Bonjours à tous et bien le moins que l'on puisse dire c'est que sa fait un bail (et que je n'arrive pas vraiment avec l'histoire que vous attendiez lol) alors pour vous j'ai plusieurs nouvelles, des très bonnes, des bonnes et des moins bonnes ; la très bonne et que Menssa est déchaînée sur les traductions en se moment et que par conséquent le mois d'avril devrai voir la publication d'au moins 5 chapitres (la suite et la fin de « smart girl » et 4 chapitres de « of hearts and heroes »), la bonne et que je me suis remis à écrire (heu……est ce vraiment une bonne nouvel Oo) et que g devant moi un demi chapitre de RG&M qui quand il sera fini aboutira à la publication de trois chapitres (oui oui j'ai bien dit trois) car les deux suivants sont déjà écrit , se qui m'amène malheureusement pour vous à la mauvaise nouvelle, c'est que j'ai beaucoup de mal à écrire en se moment par manque d'inspiration et ceux même si j'ai beaucoup de temps libre (voilà un avantage du CPE lol). Donc voilà , en bref ça avance dans le bon sens mais pas très vite.

Je vous laisse à présent sur ce chapitre de cette très bonne histoire qui n'a malheureusement pas trop les faveurs du lectorat (cf le petit nombre de review). Ceci est sans doute un peu du a l'omniprésence d'Harry dans les premiers chapitres mais je vous jure que la fic s'améliore au file des chapitres et que Ron et Hermione y sont absolument magnifiquement bien raconté.

Bonne lecture à tous et à bientôt

Disclaimer: je ne possède rien, J.K a inventé les personnages et emmilyne l'histoire, je ne fais que traduire.

Of Hearts and Heroes

Chapitre Quatre

Harry arriva dans le bureau de Dumbledore en essayant de garder son équilibre malgré son départ mouvementé de la pensine. Mais jamais plus il ne pourrait retrouvé l'équilibre, il se sentait hors de contrôle. Même la présence réconfortante de rage avait disparut de son esprit durant son court retour dans le bureau. Il voulait retrouver cette colère.

Les murs majestueux du bureau si rassurant auparavant, l'étouffaient. Cette pièce avait toujours été le foyer de la connaissance, un sanctuaire mais Harry savait à présent que cela n'existait pas. Il suffoquait. Mon dieu, il haïssait cette pièce.

Harry ne put s'empêcher de rencontrer le regard de sa cousine. Sa cousine. Merlin. Il en avait le souffle coupé. En la regardant à présent, la ressemblance était si frappante qu'elle en était irréelle. Comme si quelqu'un avait été dessiné uniquement dans le but de lui ressembler. Pourtant, d'une certaine façon, Harry ne s'en était pas rendu compte plus tôt dans la soirée.

Adrianna le regardait dans les yeux sans ciller. Elle avait une expression calme et résolue comme si elle attendait qu'Harry se mette à s'énerver contre elle et qu'elle s'y préparait. Elle devait s'attendre à des questions, des demandes, mais Harry n'était pas en colère contre elle. Les questions qu'il avait à poser ne lui était pas destiné.

Paraissant le sentir, elle fronça les sourcils en signe de confusion avant que l'inquiétude n'envahisse ses traits. Harry se tourna vers Dumbledore, son professeur, son mentor, son protecteur. L'homme qui le décevait à chaque détour.

« Harry. » Il entendit Adrianna lui chuchoter un avertissement. Harry l'ignora. Il observait le comportement serein de Dumbledore. Ses doigts étaient entrelacé devant lui, il avait l'air détendu…la revoilà. Harry retrouva facilement la rage qu'il recherchait.

La colère l'envahit au point il ne pouvait plus rien voir. Tout était rouge, les propres battements de son cœur l'assourdissaient. Pourquoi…? Il aurait voulu le crier à voix haute mais la question ne sortit jamais.

Dumbledore. Il était la seule personne dans la vie d'Harry qui avait tenu la promesse de le protéger, de faire la chose juste, de guider Harry dans l'horreur qu'était sa vie. Il était le seul qu'Harry n'avait pas à protéger. Dumbledore le protégeait. Lui Harry ou tout du moins il le faisait.

Harry aurait été à ses côtés jusqu'à la fin. Il l'avait défendu au cœur d'une bataille…et maintenant, maintenant son mentor l'avait trahit. Dumbledore lui avait menti. Pire que menti, il l'avait tenu loin de sa vie, de son passé et de son futur, son patrimoine, la prophétie.

« Pourquoi? » Demanda finalement Harry lorsqu'il retrouvé sa voix. « Pourquoi avez vous fait ça? Pourquoi ne me l'avez vous pas dit? » Contrairement à sa dernière visite dans ce bureau, Harry ne hurlait pas. Il ne le pouvait pas, il aurait perdu tout contrôle si il se mettait à crier.

« Harry. » Adrianna le prévint à nouveau, il sentit sa main se refermer autour de son avant bras. Il se figea à ce contact, c'était leur premier. Pour autant qu'il le savait elle était la seule famille magique qui lui restait et c'était la première fois qu'ils se touchaient. On lui avait volé une vie entière de tendresse.

Cette simple pensée envoya une vague de pure rage à travers son corps et Adrianna laissa échapper une petite exclamation comme si elle l'avait sentit. Elle l'avait certainement fait. « Recule Harry. » lui dit-elle avec force, sa voix tout près de son oreille. Il sentit la douce pression de sa main l'attirer en arrière.

Harry réalisa que tout son corps était tendu, ses muscles crispés, ses mains serrées. Il était près à frapper et il était à porté de son vieux mentor. Dumbledore ne paraissait pas du tout s'en faire.

Harry grogna. « Je veux des réponses. »

« Et tu les auras. » Lui répondit calmement Adrianna. « Mais d'abord il faut que tu recules. »

La mâchoire d'Harry se contracta. À regret il fit deux pas en arrière. Le bras d'Adrianna se détendit mais ne le lâcha pas, réconfortante et envahissant tout à la fois, un rappel pour l'aider à se retenir.

« Alors dites moi! » Harry demanda avec un manque de respect qu'il n'avait jamais encore montré même lors de ses plus grands moments d'arrogance. Il se sentait coupable et satisfait tout à la fois, il avait pensé pouvoir pardonner à Dumbledore pour la prophétie, pour le département des mystères…mais tout cela commençait à faire trop.

Le regard de Dumbledore passa d'Harry à sa cousine, regardant attentivement leur interactions. « Oui, apparemment je te dois à nouveau une explication…et des excuses à toi et à Miss Potter. »

Il s'arrêta face au doux rire d'Adrianna. « Personne ne m'appelle Miss Potter. Personne ne m'a jamais appelé comme ça. »

Dumbledore lui dédia un petit sourire et acquiesça discrètement. « Adrianna alors…peut-être puis je vous offrir un siège à vous et à votre jeune cousin. » Il fit un geste en direction des larges fauteuils. Harry pouvait sentir son regard sur lui. Il serra sa mâchoire encore plus fort et secoua la tête.

« Je pense qu'on va rester debout. » répondit Adrianna.

Le directeur baissa la tête en signe de compréhension. « Si vous pardonnez un vieil homme… » Il contourna son bureau et s'installa dans son énorme fauteuil à l'allure de trône. L'expression de Dumbledore lorsque releva la tête pour les regarder était pleine de tristesse et de regret. Harry n'en avait pourtant plus rien à faire.

Le professeur continua, « Apparemment mes erreurs s'accumulent cette semaine. Je sais qu'il est dur pour toi de comprendre Harry… »L'adolescent en colère regarda au loin, rejetant la compassion. « Tu dois savoir que chaque décision que j'ai prise était dans tes intérêts. »

Harry se mit à rire. « Comment ne pas me dire que j'avais de la famille pouvait être dans mon intérêt? »

« Harry, » expliqua doucement Dumbledore. « C'était une famille qui avait rejeter la magie et qui avait disparut au delà de l'atlantique. Une tante par alliance moldue et une enfant qui avait de la difficulté a contrôler ces propres pouvoirs. Au moment où tu es arrivé à Poudlard nous n'avions plus eu de nouvelle depuis onze ans. Il y avait de grande chance pour que ta cousine soit morte et maintenant…Harry, je ne crois pas que tu comprenne à quel point le survie d'Adrianna est incroyable. Aucune personne doué d'empathie n'avait jamais survécu jusqu'à ses vingt-huit ans. Le fait qu'elle soit ici, en bonne santé. C'est vraiment fantastique. »

L'expression de Dumbledore était celle de l'émerveillement. Harry se retourna et regarda sa cousine. Elle ressemblait à n'importe quelle sorcière de son age, rien d'extraordinaire. Adrianna haussa à peine les épaules face aux mots du professeur. « Ouais, c'est génial. Vraiment. »

Harry sourit presque. Presque. À la place il croisa fermement ses bras sur sa poitrine, permettant à la main d'Adrianna de le lâcher. « Alors vous avez tiré des conclusions. » le défia t-il. « Avez vous ne serait ce qu'essayer de la retrouver? Essayer de voir si elle était vraiment morte? » était ce de l'ignorance ou de la paresse?

Dumbledore avait l'air abattu. « Harry, j'ai personnellement envoyé des centaines de lettres en Amérique rien que le première année. Elle avait disparut. »

Il s'arrêta au rire d'Adrianna. « Oui, j'avais disparut dans l'une des trois écoles de magie américaine. » Harry regarda la réaction de Dumbledore à ses mots. Comme toujours elle était subtile; il fronça légèrement des sourcils, une expression contemplative sur son visage. Quand il ne fit aucun commentaire Adrainna parla à nouveau. « Je me souviens d'un lettre que ma mère m'a montré. C'était presque deux après…quand j'avais treize ans. Ça disait que toute la famille de mon père était morte et que vous vouliez me parler. »

« Vous ne nous avez pas contacté? » demanda simplement Dumbledore.
« Pourquoi l'aurait je fais? Ma famille était morte. Je n'avais plus aucune attache en Angleterre. » Son visage se durcit. « Mais toute ma famille n'est pas morte. »

Dumbledore eut un petite sourire triste. « Une des nombreuses choses dont j'avais besoin de discuter si tu nous avais répondu. »

Adrianna eut à nouveau un petit rire incrédule, elle recula et secoua la tête. Harry sentait sa colère et son dégoût remonter à la surface. Toutes ses décisions qui avaient si profondément marqué sa vie, chacune d'entre elle flasha devant ses yeux, le submergeant. Toutes les choses qu'on lui avait caché, son parrain, la prophétie, sa connections avec Voldemort, une douzaines d'autres choses qui s'accumulaient avec les années.

À un moment dans sa vie Harry avait cru Dumbledore infaillible. Maintenant cela paraissait risible. Ce vieux sorcier avait promis un jour à Adrianna de prendre soin de sa famille et d'Harry. Il avait entièrement échoué. Le besoin de frapper quelque chose revint en force. Harry sentit sa main sur son bras à nouveau. « Harry, allons y, » lui dit fermement Adrianna. Harry résista la regardant interrogateur. Son visage exprimé un sentiment d'urgence. Était ce parce qu'elle ressentait ce qu'il ressentait? « On doit sortit de ce bureau. Maintenant. »

Harry lui dit presque qu'il n'y avait pas de problème. Il avait déjà détruit ce bureau avant mais il la laissa le pousser vers la porte. Il détestait vraiment cet endroit.

« Miss Potter…Adrianna, » appela Dumbledore, elle se troua vers lui avec un long regard douloureux. Il lui tendit un objet brillant et doré. « Vous êtes la bienvenue parmi nous aussi longtemps que vous le souhaitez. »

Elle prit l'objet en forme de clé, marmonnant presque sarcastiquement, « merci, » La porte s'ouvrit et Harry descendit les escaliers, voulant désespéramment se libérer de la pièce oppressante.

Dans le couloir, il tomba sur le mur opposé dans sa hâte. La rage le redressa. Tout ses secrets et ses mensonges le hantaient. Il laissa échapper un grognement de frustration, serra son poing et frappa le mur en pierre de toutes ses forces. Il ne parvient qu'à frapper trois fois avant que la fatigue ne le rattrape et qu'il tombe à genoux.

« Hey. » l'appela doucement Adrianna. Harry ouvrit les yeux pour voir sa cousine accroupie face à lui. « Laisse moi voir ça. » Elle tendit la main et prit son poing ensanglanté sans attendre sa permission. « Ce n'est pas cassé, bien. Tu as frappé sur ce mur assez fort je dois dire. » Elle sourit gentiment. « Je peux probablement soigner ça. Tu veux que je le fasse? »

Harry considéra sa question. Personne ne lui avait donné le choix auparavant. Avait t-il vraiment le choix?

Elle sourit avec sympathie. « Parfois la douleur physique fait du bien. T'occupe l'esprit. Parfois ça fait du bien de se voir meurtrit à l'extérieur, quand ta vrai douleur est enfouie à l'intérieure. Alors si tu veux garder ça, c'est ton choix. »

Harry caressa sa main blessé. Après une minute il dit, « Je crois que je vais le garder. »

« Je pensais que c'est ce que tu ferais. » Il y eut une minute de silence. « Je suis désolé que ma mère et moi ne t'avons pas cherché. »

Harry essaya de croiser le regard d'Adrianna. « Quel age avais tu? » demanda t-il même si il savait la réponse.

« Treize ans. »

Harry se mit à rire. Qu'aurait t-elle bien pu faire? Elle était une enfant. Aussi impuissante qu'il l'était à présent.

« En défense de Dumbledore, » dit Adrianna doucement. « Une enfant doué d'empthie de treize ans et une femme moldue en Amérique n'était pas le meilleur des choix pour que tu sois en sécurité. »

Harry sourit amèrement. « Oui mais est ce que j'aurai eu à dormir dans un placard? »

« Tu dormais dans un placard? » sa voix exprimait tant d'outrage qu'Harry se sentit un peu mieux. Elle secoua la tête. « Au moins tu es vivant. C'est quelque chose que tu dois uniquement à Dumbledore. Dit Adrianna tout en se plaçant à côté de lui contre le mur.

Harry ricana. Ouais c'était quelque chose. «Il avait promis de tous nous protéger. »

« Ouais, » Elle soupira, « Mais ce n'était pas une promesse qu'il pouvait tenir; Personne ne peut être sur de protéger quelqu'un d'autre. Tout ce qu'on peut faire c'est essayer. » Adrianna prit une profonde inspiration. « Il a fait son possible. Pour te dire la vérité, je pense que tout ceci n'est pas de notre ressort, du ressort de personne en fait. Trop de chose avait besoin de se passer exactement de cette façon là pour que nous ne fassions pas connaissance avant. Je pense que le destin avait planifié tout ça de cette façon. » dit t-elle d'une voix lointaine.

Harry renifla de dégoût. « J'emmerde le destin! »

Adrianna rit tranquillement. C'était un son doux, très féminin. « C'est exactement ce que je pense mais malheureusement, j'ai appris à ne pas le contrarier. La fatalité, le destin, tout ça est bien plus puissant qu'on ne pourra jamais l'être.

« C'est pour ça que tu es ici, » dit Harry d'une voix monotone. Elle ne voulait pas être là. Elle avait juste l'impression qu'elle le devait.

Adrianna soupira à nouveau. « C'est qu'il y a certain…inconvénient à avoir été envoyé en Angleterre. Mais tu n'es pas l'un d'entre eux. Je serais venu pour toi de toute façon si j'avais su que tu existais. »

Harry réfléchit à ses mots. La croyait t-il? Pouvait t-il se permettre de la croire? Pouvait t-il encore faire confiance à quelqu'un, surtout un adulte?

« Bien, je ne vais nul part alors tu n'as pas besoin de décider ça maintenant… »

Harry fut surpris à ses mots. Il allait devoir s'habituer au fait qu'elle puisse lire dans son esprit. « …mais je meurs de faim en ce moment, alors… » continua Adrainna avec un sourire.

Contre toute logique, Harry s'entendit dire, « J'ai un ami dans les cuisines… »

Quand Ginny retourna finalement à la tour Griffondore, il était passé minuit. Elle avait voulu revenir juste avant Harry, pour qu'elle puisse par hasard le rattraper alors qu'il passait le portrait. De cette façon elle aurait pu d'un manière nonchalante et peu douteuse…le bombarder de question.

Par exemple, qui donc était cette foutu Adrianna et que c'était t-il passé dans le bureau de Dumbledore? Et puis Ginny devait aussi être sur qu'Harry soit toujours sain d'esprit. Son inquiétude pour lui était presque insupportable. Elle ne pouvait pas se l'enlever de la tête.

Les deux factions de son esprit qui se disputaient lui donnait une horrible migraine. Une partie d'elle la mettait en gade « Laisse Harry tranquille. Il ne veux pas de toi dans sa vie. Il ne veux pas que tu te mêle de ses affaires. N'as tu aucune fierté » Alors que l'autre criait. « Il a besoin de toi qu'il le sache ou non. »

L'épuisement et l'anxiété actuelle de Ginny dépassaient complètement ses mécanismes de défenses. Alors merde à sa fierté, elle lécherait ses blessures quand toute cette situation serait résolue.

Elle donna le mot de passe à la grosse dame et traversa le portrait. La salle commune était vide, ce qu'elle trouvait assez surprenant vu qu'ils n'avaient pas classe le lendemain. Elle regarda autour d'elle, en essayant de décider ce qu'elle pourrait faire.
Dieu seul savait ce qui s'était passé dans le bureau de Dumbledore. Harry avait t-il appris quelque chose de plus qui aurait pu le mettre dans une rage folle ou pire qui le déprime encore plus? Ils ne savaient pas si cette Adrianna n'allaient pas le blesser. Pour ce qu'il en savait, elle pourrait travailler avec Voldemort. Tout ce que Ginny savait, alors qu'elle faisait des allers-retours dans la salle commune, était qu'elle devait vraiment voir Harry.

Bien, il y avait des chances pour qu'il soit déjà dans son dortoir. Il était vraiment très tard. Ginny allait devoir monter pour le rejoindre.

Elle fixa les escaliers menant au dortoir des garçons et se mordit les lèvres. Il serait probablement au lit. Ginny ne voudrait pas alarmer ses compagnons de chambre, elle devrait probablement grimper dans son lit puisqu'il était si grand. Les battements de son cœur s'accélérèrent. Les sacrifices qu'elle était prête à faire, Ginny retint un gloussement hystérique.

Mais et si ils n'étaient pas endormis? Il était fort probable qu'au moins une partie des garçons de cinquième année soit toujours debout. Dean avait dit qu'il ne prévoyaient pas d'aller au lit très tôt. Ginny ne pouvait pas leur dire qu'elle se faufilait dans leur dortoir au milieu de la nuit pour voir Harry.

Elle se dit un instant qu'elle ferait tout aussi bien d'aller au lit mais les événements la journée se rejouèrent dans son esprit. Elle n'allait pas savoir dormir avant d'avoir parlé avec Harry. Elle prit une profonde inspiration et grimpa l'escalier qui menait au dortoir des garçons.

Elle leur dirait qu'elle avait besoin de quelque chose pour Ron. C'était une excuse stupide à une heure du matin mais elle devait improviser. Ginny était une excellent menteuse.

Passant devant les dortoirs des plus jeunes, Ginny entendit les rires tonitruants et les discutions qui venaient des quatrièmes années. Elle ne jeta même pas un coup d'œil à la porte semi-ouverte de ses camarades de classe et arriva sur le palier des cinquième année. Tout paraissait très calme, elle fit dépasser sa tête dans l'entrebâillement de la porte et regarda autour d'elle. Tout était immobile, mais les rideaux pourpres cachaient les occupants de la plupart des lits.

Ginny se faufila dans la pièce et commença à paniquer. Merde. Elle ne savait même pas quel lit était celui d'Harry. Elle considéra pendant un instant de partir…Au hasard, elle choisit un lit et se figea. Elle leva les lourdes draperies. Son cœur battait la chamade.

« Tu cherches quelqu'un? »

Ginny sursauta et se retourna. Elle se retrouva littéralement face à face à Dean Thomas.

« Putain! Dean. Tu essayes de me faire avoir une crises cardiaque? »

Il lui souriait d'une façon coquine. Ginny sentit une main hésitante se poser sur sa hanche. Elle se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir faire, quand son autre main se posa sur son autre hanche. Après un moment son étreinte devint plus confidente.

Elle déglutit, bizarrement rougissante. Ses mains étaient moites, elle ne savait pas vraiment quoi faire d'elles. D'une certaine façon elles atterrirent sur son torse. Ginny se dit que c'était pour le repousser si elle en avait besoin.

« Qu'est ce que tu fais? » demanda Dean doucement, presque intimement. »

« Heu…Je venais prendre quelque chose pour Ron. » Mais Ginny n'avait pas vraiment l'air certaine de ça. Sa voix trembla, mais qu'est ce qui n'allait pas chez elle?

Dean gloussa d'une voix rauque. Ginny se rendait parfaitement compte d'être bloqué entre un garçon en pyjama et un lit. Elle n'avait jamais était entre un garçon et un lit avant.

« Ce n'est pas le lit de Ron, » dit t-il dans un soupir. « C'est celui là. » il fit un geste en direction du lit à l'autre bout de la pièce, le seul ayant les rideaux ouvert.

« Oh. C'est le lit de qui celui là? » Ginny avait peur de le découvrir.

Les mains de Dean se resserrèrent sur ses hanches. « Le mien. »

« Oh. » Non de Dieu. « Bien, je ne savais pas ça? » Elle faisait tout son possible pour garder une voix stable.

Dean s'approchait de plus en plus, le regard qu'il lui lançait la faisait se sentir…désirée…attirante…sexy. Sexy, toute cette situation était extrêmement sexy. Ginny avait vraiment besoin de le repousser. Elle avait de très gros problème.

Puis ses lèvres étaient sur les siennes. Ginny n'aurait pas vraiment du être surprise mais elle l'était. Ses lèvres étaient douces et chaudes, légèrement ouvertes, et elles étaient…très, très agréable. Ses paupières n'eut pas le temps de se fermer qu'il reculait déjà plongeant son regard dans le sien.

Ginny ne savait pas si c'était cette situation délicieusement scandaleuse ou l'étincelle de désir dans ses yeux mais elle se sentait flotter. Alors quand il se pencha à nouveau vers elle, elle le rencontra à mis chemin. Ses paupières se fermèrent et elle laissa ses lèvres glisser doucement contre celle de Dean d'une manière douce, lente, sensuel que seul la pratique apportait.

Peu de temps avait passé quand Ginny entendit un grand bruit dans le couloir. Elle se détacha de lui violemment quand elle entendit Neville jurer derrière la porte. Oh merci mon dieu! Ce n'était pas Harry. Merde, elle ne venait pas de penser ça!

Les yeux écarquillés de Ginny rencontrèrent ceux de Dean. Elle se décida enfin à bouger et le repoussa loin d'elle. Elle se précipitait vers la porte au moment même où Neville entra.

« Hey, Ginny…Qu'est..? » demanda le maladroit garçon.

Ginny l'ignora mais s'arrêta à la porte pour regarder Dean. Il la fixait. Elle lui dédia un petit sourire et courut hors de la pièce et dévala les escaliers. Oh merde. Oh merde. Que venait t-elle de faire? Et pourquoi se sentait t-elle si coupable? Elle pouvait embrasser qui elle voulait. Merde. Elle venait d'embrasser Dean Thomas. Et c'était…drôle.

« Ginny? »

Elle releva la tête pour voir qu'elle avait faillit rentrer la tête la première dans Harry Potter. Oh fais chier.

Harry avait un petit sourire inquisiteur. « Qu'est ce que tu fais dans les escaliers des garçons? »

Ginny sentit une bulle de panique se former en elle. Il savait. Il pouvait le dire rien qu'à l'expression de son visage.

« Je te cherchais, » chuchota t-elle honnêtement, se rappelant soudain pourquoi elle était en haut en premier lieu. Elle agrippa le bras d'Harry et l'entraîna en bas des marches jusqu'à la salle commune. Elle repoussa délibérément de son esprit les événements de la dernière demi-heure. Ginny avait des choses bien plus importante à faire que de se préoccuper de baisers.

Elle poussa Harry sur le canapé devant le feu où ils s'assirent tout les deux. Remarquant son apparence usée et fatigué, Ginny chuchota précipitamment, « qu'est ce qui s'est passé? Il est une heure trente du matin Harry. »

Harry se laissa couler dans le fauteuil et rejeta sa tête en arrière, ses yeux fixant le plafond. « Je, heu…Je vais bien je crois… »

« où étais tu? » demanda t-elle anxieusement. Trop anxieusement à son goût.

« J'étais avec…avec ma cousine. »

« Ta cousine…? Adrianna? » répéta Ginny, se sentant stupide. Son cœur se serra dans sa poitrine, alors que toutes les pièces du puzzle trouvaient leur place. La couleur de cheveux d'Adrianna, la forme de sa mâchoire, tout si familier. C'était pour ça que Ginny avait du mal à rester sur ses garde. Adrianna lui rappelait Harry. Ginny n'avait jamais eu beaucoup de défense face à Harry.

« Ouais bizarre, non? » Dit Harry absent, ne la regardant pas.

Ouais, bizarre. Ginny se surprit à demander. « tu es sur? »

Harry se mit à rire, un rire maussade. Ginny eut l'impression que de la glace coulait dans ses veines. « Comment quelqu'un peut être sur de quelque chose à présent? » Il tourna sa tête vers elle, la regardant de ses yeux d'un vert émeraude. Il sourit sans joie . « J'en suis aussi sur que de n'importe quoi d'autre. Dumbledore avait l'air assez convaincu, pas que ça prouve quoi que ce soit. Il a eu assez souvent tord ses derniers temps. »

Ginny écouta les mots amers d'Harry avec crainte et confusion. C'était comme si il avait perdu tout espoir. « Harry, je ne comprends pas. »

Il la dévisagea pendant une minute, puis haussa les épaules et regarda à nouveau le plafond. Retenant sa frustration, Ginny demanda prudemment, « Que s'est t-il passé dans le bureau de Dumbledore? » Elle retint son souffle, se demandant si il allait lui répondre.

Il y eut un long moment sans fin où Harry fit comme si il ne l'avait pas entendu. L'embarras qu'elle ressentait de s'être montré vulnérable face à Harry s'accentua encore plus. Quand il parla finalement, c'était doucement avec hésitation sans jamais détourner son regard du plafond. « Um..Dumbledore nous a montré le souvenir…son souvenir, dans sa pensine, du jour où le père d'Adrianna, mon oncle, a été tué. » Ginny se couvrit la bouche pour empêcher son sursaut de surprise de détourner Harry de son récit.

« C'était Voldemort, bien sur. Mon père était là… »

Harry s'arrêta et Ginny pensa qu'elle devait répondre, ou le presser de continuer ou juste faire quelque chose.. « Wow. » C'était tout ce qu'elle pouvait faire, pathétique vraiment. Il l'avait toujours transformé en une idiote muette.

Il déglutit bruyamment. « Ouais. C'était…Tu aurais du voir…je veux dire, Adrianna avait douze ans et elle était enfermé dans un placard. Pendant tout ce temps, elle a entendu son père se faire tuer, elle l'a sentit. Il n'y a aucune chance pour que ce ne soit pas Adrianna. C'est elle. »

« Oh. » dit Ginny. à nouveau très intelligent. Ce baiser avait du endommager son cerveau. Ne pense pas à ce baiser, putain.

« Um…hmmm… »

Elle laissa échapper un profond soupir, son esprit fonctionnant à cent à l'heure. « Alors…Pourquoi est t-elle là? Pourquoi maintenant? »

Harry redressa la tête, la regarda confus. « Comme elle l'a dit tout à l'heure, vision, protection, putain de merde de destin. »

Ginny se mit presque à glousser elle n'avait jamais entendu Harry jurer si violemment. Elle se força rester sérieuse. « Alors…tu, heu…tu la crois? »

Il reprit sa fixation du plafond. « Ouais, je la crois. »

Ginny le regarda avec précaution. Bien qu'elle n'ai pas vu la pensine, elle n'était certainement prête à faire confiance à cette femme si facilement et vu l'état d'esprit d'Harry, il n'était pas capable d'avoir une jugement raisonné.

« Alors, um… » Elle réfléchit à ses prochains très sérieusement. « Qu'est ce qui s'est passé d'autre? »

Harry lui jeta un coup d'œil. « Après la pensine? »

Ginny haussa les épaules. En fait n'importe quel information aurait fait l'affaire.

Il lui fit un demi sourire. « Bien Adrianna a du me sortir du bureau de Dumbledore pour m'empêcher de le frapper.. »

« Harry! » s'éxclama Ginny, choquée. « Quoi…Pourquoi? »

Il eut un autre rire amer; « Je sais pas. Peut-être parce qu'il m'a mentit pour la prophétie, pour le département des mystères, qu'il m'a fait apprendre l'occlumensie avec un homme qui ne pourra jamais rien m'apprendre. Puis qu'il a éloigné ma famille de moi. Ouais je pense que c'est ça. Oh et dans sa pensine il a promis à Adrianna de prendre soin de mes parents. Il a fait du bon travail, non? »

« Harry…non.. » bégaya Ginny, complètement horrifiée. « Dumbledore, il…Il voulait juste que tu sois en sécurité. » Elle dit la chose la plus réconfortante qui lui venait à l'esprit. « Il a fait de son mieux. » Mais à l'instant même où elle finit sa phrase, elle lui parut étrange. Si le mieux de Dumbledore n'était pas assez, alors lequel pourrait l'être?

« Ouais, bien… » Il s'appuya contre les coussins et frotta ses yeux. « C'est ce qu'Adrianna dit… » Sa voix mourut dans un bâillement. « Il faut que je dorme un peu. » Il commença à se lever, puis s'arrêta et la regarda. L'intensité de son regard la fit rougir. « Ginny… » sa voix était hésitante. « Merci pour, tu sais, tout ce que tu as fait aujourd'hui. »

Ginny parvint à dire, « de rien. »

Il acquiesça et se dirigea hésitant vers les escaliers. Ginny le fixa, voulant le rappeler, trop de questions restaient sans réponses. Puis comme si il avait lu dans son esprit il se retourna. « Demain matin, » dit Harry, « Après le petit déjeuner, je vais rendre visite à Ron et Hermione avec Adrianna. Ce serais bien si…Tu veux venir? »

« Bien sur, » dit rapidement Ginny, trop rapidement. Elle n'avait plus aucune fierté.

Harry acquiesça puis regarda le sol. Il paraissait avoir plus à dire. Ginny attendit anxieusement qu'il se mette à parler. Quand il le fit, c'était si doux qu'elle pouvait à peine l'entendre. « Est ce que tu crois pouvoir…, Je ne veux pas te déranger… »

Ginny se mit presque à éclater de rire. La déranger. Ha!

« Mais je me demandais si on pourrais se voir avant. Pour qu'on prévoit tout…Tu sais comment peut être Hermione. Elle va être affreusement suspicieuse… »

Hermione? Merde. Ginny devait t-elle dire qu'elle avait déjà rendu visite à Hermione pour lui raconter tout ce qu'elle savait? Il allait la détester.

« J'aurai vraiment besoin d'un allié, » finit t-il, la regardant timidement en se mordant l'intérieur de la joue.

Tout ce que Ginny pouvait faire c'était d'acquiescer, terrifiée et honorée. Harry sourit, semblant soulagé. Il lui fit un petit signe de la tête, se retourna et grimpa les escalier.

Tout ce que Ginny pouvait faire c'était le regarder. Le regarder disparaître en haut des marches pour aller dans la chambre qu'il partageait avec Dean Thomas. Le garçon que Ginny embrassait un heure auparavant. Juste avant qu'Harry Potter lui demande d'être son allié contre ses meilleurs amis et avec qui il venait de partager ses plus noirs secrets.

Merde! Ginny se laissa retomber sur le canapé et recouvrit ses yeux de son bras.

Quand sa vie était t-elle devenue si foutument compliquée?

Pour la quatrième nuit de suite Ron se réveilla en sursaut. Les images horrifiantes ne se décidaient pas à s'en aller malgré le décor de l'infirmerie qui se dessinait de plus en plus clairement. Il se frotta les yeux dans l'espoir d'y voir plus clair.

« Ron, tout va bien? » Une voix familière s'éleva à ses côté. Elle paraissait étrangement éveillée.

Le soulagement l'envahit au son de la voix d'Hermione, l'aidant à bannir de son esprit l'image de son corps sans vie. Il cligna plusieurs fois des yeux pour s'éclaircir les idées alors qu'il essayait de retrouver son souffle. Ses yeux étaient invariablement attiré vers le lit d'Hermione. Il fronça les sourcils. « Hermione, qu'est que tu fais? »

Elle cachait honteuse quelque chose qui ressemblait fortement à un livre sous les couvertures. « Rien. Tu vas bien? Je veux dire, qu'est ce que toi tu fais? » bégaya t-elle, bizarrement gênée.

« J'ai fait un cauchemar, comme d'habitude. » Ron essaya de cacher son amusement derrière un regard ennuyé. Il grimpa hors de son lit, étant à ses côté en quelques secondes pour tirer sur ses couvertures. « Et toi…Tu fais des recherches. » Il jetta un coup d'œil à l'horloge accroché au mur. « à quatre heures du matin. »

Ron passa sa main sur son visage. Qu'allait t-il faire d'elle? Trois jours après avoir été si fortement ensorcelé qu'elle en était tombé dans un coma et elle restait debout toute le nuit à étudier. Même avec tout leur examens derrière eux elle ne pouvait pas laisser tomber ses foutus livres. Cette fille allait se tuer à la tâche. Cette pensée l'effrayait totalement.

Il s'assit près d'elle en observant son visage couvert de honte. Les yeux d'Hermione étaient fixaient sur ses mains qui jouaient avec le couvre lit. Elle avait des mains si délicate recouvertes d'encre.

Ron secoua la tête, s'éclaircit la gorge et revint à l'affaire qui l'occupait. « Hermione, tu avais promis. »

Elle le regarda avec un adorable moue. « Je ne pouvait pas dormir. » Hermione boudait rarement. Cela prouverait d'une certaine façon qu'elle avait tord, ce qu'Hermione ne faisait jamais. Ron du détourner le regard pour ne pas se laisser fléchir par ses lèvres si manipulatrice. C'était une arme très efficace. Il se demandait si elle en avait conscience. Ron tendit la main vers la table de chevet et pris la fiole pleine de la potion du sommeil sans rêves. « Alors tu aurais du prendre ça. »

La mâchoire d'Hermione se contracta. Son regard se remplissant de défi. Elle croisa les bras. « D'accord. Toi en premier. »

Leurs yeux se rencontrèrent en une bataille silencieuse. Finalement Ron lâcha la fiole, il savait même pas pourquoi il pensait pouvoir gagner avec elle. De plus, si il ne voulait pas devenir dépendant de cette potion pourquoi Hermione le voudrait?

Des images de son rêve lui revinrent en flash. Ron la dévisagea à nouveau, presque heureux de voir son regard têtue sur ce visage merveilleusement vivant. « Tu es fatigué Hermione. Ça se voit. »

Elle soupira. « J'ai essayé de dormir mais je commence à penser à Harry et à cette femme. Puis je me rends compte que tout ce qu'on a lu ne remonte que jusqu'au seizième siècle. Regarde. » Elle commença à tourner les pages. « ça ne va que jusqu'à l'année 1520. Puis tout s'arrête. Il doit y avoir quelque chose d'important qui s'est passé cette année là. Alors j'ai… » Ron secoua la tête fermement, lui retirant gentiment le livre des mains. « Tu dois mettre ça de côté et te reposer. Ça peux attendre. »

« Non Ron attends, » insista t-elle doucement, immobilisant ses mains. Ron était paralysé, il fixait les mains d'Hermione comme si elles étaient une créatures étrangères. Il paraissait avoir cesser de respirer, peut-être que c'était pour ça qu'il avait évité de la toucher pendant si longtemps. Elle avait quelque chose de magique qui lui permettait de le contrôler complètement au moindre contact.

Il voulut protester et retirer le livre mais à la place il chuchota, « Quoi? » Ses yeux ne quittaient pas leur mains d'une certaines façons leur doigts s'étaient entremêlés. Avait t-il fait ça? Il y avait quelque chose d'étrange dans cette pièce qui le faisait agir de la façon la plus ridicule. Pourtant c'était merveilleux de sentir sa chaleur après le froid glacé de son cauchemar.

« Il faut que je te montre quelque chose, » Lui répondit Hermione toujours en chuchotant. Il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle ils parlaient à voix basse, le professeur Ombrage avait été transféré à St mangouste, ils étaient seuls dans la pièce. Ron essaya de détacher ses yeux de leur mains mais il ne parvint pas à aller plus loin que sa gorge. Il regarda avec fascination Hermione déglutir anxieusement. Pourquoi était t-elle nerveuse?

Elle tourna les pages de sa main libre, sa main non dominante. C'était maladroit mais elle ne voulait apparemment pas lâcher ses mains. « Comme je ne pouvais pas trouver ce qui s'était passé après 1520, ça m'a beaucoup frustré et quand je suis frustré pendant que j'étudie parfois j'essaye d'étudier autre chose…Et je me suis dit que j'allais faire une pause et regarder autre chose… »

« Hermione. » l'interrompit Ron avec un sourire, tout en lui lançant un regard qui signifiait clairement qu'il ne la comprenait plus. Hermione était vraiment folle. Pourtant pour une fois il trouvait ça plus adorable qu'ennuyeux.

« D'accord. » Elle reprit son souffle et mordilla sa lèvre inférieure. « Alors j'ai décidé de chercher la famille de cette femme. Les livres sont trop vieux pour qu'elles soient dedans…peut importe, je n'ai trouvé aucune famille d'empathique en Amérique, mais une fois encore le livre est très vieux, alors j'ai décidé de voir si je trouvais une lignée ici en Angleterre. Et il n'y en avait qu'une. » Elle ouvrit le livre à une page avec le nom Brookfield écrit avec une élégante calligraphie.

Ron fronça les sourcils, il devait trouvait un moyen d'arrêter ses conneries et de la mettre au lit…dans son lit, son lit à elle…pour dormir quoi. « Hermione aussi intéressant que ça puisse être… »

Elle le fixa d'un regard suppliant. « Encore une minute, c'est quelque chose d'important. » Ron soupira mais la laissa continuer. « Au milieu du seizième siècle Nicoli Molikov, patriarche de la lignée des empathiques de Russie maria sa plus vieille fille, doué d'empathie, à l'age de douze ans à James Brookfield en 1545. » Ron grogna montrant clairement son mécontentement. « D'accord… » Hermione feuilleta le livre jusqu'à la fin du chapitre, montrant du doigt le dernier paragraphe.

« En 1780, Elizabeth Brookfield, une empathe de seize ans et la dernière des Brookfields épousa Henry Potter, » dit Hermione triomphalement alors que Ron se redressa, regagnant tout son intérêt. « Un an plus tard elle eut un fils, Alexander Potter. Puis elle devint folle et tomba d'une falaise. Et puis plus rien, ce livre a été publié en 1801. »

Ron plissa les yeux pour essayer de lire ce dont elle parlait malgré l'obscurité. C'était là…Potter. Son esprit travaillait activement pour la rattraper, son cœur s'accéléra. « Alors tu penses qu'Harry et que cette femme que Ginny a rencontré sont… »

« de la même famille, oui, je crois ou tout du moins elle va clamer qu'ils sont de la même famille. Vu comment Ginny a décrit la réaction du professeur Dumbledore et de McGonagall…et n'a t-elle pas dit que la femme avait des cheveux noir et qu'elle lui paraissait familière? »

Ron secoua la tête devant le ridicule de la situation. Il laissa échapper un petit rire. « ça paraît trop cliché pour être vrai Hermione. Enfin, un membre de la famille perdu de vue depuis longtemps réapparaît pour sauver Harry de ses sombres pensées. »

Hermione ne semblait pas voir l'humour de la situation, elle fronça les sourcils. « Ou pour le détruire. Ron, c'est sérieux, nous ne savons pas si cette femme est là pour le bien être d'Harry. »

« On ne sais pas non plus si ce n'est pas pour ça qu'elle est là, » dit t-il doucement, ne voulant pas commencer une dispute.

Hermione rencontra son regard pour la première fois que leur mains s'étaient…touchées. « Ron, elle pourrait travailler pour Voldemort. »

Il prit une profonde inspiration. « Elle pourrait. Mais elle pourrait aussi être là pour aider. »

«Hermione soupira et détourna son regard. « Peu importe, si ce livre dit vrai et que ces Potter sont les même Potter, alors il y a d'autre conséquence… »

« Bien si Harry a de la famille alors… »

« Non, ça voudrait dire qu'Harry a du sang d'empathe. »

Ron se renfrogna demandant assez septique, « Harry pourrait avoir le don d'empathie? »

« Non, Ron. » dit Hermione de son habituel ton frustré. « Tu n'as pas fait attention aujourd'hui? Les hommes n'ont jamais le don d'empathie, seule les femmes, mais toutes les femmes de la lignée ont ce cadeau ou cette malédiction plutôt. »

«Maintenant Ron était encore plus confus. « Et alors? »

« Alors, c'est affreux d'être empathe. Elles meurent jeune et deviennent folle. Ce n'est pas une existence réjouissante. Si Harry avait une fille, elle… »

Ron éclata de rire. « Hermione, je pense qu'Harry se soucie plus de survivre jusqu'à ce qu'il quitte l'école que de ce qui pourrait arriver une future potentielle fille. Il n'a même pas de petite amie. »

Hermione se mordit la lèvre, étudiant leur mains jointes. « Peut-être. »

Ron leva les yeux au ciel. Hermione voyait toujours bien trop loin; La file d'Harry, vraiment…mais une pensée horrible lui vint, le rendant malade. « Pourquoi est ce que tu t'en soucie autant? » demanda t-il prudemment, ne parvenant qu'à moitié à éloigner tout ton accusateur.

Elle releva précipitamment la tête, confuse. Ron se sentait soudainement glacé. Il savait qu'il serrait sa main bien trop fort. « A moins que tu t'inquiète pour toi…pour toi et Harry. »

Son expression resta calme malgré la pression sur ses doigts. « Moi et Harry quoi? »

« a moins que tu sois inquiète pour ta fille… » Ron entendit sa voix se briser à ses mots. Il ne savait pas pourquoi ça le mettait tant en colère.

Hermione se mit à rire quand elle compris enfin, ses doigts caressant chaudement les siens.

« Non, non. Je peux honnêtement dire que je n'avais jamais pensé à Harry de cette façon là.

« Jamais? » répéta Ron stupidement. « Au passé…et maintenant, tu as… »

« Ron, » l'interrompit t-elle, lui souriant avec une étrange expression sur le visage, tout en cherchant son regard. « Harry est comme un frère pour moi. »

Ron sentit une vague de soulagement avant qu'une autre étrange question lui vint à l'esprit. Sa question suivante sortit sans qu'il puisse l'en empêcher. « Je suis comme un frère pour toi? » Ron se sentait paniqué à peine avait t-il finit sa phrase. Pourquoi avait t-il posé une question aussi idiote? »

Le sourire d'Hermione s'effaça et elle regarda au loin. Son cœur arrêta un instant de battre. « Je crois que tu as assez de frère et sœur, non? » murmura t-elle doucement.

Oh. Bien. C'était bien. Il ne savait pas vraiment pourquoi c'était bien, mais ça l'était. Hermione jouait avec ses doigts à nouveau. C'était bien aussi. Merde maintenant c'était lui qui devenait fou. Il avait vraiment besoin de dormir.

« Bien.. » dit t-il en s'éclaircissant la gorge et se remettant à parler plus fort. « Rien de tout ça ne peux pas attendre demain. » Cette fois ci il était déterminé alors qu'il démêlait ses doigts des siens et reprit le livre qui reposé sur ses genoux.

« Mais… » protesta t-elle.

« Hermione, on ne sais rien de ce qui se passe. On a besoin de se reposer pour que tu…qu'on guérisse. On fera des recherches demain. » Il mit le livre sous son lit.

« Mais Harry…Cette femme… »

« Viendra demain et tu pourras les interroger à ce moment là. »

« Et si ils ne viennent pas? » Hermione croisa les bras et le fixa d'un regard têtu, mais cette fois il ne fut pas convaincu. Ron tendit la main et lui prit sa baguette. « Hey. » protesta t-elle essayant de la récupérer.

Il l'ignora, plaçant sa baguette du côté le plus lointain de son lit. « Alors il faudra que tu aille mieux pour sortir d'ici et les poursuivre?

« Ron rends moi ma baguette, » demanda t-elle en gémissant.

« Je m'assure juste que les lumières restent éteintes. » Il la dévisagea. À la minute où il aurait le dos tourné elle allait recommencer. Il se leva, prit sa propre baguette de dessous son oreiller. « Accio lit. »

Hermione souleva un sourcil surprise alors qu'il grimpait dans son lit et se tourna pour lui faire face. « Je serais juste là à te regarder jusqu'à ce que tu t'endorme. Alors ne pense même pas à essayer quelque chose. »

Elle voulut paraître furieuse mais elle ne réussit qu'à lui sourire affectueusement. « D'accord. Bonne nuit alors. »

« Bonne nuit. »