Draco Malfoy se voyait habituellement comme excellent pour juger les gens. Ayant été espion, c'était un talent qui l'avait gardés, lui et sa famille, vivants durant de nombreuses années. Ils devaient savoir en qui ils pouvaient avoir confiance et qui liquiderait leurs fesses si jamais ils avaient le dos tourné. Mais pour ce qui était de Harry Potter, Draco Malfoy n'avait jamais su comment le juger.
En fait, en ce qui le concernait, son habileté à juger les gens devenait vraiment mauvaise. Il croyait que si le Gryffondor les avait sauvés des Détraqueurs, c'était uniquement parce que son parrain et le loup-garou se trouvaient avec eux. Mais il avait attendu que tout le monde soient sain et sauf sur le chemin sécuritaire pour Poudlard avant de sauter à son tour dans le tunnel, ou du moins c'était ce que son père avait dit.
Ensuite, après les avoir sauvés d'une mort certaine, le 'Golden Boy' de Gryffondor ne leur évita pas seulement Azkaban, mais prit partie pour eux devant le Ministre de la Magie. Bien que Draco ait d'abord cru que Harry avait joué la comédie pour bien paraître, le héros n'avait pu s'empêcher de penser chacune de ses paroles.
Mais après avoir eu une conversation décente avec lui, Draco réalisait à présent que Harry Potter n'était pas la personne que lui-même, son parrain ainsi que le reste des Serpentards croyaient qu'il était. Harry Potter était gentil, drôle, rusé, brave et vraiment une bonne personne. Mais ces raisons ne justifiaient en rien toute l'attirance que Draco ressentait pour lui.
Draco avait passé une grande partie de la nuit à essayer de trouver une raison pour qu'il soit horrifié de sa soudaine attirance envers le Survivant, mais il était malheureusement resté rationnel à chacune de ces raisons.
Il appartenait à la Maison Gryffondor… mais il était presque un Serpentard.
Il était le fameux Garçon-Qui-A-Survécu… mais Draco était un Malfoy, pratiquement aussi célèbre.
C'était un garçon… mais Draco aimait les garçons.
Il était sûrement frigide… mais il était sorti seulement avec une personne au cours des six dernières années.
Theo et Luis étaient les seuls parmi les amis de Draco à voir les choses de la même manière que Draco. Son père n'y accordait pas grande attention : les dernières découvertes en matière de potions rendait possible la production d'un héritier, et puis, il désirait le bonheur de son fils.
Quand Black avait remarqué que Potter le matait la veille au soir, Draco avait du prendre sur lui pour s'empêcher de rougir. Il ne savait pas quand le Gryffondor était devenu aussi voyeur, mais franchement, Draco ne s'en plaignait pas.
C'est ainsi que le lendemain matin trouva Draco Malfoy en train d'observer Harry Potter, qui paraissait aussi bien que la veille. Il semblait nerveux, rien qu'une personne normale puisse détecter, mais le jugement de Draco se trompait rarement. Il paraissait aussi tendu, comme s'il attendait quelque chose.
Alors que Draco étudiait Harry, Pansy, Theo et Blaise observaient leur meilleur ami dans la confusion la plus complète. Les yeux de Draco n'avaient pas quitté le Gryffondor depuis son arrivée à la table. C'était tout à fait inhabituel de sa part de fixer quelqu'un aussi ouvertement tel qu'il le faisait à l'instant; Luis haussa les sourcils à l'intention de Blaise. S'ils n'avaient pas été rivaux depuis les six dernières années, le Serpentard croirait que Draco éprouvait quelque chose pour Potter.
Pansy sourit. L'idée de Harry et Draco ensemble était tout simplement excitante. Cela la rendait… Merlin, cela faisait sauter ses instincts! Quelque chose était en train de se passer.
« Hé Draco, » dit-elle, sans obtenir une grande réaction de sa part, « Potter paraît très bien aussi aujourd'hui. »
« Mmm. » répliqua-t-il avant de s'asseoir plus droit sur sa chaise et de détourner les yeux de Potter. « Je n'ai pas remarqué. »
Theo sourit, embarquant dans le jeu. « Et bien, moi je l'ai remarqué. »
Draco lui lança un regard ennuyé. « Je croyais que tes goûts en matière de petits amis était meilleurs, Nott. »
Blaise sourit à son tour. « C'est drôle, tu dis cela à chaque fois que Theo court après quelqu'un que tu désires, Draco. »
Peu importe ce qu'allait dire Draco, et par l'air qu'il affichait cela ne s'annonçait certainement pas joli, il fut interrompu par l'arrivée du courrier.
Draco avait toujours trouvé que la Gazette du Sorcier n'était rien de plus qu'un ramassis d'inepties, mais au final, cela aidait grandement à connaître l'ennemi, et la Presse reportait généralement des informations que des espions ne pouvaient avoir.
L'attaque de Pré-au-lard ainsi que l'innocence de Sirius Black se disputaient la première page, les deux nouvelles entrelacées, faisant en sorte que Draco retourne à ses pensées sur les mystères de Harry Potter. De toute façon, ce n'était pas que Draco avait cessé d'y songer, loin de là.
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Harry Potter était loin de vivre l'un de ses meilleurs matins. Il s'était réveillé quelques minutes avant l'aube, sa cicatrice le brûlant désagréablement. Évidemment, cela relevait de la routine de Harry Potter. Malheureusement pour lui, les yeux de Harry Potter agissaient aussi étrangement. Ils démangeaient et sa vision était passée de claire à floue durant toute la matinée.
Remus disait que parce qu'il était très puissant, il avançait sûrement dans la Semaine de Transition beaucoup plus rapidement que la normale. Merde. Cela voulait dire qu'il connaîtrait l'identité de son âme sœur avant que n'arrive la fin de la semaine.
Il n'avait cessé d'éternuer, à chaque fois il avait l'impression que ses yeux allaient lui sortir de la tête, alors qu'il se dirigeaient, avec Sirius et Remus, vers la Grande Salle.
Il avait finalement accepté, très tard la nuit dernière, qu'un des Serpentards ici présents soit son compagnon de vie, et en ce moment, il se demandait avec qui il passerait le restant de ses jours. Pansy était évidemment hors course, parce que Harry savait parfaitement que son âme sœur était un garçon. Tout comme Matt Flint, étant donné qu'ils devaient avoir le même âge, comme pour tous les Vélanes Élémentaires.
Sirius avait les yeux levés vers le plafond, attendant impatiemment le courrier. Si le Ministère avait digéré la nouvelle, Sirius serait officiellement libre aujourd'hui.
Remus soupira en regardant son ami. Leur besoin de se mettre ensemble n'était certainement pas aussi fort que Harry, mais ils étaient tout de même liés.
« Fixer la fenêtre sans manger ne les fera pas arriver plus vite, Sirius. » dit le loup-garou. Les deux membres de ce qu'il considérait comme sa famille étaient distraits, mais cela était une bonne chose. Harry avait été plus que surpris quand il avait réalisé qu'un des Serpentards ici présents serait son amour pour la vie. Le Vélane avait terminé de lire le chapitre sur les âmes sœurs la veille au soir, juste avant d'aller se coucher, mais il n'en laissait rien paraître.
Le courrier arriva finalement. Sirius sauta littéralement sur le premier hibou et arracha du bec la copie de Remus de la Gazette du Sorcier.
Rogue baignait dans sa bonne humeur habituelle et jeta simplement sa copie du journal sur la table. Harry le prit et l'homme se moqua de lui.
« Quoi, Potter n'est pas abonné à la presse? J'aurais plutôt pensé que vous surligniez votre nom à chaque fois qu'il y est cité. »
Harry haussa les sourcils. Apparemment, Rogue n'était pas quelqu'un du matin… Rectification : Rogue était de mauvaise humeur vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Ouvrant le journal, Harry parla alors qu'il scannait la première page. « J'ai cessé de lire la Gazette le jour où on a commencé à dire que je cherchais constamment l'attention et que Dumbledore n'était qu'un vieux menteur. En plus, mon oncle devient nerveux quand il voit des hiboux. Il ne peut s'empêcher de dire à quel point il est un bon tireur quand il est au club de chasse de son travail. Hedwige reste habituellement avec Ron. »
Sirius avait terminé la lecture de son article et observait maintenant son filleul, apparemment perdu dans ses pensées. Harry, sentant le regard de son parrain sur lui, baissa un coin de son journal et haussa un sourcil interrogateur dans sa direction. Tout le monde regardait dans leur direction après avoir lu l'article sur Sirius.
« Te reste-t-il des trucs chez les Dursley? Des trucs qu'on ne peut pas remplacer, par exemple? » demanda-t-il, un sourire éclairant son visage. Selon Harry, il avait l'air de l'homme qu'il avait vu sur la photo de mariage de ses parents.
Harry acquiesça. Dans sa hâte, il avait oublié quelques trucs qu'il rangeait habituellement sous une lame de parquet, sous son lit.
Sirius souriait toujours, et Dumbledore apparemment avait compris ce que le sorcier aux cheveux noirs manigançait.
« C'est une merveilleuse idée, Sirius, mon garçon. Je suis certain que si vous vous rendez au Ministère tout de suite, les papiers seront signés avant midi. »
Remus parut comprendre (« Ah!!!) » puis hocha la tête. Nous aurons besoin de la protection de quelques membres de l'Ordre. »
Harry était, pour la plupart, complètement perdu. Alors ils allaient au Ministère, un endroit que Sirius haïssait tout particulièrement, pour faire remplir des papiers. Oh.
« T'es sérieux? » demanda Harry.
« Bien sur. » répondit Sirius avant de faire une pause. « Je veux dire, non seulement je suis Si-ri-us, mais je suis aussi sé-ri-eux. Minute! Ce n'est pas vrai, ça… » (1)
« Et bien » Remus l'interrompit, le sourire au lèvres, « Sirius se demandait si tu aimerais qu'il devienne ton tuteur officiel. Il faudrait aller chercher les papiers d'adoption au Ministère pour les faire signer par les Dursley. »
Sirius acquiesça. « Le Ministère m'en doit toute une. Une fois que j'aurai les papiers, tu ne répondras plus que de moi! Mouhahahahahahaha! »
Harry se gratta le menton, réfléchissant. « Et pour Remus? »
Les deux hommes se tournèrent vers lui. Harry s'expliqua. « Et bien, il fait partie de ma famille, en quelque sorte. Et je ne veux pas le laisser de côté. »
Remus sourit tristement. « Je serais très honoré de devenir un de tes gardiens, mais le Ministère ne me le permettra jamais. Je suis un loup-garou. Cela n'arriverait que dans un cas extrêmement spécial. »
« Remus, si moi, je ne suis pas un 'cas extrêmement spécial', personne ne l'est. Je n'ai qu'à dire que Voldemort serait ravi de se servir de mes os comme du pain et de boire mon sang un jour de pleine lune. Ainsi, si jamais cela arrive, il aurait cent soixante-dix livres de loups-garou sur le dos. Et ils ne peuvent t'enlever le droit d'être heureux simplement parce que tu as eu un accident quand tu étais jeune! Ça n'a aucune logique! »
Dumbledore choisit ce moment pour embarquer dans la conversation, ses yeux scintillant à nouveau.
« Cela fonctionnera sûrement, Harry. En ce qui concerne ta protection, je suis certain que Severus et Monsieur Malfoy seront ravis de s'en occuper. Je suis sur qu'avec eux ainsi qu'une poignée de Serpentards, tu seras en sécurité. »
McGonagall regarda le Directeur, choquée.
« Et pour ce qui s'est passé hier? Severus n'est toujours pas complètement guéri et ils ont tous failli mourir! »
Dumbledore sourit. « Tom s'attendra à ce qu'ils se cachent. Le Ministère est protégé par des charmes puissants, et ceux qui protègent la maison de Monsieur Potter devraient fonctionner au moins jusqu'à ce qu'ils ne reviennent ici. »
McGonagall ne paraissait pas convaincue. « Albus, ce ne sont que des enfants- »
Draco Malfoy éleva la voix. « J'irai. Ce n'est pas comme si nous avions autre chose à faire. Et je refuse de me cacher du Seigneur des Ténèbres. »
Dumbledore approuva et Lucius sourit. De son côté, Harry trouvait que son matin allait de plus en plus mal. Des Serpentards qui l'accompagneraient chez les Dursley? Il aurait tout aussi bien pu se coller un écriteau dans le front, clamant qu'il avait été abusé verbalement et émotionnellement quand il était enfant.
Et putain, si ses yeux pouvaient bien choisir cette journée pour fonctionner normalement.
Rogue ne se plaignit pas, à la grande surprise de tous. En effet, le sombre professeur de Potions au tempérament orageux avait une grande peur : Madame Pomfresh. Évidemment, Harry comprenait très bien cette peur. La médicomage de Poudlard réussirait à enfermer Voldemort dans son antre toute la nuit si elle croyait que cela était dans son intérêt le meilleur.
Enfin, le groupe pour la 'Libération de Harry de chez les Dursley' était composé de Harry lui-même, Sirius, Remus, Rogue, Malfoy père, Draco, Pansy, Blaise et Theo. Les jeunes Serpentards paraissaient être très proches les uns des autres, un peu comme Harry, Ron et Hermione, mais d'une manière un peu plus Serpentarde, peut-être.
Cela prit environ une quinzaine de minutes à Dumbledore pour avoir une connexion par cheminée jusqu'au Département des Naissances, Décès, Tutorat et Héritages. Monsieur Malfoy avait perdu son emploi au Ministère lorsqu'il avait été arrêté en juin dernier, et l'entrée des visiteurs aurait été beaucoup trop petite pour eux tous.
C'est ainsi qu'ils s'en furent tous au bureau de Dumbledore pour voyager par poudre de cheminette jusqu'au Ministère. Le Harry pré-Vélane-Élémentaire aurait pu concourir avec Tonks pour sa maladresse, mais le nouveau Harry était beaucoup plus gracieux. Il atterrit parfaitement sur ses pieds, laissant à Sirius le soin de faire l'entrée comique.
Et Harry n'en fut pas déçu. Sirius Black dégringola hors de la cheminée, s'enfargea dans les tisonniers posés près de l'entrée et atterrit sur le bureau de la réceptionniste.
La brunette cligna des yeux plusieurs fois, observant ses papiers gisant pêle-mêle sur son bureau, puis se rendit compte que c'était Sirius qui était tombé littéralement… dedans.
Sirius fit un sourire charmeur à la jeune fille. « Sirius Black. Je me demandais si je vous pourrais parler à quelqu'un à propos du tutorat de mon filleul? »
La pauvre leva les yeux et aperçut Harry accompagné d'un groupe de Serpentards. Ses yeux s'agrandirent si démesurément qu'on aurait dit qu'ils allaient sortit de leurs orbites.
« Mrs. Greengrass est libre, dans le compartiment numéro neuf. Je vais lui envoyer un message magique pour l'annoncer de votre venue. »
La jeune fille écrivit rapidement une note, qui se plia d'elle-même avant de s'envoler sous forme d'avion en papier vers le compartiment numéro neuf.
Le groupe suivit le message, s'arrêtant devant une porte à la vitre givrée, portant le nom de Belinda Greengrass, et cognèrent. Le compartiment ressemblait plus à un bureau.
« Entrez. » leur parvint une voix musicale qui leur parut quelque peu effrayée. Sirius pénétra à la manière d'un enfant, se balançant sur les talons devant la femme blonde, qui paraissait plus que surprise.
« Bee! Comment vas-tu? » dit Sirius, appréciant apparemment sa nouvelle capacité à rendre les gens muets. Rogue roula des yeux avant de s'asseoir sur une des chaises les plus éloignées. Il semblait maintenant regretter sa venue.
Blaise parla le premier. « Tante Belinda? Je ne savais pas que tu travaillais ici! »
La dame, étonnée, cligna des yeux et leva les yeux vers son neveu. « Blaise? Mais que fais-tu ici? Avec ces gens? Cela fait des semaines que j'essaie de contacter ta mère! »
Blaise sourit et enlaça sa tante.
« Je reste à Poudlard pour l'été. Le Seigneur des Ténèbres a fini par savoir que nous étions des espions pour Dumbledore, alors mère et père se cachent. Je suis ici avec Black et Potter en tant que garde du corps. »
Ses yeux se posèrent sur Harry, Sirius et Remus, assis en attendant patiemment que la petite réunion de famille se termine.
« Sirius Black? Harry Potter? » Elle semblait avoir de la difficulté à croire ce qu'elle voyait, avant de sourire et de serrer la main de Sirius comme s'il s'agissat d'un vieil ami.
« Alors, tu es vraiment libre? Merci Merlin, la vérité a triomphé! Je savais que tu n'aurais jamais fait une telle chose! »
Sirius rayonnait. Belinda tourna son attention vers Remus et Harry avant de leur serrer la main.
« Remus! Je suis aussi contente de te voir! Et cela doit être le jeune Harry! Il ressemble beaucoup à James! Mais il a aussi un petit quelque chose de Lily! »
Harry rougit. Cela lui faisait toujours du bien de se faire dire qu'il ressemblait à ses deux parents.
« Et bien, asseyez-vous! Prenez place! J'imagine que tu désires avoir la garde de Harry, maintenant que tu es libre? »
Sirius acquiesça. « J'espérais que tu pourrais faire en sorte que Remus et moi devenions ses tuteurs légaux. »
Mrs. Greengrass se mordit la lèvre. « Te rendre tuteur sera facile, mais il y a des règlements spéciaux qui doivent être suivis dans le cas de Remus. C'est un loup-garou connu. »
Harry devait afficher une drôle d'expression à la suite de ses dires, parce que la dame se dépêcha d'ajouter qu'elle n'avait aucun préjugé envers l'homme que Harry considérait comme un oncle.
« Et bien, que sont ces règlements? » demanda Harry. Il était déterminé à gagner cette bataille.
Mrs. Greengrass fouilla dans ses papiers.
« Et bien, l'enfant en question doit avoir un certain âge, que tu as déjà atteint, et il ne doit y avoir aucune autre option, ou bien les gardiens actuels doivent être déclarés inaptes. Bien sûr, le fait de vouloir deux gardiens donne quelques points en votre faveur. »
Harry soupira. Il n'avait aucun doute que si la dame était au courant de ce que les Dursley lui avaient fait faire et de ce qu'ils lui avaient fait au cours des quinze dernières années, ils seraient déclarés inaptes, mais Harry n'avait aucunement envie d'étendre son linge sale devant les Serpentards. Pansy le prendrait en pitié, et il détestait la pitié. Rogue arrêterait pour un temps de se moquer de la célébrité gâtée qu'il pensait qu'il était, mais il recommencerait tôt ou tard. Après tout, Harry Potter, le Garçon-Qui-A-Survécu, avait été l'esclave personnel d'une bande de moldus et été abusé pendant son enfance.
Mais il ferait cela pour Remus. Remus à égalité avec Sirius en tant que gardien. Remus, qui avait peur d'avoir mal lorsqu'il était plus jeune et qui méritais plus que jamais d'avoir sa place. Avoir une famille, même si elle devait être dysfonctionnelle. Remus, qui avait toujours reçu la plus petite part, méritait que les choses aillent en son sens.
« Comment déclare-t-on une personne inapte? » demanda Harry, gardant ses yeux obstinément tournés des Serpentards alors que la robe de Draco Malfoy fouettait l'air dans la surprise.
« Harry, » commença Remus d'une voix triste. « Tu n'as pas à faire ça. »
Harry laissa finalement sortir tout son courage de Gryffondor et regarda autour de lui. Blaise avait l'air de quelqu'un qui venait de manquer quelque chose d'évident, les yeux de Pansy étaient grands ouverts alors que Theo, Lucius et Draco le regardaient intensément. Rogue faisait de drôles de bruits avec sa bouche, qui bougeait à la manière d'un poisson. S'il en était un, il aurait l'air en train de suffoquer.
Mrs. Greengrass fouilla dans tous les papiers officiels du Ministère et sortit un morceau de parchemin ainsi qu'un truc qui ressemblait à ce que Ron lui avait offert.
« Je vais devoir te poser quelques questions et ceci ne dira si tu mens, et si tu mens beaucoup. Il demeure blanc quand tu dis la vérité. Gris, si tu mens un peu, même si c'est très peu, et il virera noir si tu mens complètement. »
Harry acquiesça, mais Sirius lui prit le bras.
« Je comprendrais si tu préférais que Remus et moi partions, mais comprends bien que je n'arrêterai pas ma colère si j'apprends qu'ils t'ont fait du mal. »
Harry lui sourit en retour, tentant de le réconforter. Belinda s'éclaircit la voix.
« De toute façon, nous avons besoin de témoins. Alors commençons. Premièrement, j'aimerais savoir ce qui te fait penser que tes gardiens actuels sont inaptes? Ils te sont liés par le sang, n'est-ce pas? »
Harry hocha la tête. « Ils le sont, mais ce sont aussi des moldus, et bien que je n'aie rien contre les moldus – ma meilleure amie en est une et ma mère est née de moldus – ma famille déteste la magie. »
Rogue semblait toujours bloqué à la partie où Harry déclarait sa famille comme inapte.
« Et comment le sais-tu? »
Harry soupira. « Ils me l'ont dit. Ils m'ont menti à propos de la manière dont mes parents sont décédés et ont tenté de m'empêcher d'aller à Poudlard. Hagrid, le garde-chasse et professeur de Soins aux Créatures Magiques à Poudlard, » ajouta Harry pour son bénéfice, « A du venir me donner ma lettre en personne et m'expliquer tout ce qu'il y avait à savoir sur le monde magique. »
Le cristal n'avait toujours pas viré au gris, alors Mrs. Greengrass entreprit d'écrire tout ce que Harry disait avant de reporter son attention sur lui.
« Les prochaines questions seront plus difficiles. Y a-t-il déjà eu des abus verbaux? T'ont-ils déjà traité de noms, ont-ils lancé des insultes destinées à toi seulement? »
« Oui. Tout cela est arrivé. Ma tante était jalouse de ma mère quand elle fréquentait Poudlard, et elle a passé toute sa colère et sa jalousie sur moi. Mon cousin pensait comme mon oncle, bien que c'est ce dernier qui soit le plus coupable. Il nous considère, nous les sorciers, comme anormaux. Il m'a traité ainsi, tout comme mes amis et leurs familles. »
Harry se confessa d'une voix sans émotion. Dans un sens, cela lui faisait du bien d'en parler, mais en même temps, cela rendait tout cela réel, et Harry détestait le fait que ça le soit.
« Quelqu'un a-t-il déjà été au courant de tout cela? » demanda la fonctionnaire du Ministère, probablement aussi choquée que Rogue quant au fait que Harry ait été abusé. « Les parents d'un ami, un professeur, un ami? »
Sirius acquiesça. « Moi-même et Remus étions au courant d'une partie, mais j'étais en fuite et Remus est un loup-garou. Personne ne nous aurait cru. »
Elle soupira. « Vous avez raison. Notre gouvernement a tellement de failles. T'es-tu déjà vu refusé de quoi subvenir à tes besoins fondamentaux? De la nourriture, des vêtements, un abri, ta liberté? »
Une fois de plus, Harry approuva puis expliqua. « Tous mes vêtements étaient ceux que Dudley – mon cousin – ne portait plus. Il a toujours été environ trois fois plus gros que moi, alors ils n'ont jamais été à ma taille. Sûrement parce qu'il était beaucoup mieux nourri que je ne l'étais. »
« Y a-t-il déjà eu des périodes de famine? »
« Oui. Spécialement lorsque je faisais de la magie accidentellement. Ne sachant pas que j'étais un sorcier, je ne pouvais jamais expliquer comment je me retrouvais soudainement sur le toit de mon école ou bien comment je faisais sortir un serpent de sa cage lorsque je visitais le zoo. C'était vraiment simple. On me blâmait pour tout ce qui ne fonctionnait pas normalement. On me criait après, puis on m'envoyait dans mon placard sans rien avoir à manger. »
« Placard? » murmura Pansy d'une voix tremblante.
« Ah, oui. Ma première chambre à coucher. » continua Harry. Encore un peu, et ce sera tout. Je le fais pour Remus. Une fois que tout ceci sera terminé, ils ne me feront plus jamais de mal. « Ma première lettre de Poudlard était adressée au Placard Sous L'Escalier. J'ai vécu là pendant dix ans, jusqu'à ce que les Dursley croient qu'ils étaient observés, quand j'ai reçu ma lettre, et m'ont installé dans la chambre d'amis. Ils se sont adoucis depuis que je vais à Poudlard. Maintenant ils m'ignorent. Ça, et ils me font faire toutes les tâches ménagères. Mais c'est ici que nous en sommes. Si vous pouvez me défaire d'eux, je ne retournerai plus jamais là-bas. Ou seulement pour aller chercher mes affaires. Après, je partirai. »
Mrs. Greengrass hocha la tête. « Une dernière question. Je dois te demander s'il y a déjà eu un abus physique. »
Harry secoua la tête. « Ils ne m'ont jamais frappé intentionnellement. » Le cristal vira au gris. Harry fronça des sourcils. « Je ne considère pas que le fait d'être jeté dans un placard soit un abus physique, espèce de morceau de verre stupide. » La boule de verre redevint blanche.
Belinda Greengrass soupira. « Et bien, voilà qui est officiel. Avec tout ça, je peux déclarer ta famille comme inapte et réserver ton tutorat à Sirius et Remus. Tu pourrais aussi engager des poursuites de négligences infantiles avec toutes ces informations. »
Harry pâlit et secoua la tête si fort qu'on aurait dit qu'elle menaçait de tomber.
« Je veux que tout ceci se termine le plus rapidement possible. Si j'engageais des poursuites, il y aurait un procès et toutes ces informations deviendraient publiques. Je désire simplement tout oublier et avancer. »
La dame approuva puis sortit ses formulaires. Une fois que tout le monde eut signé, elle donna les papiers de tutorat à Sirius.
« Fait-les signer puis renvoie-les moi. Une fois que je les aurai, cela sera officiel. Si tu veux, je pourrais peut-être poser une charme dessus afin qu'une copie soit envoyée ici automatiquement? »
Sirius acquiesça puis ils quittèrent rapidement le bureau. Alors que les Serpentards et Sirius marchaient plus en avant, Remus tira Harry et l'enlaça.
« Tu as été très brave d'avoir fait tout ça. Tu as fais face à tes démons et tu es en sorti plus fort. Je suis fier de toi. »
Harry répondit à l'étreinte du loup-garou, sa vision devenant floue.
« Je l'ai fait pour toi. Et un peu pour moi aussi, mais je sais que je serai heureux avec toi et Sirius. Si les choses avaient été comme elles devaient l'être, j'aurais toujours vécu avec toi et ton âme sœur, de toute manière. »
Remus parut choqué. « Comment as-tu…? De quoi tu…? Hein? »
Harry ricana mais sa vision demeurait floue. « Je suis fait pour être un Dieu marieur. Si je ne pouvais pas vous voir comme des âmes sœurs, j'en serais un très mauvais, tu ne crois pas? »
Remus rigola alors que Harry frottait ses yeux une fois de plus. Frustré, Harry ôta ses lunettes et les regarda. Il pouvait voir clairement et elles n'étaient pas sales, alors quel était le problème? Minute!
« Remus! » murmura Harry, excité. « Je peux voir! »
Remus sourit alors qu'ils rattrapaient peu à peu le groupe. « Bien sur que tu le peux. Tu n'es pas aveugle. »
Harry laissa échapper un petit bruit d'irritation à l'intention de son futur gardien. « Je veux dire sans mes lunettes. Je peux voir. »
Cela le fit froncer des sourcils. « Déjà? Et comment va ton nez? »
Harry l'agita. « Il picote. Est-ce normal? Même pour moi? »
Remus secoua la tête. « Non, ça va beaucoup trop vite. Mais regarde-toi. De quelle couleur est ta magie? »
« Vert et argent. » répliqua Harry avant de réaliser qu'il s'agissait des couleurs de Serpentards.
« Oh, vraiment? » demanda Remus, amusé.
Harry grogna, attirant l'attention de Pansy, qui évita son regard.
Tout le groupe marchait en silence, Pansy la première. Harry s'approcha d'elle et Remus s'en alla calmer Sirius.
Pansy garda son regard fixé vers l'avant alors que Harry arrivait à sa hauteur. Harry avait vu la pitié dans ses yeux. La pitié et la douleur.
« Arrête. » dit-il d'un ton qui fit en sorte que son regard rencontre enfin le sien. « Je n'ai jamais rien dit à personne pour ne pas avoir les réactions que vous avez tous en ce moment. Je ne veux pas et je n'ai pas besoin de votre pitié. Je te jure que la pitié est ce qui a rendu Voldemort aussi sombre. Je ne veux pas non plus que vous en soyez chamboulés. Vous n'auriez rien pu faire, même si vous aviez su. Et plus que tout, ce n'est pas vous qui m'avez fait de telles choses. »
Pansy était silencieuse. Harry continua, regardant autour de lui un moment sans ses lunettes.
« Je t'aime bien, Pansy. Tu est correcte, pour une Serpentard. Ne change pas maintenant, ne ruine pas la… trêve, à défaut d'un autre terme, que nous avons établie au cours des derniers jours. »
Pansy sourit. « Je suppose que j'étais juste choqué que de telles choses aient pu t'arriver. Tu n'en as jamais laissé rien paraître, tu n'as jamais agi différemment. » Elle ferma les yeux un moment, puis les rouvrit. « J'imagine que c'est à mon tour de me confesser. Quand j'avais six ans, mais parents se sont séparés pendant deux ans. Pendant ce temps ma mère s'est remariée, mais c'était un homme horrible. Il abusait d'elle physiquement. Quand ma mère a voulu mettre un terme à leur mariage, il l'a menacé de la tuer. Draco a découvert ce qui en était et ses parents ont cherché mon père. Il est venu et nous a sauvé. Maman a voulu de lui à nouveau, après cela. »
Harry était quelque peu choqué. Il avait toujours pensé que les parents de la Mangemort n'étaient que des vulgaires démons abusifs en premier lieu, pas que leurs histoires étaient aussi compliquées. Pansy parlait toujours.
« Draco disait qu'il savait que quelque chose allait de travers parce que j'agissais différemment. Sa mère et la mienne sont meilleures amies alors quand il lui a raconté, elle est venu et lui a sorti les vers du nez, à ma mère. Elle fait toujours des cauchemars à ce propos, ma mère. Moi, je ne m'en rappelle pas beaucoup. C'est tout simplement surprenant que tu puisse encore croire au bien et tout ce qui va avec après avoir vécu tout ça. »
Harry soupira. « Et bien, je n'ai jamais été battu. Ce qu'ils ont fait était toujours psychologique, mais c'était parce qu'ils avaient peur de moi. C'était discriminatoire et mauvais, mais ils vivaient dans la crainte. Hermione est vraiment quelqu'un avec qui tu devrais parler. Non seulement a-t-elle certaines affinités avec les livres, mais elle est aussi très gentille. Mes amis sont au courant de la majeure partie de ce qui est arrivé, et ça aide beaucoup. Ron a juré beaucoup en l'apprenant et a imaginé plusieurs manières de tuer ma famille. et Hermione m'a expliqué leur situation. Allez-vous cesser votre campagne de publicité pour les sangs purs maintenant que vous n'avez plus à jouer le jeu avec Voldemort? »
Pansy sourit. « J'aimerais beaucoup. J'ai sérieusement besoin d'amies filles, si tu vois ce que je veux dire. Je peux avoir des conversations de filles avec Draco, Theo et Luis, mais ce n'est tout simplement pas pareil. »
Harry lui jeta un drôle de regard. « Des conversations de filles? Tu veux dire-? »
Pansy mit un doigt devant ses lèvres avant de regarder autour d'elle et de hocher la tête.
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Harry était toujours abasourdi quand ils arrivèrent à l'endroit où on utilisait les Portauloin.
« Dépêchez-vous, nous n'avons pas toute la journée. J'ai des potions à couver avant que les crétins que Albus appelle enfants ne reviennent. »
Lucius renifla royalement, si cela était possible. « Toi et tes potions, Severus. Tu passerais toutes heures du jour et de la nuit dans ton labo si nous te laissions le faire. »
Rogue s'était calmé quand Harry s'approcha. Oh Merlin! Il s'agirait d'un moment très rare si Rogue décidait à ce moment d'être désolé pour ce qui estarrivé à Harry. Ce dernier soupira puis se tourna vers lui.
« Professeur, cessez de vous comporter de manière… étrange. Le souci ne vous va pas bien quand il s'agit de moi. Je préfère que vous continuiez à m'haïr en paix, ou peu importe s'il s'agit de haine ou non. Mais si vous continuez à agir de manière bancale et maladroite, je vais devoir lancer un maléfice au prochain truc qui bouge. Tout ce que vous avez entendu là-dedans était déjà arrivé quand vous avez commencé à me détester, alors pourquoi cela serait-il différent maintenant? »
Ces quelques mots semblèrent alléger l'ambiance et Rogue ricana à l'idée qu'il puisse être inquiet pour Harry.
Le Portauloin s'activa et Harry sentit cette curieuse sensation au nombril avant qu'ils n'atterrissent tous là où il avait combattu deux Détraqueurs l'été précédent.
« Et bien, tout cela me donne de gais souvenirs de nuits froides et noires ainsi que de créatures démoniaques suceuses d'âmes! » dit Harry alors qu'ils regardaient autour d'eux.
Theo fit une grimage alors qu'il marchait sur un déchet. « Est-ce toujours aussi sale? »
Harry pouffa. « Tu me reposeras ta question lorsque nous serons sortis de cette ruelle. » Il pointa la rue.
Les adultes transformèrent leurs robes de sorciers en vêtements moldus et Harry devait prendre sur lui-même pour s'empêcher d'admirer Draco dans son jean foncé et son t-shirt argenté. Maintenant qu'il y pensait, il était difficile d'imaginer que Draco Malfoy n'était pas gay. Le fait que Harry ne l'ait pas remarqué plus tôt était un crédit ou une discrétisation à son intelligence.
Les Serpentards suivirent les Gryffondors jusqu'à Privet Drive, Blaise s'intéressant aux voitures, Pansy aux gens, et Theo aux bornes fontaines. Rogue se moquait des maisons moldues, tandis que Lucius et Draco observait les alentours avec un intérêt poli.
Sirius était demeuré étonnamment tranquille depuis qu'ils avaient quitté le Ministère. Harry posa une main sur son bras en une question silencieuse.
« Je vais bien, Harry. Je suis simplement en colère. Comment ont-ils pu te faire ça? Je me rappelle de toi lorsque tu étais bébé. Tu ne pleurais jamais et tu faisais tout ce que Lily te demandais de faire. Comment ont-ils pu traiter de la sorte? »
Harry déglutit. Sirius pensait-il qu'il ne s'était jamais posé la question? Qu'il se moquait du fait qu'il était aussi souvent mal traité alors que Dudley avait été élevé comme un roi?
« Te mettre en colère ne résoudra rien, cela ne fera que créer des problèmes supplémentaires. Tu me promets que tu ne blesseras personne, hein? S'il te plaît? »
Sirius passa une main tremblante dans ses cheveux longs jusqu'aux épaules. « Je te le promets. Mais tu dois me montrer. »
Harry parut confus. « Te montrer quoi? »
« Ce placard. Tu dois me montrer l'endroit où ils t'enfermaient. »
Ils avaient atteint le numéro quatre avant que Harry n'ait pu répliquer et Remus avait cogné à la porte.
Ce fut Dudley qui ouvrit la porte. Il pâlit à la vue de Harry et des gens qui l'accompagnaient.
« Qu-qu-qu'est-ce que t-tu fais i-ici? »
Harry haussa des épaules. « Je dois parler à Tante Petunia. Pouvons-nous entrer? »
« Qui est-ce, Duddlinouchet? » leur parvint la voix de Tante Petunia depuis la cuisine. Dudley courut vers elle, laissant la porte grande ouverte.
« Maman, c'est lui! C'est le fou! » cria Dudley et Harry tressaillit.
Sirius grogna, tout comme Remus. Pansy regarda fixement le garçon qui se recroquevillait derrière sa mère.
Cette dernière s'agrippa à Dudley. « Que voulez-vous? » demanda-t-elle, la voix tremblante. « Vernon sera là d'une minute à l'autre! »
Harry soupira. « Non, ce n'est pas vrai. Et je suis venu chercher mes affaires. Je ne reviendrai pas. Une fois que tu auras signé les papiers, je serai parti pour le mieux. »
« Bien! » vint la voix de Dudley, assourdie par le tablier de sa mère. « Je ne veux plus jamais voir de bizarroïdes comme toi! »
Sirius brilla. « Oh mais Dudley, nous sommes le mauvais genres de… bizarroïdes. Je te suggère de nous appeler sorciers ou bien mes amis ici présents risquent de ne pas savoir se contrôler. »
Harry roula des yeux à Sirius. « Je monte à ma chambre. Je reviens dans cinq minutes. »
Pansy approuva. « Je viens t'aider. »
Blaise, Theo et Draco acquiescèrent aussi. Sirius les arrêta en plein milieu des escaliers.
« Où est-il, Harry? » demanda-t-il. Harry ferma les yeux et prit une grande respiration.
« Je suis juste au-dessus. » puis il remonta les quelques marches qui le séparaient du premier étage.
Au bout du couloir, Harry et compagnie s'arrêtèrent devant la plus petite chambre. La porte avait toujours son entrée pour chats ainsi que quatre serrures.
Pansy les toucha. « Tu n'as pas dit que tu étais enfermé dans ta chambre. » Harry haussa les épaules et toucha les serrures du bout des doigts. Elles s'ouvrirent.
Blaise regardait l'entrée pour chats. « Qu'est-ce qui entrait par là? » alors que Harry sortait un sac à dos de sa minuscule armoire.
« La nourriture. »
Draco regardait la fenêtre de la chambre. Après que Harry et les jumeaux Weasley eussent arrachés les barreaux, Oncle Vernon les avait simplement cimentés sur le rebord de la fenêtre.
« Comment recevais-tu ton courrier? » demanda Draco d'un ton léger. Harry déposa son sac et s'approcha de la fenêtre. En l'ouvrant, il enleva le barreau qui paraissait le plus lâche.
« Hedwige passait par là. »
Le nez de Harry picotait encore plus depuis qu'il était aussi près de Draco, et la sensation se dispersait dans tout son corps.
Harry ressentit des sentiments tout à fait contradictoires lorsqu'il vit l'air qu'affichait Draco. Il se sentait tout à fait enchanté que Draco puisse éprouver de la colère envers sa famille et en même temps, il était triste que Draco sache tout cela à propos de son passé.
Pansy s'éclaircit la gorge et sortit les deux garçons de leurs pensées. Harry devint confus quand il vit le visage rosit de Draco.
Harry se retourna et marcha jusqu'à son lit. « Tous mes trucs importants se trouvent en dessous. »
Rapidement, Harry sortit son album de photos, sa cape d'invisibilité, son Éclair de Feu ainsi qu'une liasse de lettres de Ron et Hermione.
Draco prit la cape et sourit. « Je savais que tu en possédais une. C'était toi, ce jour-là, à Pré-au-lard. »
Harry sourit mystérieusement. « Peut-être. Bon, allons-y avant que Sirius ne commette vraiment un meurtre. »
Blaise fixa longuement le balai de Harry. « Pourrons-nous jouer un match de quidditch décent lorsque nous retournerons à Poudlard? »
Harry haussa les épaules. « Bien sur. »
En bas, Remus retenait Sirius par le bras.
« J'ai quasiment du l'enfermer dans ton placard quand il l'a vu. »
Harry regarda Sirius. « Nous avions un accord. Les papiers sont-ils signés? »
Lucius acquiesça. « Ils ont été envoyé au Ministère. »
Harry approuva. « Allons-y. »
Harry se libéra enfin de son passé, avançant vers un futur qu'il espérait plus heureux.
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(1) La blague est plus drôle en anglais… Tenez, je vous la mets ici :
"Are you serious?" Harry asked.
"Yes." said Sirius before pausing. "I mean, not only am I Sir-i-us but I'm ser-i-ous. Wait! That isn't right either.."
