J'ai hésité un peu avant de poster ce nouveau chapitre. J'ai tant tardé à le traduire parce que j'en ai profité pour relire les tomes un à six avant la sortie du tome sept. Que j'ai lu aussi. Et qui m'a bouleversé. J'ai d'abord trouvé superflu de continuer à traduire cette fic, parce que je connaissais la fin, je savais… ce qu'il y a savoir . Il est vraiment magique ce tome, je vous encourage fortement à le lire et à le relire, au pire armez-vous d'un bon dictionnaire si vous avez quelques difficultés avec l'anglais… Je suis vraiment triste maintenant que l'histoire est finie – mais de toute façon, il n'y aurait rien à mettre dans un huitième tome, toutes les quesitons trouvent leurs réponses… - et c'est pourquoi je continue à traduire Les Secrets. Pour profiter encore un peu de cet univers que j'aime tant, et que je ne veux pas voir perdre de son éclat… Alors voilà, la suite, que je poursuivrai jusqu'à la fin, même si ça ne sera jamais aussi bien que l'œuvre de Rowling…
Chapitre 9 : Pourquoi la lecture devrait être faite par Hermione, et le choc des Serpentards
Après que Sirius eut été libéré, Mrs. Pomfresh n'avait plus le cœur de garder l'homme emprisonné dans son lit d'hôpital. Elle les avait tous laissé s'en aller, leur conseillant de revenir les voir le lendemain matin pour une seconde portion de chocolat.
Malheureusement pour Sirius, la potion qu'on lui avait donnée à l'infirmerie eut finalement raison de lui alors qu'il retournait à leurs appartements pour se changer. Harry et Remus avaient dû le dévêtir et l'installer dans son lit, et ce, même s'il n'était que dix-neuf heures.
Après la matinée qu'ils avaient vécue, la majorité des Serpentards étaient partis se coucher, ou du moins était-ce ce que Remus avait raconté à Harry quand ce dernier lui avait demandé de vérifier si la voie était libre. Pansy, Blaise, Theodore, Draco et son père, ainsi que Rogue étaient toujours debout. Pansy planifiait certainement son entrée dans les appartements des Gryffondors pour bombarder Harry de questions.
Affamé mais voulant éviter de subir l'Inquisition Espagnole sous la forme de Pansy Parkinson, Harry avait réussi à convaincre Remus de distraire les Serpentards suffisamment longtemps afin qu'il puisse passer inaperçu (même sous sa cape d'invisibilité) jusqu'aux cuisines.
Remus avait accepté seulement lorsque Harry lui avait dit que non seulement avait-il besoin de manger, mais aussi qu'il voulait trouver un endroit tranquille afin de commencer la lecture de son livre sur les Vélanes.
Ce fut vers les vingt heures que Harry se retrouva sous sa cape, son livre coincé sous son bras et baguette en main, devant une toile représentant une coupe de fruits qui gardait l'entrée des cuisines de Poudlard.
Les elfes de maison étaient, comme à l'habitude, surexcités de combler à nouveau le besoin d'un jeune sorcier, ce qui se faisait rare ces temps-ci étant donné que l'école était fermée l'été. Ainsi, on repartait souvent avec une quantité de nourriture supérieure à celle consommée pendant plusieurs années.
Dobby était là, accompagné de son amie Winky, les deux paraissant en bien meilleure forme, quoique toujours incapables de dire du mal de leurs anciennes familles.. Dobby fut dévasté quand il apprit qu'il avait manqué l'anniversaire de Harry.
« Monsieur Harry Potter doit pardonner Dobby! Si Dobby avait su, Monsieur Harry Potter aurait eu droit à un gâteau au chocolat à douze étages, une tarte à la mélasse… »
« Oui, Dobby, je sais. Mais je ne peux pas manger autant de nourriture à moi tout seul. Pourrais-tu s'il te plaît m'apporter seulement… une salade de thon et des fraises. Recouvertes de chocolat. Seulement que les fraises et le chocolat, pas le thon, en fin de compte. »
Dobby courut chercher ce qu'il fallait à Harry alors que ce dernier méditait sur son choix. Des fraises enrobées de chocolat et de la salade de thon? Il n'aimait même pas le thon! Mais plus il y pensait, plus il se sentait saliver à l'idée de manger du thon. Harry avait mangé beaucoup de poissons et fruits de mer, ces derniers temps. En jetant un regard au livre qu'il tenait, peut-être était-ce une particularité à sa condition de Vélane Élémentaire.
Le livre s'intitulait Les Vélanes Élémentaires : Le Commencement. De ce que Remus lui avait dit, il contenait tout ce que Harry devait savoir à propos de lui-même. Le deuxième tome de la trilogie ressemblait à un guide pour l'âme sœur d'un Vélane Élémentaire et le dernier était le premier compte-rendu écrit par un Vélane Élémentaire. Dumbledore et Remus travaillaient dur afin de retrouver les trois livres pour Harry.
Dobby revint avec la nourriture de Harry, ce dernier lui demandant de le laisser seul afin qu'il puisse continuer sa lecture. Les yeux de Dobby s'agrandirent démesurément – enfin, plus qu'à l'habitude – quand il lut le titre sur la couverture. Si Harry savait que son héritage allait impressionner l'elfe de maison (trop) collant, il se trompait lourdement.
« Dobby savait que Harry Potter était spécial! Dobby l'a su la première fois qu'il a vu Harry Potter à sa maison! » couina l'elfe de maison alors qu'il bondissait autour de lui. Il s'arrêta abruptement avant de faire une révérence formelle, son nez en trompette touchant le sol.
« Dobby, honorable elfe de maison employé à Poudlard, est humblement ravi de vous rencontrer, monsieur. Je déclare, au nom de tous les elfes de ce château, notre alliance à votre victoire dans cette guerre. »
Harry parut choqué avant que quelque chose en lui ne lui fasse baisser gracieusement la tête en guise de remerciements sincères. Tous ces trucs de Vélanes Élémentaires étaient en train de faire de lui un cinglé du sucre, un obsédé de poissons ainsi qu'un vieil enquiquineur déjanté! Ou bien un vieux sénile, comme Dumbledore.
« Le jour où je prononcerai 'Nitwit! Blubber! Oddment! Tweak!' à un banquet de début d'année, je m'empalerai de moi-même avec une cuillère » déclara Harry avant d'ouvrir son livre et de commencer sa lecture.
Le livre débutait sur le mythe ou la légende de la création des Vélane. Les Vélanes ordinaires, comme Fleur Delacour, furent créés par la Déesse de l'Amour, Aphrodite, comme ses marieurs. Évidemment, ayant été conçus par la Déesse de l'Amour, chaque Vélane devait aussi avoir sa propre âme sœur à aimer et à chérir. Arrivait-il parfois que quelque Vélane naissait avec des habilités spéciales. Aphrodite fut surprise de cette découverte et ne put s'empêcher de favoriser ces Vélanes spéciaux.
La jalousie se répandit et un grand nombre de Vélanes bannirent les Vélanes Élémentaires de l'île de Chypre. Arès, le Dieu de la Guerre, embarrassé de voir que son activité était découverte, fit en sorte que les Vélanes régulières éliminent un grand nombre de Vélanes Élémentaires avant qu'elles ne puissent s'enfuir. Aphrodite fut non seulement déçue que ses créatures d'amour et de beauté deviennent haineuses et laides, mais aussi triste que ses Élémentaires soient presque éteintes, et elle bannit toutes les Vélanes régulières de l'île de Chypre. Ces dernières furent ensorcelées par le souvenir de leurs actions haineuses en devenant sous la colère laides et semblables à des oiseaux de proie.
Après que la Bannissement fut terminé, il ne resta plus que deux Vélanes Élémentaires. Iris, un jeune garçon de quatorze ans, et Zara, atteignant sous peu l'âge de transition. La Déesse ne pouvait pas punir ses créations pour ce qu'ils étaient, alors elle les endormit profondément afin qu'ils ne se réveillent qu'à un moment où l'environnement extérieure serait plus sécuritaire pour eux, ce qui fut au temps de Merlin. Pendant ce temps, Aphrodite ainsi que ses frères et sœurs furent oubliés comme la magie pouvait l'être pour les mortels.
Quand Iris et Zara s'éveillèrent, ils cherchèrent pour leurs âmes sœurs respectives. Les recherches leurs approtèrent maints nouveaux amis et ennemis. Les Vampires, par exemple, ne pouvaient supporter les Vélanes et la jalousie déchirant les deux espèces de Vélanes demeura toujours fraîche.
Zara trouva finalement son âme sœur en la forme d'un jeune homme nommé Emrys, et qui répondit plus tard au nom Merlinus Ambrosius. L'histoire de Merlin et Artur parle de Zara s'installant en Grande Bretagne, là où sa descendance demeura.
'Je suis certainement un de ses descendants!' pensa Harry avant de relire. 'Descendant de Zara et de Merlin! Putain de merde!'
Après cela, Iris perdit le contact avec Zara, retournant dans son long sommeil, attendant la naissance de son âme sœur. La dernière fois que l'on entendit parler d'Iris fut à propos de sa traversée vers les Amériques sur un bateau anglais.
Les quelques pages qui suivaient n'étaient que spéculations sur l'âme sœur de Iris et qui sont ses descendants aujourd'hui. Le chapitre suivant parlait de la maturation des Vélanes Élémentaires.
Un Vélane Élémentaire arrive à maturité à l'âge de seize ans. Le processus dure une semaine, débutant à l'aube du septième jour avant l'anniversaire du Vélane, marquant le début de ce qu'on appelle Semaine de Transformation. Durant ces sept jours, tout sang 'teinté' est évacué par le Vélane, qu'il soit vampire, moldu ou lycanthrope. Les Vélanes Élémentaires sorciers sont particulièrement puissants car, pour une raison que l'on ignore, le sang sorcier se marie parfaitement avec le sang de Vélane, en faisant toujours un être unique. Le sorcier ou la sorcière Vélane Élémentaire possède un sang d'autant plus pure que n'importe sorcier de sang pur étant donné que le sang de Vélane élimine toutes impuretés. Pour cette raison, les Vélanes Élémentaires sont au sommet de la pureté de la société et sont donc très respectés dans la communauté sorcière.
Comme il fut établi lors de leur création, les Vélanes Élémentaires sont différents des autres. Ils possèdent des pouvoirs qui ne sont pas encore découverts ni contrôlés complètement. Les symptômes survenant lors de la Semaine de Transformation sont une des raisons pour laquelle nous appelons ces êtres vivants des Vélanes Élémentaires. Durant le temps compris entre le lever du soleil et son coucher, le Vélane Élémentaire en devenir ressentira une sensation intense de froid, souvent appelé Période de Gel. L'habileté à contrôler les éléments se faisant à partir de deux éléments majeurs, le froid prépare le corps aux nouveaux pouvoirs.
La nuit venue, la température des Vélanes Élémentaires augmente considérablement. Une fièvre s'installe, augmentant tranquillement en intensité, jusqu'au dernier jour où l'organisme évacue tout le sang impur. Au même moment, une explosion de magie s'opère. Cette magie recherche l'âme sœur. Si cette dernière n'est pas encore venue au monde, le Vélane tombe dans un profond sommeil, protégé du mal et du temps. Habituellement, la purification du sang prend jusqu'aux premières lueurs du jour. Si l'âme sœur du Vélane est encore en vie, une sensation de froid persistera jusqu'à ce qu'il ait vu son âme sœur.
Une fois que la Semaine de Transformation est achevée, le ou la Vélane Élémentaire entrera dans sa Semaine de Transition.
Cette description correspondait à ce que Harry avait vécu. La meilleure partie était que lui, Harry, avait maintenant du sang plus pur que n'importe quel Serpentard de la Salle Commune qui circulait dans ses veines. Il était officiellement un sang pur élevé comme un moldu. Et apparemment, il était toujours humain puisque le sang sorcier et le sang de Vélane pouvait se mêler.
La prochaine étape était la Semaine de Transition, celle qu'il expérimentait en ce moment même. Harry espérait n'avoir aucune mauvaise surprise avant de faire quelque chose qu'il pourrait regretter. De plus, devait-il s'informer à propos des âmes sœurs.
Après que le contact soit fait avec son âme sœur, le Vélane Élémentaire entre dans sa Semaine de Transition. Durant ce laps de temps, un Vélane Élémentaire passe de débutant incapable de contrôler sa magie à un Vélane Élémentaire en plein contrôle de son héritage.
Durant les premières vingt-quatre heures, Le Vélane devient plus gracieux, l'espèce étant basée sur l'instinct félin, et il ou elle commencera à montrer de plus en plus sa vraie personnalité. Puisque ce type de Vélane tient du genre félin, ils se nourrissent principalement de poissons et fruits de mer pour cette semaine entière et raffolent aussi de fraises et de chocolat. Les Vélanes Élémentaires consomment une grande quantité de sucre durant cette Semaine de Transition pour garder le maximum d'énergie. C'est à la fin de cette Semaine que le besoin de trouver son âme sœur se fait le plus pressant.
Les sens des Vélanes Élémentaires étant déjà accrus, ils deviennent d'autant plus aiguisés, spécialement l'odorat et la vue, qui sont développés surtout pour trouver plus facilement leur âme sœur. L'âme sœur dégage une odeur personnelle, particulière à chaque individu. Pour le Vélane Élémentaire, cette odeur est la meilleure odeur qu'ils n'aient jamais sentie, mieux que n'importe quel parfum ou fleur du monde.
Avec le sens de la vue aussi surdéveloppé, il est plus facile de trouver son âme sœur. Les Vélanes Élémentaires sont en accord avec la nature et peuvent 'percevoir' la magie. Alors qu'ils avancent dans la Semaine de Transition, ils arrivent à distinguer les différentes signatures magiques. Pas la signature de la baguette, mais celle de la magie intérieure de chaque individu. L'âme sœur d'un Vélane Élémentaire verra sa magie intérieure identique à la leur.
À la fin de la Semaine de Transition, tous les Vélanes Élémentaires ont trouvé leur âme sœur.
Harry soupira. Alors d'ici le septième jour d'août, Harry aurait trouvé son âme sœur. Il ne put s'empêcher d'avoir des sentiments partagés à propos de cette histoire d'âme sœur. Harry avait essayé de ne pas penser au fait d'avoir un... partenaire officiel. C'était trop définitif. Trop décidé. Il aimait le fait de pouvoir faire ses propres choix, de pouvoir désirer par lui-même, et si ce bouquin disait vrai, il se promènerait la queue entre les jambes comme un chien ayant perdu son jouet favori s'il n'avait pas trouvé son âme sœur avant la fin de la semaine.
Cette personne était supposée signifier tout pour lui. Après ce que les Dursley lui avaient fait, pourrait-il vraiment autant aimer quelqu'un? Inconditionnellement, de tout son cœur? Harry était stupide, au moins Rogue le pensait aussi. Il savait que les Dursley l'avaient traité de noms, le rendant bizarre et mal aimé, mais ce n'était que la peur qui parlait pour eux. Ils avaient peur de lui, mais le pire, c'était qu'il en était même venu à avoir peur de lui-même. Il doutait à présent de lui-même et de l'existence de l'amour tel qu'on le décrivait dans le livre.
Mais d'un autre côté, Harry savait qu'il trouverait quelqu'un, quelque part dans le monde. Quelqu'un qui serait sa parfaite moitié. Dans la légende, on racontait que des âmes sœurs vivaient heureux ensemble. Personne ne pourrait jamais les rendre plus heureux que leur âme sœur. Harry ne serait pas aussi heureux avec une personne autre que son compagnon de vie. D'accord, ce sentiment ne le rendait pas aussi gnan gnan qu'une chanson d'amour des Weird Sisters, ni ne le faisait écrire des balade, mais qu'espérait-il? Un miracle, peut-être?
D'après Winky, il était à présent vingt-et-une heure. Harry demanda une seconde ration de fraises enrobées de chocolat, puis décida de lire un chapitre de plus. La prochaine partie parlait d'âmes sœurs et de relations.
Comme mentionné au précédent chapitre, la chose la plus importante pour le Vélane, c'est leur partenaire. Si le dit partenaire n'est pas né lorsque le Vélane atteint sa majorité, ce dernier se plongera dans un profond sommeil duquel il attendra la naissance de sa moitié. Jusqu'à ce jour, un Vélane Élémentaire n'est jamais venu au monde après que son âme sœur soit décédée, étant donné qu'un Vélane meurt très vite après que son partenaire se soit éteint.
Pour le Vélane, le besoin de son compagnon est simple. Les Vélanes sont des créatures d'amour et de beauté. Ils peuvent percevoir les connections des autres créatures ayant des partenaires de vie, telles que les loups-garous et les vampires, ainsi que de simples âmes sœurs et des couples, si ceux-ci éprouvent des sentiments ou des relations assez fortes. C'est ce qui fait d'eux des excellents marieurs. Sans sa moitié, un Vélane Élémentaire n'a qu'une certaine étendue de pouvoirs, qui est éventuellement moindre que s'il est accompagné. À ce moment, il est très bien capable d'anéantir de grandes villes.
Une fois que son partenaire est trouvé, le Vélane Élémentaire sera soit accepté, soit rejeté. S'il est accepté, le Vélane aura six mois pour établir des liens physique, mental et émotionnel. La majorité des âmes sœurs acceptent leur partenaire.
Le lien physique, le plus simple des trois, peut être accompli par un simple baiser. Si les deux partenaires participent, un lien physique se fait. Le second lien, mental cette fois, ne se produira qu'une fois qu'il y aura une entière confiance entre les deux compagnons. Ce lien implique une façon de savoir si le partenaire est en danger. Le lien devient empathique, et dans quelques rares cas peut-on observer quelques phases de télépathie. Finalement, le lien émotionnel n'est seulement complété que par une relation sexuelle entre le Vélane et son âme sœur. Une fois que les trois liens sont complétés, les partenaires sont liés pour la vie.
Si par malchance le Vélane est rejeté, lui vient un sentiment de défaite, il a l'impression qu'il n'a pas mérité son compagnon et son amour. L'état de santé du Vélane se détériore alors rapidement, le rendant mortellement malade en l'espace de quelques heures. Si durant les quarante-huit prochaines heures le compagnon n'a toujours pas accepté le Vélane comme son partenaire officiel et définitif, le Vélane meurt de ce que certains appellent un cœur brisé. La même chose se produit si les trois liens ne sont pas complétés au cours des six mois imposés. La Vélane voit là un signe que son âme sœur ne veut pas de lui et serait plus heureux en compagnie de quelqu'un d'autre.
Harry avait cessé de manger au moment où il arrivait à la partie concernant le sexe avec le dit partenaire. Du sexe. Il s'agissait d'un mot presque incongru dans l'esprit de Harry James Potter. Pire que 'danser'. 'rendez-vous galant' ou bien 'Madame Pieddodu'. Cela devait être une blague. Cela devait être de Sirius. Il était le seul que Harry connaisse qui était assez démoniaque pour faire une telle chose.
Mais il y avait la dernière partie. Sirius ne rirait jamais des gens à propos de leur mort s'il ne l'avait pas lui-même été un moment. Et spécialement pas à Harry. Non, tout cela était donc vrai. Harry avait deux choix. Se faire mettre ou bien mourir.
Harry se leva prestement et quitta les cuisines. Il avait besoin de réfléchir. Pourquoi ce genre de truc n'arrivait-il pas aux gens qui souhaitaient que ça leur arrive. Comme Lavande Brown? Elle était du genre romantique qui croyait en l'influence de dieux et au destin. Au diable les dieux et le destin! Qu'ils aillent jouer avec la vie de quelqu'un d'autre!
« Pourquoi est-ce toujours une question de 'fais ceci ou bien meurt'? Tuer ce cinglé de Voldemerde ou bien mourir! Baiser comme de chauds lapins avec un parfait inconnu dans un laps de temps de six mois ou bien mourir! Pourquoi ça ne serait pas 'trouve ton âme sœur ou bien n'ait plus jamais de rancart pour le restant de tes jours'! Je serais plus qu'à l'aise avec ça! Mais noooooooon! Peut-être – je dis bien peut-être – que toutes ces merdes de 'Ou bien meurt' sont en train de me rendre fou! »
Les portraits regardaient Harry avec grand intérêt, mais Harry était trop pris dans 'Ayons pitié de la vie de Harry Potter : Volume Un' pour le remarquer. Comment sa mère avait-elle fait pour vivre avec ça? Elle avait du aller voir un mec qu'elle détestait depuis cinq années pour lui dire 'Je suis une Vélane, tu es mon âme sœur, une petite baise rapide avant le cours de Sortilèges, ça te dit?' Cela avait du marcher, pourtant, étant donné qu'il se tenait là, digne produit de Lily et James Potter.
Perdu dans ses pensées, ses pas le menèrent à l'endroit où il s'était senti le plus confortable. Le cimetière. La magie l'accueillant d'un flash de lumière le sortit de ses songes.
La porte s'ouvrit d'elle-même, le reconnaissant depuis plus tôt dans la journée. Harry soupira. (1) Sa descente le long du chemin d'or se fit plus rapidement cette fois, cela ne lui prit que quelques minutes avant qu'il n'arrive à l'endroit où il s'était tenu quelques heures plus tôt.
« J'ai lu le livre. Du moins, la majeure partie. Et je crois que je me fait arnaquer une fois de plus. D'abord, j'ai du me battre contre Voldemort Dieu seul sait combien de fois, et maintenant je dois trouver mon âme sœur en deçà d'une semaine? Je veux dire, Merlin! Qui ai-je tué dans une vie antérieure pour mériter tout cela? Apparemment quelqu'un de très important! Peut-être ai-je énervé un Dieu oublié qui prend maintenant sa revanche? »
Harry commença à marcher à pas mesurés. Il ne ressentait pas ces sentiments réconfortants qu'il avait eu la dernière fois qu'il s'était trouvé en cet endroit. Peut-être ses parents étaient-ils endormis, ou un truc du genre. Et bien, il allait les réveiller. Ils s'étaent réveillés pour l'accueillir en ces lieux, ils pourraient très bien le faire pour l'entendre se plaindre!
« Ils devront vraiment s'y faire. Soit ils veulent que je tue Voldemort, soit je trouve mon âme sœur afin de vivre heureux jusqu'à la fin de mes jours! Vous ne pouvez pas me mettre cette responsabilité sur les épaules afin de me tuer juste au moment où j'accepte enfin ma destinée! Sirius aura été mort et ressuscité pour rien! Le libérer aura été la dernière bonne action que j'aurai jamais fait et je me suis promis que j'éliminerais Voldemort. »
Harry fut pris d'un soudain accès de rébellion.
« Et bien, je ne laisserai pas tomber sans m'être battu! Si vous désirez tant que j'aie un compagnon, et bien, d'accord! Je le trouverai! Mais je n'aimerai pas ça! »
Harry se sentit tout à fait idiot, tout à coup, à hurler comme ça dans le vide. Il avait besoin d'aide pour exécuter sa mission. Normalement, il allait voir Hermione pour ce genre de chose, mais elle n'était pas à ses côtés, actuellement. Dans ce cas, Remus serait la personne toute indiquée.
Harry s'éclaircit la voix. « Bon. Je vais y aller. Au revoir. »
Il était très tard, alors Harry songea que les Serpentards avaient sûrement abandonné leur quête insensée pour élucider les mystères de Harry Potter, et s'en étaient allé se coucher. Évidemment, Harry ignorait tout de la détermination sans borne de Pansy Parkinson.
Pansy, Theodore, Blaise, Draco, Rogue et Malfoy Père étaient toujours debout. La potion de Sirius ne faisait plus effet alors il était aussi présent dans la Salle Commune de Serpentard avec Remus, attendant le retour de Harry.
Les yeux de Pansy s'agrandirent à la vue de Harry pénétrant par le portrait qui gardait l'entrée. Ses yeux bleu marin passèrent plusieurs fois de Harry aux appartements des Gryffondors avant de prendre un air royalement confus.
« Comment es-tu sorti de là? » demanda-t-elle, comme si elle s'en allait lui lancer quelque chose.
Harry haussa un sourcil. « Magie. » Merde! Draco était là... Minute! Depuis quand Malfoy était-il DRACO?
Remus sourit. « Je vous ai dit qu'il n'était pas là-haut. »
Theodore gémit. « Je me fiche de comment il s'est rendu je ne sais où. J'aimerais bien que cet elfe de maison se dépêche un peu! Je suis affamé! »
Blaise renifla. « Un peu de retenue, tu manges déjà plus que le Roi Weasel! »
Harry, Remus et Sirius prirent un air de stupéfaction. « Vraiment? » demanda Sirius.
Rogue fronça les sourcils. « Je me fous vraiment des habitudes alimentaires de Weasley. »
Dobby choisit ce moment pour apparaître avec un peu de nourriture. Il haleta lorsqu'il vit Harry.
« Monsieur Harry Potter, sire! Vous vivez ici avec Maître Draco et Maître Malfoy? Vous auriez du m'en informer! »
Sirius lança un regard amusé à son filleul.
« J'ai du oublier. » marmonna Harry, sans un regard pour Draco ou Mr. Malfoy. Après tout, c'était lui qui avait fait perdre l'elfe de maison aux deux hommes. Avant qu'on ne les découvre espions.
Dobby continua.
« Dobby maintient ce qu'il a dit à Monsieur Harry Potter dans les cuisines, monsieur! Dobby est tellement heureux maintenant que Monsieur Harry Potter sait qu'il est un- »
Harry fit un bruit qui ressemblait à celui que Pattenrond avait fait lorsque Ron s'était assis dessus en troisième année. Pansy sauta sur l'occasion comme un chien sur un os.
« Un quoi? Sais-tu ce qui lui est arrivé? »
Dobby ne savait plus à qui obéir, Pansy ou Harry, et résolut son problème en disparaissant dans un CRAC!
La grimace de Pansy était comique. Elle avait l'air partagée entre la frustration, la colère et la stupéfaction.
Alors que Harry s'asseyait entre Sirius et Remus, son regard se dirigea vers Draco Malfoy. Harry crut que son héritage de Vélane Élémentaire lui faisait apprécier toutes les belles choses que la vie avait fabriquée, et Draco Malfoy en faisait partie. Peu avant la fin de leur quatrième année il avait finalement cessé de se coller les cheveux sur la tête, leur donnant plus l'air de vrais cheveux plutôt que d'un beau travail de peinture. Ils étaient toujours blond platine, presque blanc, assortis au teint pâle de sa peau qui ressortait dans l'obscurité des donjons. Il avait le corps d'un Attrapeur, élancé et aérodynamique, mais pas maigre. Ce beau corps avait quelques muscles. Et quel corps c'était…
Doux Merlin! Lui, Harry Potter, ne venait-il pas de penser que Draco Malfoy avait un corps magnifique? Harry dut prendre sur lui pour ne pas regarder autour de lui s'il n'y avait pas une météorite de tombée, parce que cette dernière pensée devait être un signe apocalyptique que le temps d'Armageddon était venu.
Ou bien peut-être Harry avait-il raison de penser que tout le sang qu'il avait perdu plus tôt avait endommagé son cerveau de façon permanente. Cela, ou bien le fait d'être la cible principale d'un psychopathe au coup de baguette habile lui était finalement monté à la tête et tout cela n'était que le fruit d'une imagination qui lui jouait des tours alors qu'il était enfermé à Ste-Mangouste, partageant une chambre avec Lockhart, insistant devant les passants que lui aussi était très connu.
C'est à ce moment que Sirius décida d'éclater la petite bulle de folie de Vélane Élémentaire dans laquelle Harry était plongé en lui donnant un coup dans les côtes. Durement.
« Aïe! C'était pour quoi, ça, putain? »
Sirius haussa les sourcils.
« Je t'ai appelé trois fois par ton nom, mais tu étais apparemment trop occupé à reluquer Malfoy pour le remarquer. »
À sa grande horreur, Harry rougit.
« Je n'étais pas en train de reluquer Malfoy, comme tu l'as énoncé de manière ô combien charmante. J'étais simplement plongé dans des réflexions profondes. »
« Dans la direction de Malfoy? »
« Je ne savais pas qu'il y avait des endroits désignés pour se plonger dans ses pensées. Ai-je besoin d'une licence pour cela aussi, maintenant? »
« Et bien, à quoi pensais-tu tellement profondément que tu ne daignais pas me répondre quand on t'appelait? »
Les Serpentards avaient l'air de trouver un grand intérêt dans la conversation de Harry et Sirius.
Harry soupira. « Je me demandais simplement comment on sait si on est fou ou pas? »
Sirius pouffa. « Entends-tu des voix que personne d'autre ne peut entendre? »
« Pas depuis ma deuxième année. »
« Fais-tu des rêves bizarres que tu n'arrives pas à comprendre? »
« Depuis quand les rêves de n'importe qui, les miens inclus, sont-ils faciles à comprendre? »
« As-tu des accès de paranoïa, dernièrement? As-tu déjà pensé que tout le monde te voulait du mal? »
« Beaucoup de gens me veulent du mal, Sirius! »
« Est-ce que les voix dans ta tête t'obligent à commettre des actes tels que tuer tes amis, mettre le feu à des objets ou bien à te déshabiller dans un endroit public? »
Harry lui lança un regard curieux. « Je dois dire honnêtement que ça ne m'est jamais arrivé. »
Sirius sourit et donna une tape sur l'épaule de Harry.
« Et bien, tu m'as l'air tout à fait sain d'esprit. »
« Oh. » Les épaules de Harry s'affaissèrent.
« Tu m'as l'air déçu. »
« Les choses seraient beaucoup plus simples si j'étais fou. »
« C'est la vie. Les gens sont diablement raisonnable peu importe ce qu'ils disent. »
« Voldemort est fou. »
« Hé, je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas d'exceptions. »
Rogue soupira et se masse les tempes. « Les Gryffondors me donnent toujours la migraine. Je crois que je suis allergique. »
Harry soupira à son tour. « Ne vous inquiétez pas, Professeur. Nous avons tous des allergies. Personnellement, je ne suis pas très friand des Détraqueurs. »
Sirius prit un air surpris. « Sans blague! Moi aussi! Nous pourrions partir un club. »
Lucius décida de débuter une conversation utile. « Un club ne vous aidera certainement pas lorsqu'ils auront quitté Azkaban, ce que je soupçonne être bientôt. »
Tout le monde devint sombre à ces mots.
« Tous les Mangemorts véritablement coupables seront libre après cela. Ils marcheront simplement vers la sortie après cela. »
« C'est protéger par beaucoup plus que des créatures suceuses d'âmes, Blaise. » remarqua Theo en roulant des yeux. « Les gens ne sortent pas simplement d'Azkaban. »
Pansy sourit. « Sirius l'a fait. Une journée il était enfermé, le lendemain, on voyait son visage dans les journaux du monde entier. »
« L'escapade de Sirius était complètement différente de ce que serait celle d'un Mangemort coupable. » répliqua Remus. « Sirius était innocent. Un Détraqueur fait revivre les plus horribles souvenirs parce que les actes injustifiés sont très mauvais pour l'âme. Son innocence est ce qui a sauvé son âme. »
Sirius acquiesça. « La majorité des gens perdent contact avec la réalité après quelques semaines seulement. Quand j'ai vu la photo de Queudver dans la Gazette, je savais que j'aurais une chance de rédemption. »
Draco frissonna et Harry ressentit le besoin de le serrer dans ses bras et de lui dire que tout irait bien.
« Je n'ai pas trop envie de revoir tante Bella après qu'elle soit sortie. Elle ne sera pas heureuse lorsqu'elle aura découvert que Mère était en fait une espionne. »
Harry, Remus et Sirius s'hérissèrent à la mention de Bellatrix Lestrange.
« Je doute fortement que les Détraqueurs l'aient affectée, de toute manière. » se moqua Harry.
Lucius, qui buvait à petits coups ce que Harry soupçonnait être du vin, inclina légèrement la tête.
« Pourquoi dites-vous cela, Monsieur Potter? Bellatrix est loin d'être innocente. Elle est probablement la pire Mangemort que le Seigneur des Ténèbres puisse avoir. »
« Oh, je ne suis pas en train de dire qu'elle est innocente. Elle est aussi coupable que le diable en personne. » répliqua Harry, la colère bouillonnant à l'intérieur de lui. « Je ne crois simplement pas qu'elle possède une âme. »
Blaise acquiesça. « S'il y a bien deux mots qui vont encore moins bien ensembles que les autres, ce sont certainement 'Lestrange' et 'âme'. »
« Vous réalisez » constata Theodore avec un sourire, « Que nous venons juste d'avoir une conversation décente ici. Entre ennemis mortels et je ne sais quoi encore. »
« Ce n'est pas le truc le plus bizarre qui soit arrivé. » dit Harry amèrement. « Je suis ici pour un mois, Nott. Il va falloir t'habituer à ce qu'il se passe des choses étranges. »
« Le professeur Rogue se retenant de crier après Sirius en le jetant dehors à coups de pieds est ce qui me surprend le plus. » sourit Draco à son parrain.
Rogue sourit en retour, cependant cela ressemblait plus à une grimace. « Albus m'a fait jurer de faire un effort pour nous 'entendre'. Il dit qu'il y a un lien tout fin reliant Gryffondor et Serpentard. Il dit qu'il en a même une preuve vivante. »
Sirius sourit mystérieusement. « Et bien j'espère sincèrement que Harry est vivant. J'en serait très désappointé si je me rendais compte qu'en fait il n'était qu'un fantôme. »
Ses paroles parurent gifler Rogue. « Black, es-tu en train de me dire que Potter ici présent est la preuve vivante dont parle Dumbledore? »
Harry gémit. Si tous ses secrets devaient être révélés aujourd'hui, il ne survivrait pas. Remus, la voix calme et logique de la raison, décida que Harry serait capable de s'arranger avec les détails de ce qu'il allait révéler et suivit l'idée de Sirius. Après tout, pour Harry il s'agissait de la première étape dans l'acceptation de lui-même.
« Le Choixpeau Magique a demandé à Harry de passer quelques temps dans sa Maison légitime. »
« Maison légitime? » vint la voix de Draco, le regard confus le rendant mignon, selon Harry. Euh... Mignon? Et voila. Harry remontait à bord du bateau du Déni. Il n'était pas attiré par Draco Malfoy. Il était simplement fatigué. Draco continua. « S'il y a bien quelqu'un de plus Gryffondor que Gryffondor lui-même, c'est bien Potter. »
Harry lança à Sirius un regard qui aurait fait s'enfuir l'Avada Kedavra, avant de soupirer de défaite.
« Je ne m'en sortirai jamais. » murmura-t-il pour lui-même avant de s'expliquer. « Et bien, en Première Année, le Choixpeau Magique m'a donné le choix de deux maisons. Gryffondor ou Serpentard. Il me voulait à Serpentard. Malheureusement pour le Choixpeau, j'avais fait la connaissance d'un ennuyeux et malintentionné petit morveux qui se vantait que sa famille avait toujours été à Serpentard, et moi je venais juste de nouer une relation amicale avec Ron Tout-Ceux-Qui-Ne-Sont-Pas-À-Gryffondor-Devraient-Mourir Weasley. Et être borné est un trait de caractère Gryffondor. Alors j'ai choisit Gryffondor. Et le Choixpeau a pris sa revanche cet été seulement. »
Rogue secoua la tête avant de se lever. « Un Potter à Serpentard. J'ai besoin d'aller me coucher. »
Ce fut pour tous le mot d'ordre pour aller au lit. Ce fut aussi à ce moment que Pansy se rappela soudain ce pourquoi Harry se trouvait là, avec eux.
« Argh! Je ne sais toujours pas ce qui a changé chez toi! Comment peux-tu aussi bien éviter mes questions? »
Mais Harry marchait toujours vers ses appartements.
« Facile. Ma meilleure amie est Hermione Granger. Et tu sais quoi, Pansy, » Harry se retourna vers elle juste avant d'entrer dans sa chambre. « Si tu réussis à deviner, je te dirai tout. Autrement, débrouille-toi. »
Harry attendit que Remus et Sirius ferment la porte de leur petite salle commune privée avant de commencer à parler.
« Vous savez, je vous aurais été vraiment, vraiment reconnaissant si l'un de vous avait mentionné que si je ne trouvais pas mon âme sœur, je mourrais, étant donné que vous avez tant besoin de moi pour vous débarrasser de Monsieur-J'ai-Des-Écailles-Et-Les-Yeux-Rouges! »
Les deux hommes eurent le bon goût de regarder leur filleul d'un air timide. Mais avec Harry, les choses n'allaient jamais telles que prévues.
« Harry, nous allons t'aider à trouver ton âme sœur. Il doit être tout près, sinon tu serais encore congelé, n'est-ce pas? » demanda Remus, avant de s'asseoir à leur petite table de cuisine et de sortir un morceau de parchemin.
« Faisons une liste de tout ce que tu dois savoir à propos de ton âme sœur. »
Sirius soupira et s'assit. « Joint-toi à nous, Harry. Quand Remus fait une liste, le Frère Moelle devient jaloux. »
Harry rit. « C'est le Père Noël, pas le Frère Moelle. » (2)
« C'est ce que j'ai dit. »
Remus ignora Sirius et tourna son attention vers Harry.
« Crois-tu avoir un indice de qui pourrait être ton âme sœur? »
Harry devint silencieux. Il avait le sentiment que Sirius et Remus éprouvait quelque chose l'un pour l'autre, mais il pouvait se tromper fortement.
« Je crois… je crois que c'est un mec. » énonça-t-il finalement avant de baisser les yeux.
Sirius haussa les sourcils. « Je ne savais pas que, euh, tu étais de ce côté-là. »
« Êtes-vous à l'aise avec ça? » demanda Harry, nerveux.
Remus sourit. « Je crois que Sirius et moi serions de la pire espèce des hypocrites si nous étions contre le fait que tu aies un compagnon de sexe masculin. »
Harry sourit, soulagé.
Sirius se tapota la joue, perdu dans ses pensées.
« Alors j'imagine que tu commences déjà à contrôler tes pouvoirs. » demanda-t-il, retournant son attention vers Harry.
« Ouais, c'est ce que Dumbledore croit. Comment le sais-tu? »
Sirius sourit. « Et bien, ce Theodore Nott ne bavait pas autant qu'hier. »
Harry rougit. « Il quoi??? »
Remus donna un coup de pied à Sirius sous la table, le faisant haleter de douleur.
« Harry, tu dégages une aura qui fait que les gens sont attirés vers toi. Une fois que tu auras gagné un certain contrôle, tu pourras en monter et en baisser l'intensité, selon ton humeur. Cette aura d'attraction verra son pouvoir augmenter d'ici la fin de la semaine, jusqu'à ce que tu aies un lien physique avec ton âme sœur. D'ici là, tu seras simplement un mâle très attirant. »
Cette pensée rendit Harry inconfortable.
« Il est écrit dans le livre que je devrais être capable de reconnaître mon âme sœur par la vue de son aura et par son parfum. Cela va-t-il arriver bientôt? »
Remus fit une pause pour réfléchir. « Probablement lors des deux derniers jours de ta Semaine de Transition. Alors cela peut attendre. Il y a encore une chose que tu dois découvrir. »
Harry devint confus. Il avait l'impression que Remus savait déjà qui serait son compagnon de vie.
« Vous savez qui c'est, n'est-ce pas? » demanda-t-il, se sentant quelque peu trahi.
Remus et Sirius échangèrent un regard.
« Dumbledore en a une petite idée. Mais c'est à toi de le trouver. »
Harry ferma les yeux et songea à tout ce qu'il avait lu.
« La seule chose qui me vient à l'esprit, c'est que si mon âme sœur n'était pas encore née, je serais plongé dans un profond sommeil. » Harry s'arrêta, ses yeux s'agrandissant.
« Et que j'aurais froid jusqu'à ce que je le vois. Et j'étais gelé jusqu'à mon arrivée ici! À l'infirmerie! »
Remus acquiesça.
« Ça veut dire que mon mec est un Serpentard! »
Sirius hocha la tête.
« Et que c'est un de ceux qui se trouvent en ces sous-sols... »
Voilà!!! Et bien, notre petit Vélane commence enfin à comprendre… Le prochain chapitre sera un peu plus triste, mais je l'adore aussi, alors, j'espère que vous serez au rendez-vous. Je commence la traduction dès maintenant, alors vous n'aurez pas à attendre trop longtemps avant que ne soit posté le prochain chapitre. Je vous promets de l'envoyer avant le 11, date à laquelle je pars pour Cuba. D'ici là, passez du bon temps!
Marie Potter –xxx-
(1) J'ai coupé une phrase, parce que j'ai absolument aucune idée de comment la traduire, alors si quelqu'un la comprend, ça serait bien gentil de m'en donner la traduction! La voici :
He really could use having a fit at some one who wouldn't have a fit right back.
(2) Désolée, je n'ai pas pu trouver mieux... :S
