Disclaimer: rien ne nous appartient pas même l'histoire car nous ne sommes que traducteur
Of Hearts and Heroes
Chapitre 3
Ginny restait à l'entrée du château et regarda Harry s'éloigner dans le couloir avec Adrianna et le professeur Dumbledore. Ils allaient montrer à Harry le secret. Ils venaient juste de passer une heure à discuter de l'identité secrète de cette femme Adrianna et maintenant ils allaient la révéler… à Harry. Juste à Harry. C'était probablement très personnel, vital et bouleversant. Ce qui bien sur voulait dire que c'était bien trop important pour le montrer à la petite Ginny Weasley, qui avait besoin d'être entourée, protégée et plus important laissée de côté. Maintenant encore plus qu'avant, ça la mettait en colère.
Ginny se demandait même pourquoi il l'avait laissé voir quoique se soit. Peut-être qu'elle était si peu importante qu'elle ne valait pas l'effort qu'il aurait fallu faire pour la faire sortir. Elle se demandait si elle avait été assise dans la cabane d'Hagrid avec Harry et son nouveau professeur si Ron et Hermione n'avaient pas été dans l'infirmerie. Probablement pas. Elle n'était qu'un remplacement, un second choix, celle que tout le monde venait voir quand il n'y avait personne d'autre. Elle soupira alors que la silhouette d'Harry disparaissait de son champs de vision. Pour quelqu'un qui était supposé avoir surmonté son stupide amour d'enfance, Ginny passait beaucoup de temps à regarder Harry Potter, penser à Harry Potter et être obsédée pour Harry Potter.
Bien, se dit Ginny, la première étape pour ne plus être obsédée par Harry Potter était d'arrêter de regarder l'endroit d'où il venait de disparaître. Maintenant. Il faut juste se retourner.
Le seul problème était qu'Harry avait besoin d'elle. Il était au bord de la folie et bien que Ginny faisait entièrement confiance au professeur Dumbledore pour le garder en bonne santé, il était clair que la stabilité émotionnelle d'Harry n'était pas sa priorité. L'été dernier en était un excellent exemple.
Le problème était qu'elle ne pouvait rien faire pour arranger ça maintenant. Elle ne pouvait pas vraiment défoncer la porte du bureau du professeur Dumbledore, si? Ginny se retourna, un peu déprimée et se dirigea vers la grande salle.
La grande salle se vidait, le dîner étant bientôt finit. Heureusement, les plats n'avaient pas encore disparut. Ginny s'assit à une place vide de la table Griffondor et remplis son assiette d'hachis Parmentier. Elle n'avait rien mangé depuis le déjeuner.
« Hey Ginny. »
Elle releva la tête, sans cesser de mâcher et vit Dean Thomas qui s'asseyait sur le banc à côté d'elle. Il lui souriait d'une façon tout à fait adorable. Ginny fit de son mieux pour lui sourire en retour. Il était temps de prétendre que rien d'important ne s'était déroulé aujourd'hui. Si elle était assez convaincante avec quelqu'un, elle pourrait peut-être se convaincre elle même.
Ginny était une actrice accomplie. Elle le devait pour survivre à six frère plus âgés et à une mère sur-protectrice. Il ne devrait pas être trop dur de prétendre que tout allait bien. Il fallait juste qu'elle joue bien son rôle.
Par exemple, elle n'avait pas passé une bonne partie de la journée à pleurer dans les toilettes des filles. Elle n'était pas malade d'inquiétude pour un garçon dont elle n'était pas amoureuse. Elle ne se sentait pas: mise de côté, abandonnée, mal à l'aise, repoussante ou pathétique. C'était vraiment simple en réalité, elle avait passé sa journée à se relaxer avec son frère, rien de vraiment spécial.
« Hey Dean. » dit t-elle joyeusement, déjà dans le personnage. « T'as passé une bonne journée? »
« Ouais, ça peut aller. ça aurait pu être beaucoup mieux si tu avais été là. » dit Dean, charmant de timidité. Il baissa les yeux mais continua à la regarder à travers ses longs cils. « Il n'y avait pas assez de jolies filles. »
Ginny éclata de rire et rougit de ce qui devait être le fameux et horrible rouge des Weasley. Elle ne croyait pas un mot de ce qu'il venait de dire mais ça faisait un bien fou d'entendre ça. Surtout après un jour comme aujourd'hui. Elle se détendit pour la première fois depuis un bon bout de temps. « Je suis sur que tu as persévéré. » le taquina Ginny, prenant une autre bouchée de son hachis Parmentier, pas trop grosse. Elle ne voulait pas que Dean la trouve inélégante; Elle voulait qu'il reste et qu'il continue à parler, il faisait une adorable distraction.
« Bien sur que oui. C'est quelque chose qu'on a dans ma famille. » répondit Dean. « Persévérance à tout prix. » Il porta sa main à son cœur de façon dramatique.
Ginny gloussa, se sentant plus heureuse. « Ta famille ne vend pas des livres? »
Il baissa à nouveau les yeux, mordant ses lèvres pleines. Il était vraiment mignon, elle ne l'avait jamais remarqué avant. « Bien, certains de ses livres sont très longs. Il faut beaucoup de ténacité pour les terminer. » dit Dean, faussement sérieux.
Une chaleur commençait à se répandre dans le corps de Ginny sous son regard intense. Elle aimait avoir l'attention totale d'un garçon. Michael avait été comme ça lorsqu'ils avaient commencé à sortir ensemble, avant…
Ses yeux furent irrésistiblement attiré vers la table des Serdaigles où Michael et Cho dîné collé l'un à l'autre en se chuchotant dans l'oreille. Le connard. À peine quelques heures après leur confrontation et ils s'étaient réconciliés. Cette petite salope lui avait facilement pardonné. Ginny se ressentit à nouveau rejeté, ce sentiment devenait un peu trop familier à son goût. Qu'est qu'elle avait de si bien de toute façon cette foutu Cho Chang?
« Alors… » commença Dean, en s'éclaircissant la gorge. Il la ramena sur terre, l'obligeant un feindre ce qu'elle espérait être un incroyable sourire. Malheureusement, le visage inquiet de Dean lui prouva qu'il était trop tard, il avait compris facilement à quoi elle pensait. Ginny se réprimanda pour son manque de tact.
« Je ne t'ai pas souvent vu avec Corner ces temps ci. » commenta Dean avec une légèreté prudente.
« Ouais. » dit-elle doucement, presque pathétique. Ginny savait qu'elle pouvait être plus forte que ça, elle se donna un coup de fouet mental. « Apparemment son ego ne pouvait pas supporter la gloire des griffondors. » se moqua t-elle, son sourire devenant son bouclier.
Dean lui rendit son sourire. « Ai pitié pour le pauvre mec. Ça doit être dur d'avoir une petite amie qui est plus forte que lui au Quidditch…et à tout le reste. »
Ginny savoura le compliment, cette fois ci son sourire fut sincère. « Je ne suis pas si géniale. Je ne suis que remplaçante. Harry est notre vrai attrapeur vedette. » protesta t-elle, Dean éclata de rire, incrédule. « Allez, Tu as été brillante! »
Ginny appuya sa tête contre sa main et l'étudia. « Trop brillante, je suppose. » Elle était sarcastiquement enjouée montrant de la tête Michael. Cette fois ci lorsqu'elle le regarda la peine était moins vive. Flirtait était vraiment quelque chose de merveilleux.
« Tant pis pour lui. » dit Dean d'un voix rauque, elle avait bien baissé d'un octave. « Je suis sur qu'il y pleins d'homme assez viril pour supporter tes talents. »
Interdite une image se forma dans son esprit. Harry, battu et couvert de marques, se tenant fièrement baguette à la main face à un mange mort. Super, c'était exactement ce dont Ginny avait besoin maintenant. Se concentrant sur Dean, elle continua leur petit jeu de charme. « Et où puis-je trouver ces hommes extraordinaires? »
Sa voix baissa jusqu'à devenir un chuchotement conspirateur, il s'approcha d'elle. « Bien, La première étape c'est d'arrêter de regarder hors de la maison Griffondor. »
Son estomac fit un petit bond. Elle n'allait pas penser à ce putain d'Harry Potter. « Je m'en souviendrai. Merci. »
« Oh! Dean, tu viens? » Cria Seamus de l'entrée.
Dean le foudroya du regard avant de lui répondre. « T'excites pas trop, mec. » Il se tourna vers Ginny, soudainement timide à nouveau, mâchouillant sa lèvre pleine. « Tu vas dans la salle commune? »
« Je… » commença Ginny. Elle baissa la tête vers sa nourriture, mais elle avait disparu, comme le reste des assiettes du dîner. Son estomac gargouilla pour protester.
« Je…j'ai promis à Ron et à Hermione de passer les voir avant d'aller au lit. Pour être sure qu'ils ne se sont pas entretué, tu sais. » Elle ne savait même pas pourquoi elle avait dit ça. Passer du temps avec Dean semblait être l'option la plus saine mais Harry avait besoin d'elle, sale bâtard.
Dean soupira dramatiquement. « Oui, je sais. Qui ne le sait pas? Bien… » Il se leva et la regarda avec moins de confidence. « On va probablement rester debout assez longtemps puisqu'on a rien à faire demain. Peut-être que je te verrais plus tard alors? »
« J'aimerai ça. » répondit joyeusement Ginny.
Il sourit tendrement et couru rejoindre Seamus, qui se moqua de lui en le frappant dans le dos.
Bon, pensa Ginny. Dean Thomas. Plutôt pas mal. Il avait l'air assez gentil pour un garçon. Il pouvait être la solution idéal pour aider une rapide guérison du cas Michael Corner et par la même occasion prévenir d'une rechute Harry Potter.
Ginny prit son temps pour se lever de table et quitter la grande salle. Elle devrait demander l'avis d'Hermione sur Dean. Quand Ron n'était pas dans la pièce. Biensur, ça risquait d'être un peu difficile. Non seulement ils vivaient dans la même chambre mais en plus Ron envoyait de plus en plus souvent des regards qui semblait dire « Je ne te quitterait pas des yeux une seconde » en direction d'Hermione. Il était vraiment devenu fou depuis qu'elle avait été touché au département des mystères. Ginny pouvait toujours voir son expression horrifié lorsqu'il avait été réveillé et qu'il l'avait vu là…
Elle frissonna à se souvenir. Ce n'était pas une expression qu'on voulait voir sur le visage de son frère. Enfin, peut-être que quelque chose de bon allait ressortir de tout ça. Peut-être que Ron se rendrait enfin compte de ce qu'il ressentait vraiment pour sa meilleure amie. Ginny leva les yeux au ciel. Connaissant son frère, ça l'étonnerait vraiment.
Pour l'instant Ginny devait trouver un moyen d'aider Harry. Elle était pathétique, mais elle était tout ce qu'il avait pour l'instant. Elle quitta la grande salle en direction de la bibliothèque, juste un petit passage avant d'aller à l'infirmerie. Après tout d'après Hermione quand tout le reste échouait, il était temps pour une petite recherche.
Harry examinait le bureau de Dumbledore. Le directeur semblait avoir réparé tout les dommages qu'il avait crée trois jours auparavant sans problème. Bizarrement cela rendit Harry furieux. Il ferma les yeux pour essayer de contenir le flot d'émotion qui l'envahissait mais avec tout ce qui se passait c'était impossible. Fronçant les sourcils, Harry se tourna vers Adrianna et Dumbledore qui se diriger vers la pensine.
« Laissez moi bien comprendre. » dit Harry en soupirant de fatigue. « Vous allez me montrer quelque chose là dedans qui prouvera qui est Adrianna. »
« Exactement. » dit Dumbledore insouciant. Si il avait parlé avec seulement un pointe de joie dans la voix, Harry ne pensait pas qu'il aurait été capable de se retenir d'exploser. Harry croisa les bras fermement alors que Dumbledore utilisait sa baguette pour retirer un fin filet argenté de sa tête et le placer dans la pensine.
« Ce que je ne comprends pas, » surenchérit Harry « c'est pourquoi on utilise pas un souvenir d'Adrianna? Ça aurait plus de sens.»
Il craignait un peu tout le procédé en réalité, la dernière fois qu'il avait été dans une pensine n'avait pas été une expérience qu'il qualifierait de plaisante. Harry était heureux que Ginny ne soit pas obligé de s'y soumettre.
Adrianna secoua la tête. Elle n'avait pas l'air bien plus enthousiasme qu'Harry. « Les pensines ne fonctionnent pas avec moi. C'est un truc d'empathie, ça interfère avec toutes les sortes de lectures d'esprit magique. Ce sont toutes les pensées et les émotions qui viennent des autres qui dérèglent tout ça. »
La pensine commença à tourbillonner. Dumbledore s'éclaircit la gorge. « êtes vous prêt? »
Pas vraiment, aurait voulu dire Harry mais ils le dévisageaient tout les deux alors il prit une profonde inspiration et acquiesça. Dumbledore entra dans la pensine en premier, bientôt suivit par Harry et Adrianna. Ils disparurent dans les profondeurs obscures des tourbillons argentés.
Soudain Harry se retrouva dans un salon. À première
vue, ça ressemblait à un appartement londonien. Il y
avait un sorcier allongé au milieu de la pièce. Au
dessus de lui se tenait un adulte, pas tout à fait humain,
Voldemort. Le visage sombre il releva la tête pour rencontrer
le regard d'un Dumbledore plus jeune qui se tenait devant lui.
Voldemort sourit à son éternel rival et Crack,
il était parti.
Adrianna poussa un petit cri avant de se
tourner vers le Dumbledore du présent, l'horreur était
flagrante sur son visage.
« C'est le souvenir que vous avez choisit? » demanda t-elle furieuse. « Ce n'est pas le seul moment où nous nous sommes rencontré. Vous auriez pu choisir un autre souvenir. »
L'appréhension d'Harry grandit encore à sa réaction, ses yeux irrésistiblement attiré par l'homme allongé sur le sol. Pendant un horrible moment, Harry pensa que c'était son père. Son cœur se figea dans sa poitrine alors qu'il avançait vers lui, comme en transe, pour mieux voir. Ce n'était pas lui bien que la ressemblance soit frappante. Cet homme était plus vieux. Le père d'Harry n'avait pas vécu assez longtemps pour atteindre la trentaine.
Le plus jeune Dumbledore s'agenouilla près du corps et vérifia les pulsations de son cœur. Le professeur baissa la tête et ferma les yeux, la tristesse envahissant son visage.
Harry était confus, comme si il n'était pas évident que l'homme était mort, avec ce regard noisette figé…Harry se tourna précipitamment vers l'étrange femme qui venait d'entrer dans sa vie. Elle serrait la mâchoire sous l'effet de la colère, les poings serrées. Elle évitait de regarder l'homme, il la dévisagea jusqu'à ce que leur regard se rencontrèrent.
Le sang d'Harry ne fit qu'un tour lorsqu'il plongea dans ses prunelles noisettes. « Qu'est ce qui c'est passait? Qui est ce? » demanda t-il, effrayé par la possible réponse.
Au lieu de répondre, Adrianna tourna son regard accusateur vers Dumbledore, mais cette fois ci ce n'était pas de lui qu'Harry attendait la réponse. Il leva la voix. « Qui est cet homme? »
Les yeux d'Adrianna se reposèrent sur lui. « L'homme mort, c'est mon père Harry. » sa voix aussi aigre que du vinaigre. « Le jour où mon père est mort est la souvenir que le professeur a choisi mais comme nous somme ici, tu devrais faire attention. Ça risque de devenir encore plus instructif. »
Crack. Crack.
Harry se recula un peu alors que deux autres sorciers apparurent dans la pièce. Cette fois ci l'un des deux était vraiment son père.
James tomba à genoux près de l'homme, il secouait le corps. « Julian! Non! Julian! » Sa voix était pleine d'émotion. « Mon dieu non! » La ressemblance était encore plus frappante qu'Harry ne l'aurait cru. Il commençait à paniquer. Qu'est ce que tout cela signifiait?
« On a vu la marque des ténèbres » dit doucement l'homme qui était apparut en même temps que James. L'autre Dumbledore acquiesça, se releva et s'éloigna du corps.
« C'était Voldemort lui même, il a disparut lorsque je suis arrivé. »
Harry regarda à nouveau Adrianna, la suppliant du regard de lui fournir une réponse claire. « Qui est il? » Chuchota t-il durement. « Qui es tu? »
Rencontrant son regard, le masque de colère d'Adrianna s'émietta. Elle paraissait incertaine. La scène continuait autour d'eux mais Harry refusait de regarder. D'un certaine façon il était persuadé qu'il verrait quelque chose d'encore plus important dans ses yeux.
« Où est Adrianna? Elle était ici. » Au son de la voix de son père, Harry ne put s'empêcher de revenir à la scène. Qu'est ce qui se passait ici? Qu'est ce que c'était ce bordel?
« Je ne l'ai pas vu. » dit le jeune Dumbledore à James. Les yeux d'Harry fixait Adrianna. Elle paraissait de moins en moins étrangère. « Dit moi. » demanda t-il. «Comment as tu connu mon père? »
Adrianna ferma les yeux comme pour contrer la demande d'Harry mais finalement elle laissa échapper d'une voix étonnamment forte. « C'est mon oncle. »
Harry avait l'impression qu'on venait de lui donner un coup de poing, pourtant il s'en doutait, il le savait même. Il ferma les yeux réalisant toute les ramifications d'une telle information. Les bruits autours de lui devaient indistinct. Il avait de la famille. Ça n'avait aucun sens. Comment pouvait t-il avoir de la famille magique? Quand Harry reprit ses esprits, il entendit son père crier. « Adrianna! Adrianna! »
Il eut un bruit sourd venant de la cuisine, puis un cri apeuré. James couru vers la cuisine, Harry le suivi automatiquement, sans réfléchir mais avant de franchir le seuil de la pièce il s'arrêta et regarda en arrière. Adrianna n'avait pas bougé, elle fixait le vide sans réaction. James ouvrait frénétiquement tout les placards, appelant son nom. Harry était tiraillé, il ne savait sur quelle situation il devait se concentrer. Un petit sanglots vint de la cuisine attirant l'attention d'Harry.
James essaya d'ouvrir la porte du placards sous l'évier mais elle ne voulait pas bouger. « Franck! J'ai besoin de la baguette de Julian, « cria t-il tout en continuant à tirer sur la porte. « Il a du jeter un sort sur le placard. »
Derrière Harry le plus jeune Dumbledore lança un sort. La porte du placard disparut. Recroquevillée dans un espace bien trop petit pour elle pour qu'elle puisse y tenir sans magie se tenait une fillette. Une fillette avec des yeux noisette et d'indomptable cheveux noir. Une fillette qui était la copie conforme de la femme qu'Harry venait de rencontrer.
Des larmes roulaient sur ses joues. « Tonton James. » sanglota t-elle avant de se glisser entre ses bras ouverts.
James tint la petite fille contre lui en la berçant. « Annie, Annie, tout va bien. Tu es en sécurité maintenant. »
« Non. » chuchota t-elle. « Papa. »
La fillette se dégagea de lui violemment, obligeant James à la lâcher. Il la reposa à terre à regret tout en continuant à l'appeler. « Anna, ne… » Elle se faufila hors de la cuisine, poussant Dumbledore sur le côté pour entrer dans le salon.
Harry essaya de la suivre à la même vitesse mais il ne parvenait pas à aller aussi vite. Ses jambes étaient faibles, il suivit lentement James dans le salon. La jeune fille était agenouillé près de son père, la tête enfouit contre sa poitrine, des larmes silencieuses mouillant la chemise du mort.
Harry se retourna et regarda sa…cousine? Comment était il possible qu'il ait de la famille? Combien encore de secret attendait d'être révélé? « Quel âge avais tu? » se surprit t-il à demander. Une des nombreuses questions qu'il brûlait de poser. Adrianna sourit doucement, un petit sourire sinistre. « J'avais douze ans. »
Harry acquiesça quelque peu surprit, la petite fille paraissait plus jeune mais ils avaient toujours était chétif dans sa famille. Son regard se promenait de son père à son oncle mort. Au moins Adrianna avait pu connaître son père puis Harry regarda l'enfant qui sanglotait et se sentit honteux d'une telle pensée. Harry se retourna pour fixer le vieux Dumbledore qui regardait la scène sereinement et la rage l'envahit. Pourquoi avait-il choisit ce souvenir? Pourquoi n'avait-il jamais parlé d'Adrianna? Harry avait été habitué à donner sa confiance si naturellement à cet homme, si il ne le pouvait plus…à qui pouvait-il la donner?
« Il est parti. » sanglotait la fillette, relevant la tête pour regarder le père d'Harry. James éloigna la petite fille du corps et la serra contre lui. Harry ne put s'empêcher d'observer son pleurer contre l'épaule de la fillette, la tristesse commençait à lui enserrait la gorge. Harry regardait tout à tour les deux Adrianna avant de se tourner vers Dumbledore très en colère. « Pourquoi…? Je veux partir, maintenant. » demanda t-il les dents serrées.
« Non, Harry. » dit doucement sa cousine, sa moue irrité contredisant ses paroles. « Nous avons déjà vu tout ça, il faut voir le reste. » Elle paraissait choquée de ses propres mots. « Il a des raison de nous montrer ça. ».
Il se foutait de la raison, Harry voulait frapper quelque chose, quelqu'un peut-être.
La porte d'entrée de l'apertement s'ouvrit sur une femme, plus vieille que James.
« Non! Non! » cria t-elle. Elle se jeta sur l'homme mort, en le secouant violemment.
« Julian, Réveilles toi. » commanda t-elle.
« Il est partit maman. »
La femme regarda à peine sa fille, elle secouait sa tête. « Non! » Elle ferma les yeux. « Non! Julian! » Sa voix s'éteignit dans un cri de douleur.
Alors, c'était la tante d'Harry. Était-elle morte elle aussi? Elle avait l'air gentille avec de court et frisés cheveux bruns. Était-elle dehors quelque part? y avait-il d'autre membre de sa famille qu'Harry ne connaissait pas? Il regarda la plus vieille Adrianna, son visage montrait une irritation certaine accompagné d'une expression de…il n'était pas très sur. Instinctivement, Harry s'approcha d'elle.
Sur le sol, la femme de l'homme mort prit une profonde inspiration et s'assit. Elle était mortellement calme quand elle se mit à parler. « Qui a fait ça? »
Il eut un long silence. Finalement ce fut Dumbledore qui prit la parole. « Voldemort. »
La femme acquiesça silencieusement presque absente. « Pourquoi? » demanda t-elle entre ses dents. Il eut un silence encore plus long.
James s'avança. « Kathy, on ne sait pas… »
« Non. » dit la fillette, attirant l'attention de sa mère pour la première fois depuis son arrivée. « Je sais. Il me voulait. » Sa mère secoua la tête, niant cette information.
« Anna, non. Ça n'a rien à voir avec toi. » dit James gentiment, mais voyait bien que lui même n'y croyait pas.
« Non, c'est vrai. Je les ai entendu se disputer. Voldemort me voulait moi. » dit la fillette d'une étrange voix monotone familière à Harry, il s'était entendu utiliser ce même ton plusieurs fois cette semaine. « Il sait que j'ai le don d'empathie…il voulait mes pouvoirs. » Elle leva la tête pour regarder le jeune Dumbledore. « Il pensait pouvoir m'utiliser. » Kathy porta sa main à sa bouche comme pour arrêter un cri d'horreur, son autre main serrant la chemise de son mari mort.
« Alors, il l'a tué? » dit Franck, doucement, presque à lui même.
La jeune Adrianna s'affaissa un peu plus. « Il…Voldemort,
il a apprécié. C'était amusant. »
La fillette détourna les yeux des regards horrifiés qui
l'entouraient.
Sa mère se releva et couru vers la
chambre, en claquant la porte. James la suivit mais trouva la porte
verrouillée. « Kathy, Kathy…ouvre la porte! »
« Donnez lui une minute, James. » Dit Dumbledore posant une main sur son épaule.
« On ne peut pas y aller maintenant? » demanda Harry au Dumbledore du présent. Il ne voulait pas partager les moments intimes du deuil d'un oncle qu'il n'avait jamais connu.
« Pas encore. » répondit le directeur calmement, augmentant ainsi la rage d'Harry.
« On doit les placer dans un refuge sécurisé. » dit Franck à l'autre Dumbledore qui acquiesça avec sagesse. « Il nous faut un gardien du secret… »
Alors qu'ils parlaient, Adrianna s'agenouilla près de son père. « Qu'allons nous faire de son corps? » demanda t-elle doucement.
La voix de James tremblait lorsqu'il lui répondit. « On va l'enterrer à la maison, près de notre père et de nos sœurs. »
« Sœurs? » s'exclama Harry en regardant sa cousine.
Adrianna lui répondit rapidement. « Elle sont toutes morte en bas âge. Mon père disait qu'elles n'avaient pas été assez forte pour supporter ce…don d'empathie. » Sa voix avait prit un ton amer. « Le destin n'a pas choisit qu'elles survivent. »
« Quand est ce qu'ils viendront le chercher? » demanda la fillette de douze ans.
« Bientôt, mon enfant. » lui répondit Dumbledore.
La fillette acquiesça. « Il garde des photos dans sa poche. » dit t-elle, plus pour elle même que pour son auditoire alors qu'elle fouillait les poches de son père pour prendre les photos. Elle trouva sa baguette. « Il n'a même pas eu le temps de sortir sa baguette. »
« Anna, s'il te plaît… » L'implora James.
Elle ignora comme si elle ne l'avait même pas entendu. Avec précaution la fillette plaça les photos et la baguette dans la poche de son pantalon. « Maman voudra son alliance et sa montre. » elle les enleva doucement. La plus vieille Adrianna contempla l'anneau en or pur sur sa propre main, alors qu'elle même plus jeune le l'enlevait de la main froide de son père pour le glisser dans sa poche.
La porte de la chambre s'ouvrit. « Adrianna prends tout ce que tu as besoin dans le salon. On part. » La fillettte fixa sa mère les yeux grands ouvert. « On a un avion qui nous amène en Amérique dans moins de deux heures. Le chauffeur va bientôt arriver. » dit Kathy doucement. Elle courrait dans la pièce pour réunir quelques objets en évitant de regarder le corps.
« Tout ce qui était dans la chambre est emballé. »
« Kathy, tu ne peux pas partir! » s'exclama James. Elle se déchaîna contre lui.
« Si je peux. Merde James! Ce monstre vient de tuer mon mari. Je ne vais pas le laisser avoir ma petite fille. »
« On peut la protéger. » Elle laissa échapper un rire cruel.
« Vous ne pouvez protéger personne. »
« Catherine » Dumbledore s'approcha d'elle. « Nous sommes les seuls qui pouvons la mettre en sécurité à présent. »
« Non, je peux la mettre en sécurité…Je vais la ramener à la maison en Amérique, loin de toute magie. On disparaîtra. » cria t-elle. « Pas de magie! Pas de danger! »
Le jeune Dumbledore semblait inquiet. « Vous ne pouvez pas la priver de magie, Katherine. Elle est magique, c'est en elle et c'est puissant. »
« Elle n'est pas magique. » cracha Katherine avec dédain. « C'est une petit fille. C'est ma petite fille et à partir de maintenant, » dit-elle un peu plus froidement à chaque mot. « Elle est juste une petite fille moldue. »
« Tu ne peux pas la rendre moldue, » James criait aussi à présent. « Sa place est ici avec nous, sa place est avec sa famille. »
« Elle a de la famille. Des gens normaux, en Amérique. »
« Katherine, s'il vous plait, vous ne pouvait pas l'éloigner de la magie. » résonna Dumbledore.
« On ne te laissera pas faire! » rugit James.
« Je ne te donne pas le choix! »
« Elle mourra sans magie! »
« Ha! Parce que votre monde est sur! »
« Stop! » cria la petite fille pour arrêter la dispute. « Je viens maman. On part maintenant. » Elle semblait résolue comme si elle avait toujours su que cela allait arriver. Ses yeux étaient sec.
La sonnerie retentit. « C'est notre chauffeur. » dit calmement Kathy alors qu'elle essuyait les larmes qui coulait sur son visage.
« Je viens avec vous à l'aéroport, pour votre protection. » offrit Franck, se dirigeant déjà vers la chambre pour prendre les bagages. Kathy allait discutait mais elle acquiesça finalement. Elle prit le reste des sacs et se dirigea vers la porte.
« Kathy , s'il te plait. » implora James. « S'il te plait ne fais pas ça. »
Sa belle-sœur l'ignora. Elle s'agenouilla près du corps de son mari et embrassa ses froides lèvres. « Au revoir, mon amour. » elle se leva. « Au revoir, James. Adrianna il est temps de partir. » L'enfant acquiesça mai selle s'attarda alors que sa mère et franck disparaissait derrière la porte.
« Anna. » chuchota James.
La petite fille se jeta sur lui et le serra fort. Elle recommença à pleurer.
« J'ai cette impression horrible que c'est la dernière fois que je te vois. » dit-elle à son oncle. Ses mots blessèrent profondément Harry. Il dut fermer les yeux pendant un instant. Quand tout cela allait-il finir?
« Alors ne t'en va pas. » l'implora James. « On peux convaincre ta mère, un fois qu'elle se serra calmer. Ta place est à Poudlard. C'est l'endroit le plus sur que je connaisse. »
La fillette secoua la tête. « Ce n'est pas ma maison. » elle s'éloigna. « Je t'aime tonton. Dit le à tante Lilly et à grand mère et au bébé aussi quand il arriveras. » L'enfant se dirigea vers la porte. « Au revoir papa, au revoir professeur. »
« Adrianna, j'écrirais à ta mère. Nous te récupéreront. » lui répondit Dumbledore.
Elle secoua la tête, les lèvres tremblantes. « Promet moi que tu prendras soin de ma famille. Oncle James, tante Lilly et le bébé. Promet. »
« Bien sur mon enfant. On va prendre soin de toi aussi. »
« Au revoir. » dit-elle, une dernière fois avant de courir hors de la pièce.
James fixa l'entrée vide. Quand il se retourna, il avait sur son visage une expression de rage, une expression qu'Harry voyait souvent dans son propre reflet. Il prit un vase et le lança à travers la pièce.
« On peux partir maintenant. » dit Adrianna. Harry remarqua à peine le tourbillon, il était de retour dans le bureau de Dumbledore.
C'était vraiment frustrant de jouer au échec avec Ron. Hermione contemplait son meilleur ami alors qu'il fixait l'échiquier posé sur ses jambes étendues. Ce n'était pas qu'il gagnait presque toujours qui l'ennuyait, elle aimait le chalenge, jouer avec lui la faisait réfléchir.
C'était incroyable, sa superbe stratégie et ses plans intelligents mais tout cela ne servait qu'à rendre évidente une simple question. Si il avait un esprit si brillant pourquoi ne l'utilisait-il pas? Et plus important, la question qui pourrait tout expliquer. Pourquoi ne le savait-il pas? Hermione acheva ce qu'elle pensait être un particulièrement bon coup planifié depuis dix bonne minutes. Ron para rapidement l'attaque d'un seul geste. Elle secoua la tête. C'était vraiment incroyable. Si seulement il pouvait un peu s'appliquer, il pourrait avoir de bonne note, il pourrait faire tellement de chose.
Pourquoi est ce qu'il se contentait de se la couler douce, d'échapper aux obligations en copiant ses devoirs? À quoi passait-il son temps? Au Quidditch et aux cartes explosives. Plaisanter avec ses amis. La tourmenter, elle et Ginny. Aider à sauver le monde. Bon, quelque fois il s'appliquait.
Hermione essaya de cacher la chaleur qui montait à ses joues sous l'effet de la fierté? Ron se laissa tomber sur son lit et tout espoir de cacher ses rougeurs étaient perdues. Elle avait complètement perdue le fil de ses pensées.
Ron était allongé sur son lit dans la direction opposé à la sienne, ses pieds près de ses hanches, son grand corps enroulé à ses pieds. Son menton reposait sur sa main, ses jambes touchaient doucement les siennes, doucement. Rien de bien important. Juste un petit contact habituel entre amis.
Sauf que ça n'était jamais arrivé avant? Pas avec Ron. Avec Harry, Hermione avait partagé des tas d'inutile, petit et confortable contact. Des contact qui ne voulaient rien dire, rien de plus qu'un affection amicale, c'était tout. Elle n'avait jamais l'impression d'être brûlé, jamais son cœur ne s'était mis à s'accélérer ou son estomac se tordre.
Comme il venait de le faire lorsque Ron bougea sa jambe. On aurait vraiment dit une caresse pas du tout amicale. Bien sur Ron n'en avait pas conscience, c'était clairement un accident.
Sauf que Ron ne la touchait pas, ni accidentellement, ni d'aucune autre façon. Et si ça arrivait, il l'évitait habituellement pendant plusieurs semaines. De quoi faire penser à une fille qu'elle était répugnante. à moins, bien sur, qu'il soit juste effrayé par les mêmes étranges sensations qu'elle ressentait. Du moins c'était ce que la partie optimiste de son cerveau lui disait. La parties masochiste disait juste qu'il n'aimait pas la toucher. Aucune de ses parties n'était la plus logique d'Hermione.
Hermione se souvint du premier match de quidditch de Ron. Qu'est ce qui lui avait prit ce jour là de l'embrasser sur la joue, elle ne le serait jamais. Elle avait eu de la chance qu'il lui parle après ça. C'était peut-être parce que Ron l'avait à peine remarqué avec tout l'excitement autour de lui, il avait probablement tout oublié.
Quoi qu'il en soit, il la touchait maintenant. Légèrement, oui mais, délibérément. Ron savait que ça arrivait. Qu'est ce que ça voulait dire? Etait-ce un nouveau pas dans leur relation. Est ce que ça changeait tout? Était ce une bonne chose? Est ce qu'elle était en train d'exagérer? Oui, elle exagérait, mais ça représentait quand même un changement. La façon merveilleuse dont il l'avait tenu plus tôt dans la journée…ça s'était nouveau. Ça ne voulait pas dire que ça voulait dire ce qu'elle voulait que ça dise. C'était probablement l'idée de mourir qui avait fait passé à Ron la peur stupide des petits garçons envers les filles. Peut-être que leur relation évoluait pour ressemblait à celle qu'elle avait avec Harry. Cette idée rendait Hermione malade.
« Tu vas bien? »
La voix de Ron lui fit lever les yeux vers son regard concerné. Comment ne se rendait-il pas compte de l'effet qu'il avait sur elle? Ça lui prit une minute pour comprendre la question mais finalement elle acquiesça, se sentant totalement idiote. Pourquoi son esprit décidait de la laisser tomber quand elle en avait le plus besoin?
Ron fronça les sourcils ne croyant pas vraiment son léger hochement de tête. Hermione prétendit rapidement être absorbé par le jeu et fit le mouvement le plus sur qu'elle puisse trouver. Ça ne l'aiderait pas à gagner mais ça permettrait d'atteindre son but actuel qui était d'échapper à l'examen inquiet de Ron.
Une fois encore, il était entièrement focalisé sur le échiquier et comme d'habitude entièrement idiot lorsqu'il s'agissait d'elle. Cette pensée ramené Hermione au début de sa réflexion. Comment ce garçon, cet homme, avec cet incroyable esprit, qui battait à plate couture l'élève la plus brillante de Poudlard, ne se rendait pas compte que sa meilleures amie était désespérément attirée par lui?
Hermione ne voulait pas parler d'amour. Pas encore. Pas quand la moitié du temps elle était sur de ne pas avoir une chance sur un milliard de sortir avec lui. Et que l'autre moitié du temps…bien, peut-être qu'elle avait une chance sur un million.
Elle jeta un coup d'œil au dessus du jeu. Il croisa son regard et lui sourit. C'était des moments comme celui là…et des moments comme la nuit dernière qui la retenait de laisser tomber et d'essayer d'avancer dans sa vie.
« Hermione, est ce qu'au moins tu fais attention? Lui demanda doucement Ron, presque enjoué.
« Bien sur. » dit-elle indignée. Énervée, elle bougea un pion sans réfléchir.
« Vraiment? » Ron lui prit sa reine. « échec et mat. »
Elle baissa la tête. C'était entièrement de sa faute de toute façon. Ses yeux bleu brillant étaient trop distraient. Cela faisait certainement partie d'un stratagème. Connaître le point faible de votre adversaire et ne faire aucun prisonnier. Elle le regarda lui faire une moue boudeuse. C'était trop cruel, il avait déjà gagné elle n'avait besoin d'aucune autre distraction.
« Ce n'est pas rôle, tu n'essayes même pas. » grogna t-il.
« J'essaye. » Protesta Hermione. Elle essayait. Un peu.
Ron leva les yeux au ciel et s'assit pour arranger les pions. Cela ramena sa hanche contre son genoux. Il devenait trop familier avec ce truc du touché. « Tu veux encore jouer? » parvint-elle à demander.
« Tu vas te concentrer cette fois-ci? » la taquina Ron.
Bien sur si il arrêtait de la toucher, de la regarder, de lui parler…. Hermione déglutit bruyamment. « Tu as une autre idée pour nous occupés? »
« Bon point. » répliqua Ron avec un froncement de sourcil. Ron commença à replacer les pièces. Hermione se mordilla la lèvres, signe d'une intense réflexion. « On pourrait toujours commencer cette liste…celle dont on a parlé pour Harry… » Ron releva précipitamment la tête et lui lança un regard qui la fit taire immédiatement.
« Pourquoi pas? » Hermione n'aimait pas l'inquiétude qui perçait dans sa voix mais elle adoucit Ron.
« Parce qu'on est en convalescence. On doit se relaxer. » Dit Ron avec un sourire indulgent.
Se relaxer. Ha, c'était ce qu'ils étaient en train de faire? Hermione laissa tomber le sujet et essaya de se concentrer un peu plus sur le jeu pour une fois. Ron avait vraiment besoin d'arrêter de bouger sa jambe. Elle commençait à croire qu'il faisait sa exprès.
« Bizarre qu'Harry ne soit pas encore revenu. » dit Ron doucement.
Hermione releva précipitamment la tête. Ron restait concentrer sur l'échiquier mais il y avait de la douleur dans sa voix et les rides autours de ses yeux prouvaient qu'il était inquiet. Elle n'aurait pas du parler d'Harry. « Je suis sur qu'il perdu la notion du temps. » dit t-elle aussi normalement qu'elle en était capable.
Ron acquiesça, toujours pensif, il donna un ordre à son fou et le regarda bouger avec obéissance. « Tu ne penses pas qu'il est en train de s'amuser sans nous? » demanda t-il avec un humour forcé.
Hermione se mit presque à rire. « Harry? » demanda t-elle incrédule. Elle bougea un de ses pion. Ron s'esclaffa, sans réelle gaîté. « Bon point. » il bougea son cavalier et demanda. « Tu penses que Ginny est partie voir Harry comme tu lui as demandé? »
Hermione fronça les sourcils, regardant attentivement Ron. Il n'était jamais aussi indifférent qu'il n'y paraissait. Elle secoua la tête.
« Je ne suis pas sure. »
« Je l'ai fait… » dit Ginny depuis l'entrée. « Mais pas parce qu'elle me l'a demandé. Elle s'approcha portant cinq livres lourds et poussiéreux. Ron dégagea rapidement l'échiquier et Hermione replia ses jambes contre elle pour faire de la place.
« Qu'est ce que c'est que tout ça? »
Ginny lâcha les livres. « Tout ce que j'ai pu trouver, ce qui n'est pas grand chose. »
Hermione lit les titres alors que les livres étaient éparpillés sur son lit devant elle.
Don exceptionnel. Extinction magique:Qui est le prochain? L'histoire des empathiques. Le mythes et la réalité du don d'empathie. Empathie:Un pouvoir par delà les frontières.
Ron semblait complètement perdu. Hermione releva la tête confuse, Ginny soupira et s'assit sur le lit de Ron.
« Alors Harry et moi, on est parti se promener… »
