Mais tu es Harry Potter, » il avait prononcé son nom comme si c'était une malédiction. « Tu es capable de tout, non? »
Harry sourit simplement. « Bien sur que je le peux. »
Apparemment, Fudge ne s'attendait pas à cette réponse. Harry continua sur sa lancée.
Je commence à réaliser, après avoir passé six ans à voir les gens défiler en ne regardant ma cicatrice, que peut-être je pourrais utiliser ma célébrité à des fins utiles. Et je suis certain que ma bonne amie, Luna Lovegood, serait d'accord avec cela. Je suis sur que vous avez déjà entendu parler du père de Luna? » demanda Harry alors que Fudge pâlissait.
« Il dirige ce magazine, le Chicaneur? Et bien, il m'a envoyé une lettre, me demandant si je voulais bien faire une autre interview pour son journal. Je pense que je vais parler non seulement des menaces d'envoyer de nos espions en prison, mais aussi de ma troisième année. Non seulement Remus et moi-même avons vu Peter Pettigrew, mais aussi deux de mes camarades de classe. Et puisque j'ai tenté d'avertir les gens que Voldemort était de retour, en l'ignorant, vous lui avez donné un an de plus pour qu'il retrouve ses forces, je serais tenté de croire que le peuple serait beaucoup plus enclin à croire Harry Potter plutôt que vous. »
Fudge affichait un air à mi-chemin entre meurtrier et malade d'inquiétude. « Tu n'oserais pas. » murmura-t-il.
Harry s'avança. « Ne me dites pas ce que je ne pourrais oser faire. Je ferais à peu près tout pour voir votre petit cul licencié. » Fudge demeura silencieux. La plupart des Serpentards présents dans l'infirmerie regardait Harry avec une expression mêlée de choc et de crainte. Harry était mieux de se calmer au lieu de les choquer autant. Il ne savait pas combien leurs petits cœurs seraient capables de supporter.
Il reporta son attention sur Fudge.
« Pour le moment, cette lettre sera envoyée. » Fudge pâlit de nouveau. Cela ne serait certainement pas bon pour son cœur.
« Mais le message que j'enverrai au peuple sera quelque peu différent si vous répondez à ces trois demandes. »
Fudge réfléchit, mais il ne put trouver aucun moyen d'échapper à Harry.
« Quelles sont-elles? »
Harry sourit.
« Premièrement, vous n'interférerez plus jamais dans les affaires de Poudlard. Le jour où vous en deviendrai directeur - ce qui n'arrivera jamais, merci Merlin – vous pourrez tout repeindre dans différents tons de rose et de lavande, je n'en ai cure, mais pour l'instant, vous lâchez tout. Il s'agit d'une école, pas d'un site de recrutement pour l'armée. »
Harry pouvait voir du coin de l'œil le sourire de Dumbledore briller.
« Deuxièmement, tous les espions présents dans cette pièce, et tous ceux que Dumbledore nommera comme tel, parce que vous savez qu'il sait quel rôle chaque personne joue dans cette guerre, ne seront arrêtés comme Mangemorts seulement s'ils seront retournés dans son cercle, ce qui ne risque pas d'arriver. »
Fudge critiqua le dernier point. « Vous ne pouvez pas affirmer honnêtement que vous êtes convaincu que ces… ces Serpentards sont innocents? »
Harry commençait à être ennuyé par tout ça. « Croyez-vous sincèrement que je serais ici en train de discuter avec vous si je les croyais coupables? »
Fudge se démonta facilement.
« Finalement, si vous pouviez amener Amelia Bones d'ici les deux prochaines heures, je pourrais amener Sirius Black ici. »
Les yeux de Fudge s'ouvrirent en grand, pensant que Harry voulait faire enfermer son parrain. Quel idiot!
« Je suis sur qu'un certain professeur de Potions de cette école, qui est bien évidemment, innocent, » Harry faisait bien attention de renforcer le point. « Serait bien d'accord pour nous prêter deux ou trois gouttes de Veritaserum. »
À la surprise de tous, Rogue hocha la tête en signe de consentement.
« Et si… non, quand Sirius Black aura été innocenté, vous lui demanderez pardon et l'annoncerez demain à la première heure. »
Fudge tremblait de rage. Harry avait fait en sorte que l'homme n'ait aucune échappatoire.
« Je veux deux Aurors ici. Mon choix. »
Harry secoua la tête.
« Deux Aurors, de mon choix. L'histoire sortira de toute façon. Une enquête sera faite. »
« Qui? »
Harry fut rapide.
« Tonks et Shacklebot. »
Fudge sourit. « Je suis d'acord. »
Harry secoua la tête. « Je veux que nous fassions un Serment de Sorcier. »
Fudge eut le bon goût d'avoir l'air outragé.
« Pour quelques demandes minables? Non! »
Harry secoua son enveloppe vide.
« Si elles étaient aussi minables, vous ne devriez avoir aucun problème à vous accorder à mes exigences. »
Pris au piège, Fudge sortit sa baguette.
« Moi, Cornelius Oswald Fudge, jure par la présente d'accéder aux trois demandes faites par Harry James Potter, en date du premier août. »
Harry approuva. « Vous avez deux heures, Fudge. »
L'homme partit dans un accès de colère.
Aussitôt que les portes de l'infirmerie furent closes et verrouillées, Sirius sortit de derrière de son rideau en sautillant et commença à étrangler Harry de son étreinte joyeuse.
« Oh Harry! Je vais retrouver ma liberté! Comment as-tu fait? »
Harry, qui commençait à devenir bleu, réussit à s'échapper de son surexcité de parrain et sourit.
« Quoi, être méchant avec Fudge? Facile! »
Pansy se leva et s'approcha de lui.
« Je ne peux croire que tu te sois battu pour nous! »
Harry haussa les épaules, un peu embarrassé. Mais l'idée d'envoyer les Serpentards à Azkaban avait, en quelque part, fait hurler de colère le Vélane à l'intérieur de lui.
Sirius, qui avait lâché Harry pour aller étrangler Remus, revint vers Harry et le prit dans ses bras à nouveau.
« Tu dois venir habiter avec Remus et moi! Tu peux amener tous tes amis et ton âm… » Harry lui jeta un regard d'avertissement. « Ton… hibou! Et tout, et tout! »
Harry regarda Dumbledore, qui se tenait juste derrière Sirius.
« Tu sais qu'il n'y a rien au monde que je désirerais plus que d'aller vivre avec toi. »
Dumbledore dut avoir compris l'allusion car il s'approcha et donna une tape amicale sur l'épaule de Sirius.
« Je crois que c'est une merveilleuse idée. »
Harry le regarda.
« Vraiment? Vous n'allez pas nous empêcher pour ma propre sécurité? »
Dumbledore sourit au ton qu'il avait utilisé pour dire les trois derniers mots.
« Je crois que tu viens de prouver que tu es parfaitement capable de prendre soin de toi-même. »
On frappa à la porte. Fudge était déjà de retour.
« Il n'a jamais rien fait aussi rapidement. » marmonna Remus.
Sirius prit place sur une chaise, et avec un sourire d'excuses, Dumbledore l'y enchaîna.
Les sorts qui maintenaient la porte close furent relâchés et pénétrèrent Fudge, Tonks, Kingsley et Madame Bones.
« Prêt, Potter? Je doute fort que Black ait eu le t… »
Peu importe ce qu'il allait dire, il s'interrompit à la vue de Sirius enchaîné à sa chaise.
Madame Bones jeta un regard autour d'elle.
« Serez-vous tous témoins? »
Pansy acquiesça. Les autres firent de même. Rogue s'avança et chercha dans les poches de sa robe avant d'en sortir une petite bouteille de Veritaserum.
« Je fournis la potion, alors je ne peux être inclus. »
Madame Bones sortit un parchemin à l'aspect officiel. Elle demanda à ce que tous les présents signent rapidement avant de lancer un charme d'enregistrement sur le document.
Apparemment, un procès entier pouvait être enregistré sur un simple morceau de parchemin.
Rogue passa devant Harry et laissa tomber trois gouttes de potion sur la langue de Sirius.
Alors qu'il se retournait et repassait devant Harry, ce dernier l'arrêta et chuchota : « Je crois que Tante Rachel serait fière. »
Pour la première fois de sa vie, Harry vit les yeux de Rogue s'agrandir avant qu'il ne replace son masque habituel, et hocha la tête.
Sirius avait ce même air que toutes les victimes de la potion de Vérité avaient de peint sur le visage.
Madame Bones débuta avec quelques questions faciles.
« Quel est votre nom entier? »
« Sirius César Black. »
Quelques Serpentards pouffèrent. Harry sourit. Quelle personne saine d'esprit oserait affubler son enfant d'un tel nom? Un truc de sang pur.
« Quelle est la date d'aujourd'hui? »
« Le 1er août 2005. » (NDLA : Je traduis tel quel. L'auteur original préfère mettre ses propres dates. »
Elle commença avec des questions plus difficiles.
« Avez-vous été le gardien du secret de Lily et James Potter? »
« Oui. »
La salle était silencieuse. Fudge semblait jubiler. « Combien de temps? » articula Harry en silence à l'intention de Madame Bones.
« Combien de temps l'avez-vous été? »
« Du début jusqu'à la semaine avant qu'ils ne soient tués. »
Fudge se dégonfla comme un ballon.
« Qui est devenu le gardien du secret à ce moment-là? »
« Peter Pettigrew. »
« Avez-vous trahi les Potter? »
« Non. »
« Qui les a trahis? »
« Peter Pettigrew. »
Madame Bones s'éclaircit la voix. « Les deux chef d'accusation concernant le meurtre de Lily et James Potter et le chef d'accusation concernant une tentative de meurtre sur la personne de Harry Potter sont abandonnés. »
Elle continua à poser ses questions.
« Avez-vous tué treize Moldus alors que vous étiez en compagnie de Peter Pettigrew? »
« Non. »
« Qui l'a fait? »
« Peter Pettigrew. »
« Comment? »
« Il a détruit la rue dans laquelle nous nous trouvions à l'aide d'un sort juste après qu'il ait crié que c'était moi qui avait tué Lily et James. »
« Avez-vous tué Peter Pettigrew? »
« Non. »
« Est-il toujours en vie? »
« Oui. »
« Comment a-t-il échappé à l'explosion? »
« Il est Animagus. Il s'est coupé un doigt puis s'est transformé en rat. Tout ce qu'on a pu trouver par la suite était un doigt. »
« Comment savez-vous que c'est un Animagus? »
Harry retint sa respiration. Les choses se corsaient.
« Parce que lui, James Potter et moi-même en sommes tous devenus un alors que nous étions à Poudlard. »
Fudge sursauta.
« Il n'est pas enregistré! Il peut aller à Azkaban pour ça! »
Madame Bones lança un regard meurtrier à Fudge.
« Pourquoi ne vous êtes-vous pas enregistré? »
« Il est impossible de s'enregistrer en tant qu'Animagus si on est mineur car le Ministère ne croit pas possible de devenir Animagus avant d'atteindre l'âge légal. Dès qu'il devient majeur, l'Animagus a cinq ans pour déclarer sa condition. Or, j'ai été emprisonné avant que le délai ne touche à sa fin. »
Madame Bones hocha la tête.
« Par la présente, je déclare que Sirius Black est libéré de tous chefs d'accusation avec toutes les excuses du Ministère. »
Le parchemin se roula et s'en fut au Ministère après un mouvement de baguette.
Rogue donna l'antidote à Sirius. Ce dernier tourna les yeux vers Madame Bones.
Elle sourit.
'Vous êtes libre. »
Harry sourit au son que fit Sirius.
Il avait vraiment envie de lire son bouquin.
Voilà!!! Sparkley-tangerine a terminé son chapitre ici. J'espère que vous n'êtes pas trop déçus? J'espère que non, moi j'ai adoré ce chapitre! Avouez que cette fin heureuse vous rendra heureux pour le reste de votre journée!!! XD
Les reviews sont toujours appréciées… :P
Alors voilà, à bientôt pour le prochain chapitre!
Marie Potter –xxx-
