juste pour précision empathe est un néologisme inventer par nous car nous n'avons pas pus trouver un équivalant français. ce terme vous l'aurai compris désigne les personne doué d'empathie
Of Hearts and Heroes
Chapitre cinqDormir était impossible. Comment quelque chose d'aussi commun, d'aussi essentiel à la vie quotidienne pouvait être devenu si insurmontable, Harry l'ignorait. Pourtant ça l'était.
L'aube commençait à apparaître derrière les rideaux. Harry se disait à quel point il était merveilleux pour une personne de continuer à fonctionner après si peu de sommeil. Il pouvait à peine se souvenir ce que cela faisait d'être reposé. Mais est ce que cela avait de l'importance ? Non, rien n'avait d'importance.
Au moins le matin n'était plus très loin à présent. Harry grimpa hors de la prison que constituait son lit. Les rideaux des autres lits étaient toujours tirés. Tous sauf ceux de Ron. Ça aussi c'était de sa faute. C'était sa faute si Ron dormait sur un petit matelas inconfortable de l'infirmerie.
Harry passa un temps ridiculement long sous la douche dans l'espoir de se réveiller, ce qui était bien entendu ironique et impossible tout à la fois. Comment réveillait t-on quelqu'un qui n'avait pas dormi? Comment pouvait t-il être alerte quand son esprit semblait être embrumé?
Quand Harry descendit doucement les escaliers, un sentiment étrange s'empara de lui. Des papillons volaient dans son estomac et la paume de ses mains était moite. Il se sentait presque comme avant un important match de Quidditch. Cela lui prit une minute entière pour reconnaître cette sensation. Était t-il si inquiet de la rencontre d'Adrianna avec Ron et Hermione. Apparemment il l'était. Il était surpris de se soucier encore de quelque chose en fin de compte.
Il avait un mauvais pressentiment vis à vis de cette rencontre. Hermione pouvait être suspicieuse au point d'en être paranoïaque et après qu'elle ai eu raison pour le département des mystères…Quoi qu'il arrive aujourd'hui, au moins Ginny serait là. Il y avait quelque chose de réconfortant et de calme chez elle qu'aucun autre élément dans sa vie ne possédait.
Quand il entra dans la salle commune, une silhouette attira son attention sur le canapé. Il s'approcha pour apercevoir Ginny profondément endormie, recroquevillée sur elle même. Elle portait exactement les mêmes vêtements que la veille. Pourquoi Ginny s'était t-elle endormie dans la salle commune ? C'était assez déconcertant. était t-elle en colère ? Ce n'était pas dans ses habitudes de s'endormir n'importe où, à moins qu'il se soit passé quelque chose de grave.
Cette pensée le bouleversa . Harry ne savais pas si il aurait la force de se préoccuper de la peine de quelqu'un d'autre. Une vague de culpabilité le submergea. Quel genre de personne cela faisait t-il de lui ? Surtout que si il s'était passé quelque chose de grave, ça devait sûrement être de sa faute.
Ginny gigota un peu avant de se rendormir profondément. Harry la regarda hagard. Peut-être que tout cela ne se passait pas vraiment, peut-être était ce un autre de ses rêves à demi éveillé qu'il ne cessait d'avoir. Rien ne paraissait réel ses temps ci. « Ginny, » appela t-il pour tester sa théorie.
Ginny ouvrit immédiatement les yeux, se redressa et regarda autour d'elle désorientée. Harry regretta instantanément d'avoir parler. Merlin, il était un connard, il ne pouvait même pas la laisser dormir. Sa chemise avait remonté dans son geste précipité et Harry aperçut son ventre à la peau laiteuse. Il détourna le regard embarrassé.
« Oh, Humm…Hey, Harry, » murmura t-elle à demi endormie. « Quel heure est t-il ? »
Harry haussa les épaules, ne connaissant honnêtement pas la réponse. Il se risqua à la regarder à nouveau et vit qu'elle avait réarrangé ses vêtements. « j'en sais rien, tôt je pense. Qu'est ce que tu fais ici ? »
Ginny passa sa main dans ses longs cheveux désordonnés. « Je crois que je me suis endormie. »
Oui, ça semblait évident mais ça ne répondait à aucune questions d'Harry. Devait t-il lui demander si tout allait bien ? Que ferait t-il si ce n'était pas le cas ? Il ne pouvait pas l'aider. Il n'en serait pas capable.
Ginny le dévisageait, le mettant mal à l'aise. « Peut-être devrais tu retourner en haut pour dormir un peu mieux. » suggéra Harry il espérait paraître attentionné. Il se faisait vraiment du soucis pour elle.
Ginny se constata de le fixer pendant plusieurs minutes avant de secouer la tête. « Je vais bien, j'ai assez dormi. » Elle bailla comme si son corps protestait contre ses paroles. « Um..Laisse moi un peu de temps pour monter et me rafraîchir ensuite on ira prendre le petit déjeuner. D'accord ? »
Harry cligna des yeux et acquiesça doucement ; il avait l'impression que sa tête était faite de coton. Il pensait qu'il aurait du refuser mais il avait totalement oublier pourquoi il aurait du faire ça. Il se laissa tomber dans le fauteuil alors qu'elle disparaissait en haut des escaliers qui menait aux dortoirs des filles. Il fixa tranquillement les flammes qui dansaient dans la cheminée.
Son esprit était délicieusement vide. L'avantage de ne pas dormir était que chaque jours qui passait rendait plus difficile l'acte de penser ; ce qui signifiait des moments de plus en plus longs d'un merveilleux néant. Il regardait les étincelles orangées avec intérêt.
Avant de le savoir Ginny redescendait les escaliers paraissant incroyablement fraîche dans une paire de jeans et une queue de cheval. « Prêt ? » demanda t-elle joyeusement.
Harry acquiesça, soulagé qu'elle aille si bien après tout. Il avait vraiment besoin qu'elle aille bien avec Ron et Hermione à l'infirmerie…Il avait besoin que quelqu'un aille bien.
En silence il la suivit hors de la salle commune et le long des couloirs, son esprit les suivant quelques pas plus loin. Il se rendit soudain compte qu'il était à l'entrée de la grande salle et une vague de panique l'assaillit. Il ne voulait pas aller là, il avait soigneusement éviter d'aller là.
« Oh, super. » Dit Ginny avec un sourire. « Personne n'est debout. Viens. » Elle lui prit le bras et l'entraîna vers la table des griffondors. Harry ne savait pas si il devait être reconnaissant ou ennuyé, de toute façon il était trop fatigué pour ressentir qui que ce soit. Il s'installa à la table. Il était si tôt, que les assiettes du petits déjeuners n'étaient même pas encore apparue.
« Alors… » L'interrogea Ginny d'un sourire avide. « Parle… »
Harry acquiesça faiblement et commença à réciter l'histoire de la pensine comme si il l'avait lu dans un livre ennuyeux d'histoire de la magie. Il reconnaissait l'étrange ton monotone qu'avait repris sa voix. Il avait presque finit de raconter l'histoire quand le petit déjeuners apparut, il fit l'effort de mâchonner son bacon entre chaque questions de Ginny. Ça avait le goût du cuir.
« C'est étrange que Dumbledore ne l'ai pas retrouvé après toutes ses années » commenta Ginny entre deux énormes bouchées. Avait t-elle toujours mangé comme Ron ? Elle paraissait affamée.
Quand Harry ne répondit pas elle continua en demanda gentiment : « De quoi d'autre as tu parlé avec Adrianna ? »
Harry haussa à nouveau les épaules. « Pas grand chose. On a dîné avec Dobby. Il l'a assommé avec des histoires de ma deuxième année… » Il s'arrêta. Merde. Ses yeux cherchèrent ceux de Ginny pour voir sa réaction.
Elle avala avec précaution, fixant son assiette. « Le basilic et le journal, » dit t-elle d'un calme qui parut forcé aux yeux d'Harry. « Tu as été un héros. Elle a du être fière. »
Harry ricana. « Ouais, au moins je n'ai tué personne cette année là. »
« Harry ! » protesta Ginny, le fixant d'un regard intense. « Tu n'as pas tué Sirius. Ce n'est pas ta faute. »
Il l'ignora, continuant à marmonner alors que ses pensées s'éloignaient de sa propre vie. « J'avais le même âge à ce moment là qu'Adrianna lorsqu'elle a perdue son père. Étrange non ? »
« Harry… »
Sa voix suppliante lui faisait l'effet de rasoirs glissant sur sa peau. Il l'interrompit rapidement. « Alors, nous…nous avons été dans la chambre des invités. Dumbledore lui a donné une clé. Tu savais qu'il y avais des chambres pour les invités ? » Harry savait qu'il divaguait. « Et bien, on en a. Puis elle m'a parlé du Japon et de tout les endroits où elle a vécu aux états unis et sa mère, ma tante…elle est toujours en vie tu sais, tout les autres sont mort. Il n'y a plus que nous maintenant. »
« Oh, Harry… »
Son estomac se souleva, il se sentait nauséeux. Il repoussa l'assiette face à lui.
« N'y pense même pas. » une voix directive vint de derrière Harry qui releva la tête. « Tu vas manger ça, » lui dit Adrianna, en s'asseyant à côté de lui et replaçant son assiette. « Bonjour Ginny, » elle l'accueillit d'un geste de la tête, tout en les observant avec précaution. « Je vois que vous avez tout les deux bien dormi. » commenta t-elle ironiquement.
Aucun des adolescents ne répondit. Ginny se remit à manger et Harry prit avec obéissance un muffin alors qu'il regardait sa cousine transformer du jus de citrouille en café avant d'en boire une gorgée.
Soudainement, Harry se senti plus éveillé. L'anxiété commençait à l'envahir et le sentiment de rêve de la matinée se dissipait. Tout semblait plus réel, trop réel. Il allait devoir faire face à la situation, à la cette nouvelle présence dans sa vie. Adrianna et Ginny. Adrianna et Ron. Adrianna et Hermione…Merde.
« ça va être si mauvais que ça, hein ? » demanda sa cousine.
« Quoi ? » demanda Harry, se sentant déconnecté.
« La réaction d'Hermione, » expliqua t-elle.
Il réalisa qu'elle venait encore une fois de lire dans ses pensées. Harry regarda Ginny qui avait une expression coupable et qui évitait tout contact visuel. Peut-être que ce n'était pas un si bonne idée. « Peut-être qu'on devrait attendre un peu avant que tu rencontres… »
« Non, » Adrianna secoua la tête. « Je suis là pour les protéger eux aussi. »
Ginny fit un bruit qui ressemblait étrangement à un rire dédaigneux. « et si ils ne veulent pas de votre protection ? »
Adrianna haussa les épaules. « Ils devront alors s'y habituer comme nous tous. »
Hermione feuilletait histoire de l'empathie, tournant les pages aussi vite que possible. Elle savait qu'il y avait quelque chose de frénétique dans sa lecture. Elle n'était même pas sure de ce qu'elle cherchait. Les réponses qu'elles voulaient n'allaient pas être trouvé dans ses livres. Ils ne lui diraient pas comment Harry et cette femme Adrianna étaient apparenté. Si ils étaient apparenté.
Pourtant, elle avait besoin d'être préparé avant de rencontrer cette femme. Hermione n'allait pas être prise par surprise sans aucune information sur le don d'empathie. Elle était déterminé à lire tout les livres avant. Le problème était qu'elle voulait aussi qu'Harry amène ici Adrianna…immédiatement. C'était un vrai dilemme.
Si seulement elle n'avait pas trop dormi. C'était de la faute de Ron. Il avait du être gentil pour la forcer à aller ce coucher. Bien sur il ne pouvait pas non plus la réveiller à une heure décente. Il avait probablement demander à Mme Pomfresh de la laisser se reposer, l'imbécile.
Hermione se tourna vers lui pour lui lancer un regard noir et lui montrer son mécontentement. Elle découvrit Ron plonger dans un livre sur l'empathie ? Elle se sentit immédiatement coupable pour l'avoir traiter d'imbécile même si c'était dans sa tête. Depuis quand était t-il aussi gentil et encourageant ?
Les sourcils de Ron étaient froncés alors même qu'il lisait. Il était si beau quand il était concentré, d'autant plus qu'Hermione savait qu'elle était la seule raison pour laquelle il lisait le livre studieusement.
Cette pensée la réchauffa et elle du s'empêcher de laisser échapper un soupir typiquement féminin. Elle se replongea dans ses souvenir de la nuit dernière…enfin, du matin plus précisément. La sensation de sa main entremêlé à la sienne, la chaleur de son regard ; s'endormir si près de lui qu'elle pouvait presque le toucher. Tout ce qu'elle avait à faire c'était tendre…
Voilà il l'avait encore fait. Il l'avait distraite. Hermione n'allait jamais réussir à faire quoique ce soit à cette vitesse là. Elle se força à regarder sa page. Les mots flottaient devant elle ; des noms étrangers d'empathe inconnu, rien d'utile.
« Fais chier ! » Hermione claqua son bouquin si fort sur ses genoux que la douleur s'étendit dans tout son corps, étirant tout ses muscles fatigués.
« Hermione! Et bien, tu jures ! » La réprimanda Ron d'une voix hautaine, un rire caché derrière ses mots.
« La ferme Ron ! » C'était entièrement de sa faute de toute façon.
« Hein ! » Il plaça sa main devant sa bouche, prétendant d'être indigné. Hermione lui lança un oreiller à la tête et leva les yeux au ciel, en essayant de cacher à quel point elle trouvait ses taquineries amusantes.
Après un moment, Ron se calme et demanda, « pas de chance ? » elle secoua la tête désespéramment et il continua.
« Moi non plus. On cherche quoi exactement déjà ? »
Hermione se frotta les tempes en fronçant les sourcils. « N'importe quoi… »
Ron imita son expression frustré alors qu'il regardait à nouveau les pages poussiéreuses devant lui. « Il n'y a rien de plus sur le connection entre les Potter et les Bookfields. Tu es sure qu'il y en a une ? »
Hermione n'était sure de rien. « Presque sure. La question est qu'elle est la parenté entre cette femme et Harry ? »
Ron se réinstalla dans son lit, utilisant l'oreiller qu'elle lui avait lancé comme cousin pour sa tête. « Bien on sait qu'Harry n'a ni frère, ni sœur. Ginny ne pensait pas cette sorcière était si vieille ? Alors une cousine peut-être… » Hermione acquiesça distraitement alors qu'elle le regardait réfléchir. Elle aimait quand il essayait de résoudre un problème, elle adorait la façon qu'avait son esprit de fonctionner.
Soudainement, il se redressa et la regarda. Hermione rougit, inquiète qu'il l'ai surprit à le fixer avec une expression d'amoureuse transie. « Hey, » dit Ron avec un sourire excité. « Je crois que je me souviens de papa parler d'un ami à Poudlard…le frère du père d'Harry. Je n'y ai jamais vraiment réfléchit. » Sa voix mourut pendant qu'il cherchait dans ses souvenirs. « Il est mort pendant la guerre, si je m'en souviens bien. Ouais, c'est sur. James avait un frère aîné…je crois. »
Les battements du cœur d'Hermione s'accélérèrent. « Alors Adrianna serait la fille de cet homme? » demanda t-elle, septique, inquiète et excité tout à la fois.
Ron haussa les épaules, bien qu'il paraisse fier de ses déductions. Il pouvait l'être; Hermione avait toujours su qu'il était brillant…Concentre-toi Hermione! Se morigéna t-elle. Pensant à voix haute elle dit, « D'accord, notre hypothèse est donc qu'Adrianna est la cousine d'Harry, sa cousine germaine…Et qu'elle a un pouvoir d'empathie dont personne n'a jamais entendu parler? » ça ne paraissait pas juste.
« Comment tu sais ça? » La voix d'Harry porta l'attention d'Hermione vers l'entrée.
Il restait là, debout à la fixer, interrogateur et légèrement furieux. Juste derrière lui se tenait Ginny et …cette femme. Oh mon dieu, il n'y avait aucune chance pour que cette Adrianna ne soit pas de la même famille qu'Harry. La couleur de ses cheveux, la forme de sa mâchoire, sa bouche…c'était surprenant et ce n'était pas une bonne nouvelle.
« On a raison? » demanda Ron, apparemment excité. « C'est vraiment ta cousine? » Harry lui lança un regard noir mais la femme se contenta d'acquiescer avec amusement. « Cool, je…je veux dire, nous avons trouvé quelque chose. Super. » Il se redressa un sourire satisfait aux lèvres.
Normalement, Hermione aurait aussi était fière, mais Ron ne comprenait clairement pas le sérieux de la situation. Elle avait la désagréable impression qu'il n'allait pas être son allié dans son dégoût pour cette femme. Hermione regarda Ginny, la jeune fille restait en retrait pour observer la situation. Leur regards se rencontrèrent, les yeux de Ginny faisant écho à la méfiance d'Hermione. Au moins la sœur de Ron réfléchissait encore clairement.
Harry serra la mâchoire, son visage durcit par la colère. « Comment êtes vous même au courant qu'elle soit ici? » Ses yeux accusateurs se posèrent sur Ginny, qui paraissait de plus en plus paniquée par son regard qui la condamnait.
« Harry, j'étais inquiète…Je leur ai juste parler de ce qui s'est passé dans la cabane d'Hagrid; je… »bégaya Ginny.
« Allez Harry, que t'attendais tu qu'elle fasse? » La prétendue cousine les interrompit alors qu'elle s'installer le plus normalement du monde sur la chaise qui séparé les deux lits. « S'asseoir et attendre pendant que tu étais dans le bureau de Dumbledore? Qu'est ce que tu aurais fait? » Elle ramassa l'un des livres qui reposaient sur la table de chevet et le feuilleta. « C'est vraiment impressionnant, ce qu'ils ont découvert, vu a quel point ses livres sont de la merde. »
Harry soupira. « Tu n'es pas en colère qu'ils aient fait des recherches sur toi? » demanda t-il à sa cousine, se calmant un peu. Il paraissait presque inquiet qu'ils l'aient insultée. Cette femme avait t-elle ce genre d'influence sur lui? Déjà?
Adrianna haussa les épaules. « C'est ce que j'aurai fait. ça aurait été stupide de ne rien faire. Je suis juste contente que vous ne soyez pas une bande d'idiot. J'ai protégé des idiots avant et ce n'est pas très drôle. Ils se jettent dans la gueule du loup sans aucune idée de comment s'en sortir. » Elle referma sèchement le livre. Hermione en vit le titre. Légende et Réalité de l'empathie.
« Une vrai conneries! » dit t-elle avec dégoût, jetant le livre au sol.
La colère monta en Hermione. Traiter un livre avec si peu de respect…
« Certains livres ne méritent pas le respect, tout comme certaines personnes, » répondit la sorcière à la plainte non formulée d'Hermione, transformant la colère de la jeune fille en une terreur glacée. Si cela était de l'empathie, alors ils avaient de gros problèmes. Pouvait t-elle lire toute leur pensée?
« Seulement seule qui ont une émotions fortes qui les accompagnent, » répondit Adrianna d'un ton qui parut insolent à Hermione. Comment osait t-elle?
« Fantastique! » s'écria Ron avec enthousiasme, obligenat Hermione à tourner son regard vers lui. Que lui prenait t-il.
« C'est un super pouvoir non? » demanda t-il.
Hermione n'en croyait pas ses oreilles. Ron réagissait comme si il venait de rencontrait un nouvel ami. Elle retirait tout ce qu'elle avait dit ou plutôt pensé de son intelligence. Elle le regarda abasourdie alors qu'il souriait stupidement.
Harry se détendit et s'assit sur le lit de Ron, souriant tout à tour à son ami et à Adrianna. Tout les garçons étaient t-ils stupides? Elle eut la nausée. Était ce parce qu'Adrianna était attirante? Ron réagissait comme un idiot quand il y avait une jolie fille.
« Parfois. » répondit l'empathe, regardant Ron avec amusement. Hermione fumait, elle n'avait pas le droit d'être amusé par son Ron. C'était son idiot!
« Souvent, ce n'est pas très drôle. » Adrianna s'arrêta et regarda Hermione, son expression détendue s'évapora. « Alors vous savez tous qui je suis… »
« Au contraire, » répliqua Hermione irritée, ne se souciant pas de savoir à quel point son ton était déplaisant. « Nous n'avons aucune idée de qui vous êtes. »
La femme sourit doucement, intéressée. Hermione fumait. « Hermione. » dit Harry d'un ton urgent.
Mais Adrianna l'interrompit, elle tendit sa main devant elle, « Adrianna Potter. »
Hermione poussa un profond soupir au nom de « Potter », croisant les bras pour montrer à cette femme à quel point elle n'allait pas permettre qu'elle la touche. « Hermione Granger. » répondit t-elle sèchement.
Ron s'éclaircit la gorge, lançant un regard noir à Hermione. Il se retourna et sourit à la femme. Il offrit sa main comme le pauvre fou qu'il était. « Ron Weasley. Hermione ne pouvait pas croire qu'il prenne le partie d'Adrianna plutôt que le sien.
« Ron! » s'écria Hermione, incapable de le supporter plus longtemps. « Tu n'est qu'un idiot! »
« Quoi? » répliqua t-il furieusement. « Hermione, tu es plutôt impolie. »
« Arrgh! » Elle se laissa tomber à nouveau sur son lit, détournant son regard noir vers l'empathe. « Si vous penser que je vais vous permettre de me toucher.. »
Les yeux d'Adrianna brillèrent de défi. « De quoi as tu peur? »
Hermione s'indigna en répliquant vertement. « Que vous lisiez dans mes pensées. »
« J'arrive à le faire en ce moment même. Je n'ai pas besoin de contact pour lire les esprits, ça aide, mais tout ce dont j'ai besoin ce sont des émotions et les tiennes sont nombreuses. »
Hermione entendit Ron ricaner. Son meurtre fut évité par l'arrivée de Madame Pomfresch, quand elle déboulla dans la pièce poussant son chariot empli de potions. « Tant de visiteurs… » dit t-elle en plaçant les fioles sur le chevet d'Hermione. « Oh, vous devait être la fille de Julian Potter. Le directeur m'a informé de votre arrivée. »
« Madame, » salua Adrianna, sa posture plus formel alors qu'elle se levait devant la guérisseuse.
« J'ai connu votre père… »
Hermione profita de la distraction d'Adrianna pour demander à Harry et Ginny de s'approcher. Ginny s'assit au bord du lit mais Harry refusa de bouger de celui de Ron. Hermione se pencha vers eux. « Harry, tu ne peux pas sérieusement faire confiance à cette femme? » chuchota t-elle durement.
« En fait si. » répondit t-il d'un ton aussi échauffé. « Je veux dire…Je ne vais pas la suivre au bout du monde mais… » il fixa Ginny. « La nuit dernière Dumbledore m'a montré un des souvenir de sa pensine et c'est ma cousine et elle ne travaille pas pour Voldemort. Je suis sur de ça.
Harry semblait chercher l'appuie de Ginny pour confirmer son histoire. Hermione savait que la jeune fille n'avait pas été témoin des événements qui s'étaient déroullé dans le bureau de Dumbledore. Que ce passait t-il? Si Hermione perdait Ginny comme alliée…
« C'est une histoire convaincante Hermione » dit Ginny à contre cœur.
Hermione la fixa suspicieuse. Quand avait t-elle entendu cette histoire? Elle avait quitté l'infirmerie à minuit passé. Étaient t-ils resté debout toute la nuit? « Bien, » continua Hermione, en essayant de garder son calme. « Comment savons nous qu'elle ne travaille pas pour lui contre sa volonté? Et l'imperium alors? » Hermione essayait de réveiller un soupçon de raison chez ses amis mais Harry ennuyé se détourna.
« Écoute Hermione, moi aussi je ne lui fais pas entièrement confiance, » dit précipitamment Ginny. « Et je sais qu'on en a parlé la nuit dernière, mais tu ne la trouve pas particulièrement….vive pour quelqu'un sous l'emprise de L'imperium? » Elle fit un geste en direction d'Adrianna qui parlait avec animation à madame Pomfresch.
« Eh! » cria Ron furieux. Il se pencha dans l'espace entre les deux lits et attaqua dans murmure. « Peut-être qu'Hermione se sent juste menacée avec une autre miss je sais tout manipulatrice dans le coin. Tu as peur de la compétition? »
Harry éclata d'un rire hystérique et Ginny s'éloigna en empoignant Harry pour l'éloigner de la ligne de mire. Hermione ne pensait pas avoir été plus en colère contre quelqu'un de sa vie entière. Comment osait t-il? Comment osait t-il après tout ce qui s'était passé? Miss je sais tout, Mon…postérieur!
« Oh, mon dieu! » s'exclama Adrianna.
Tout les yeux à l'exception de ceux d'Hermione se tournèrent vers elle. Hermione refusait d'interrompre le regard noir qu'elle lançait à Ron.
« Ce sont des potions pour l'Avada Kadavra! »
Hermione fit volte face si rapidement que ses côtés et son cou se tendirent de douleur. Elle fixait Adrianna avec colère et confusion. De quoi parlait t-elle?
Adrianna examinait attentivement les potions d'Hermione. Elle se retourna et regarda la jeune fille dans les yeux, demandant d'une voix abasourdie, « Hermione tu as bloqué l'Avada Kedavra? »
Hermione ne savait plus quoi dire. Elle secoua la tête. « Je ne pense pas, je veux dire….ce n'est pas possible de bloquer l'Avada Kedavra.
Adrianna était mortellement sérieuse lorsqu'elle répondit. « Si c'est possible. C'est extrêmement difficile et requiert un sorcier ou une sorcière extrêmement puissant et un bouclier encore plus…mais c'est possible. Je l'ai vu faire, même si le résultat est une personne à moitié morte et ça, » Elle prit une fioles pour ajouter du poids à ses paroles « ce sont précisément les potions requise pour ranimer cette personne. »
« Mais je… » commença Hermione, mais elle ne savait pas. Elle n'avait aucune idée du sort que Dolohov lui avait jeté. Elle se tourna vers Madame Pomfresch qui paraissait désespérée.
« Je ne pense pas que le professeur Dumbledore voudrait… » dit la guérisseuse
« Voudrait quoi ? Qu'on sache la vérité ? » rétorqua Ron furieusement. Son visage avait la même expression horrifié que quand il se réveillait d'un de ses cauchemars. Hermione lui pardonna instantanément pour tout ce qu'il avait pu dire.
« Et bien ? » demanda Ron. Le regard de Madame Pomfresch était tout ce dont il avait besoin pour confirmer la théorie d'Adrianna.
« Quel bouclier as tu utilisé? » demanda Adrianna avec curiosité.
« Je euh… » Hermione n'arrivait plus à penser. Avait t-elle réellement arrêté un Avada Kadavra? Ça ne semblait pas possible.
« Elle a utiliser le sort Silencio, » dit Harry à sa cousine, d'une étrange voix monotone.
« Et ça a marché? » Adrianna semblait surprise.
« Personne n'avait jamais pensé à ça avant? » demanda Ginny incrédule.
« Bien sur que si, on y avait pensé. C'est juste que personne n'avait le courage d'essayer. Si quelqu'un me lançait l'Avada Kedavra, je me tirerais vite fait. Je ne vais certainement pas essayer quelque chose d'expérimental. »
« Expérimental? » la voix de Ron se fissura, il paraissait être sur le point de vomir.
Le visage d'Adrianna devint encore plus sérieux. « Je pense qu'il vaut mieux que tu prennes ça tout de suite. Je suis très impressionnée. » Elle se retourna et s'éloigna avec la guérisseuse hors de la pièce.
Hermione se tut, prit une profonde inspiration avant de boire doucement le contenu dégoûtant d'une des fiole. Ginny s'était approché du lit de son frère. « ça va Ron? » Il acquiesça en essayant de sourire. Hermione le vit échanger des regards avec Harry, qui s'était éloigné et restait planté là les mains dans ses poches, le remord mangeant son visage. Super. « Ron, » implora Hermione.
« Hermione, s'il te plait prends tes potions. » Répondit t-il d'une petite voix.
En cet instant, Hermione voulait que tout le monde quitte la pièce. Elle voulait n'être qu'avec Ron. Elle avait besoin de…
Mais Adrianna était malheureusement de retour. Elle se rassit dans la chaise et se mit à fouiller le petit sac qui pendait sur son épaule. « Bon, j'imagine que vous aimeriez voir de bon livre sur l'empathie? » dit t-elle alors qu'elle sortit un petit cube.
Hermione fronça les sourcils alors qu'Adrianna lançait le cube à Harry pour qu'il le pose sur le sol. La jeune femme sortit une baguette d'une drôle de couleur champagne et agrandit le cube en coffre. Elle fit virevolter une nouvelle fois sa baguette et lança un sort qu'Hermione ne connaissait pas et transforma le coffre en une bibliothèque pleines de livres.
Il y eut des exclamations collectives. Même Hermione était époustouflée et elle ne pouvait pas s'en empêcher. Être capable de transporter tout ses livres dans sa poche…
Adrianna cherchait les livres sur les rayons de l'étagère. « ah voilà, Le grand massacre des empathes, et le meilleur recueil d'histoire des événement datant de 1494 à1520. » Elle tendit le livre à Harry et se remit à la recherche d'un autre. « L'art perdu de l'empathie est un excellent résumé de la théorie de tout ce qui concerne les pouvoirs empathique et Contes et légendes des empathes raconte l'histoire complète des empathes à travers le ages mais principalement après 1520. »
Elle plaça chacun des livres les uns sur les autres, sur les bras tendu d'Harry. « Euh, Adrianna ses livres ne sont pas en anglais, » commenta Harry les yeux écarquillé.
« Et bien oui, c'est pour ça qu'il ne sont pas dans ta bibliothèque. Hermione quelles langues parles tu? »
« Um, le latin…et un peu de français… » répondit Hermione avec hésitation, se sentant excitée contre tout bon sens.
« Bien, ils sont en roumains, allemand et Japonais, alors…Tu connais un bon sort de traduction? » Hermione secoua la tête lentement. « Prête à en apprendre un? » Adrianna prit l'un des livres de la pile d'Harry et le posa sur le lit d'Hermione. Elle plaça le bout de sa baguette et sa main gauche sur le livre, « Ligu Anglase. »
Les lettres changèrent de forme et de place, s'arrêtant finalement pour former le grand massacre des empathes. Hermione s'exclama d'excitation. C'était un tout nouveau monde qui s'ouvrait à elle.
« Tu veux essayer les autres? » demanda Adrianna.
Hermione était presque euphorique à cette simple proposition. Elle le voulait tellement fort, elle devait se forcer à se rappeler qu'elle ne faisait pas confiance à cette femme. Elle ne devait rien prendre d'elle, même pas un nouveau sort.
Hermione acquiesça de la tête, c'était comme si il lui était physiquement impossible de repousser cette offre. Elle ignora délibérément le reniflement dédaigneux de Ron, alors qu'Adrianna lui expliquait calmement la transformation des deux autres livres.
« Ce sort s'estompera dans quelques jours. Tu peux garder les livres pour l'instant. Ils sont tous ensorcelés pour me revenir quand je les appelle alors ce n'est pas un problème. » expliqua Adrianna quand elles eurent finie. Hermione ignora le regard noir de Ginny quand elle prit les livres, Adrianna se dirigea à nouveau vers l'armoire. « Mais ceci… » Elle sortit un petit livre relié et le tendit à Hermione. « C'est très important pour moi, alors il faut que tu en prennes particulièrement soin. »
Hermione le prit avec hésitation et jeta le sort nouvellement appris. La couverture était faite d'un cuir violet assez usé sans aucun titre. La première page était écrite à la main.
Adrainna Molikov
Né en mai, 1533
« C'est mon… » commença Adrianna puis s'arrêta pour regarder Harry. « Le journal de notre ancêtre, celle qui a donné les pouvoirs d'empathie à notre famille. C'est un peu un héritage. »
La plus jeune fille tournait doucement les pages. Un petit dessin en tomba et Hermione le ramassa. C'était un jeune fille de douze ou treize ans. « Elle vous ressemble. » dit t-elle en murmurant.
« Un peu. » Adrianna prit le croquis et le donna à Harry. « C'est notre arrière…je ne sais pas combien d'arrière, arrière grand mère. » Harry le pris avec révérence et se laissa tomber sur le lit de Ron. Adrianna prit un autre livre relié de cuir et s'assit près d'Harry. « ça c'est mon album de famille. »
Ginny et Ron se penchèrent au dessus de leur épaules pour voir alors qu'Adrianna feuilletait rapidement les pages. Harry avait une étrange expression effrayé sur le visage. « C'est grand-mère Isabella et grand papa Eddy quand ils étaient plus jeune. Ça se sont nos pères à noël quand ils étaient enfant. Et ça c'est la photo de mariage de mes parents. »
Elle tendit l'album à Harry. Hermione aurait juré avoir vu ses mains trembler alors qu'il tournait avec précaution les pages. Adrianna se leva permettant à Ginny de s'asseoir avec Harry et elle retransforma la bibliothèque en petit cube.
Hermione caressa la couverture du journal, sentant une vague de curiosité l'envahir. Elle était confuse trop d'émotions différentes se combattaient en elle. « Pourquoi me faites vous confiance avec quelque chose qui vous est cher? » demanda t-elle à Adrianna.
« Tu n'es pas digne de confiance? » demanda la femme. Était ce un challenge?
« Adrianna, » les interrompit Ginny. « C'est toi là? » Elle pointa du doigt une photo de Lily Potter le jour de son mariage tenant une petite fille par la main. Adrianna se contenta d'acquiescer.
Les autres questions en suspend furent interrompus par une gorge qui s'éclaircissait. Ils relevèrent la tête et découvrirent le professeur Dumbledore au centre de la pièce. « Miss Potter, si vous le permettait. Certaines personnes voudraient vous rencontrer. »
« Oh. Bien sur, » Elle jeta un coup d'œil peiné à Harry avant de se tourner vers le professeur arborant une expression polie de sérieux. Elle toucha l'épaule d'Harry en sortant. « Je te verrai plus tard. »
Après qu'Adrianna fut sortie, Ginny quitta rapidement sa place sur le lit de Ron pour rejoindre celui d'Hermione. « Je n'arrive pas te croire, » s'exclama t-elle.
« Quoi? » Hermione serraient les livres contre elle mais elle savait ce qui se passait. Elle était faible, elle avait permis à cette femme de la séduire.
« S'il te plait. Il y a une minute tu étais oh mais c'est le diable Harry. Ne lui fait pas confiance…et à la seconde suivante, tu as des livres, alors tu dois être honnête, loyale et forte. Tu …Tu…Tu te prostituerais pour un livre! »
Hermione s'exclama indignée. « Non! » cria t'elle, enfin peut-être un peu. « Tu n'étais pas non plus vraiment résistons lui tous ensemble, Mademoiselle, c'est une histoire convaincante et elle a l'air si vivante… »
« Bien. » déclara Ginny contrariée. « Je pense juste qu'on doit être prudent. Je veux dire, j'espère que tous ça est vrai. » Elle jeta un coup d'œil à Harry. « Mais… »
« On devrait pas prendre tout ce qu'elle dit pour argent comptant, » soutenu Hermione un peu coupable. Elle caressa du bout des doigts le journal.
« Eh, de qui vous papotait toutes les deux? » appela Ron.
« C'est pas tes affaires, Ron Weasley, » répliqua Ginny. Puis elle chuchota à l'oreille d'Hermione, « ce qui me fais penser. Dès que tu as une minute de libre, loin de lui. On doit parler. »
Hermione rougit et regarda brièvement Ron. Elle ne pouvait pas être au courant de leur activités nocturnes, si? »
« Mais pour l'instant, » Ginny s'arrêta, observant la porte qu'Adrianna venait de traverser. « Je pense que je devrais… »
« La suivre. » murmura Hermione.
« La suivre. » confirma Ginny en se levant. « Je reviendrais tout à l'heure. J'ai promis de rejoindre Colin pour le déjeuner. » cria t-elle pour les autres.
« Bye. » répondit Ron sans lever la tête.
Harry se contenta d'un grognement et le temps qu'il se décide à redresser la tête elle était déjà partie. « Oh, je devrai y aller aussi. » Harry prit l'album photo et sortit de l'infirmerie avant qu'aucun de ses deux amis ne se rende compte de ce qu'il venait de se passer.
Hermione regarda Ron. L'expression de joie s'évapora de son visage, indiquant qu'il cessait de prétendre que tout allait bien. Et les voilà, seul à nouveau.
« Alors, on suit la cousine d'Harry? » demanda Colin à Ginny de leur position derrière l'une des armures dans une alcôves sombres qui s'alignaient le long des couloirs de Poudlard.
« Oui, je te lai dit. Maintenant, chut! » chuchota Ginny, en grinçant des dents regrettant déjà d'avoir embarqué l'un de ses amis dans cette histoire.
Colin l'ignora, soupirant mélodramatiquement. « Je préférerais qu'on suive Harry, » Gémit t-il.
Ginny leva les yeux au ciel et lui lança un regard noir. « Harry n'est pas celui dont on a besoin de réunir des informations. Tiens ça. » Elle lui tendit l'extrémités d'une oreille à rallonge qu'elle fit flotter doucement jusqu'à l'oreille de la gargouille de l'entré du bureau du professeur Dumbledore.
« Oui, mais… » Colin eut une sourire diabolique et chuchota dans son oreille. « Je te parie qu'elle n'a pas son joli petit cul. »
Ginny retint une exclamation, en rougissant. Elle lui frappa le bras provoquant ainsi un fou rire. « Colin! » siffla t-elle. « Le cul d'Harry ou de sa cousine ne m'intéresse pas, plus maintenant, » nia t-elle, mentant à moitier.
Colin ne la croyait pas du tout. Il souriait tout en tenant l'oreille près de son visage. Ginny poussa un soupir de soulagement, finalement capable de se concentrer sur le sort de lévitation. Après plusieurs minutes Colin murmura tranquillement, « Je sais que tu le regardes toujours, je t'ai vu. Il s'améliore avec le temps. »
« Qu'est ce qui s'améliore? » demanda Ginny irritée. Elle aurait du savoir qu'il n'abandonnerait pas si facilement.
« Tu sais de quoi je parle…le cul d'harry. »Ginny grogna alors qu'il recommençait à parler. « Tu ne trouves pas qu'il est encore plus sexy que l'année dernière…mystérieux et sombre? »
Oui, elle le pensait certainement et cela la rendait folle. « Non, j'en ai finit avec Harry Potter, » murmura t-elle.
Colin se mit à rire doucement. « C'est pour ça qu'on espionne sa cousine alors? »
« Il est toujours mon ami, » protesta t-elle. Rapidement elle ajouta, « Tu entends quelque chose? » Ginny fronça les sourcils en se concentrant, essayant d'ignorer les taquineries. Elle souleva l'oreille jusqu'aux limites de l'entrée. Foutu murs en pierre. Pourquoi Dumbledore ne pouvait t-il pas avoir un serrure comme tout sorcier normal?
Colin secoua la tête alors qu'il pressait le récepteur à son oreille. « Tu n'as plus de petit ami et la rumeur dit qu'il en a finit avec Cho Chang, alors…attends, » Colin s'arrêta, attirant l'attention de Ginny sur lui. « J'entends… » Elle le fixa. « …Un grincement de pierre? » Il haussa les épaules.
Ginny se retourna et vit la gargouille tourner pour découvrir un escalier en spirale. « Oh, Oh des voix. » murmura Colin, pressant le récepteur à son oreille, son visage près du sien.
« c'était si charmant de vous rencontrer, Adrianna. C'est un véritable soulagement d'avoir un auror de votre calibre surveiller notre cher Harry. » Ginny entendit une voix lointaine d'homme assez familière.
Adrianna apparut la première en bas de l'escalier. « Tout le plaisir est pour moi. » Sa voix ne trahissait rien d'autre que de la grâce, mais son expression était celle du mécontentement.
Ginny sentit son cœur s'arrêter quand elle vit Adrianna ralentir comme pour écouter. L'empathe se tourna et regarda directement l'oreille flottante. Ginny agrippa le bras de Colin violemment. Les voix devenaient de plus en plus forte et des pieds aparaissaient derrière Adrianna.
Ginny retint son souffle. Adrianna la regarda droit dans les yeux et lui sourit. Elle s'empara de l'oreille extensible, la tint devant elle en finissant sa descente. Elle se tourna pour sourire poliment aux autres alors qu'ils descendaient pour la rejoindre dans le couloir. Quand personne ne la regarda elle glissa l'oreille dans son petit sac.
« On devrait y aller? »Chuchota Colin, paraissant soudainement anxieux, toutes taquinerie disparut de sa voix.
Ginny secoua la tête et serra la mâchoire. Elle ne savait pas ce que préparait Adrianna mais elle préférait être plutôt maudite que de ne pas le découvrir. Un challenge avait été proposé et elle allait le relever.
En bas des escaliers apparut le ministre Fudge, suivit par le professeur Dumbledore et le professeur McGonagall.
« C'était si gentil à vous de prévenir le département de renforcement des lois, Albus. Je ne peux vous dire à quel point Carter était excité. Il n'arrêtait pas de louer les mérites de notre jeune Miss Potter. » Fudge parlait doucement avec une gaieté forcée.
« Je suis sur que ses hiboux express venant d'Amérique étaient également un plaisir, n'est ce pas Cornelius? » dit Dumbledore en souriant.
« Oui, oui, très heureux de vous avoir à mes côté. » ria le ministre nerveusement.
« Puis je vous escorter jusqu'à votre voiture? » demanda le professeur McGonagall. Fudge rougit encore plus, se demandant si il était prié de s'en aller au plus vite. Ginny se doutait qu'il l'était.
« Soyez prudent au retour. » Adrianna inclina poliment la tête.
Fudge prit sur lui même pour attraper sa main et l'agitait vigoureusement. « Oui, oui, si on peut faire quoi que ce soit au ministère pour vous aider contactez nous. »
« Je le ferai. »
« Bonne journée! » cria Dumbledore au silhouette qui s'éloignaient avant de se tourner vers Adrianna et échanger avec elle un regard entendu.
Oh mon dieu, elle allait donner l'oreille à Dumbledore. Ginny le savait, elle allait avoir une retenue la dernière semaine de l'année. Tout ça à cause de…
« Rogue, » Chuchota Colin, attrapant sa chemise.
Les yeux de Ginny s'écarquillèrent alors qu'ils se posaient sur son professeur le moins aimé, qui s'approchait d'Adrianna et de Dumbledore. Elle agrippa Colin les repoussant tout les deux dans l'ombre. Pourquoi n'avait t-elle pas pris la cape d'invisibilité d'Harry?
Rogue marcha rapidement jusqu'au directeur, heureusement il ne prit pas garde à l'alcôve ou à ses occupants. « Professeur, » Rogue accueillit Dumbledore d'un signe de tête assez raide. « Pourrais je avoir un moment de votre temps? »
« Bien sur Severus mais d'abord. » Dumbledore fit un geste gracieux en direction de leur invité. « Laissez moi vous présenter Miss Adrianna Potter. »
Rogue la fixa, clairement surpris. « Potter. » siffla t-il.
« En effet, c'est un plaisir de vous rencontrer. » Adriana tendit sa main, le défiant silencieusement de s'en saisir. Le maître des potions s'en empara avec précaution comme si il touchait quelque chose de révoltant.
Le visage d'Adrianna passa de la curiosité à une grande détresse. Elle fronça les sourcils. « Wow, vous êtes triste vous, non? Je n'avais plus ressentit quelque chose comme ça depuis bien longtemps. » Elle prit une profonde inspiration.
Rogue retira précipitamment sa main, la compréhension se dessinant sur son visage. « vous êtes la fille perdue de Julian Potter…Vous avez des pouvoirs d'empathies. » Sa dernière phrase était une accusation.
« Vous n'avez pas à être comme ça, » dit Adrianna comme si elle n'avait rien entendu. « Seul. Misérable. C'est votre choix. »
« Comment osez vous! » Hurla t-il en retour.
« Oui, bien vous seriez étonné de tout ce que j'ose. » Elle haussa les épaules. « On devrait discuter un jour. »
« Impudente, arrogante… » Ginny n'avait jamais vu Rogue si en colère, ce qui voulait vraiment tout dire. Il avait pourtant assez l'habitude d'être colérique.
« Severus, » dit Dumbledore avec insistance, le guidant gentiment loin d'Adrianna. « Vous aviez besoin de me parler. Ses yeux brillaient lorsqu'il se tourna vers Adrianna une dernière fois avant de suivre Rogue dans l'escalier.
Adrianna se tourna vers Ginny, soulevant ses sourcils tout en caressant du bout des doigts le fil de l'oreille à rallonge. Ginny se figea alors que la femme s'approchait d'elle. Qu'allait t-elle pouvoir faire?
