Of Hearts and Heroes

Chapitre Six

Merde, merde, merde. Ginny y était jusqu'au cou.

Elle se tenait aussi droite que possible. Les épaules rejetées en arrière, son menton relevé, Ginny se répétait s'en cesse de ne pas paniquer. Adrianna allait le percevoir si elle paniquait et toutes ses ruses subtiles ne serviraient à rien. Elle allait devoir apprendre à contrôler ses émotions si l'empathe allait rester avec eux quelques temps.

Adrianna s'approcha de Ginny et Colin, qui se cachait dans l'alcôve en face du bureau de Dumbledore. Une fois qu'elle eut atteint les deux élèves, elle sortit l'oreille de son sac. « Qu'est ce que c'est? » demanda t-elle en les regardant d'une expression indéchiffrable.

Ginny redressa encore plus le menton et serra sa mâchoire, se permettant à ressentir de la colère, de la détermination et de l'obstination. Essayant de transmettre tout sauf de la peur…Elle rencontra le regard de l'empathe avec tout le courage qu'elle possédait.

Le concours de fixation devait avoir duré bien trop longtemps au goût de Colin car il soupira bruyamment, répondant avec ennui. « C'est une oreille à rallonge. Les frères de Ginny les ont inventés. » Ginny fronça les sourcils avant de jeter un regard noir à son ami. L'amener avait vraiment été une très mauvaise idée.

Le regard d'Adrianna se posa également sur le garçon, elle examina l'oreille et se mit à rire doucement, murmurant à voix basse. « Ah oui, les très talentueux Weasley. »

Elle reporta son attention sur Ginny et lui tendit l'objet . « Tu devrais être plus prudente avec ça. Tu ne voudrais que le charmant professeur qui est là haut la découvre. Quelque chose me dit que ça ne lui plairait pas trop. »

Ginny déglutit, fixant l'oreille pendant un moment avant de la prendre et de la fourrer dans sa poche. Elle regarda Adrianna méfiante alors que la sorcière observa Colin avec plus de précaution. « Tu dois être un ami de Ginny. »

Colin offrit sa main, rappelant à Ginny le geste de Ron plus tôt dans la matinée. Tout les garçons étaient t-ils devenu fou?

Serrant la main d'Adrianna, l'ami blond de Ginny offrit, « Colin Creevey, et vous êtes la cousine d'Harry. » Il la regarda des pied à la tête avec approbation. Il pencha la tête sur le côté pour regarder l'arrière de la jeune femme, obligeant Ginny à fermer les yeux de mortification. Colin hocha la tête pour approuver la vue. « Je vois la ressemblance. »

Adrianna éclata de rire. « Tu es un fan d'Harry a ce que je vois. »

Colin sans aucune honte avoua, « Son plus grand. Alors vous avez le pouvoir d'empathie, alors? » Ginny n'aimait pas la lueur dans ses yeux.

« Ouais… » dit Adrianna avec précaution, clairement amusé par l'ami de Ginny.

« Alors, » continua Colin, avec un faux air innocent. « Vous devez savoir, disons, les penchants sexuel d'un certains garçon ténébreux aux yeux vert que nous connaissons… »

Ginny savait que le sol allait s'ouvrir pour laisser le l'enfer l'engloutir. Elle ne pouvait pas croire qu'elle avait penser que ramener Colin serait une bonne idée. Elle aurait du appeler Neville, ou Luna, ou n'importe qui d'autre. Même Malfoy se serait mieux tenu.

Adrianna se retint de rire à nouveau. « Désolé j'ai une certaine éthique quand il s'agit d'affaire de cœur. Mais bonne chance quand même. » Elle se tourna vers Ginny. « Alors euh…tu as appris quelque chose avec ce machin chose? »

Ginny haussa les épaules. Elle n'avait aucune raison de mentir au point où ils en étaient, Adrianna l'aurait su si elle mentait. « Pas vraiment. » répondit t-elle avec amertume.

« Et tu le veux vraiment? »

« Vouloir quoi? » demanda t-elle agressive.

Adrianna leva les yeux au ciel. « Savoir ce qui s'est passé là haut. Accompagne moi et je te raconterai. »

Ginny fronça les sourcils, il devait y avoir un piège personne ne lui donnait des informations de leur plein gré. « Pourquoi? »

Adrianna fit un signe de tête vers la sortie de l'alcôve. « Allez, viens et je te le dirai. »

Ginny savait qu'elle ne devrait pas y aller. L'empathe essayait de la tenter. Elle l'avait lu et avait deviné que la connaissance était un prix ultime à ses yeux. Et putain de merde, ça marchait. Ginny acquiesça.

« Ginny? » l'interpella Colin alors qu'elle s'éloignait.

Ginny le fixa intensément, lui faisant comprendre qu'elle n'allait pas laisser le garçon qui ne savait parler de rien d'autre que du cul d'Harry les suivre. « Je te verrai plus tard Colin. »

Adrianna fit un signe de la main au garçon retenant toujours un rire, Ginny avait envie de la frapper. « Il est mignon, » remarqua t-elle légèrement.

Ginny grogna presque contre la plus vieille femme. « Pourquoi m'offrait vous ça? Que me voulez vous? »

Adrianna ne paraissait pas vexée. « Ginny, je suis là pour te protéger. On a besoin de travaille ensemble. Pourquoi est ce que je te cacherai quelque chose? »

Ginny ralentit, regardant avec précaution autour d'elles, elle chuchota. « Vous êtes ici pour protéger Harry, pas moi. »

« Je pensais avoir été clair quand j'ai dit qu'il n'était qu'une partie des raisons de ma présence ici.

« Oui, il y a aussi Ron et Hermione, je m'en souviens. » Soupira Ginny exaspérée. Pourquoi les gens continuaient à l'associer avec ces trois là. Elle ne faisait pas partie ce petit groupe, elle en était douloureusement consciente.

« Hmm alors c'est comme ça. » remarqua Adrianna sans la regarder. « Je pense avoir dit que j'étais ici pour protéger Ron et Hermione…tout comme Harry et toi. »

Ginny se figea au milieu de l'entrée du château, son cœur battant la chamade. « Pourquoi moi? »

Adrianna se mit à rire, « Comme si je le savais. Malheureusement, ce combat est ta destinée. »

Ginny secoua la tête, elle avait tord. Ginny se força à recommencer à marcher. « Harry est celui avec une destinée, pas moi. »

« Tout le monde à une destinée, Ginny. » Adrianna lui jeta un coup d'œil alors qu'elles atteignaient le jardin. « Celle d'Harry est juste plus grande que le plupart d'entre nous et tu es fondamentalement liée à lui. »

Ginny respirait difficilement, son cœur manqua un battement. Fondamentalement liée à lui. Ce n'était pas ce qu'elle voulait dire, elle parlait de la guerre pas de la vie amoureuse d'Harry.

« Je n'aime pas Harry Potter » chanta t-elle dans sa tête. « Je ne l'aime pas. Plus maintenant. » « De quelle façon mon destin est lié au sien? » demanda t-elle quand même, retenant son souffle.

Adrianna haussa les épaules légèrement. « Ce n'est pas encore clair. »

« Ce n'est pas encore clair? » répéta t-elle doucement, avec une bonne dose de sarcasme.

« Désolé, ça ne marche pas comme ça. »

« C'est pratique, non? » Répliqua Ginny amèrement.

« Pas vraiment. Allons marcher dans les bois, c'est plus intime. » Adrianna n'attendit pas de réponse, la conduisant plus loin du château.

Ginny accéléra pour la rejoindre ses pensées dansant dans son esprit. « Cette destinée, ça a un rapport avec Voldemort? » Ou était juste Harry tombant fou amoureux d'elle?

Adrianna acquiesça. « Oh oui, ça c'est très clair. »

Le cœur de Ginny s'arrêta un instant.

Adrianna se mit à rire. « Oui à celui que tu as à voix haute…pour l'autre, bien, comme je l'ai dit à Colin, j'ai appris il y a bien longtemps à ne pas donner les réponses à de telles questions. Pour ça tu devras te débrouiller toute seule. »

« Alors vous savez la réponse à cette question? » pressa Ginny, son cœur battant à cent à l'heure. Ils étaient bien en train de parler de la même chose?

Tout ce qu'elle eut comme réponse pour ses effort furent un simple hochement de tête, « Bien sur. »

Ginny attendit qu'elle continue, sa frustration grandissante. Elle souhaitait juste qu'elle dirait qu'Harry était destiné à quelqu'un d'autre, comme ça elle pourrait avancer, pas qu'elle n'avait pas déjà fait une croix sur lui. « Vous avez dit que j'avais besoin d'information…alors vous devriez me dire… »

Adrianna lui sourit. « Tu sais que c'est différent. Mais bien essayé. »

Ginny croisa les bras, sachant qu'il n'était pas très adulte de bouder. Elle refusait de regarder cette femme qui marchait à ses côtés, fâché et en colère que cette femme sache maintenant ce qu'elle ressentait pour Harry…et ce qu'Harry ressentait pour elle. C'était foutument humiliant.

Elles atteignirent les bois. « Alors tu veux toujours savoir ce qui s'est passé dans le bureau de Dumbledore? » demanda Adrianna.

Essayant de regagner sa fierté, Ginny dit avec défiance, « Alors allez s'y! Dites moi! » Elle eut encore droit à ce rire ennuyant.

« Et bien comme tu l'as vu, votre très cher ministre de la magie voulait me rencontrer. » Adrianna soupira, devenant sérieuse. « Il n'est pas vraiment intelligent. Cet homme vient dans le bureau de Dumbledore après avoir parler à ses Aurors. Il savait que j'ai le pouvoir d'empathie et il vient dans le but de me voir…pour me mentir. » Adrianna semblait réellement ennuyé.

« Je suis un détecteur magique de mensonge depuis que j'ai quatre ans. Comment cet homme dirige un royaume sorcier? »

Ginny se persuada qu'il n'était pas permis d'être amusé ou impressionné par cette femme. « Pas très bien, » répondit t-elle avec précaution. « Pourquoi est t-il venu? »

« Pour contrôler les dégâts, » déclara facilement Adrianna. « Il était inquiet de ce que je pourrais faire. Alors il est venu pour me convaincre qu'il était le meilleur des meilleurs amis d'Harry et que nous devrions travailler en harmonie. »

« Crétin. » marmonna Ginny dans ses dents. Son dégoût pour le ministre augmentait de jour en jour. « De quoi avait t-il peur? » Peut-être qu'elle les mènent tout à la destruction, pensa t-elle sarcastique.

« S'il te plait, il n'est pas si intelligent, ni si peu égoïste. Non, il a peur que je l'éjecte de sa place. » La femme parlait comme si c'était la chose la plus simple à faire au monde.

Ginny sentit la peur monter en elle mais elle la contrôla et répliqua. « Il est paranoïaque. »

« oui, mais pas cette fois. » Adrianna était mortellement sérieuse. « J'ai beaucoup d'ami très puissant dans le monde entier, Ginny. J'ai rendu beaucoup de service. Ces lettres que tu as entendu McGonagall mentionner, elles étaient du MIA, the magical Intelligence Agency d'Amérique. Un cousin proche de la CIA pour qui je travaille toujours. Je peux te garantir que ces lettres étaient bourrées de menaces. La MIA est très protectrice. »

Le cœur de Ginny s'accéléra encore, elle prit une profonde inspiration. « Vous essayerez réellement d'indisposer le ministre de la magie? » Adrianna ne pouvait pas avoir ce genre de pouvoir, non?

« Non, » Adrianna secoua la tête puis haussa les épaules. « Enfin, pas pour le moment. Fudge est stupide et égoïste mais ce n'est pas le mal incarné. Je n'ai pas l'intention de l'ennuyer à moins qu'il devienne dangereux. »

Ginny ne savait pas quoi penser. Elle détestait Fudge, elle voulait qu'il quitte son poste mais que cette étrangère pouvait juste se montrer et dégrader le sorcier le plus puissant en Angleterre…

L'empathe s'arrêta, la regardant attentivement, presque tristement. « Bien je pense que tu as assez d'information pour l'instant. Quand tu auras plus de questions, je suis dans les parages. Je crois que je ferai mieux de retrouver Harry. »

« Euh… » Balbutia Ginny, toute rouge. « Voulez vous que je vous aide à le chercher? »

« Non, il est près du lac à broyer à nouveau du noir. » La peur familière à présent remontait en elle.

« Comment le savez vous? »

« C'est une boulle géante de culpabilité et de fureur. Il est assez facile à suivre. Si je l'énerve et qu'il me dit d'aller me faire foutre, je te le ferai savoir. » Offrit Adrianna.

Ginny secoua la tête. « Nous n'avons pas ce genre de relation. »

« Ah bon? » Dit tranquillement Adrianna alors qu'elle s'éloignait.

Alors qu'elle disparaissait derrière la colline, Ginny savait que cette discussion l'avait laisser avec plus de questions que de réponses

Ron bouillonnait. Dès qu'Harry les avait quitté, il s'était détourner délibérément d'Hermione. Il l'évitait du mieux qu'il le pouvait, son corps tendu, sa mâchoire serrée. Tout d'abord il y eut ses douces supplications pour qu'il lui parle à nouveau. Des petits « Ron » veloutés qui envoyaient à chaque fois des frissons le long de son dos et emplissait de rage ses veines.

Ron espérait qu'Hermione aurait au moins la foutu courtoisie de l'engueuler. Son corps frémissait du besoin de finir la dispute qu'ils avaient commencé avant qu'Adrianna ne les interrompe avec les potions…

Merde. Il ne voulait pas penser à ça. Ron sentit une vague de nausée si intense qu'il eut un haut le cœur. Hermione avait été frappé par un Avada Kedavra. Elle avait essayé de la bloquer avec…

Comment pouvait t-elle être si foutument stupide!

Les poings de Ron se serrèrent et il savait que si il y avait quelqu'un dans la pièce qu'il pouvait frapper, il le battrait jusqu'au sang. Si il posait les mains sur Hermione… il la serrerait si fort, qu'elle aurait eu des hématomes le matin suivant. Et il ne se serait jamais pardonner.

Alors Ron garda ses yeux hermétiquement fermés. Il ignora les appels d'Hermione et le bruit des pages qui se tournaient. Il pensa même l'avoir entendue reniflée à un moment, et il ne s'en souciait pas du tout. En fait il pensait qu'il vallait mieux la laisser pleurer tout son saoul peut-être qu'elle aurait un peu de bon sens après ça et qu'elle arrêterait de se jeter face au danger.

Madame Pomfresh arriva avec le chariot du déjeuner. Une fois que la guérisseuse fut partie et que Ron s'était assit un plateau devant lui, Hermione sembla penser que c'était la parfaite opportunité d'essayer à nouveau.

« Ron, s'il te plait. Parle moi. » La voix d'Hermione était si enchanteresse, si douce et tendre. Quelques heures plutôt la colère s'échappait d'elle par vague. Ron aurait préféré ça.

Quand il ne répondit pas , son ton prit une nuance plus ennuyée. «Ron, tu te comportes comme un bébé. »

Ron l'ignora du mieux qu'il put, prenant un morceau de son sandwich. Il se coinça dans sa gorge. Il engloutit un verre de jus de potiron pour le faire descendre. Un nausée suivit bientôt.

Hermione changea à nouveau de tactique. « Tu sais que je n'ai rien fait de mal. Je ne mérite pas ça, » dit t-elle logiquement.

Ron allait être malade, il en était sur. Quand il essaya de mordre à nouveau dans son sandwich, son estomac se contracta douloureusement et il eut un avant goût de bile. Il souleva la plateau et le posa sur le sol. Une fois encore, Ron s'allongea et tourna le dos à Hermione.

« ça suffit! » Finalement, Hermione avait l'air en colère. Quand elle commencerait à crier, il serait satisfait. « Si tu ne me parles pas, alors… »

Ron entendit le bruit inimitable d'Hermione qui essayait de sortir de son lit. Une vague de panique le traversa, rejoignant la colère et l'obligeant à réagir. Il était debout et à ses côtés avant d'avoir pu réfléchir.

« Qu'est ce que tu penses faire, non de dieu? » la réprimanda Ron furieux. Il attrapa ses chevilles et les remit violemment sur le lit. Il pensa à peine qu'il touchait une partie de son corps qui avait était jusque là interdite. « Tu n'es pas censée sortir du lit. »

Pendant un moment Hermione était immobile sous le choc, elle fixait tout à tour ses jambes et Ron. Tout ceci changea en un instant. Ron essaya de pousser ses épaules contre le matelas et elle le frappa durement sur son torse. « Ron, enlève moi tes sales pattes. »

Ses mains tombèrent le long de son corps, satisfait par la fait qu'elle était au moins retournée au lit, mais il était trop tard pour l'arrêter entièrement. Une fois qu'il avait commencé, on ne pouvait plus l'arrêter. Il claqua son plateau de nourriture devant elle. « Tu es malade. Tu as besoin de manger, » commanda t-il. Il se sentait agité, impatient.

« Oh, c'est super! Toi aussi tu es malade. C'est quoi ton excuse? » Hermione respirait rapidement repoussant son plateau de ses jambes.

« Je n'ai pas était frappé par un Avada Kedavra, » gronda Ron. Il aurait voulu avoir quelque chose à frapper. À la place il se tourna vers le chevet d'Hermione, où une douzaine de fioles de potions reposaient. « Tu as bu toutes tes potions? » Il les prit une par une et les secoua pour vérifier qu'elles étaient toutes vides, les claquant sur la table quand il avait finit.

« Bien sur! Ron, s'il te plait arrête, tu agis comme un fou. » Hermione tendit la main et agrippa son avant bras mais il se dégagea.

C'était vrai, il avait complètement perdu la tête. Il était dans les pâquerettes et ce n'était vraiment pas si mal. « Je t'ai dit de manger. »

« Ron tu vas casser quelque chose. »

Il l'espérait. Vraiment.

« Rin j'ai prit toutes mes potions. Je vais bien. » Sa voix était rationnelle, rassurante. « C'est à cause de ce qu'a dit Adrianna, sur le sort…sur l'Ava… »

Ron se figea. « Je ne veux pas parler de ça Hermione. »

« Et bien moi si! » hurla t-elle.

« Bien tu veux parler et bien parlons. » Ron prit une profonde inspiration se sentant mieux. Finalement il allait avoir la dispute dont il avait besoin. « Parlons de la façon dont tu m'as ridiculisé et insulté devant tout le monde. Ou peut-être parlons à quel point du était mal polie et désagréable avec la cousine d'Harry. »

Ron vit une flamme s'allumer dans son regard. C'est ça, ma chérie. Laisse toi aller. Donne moi cette bagarre. Hermione commença doucement mais il voyait le feu brûler sous la surface.

« Je ne t'ai pas ridiculisé, Ron. J'essayais juste… »

Il voulait l'incendie. « Quoi? Faire savoir à tout le monde à quel point tu penses que je suis un foutu imbécile? »

« Non, je… » La voix d'Hermione s'éleva. « Peut-être que si tu n'avais… »

« Je n'avais pas quoi? »

« Si tu n'avais pas agit comme un foutu imbécile! »

« Excuse moi! »

« Allez Ron, tu as plongé la tête la première dans on piège… »Hermione criait vraiment maintenant.

« Quel piège? Il n'y avait pas de piège! »

« Il y aurait pu en avoir un. »

« C'est la cousine d'Harry, Hermione. »

« C'est une étrangère, Ronald! »

« ça ne t'ai jamais venu à l'esprit que peut-être Harry avait besoin qu'on le soutienne? Qu'il voulait que ses meilleurs amis s'entende avec sa famille? »

Sa remarque la glaça, prise de cour elle réfléchit. Il ne voulait pas ça. Il ne voulait pas être entendu alors Ron enfonça un peu plus le couteau. « Mais qu'est ce que tu as fait Hermione? Hein? Tu l'as attaqué dès qu'elle a passé cette porte. Puis tu m'as attaqué quand j'ai essayé d'être poli avec elle. »

Elle tremblait de rage. Ça c'était cette fille. « ça n'a rien à voir avec Harry, » dit t-elle, sa voix glacé. « Il s'agit de toi essayant d'impressionner une jolie femme. »

Il rit tout haut. « Tu peux faire mieux que ça! »

« ne le nie pas! Dès qu'une femme séduisante te regarde, tu te transforme en un petit chiot stupide prêt à lui lécher le visage. »

« Je n'ai jamais… »

« Fleur, » siffla t-elle en croisant les bras.

« Fleur est en partie vélani. Elle utilisait ses pouvoirs. Et quel est ton excuse? Lockhart? »

Hermione souffla: « C'était un professeur. »

« Je ne te vois pas soupirer pour Rogue. »

« Je ne soupirais pas…ça n'a rien à voir. »

« Non, » Ron prit l'occasion pour revenir à son argument le plus fort, il ne reprit même pas son souffle. « Ce qui compte c'est qu'Harry avait besoin de nous et que tout ce qui t'importait c'était d'avoir raison! »

« Comment oses tu! Je me soucie d'Harry! Je m'en soucie tellement que je m'inquiète qu'une séductrice ultra puissante… »

« Séductrice! Ha! »

« …qui pourrait très bien profiter de lui. Qui pourrait travailler pour l'ennemi! Mais tu es trop stupide pour penser à ça! »

«Je suis stupide! Bien peut-être, mais au moins je suis assez intelligent pour ne pas jeter toute mes suspicion au visage de quelqu'un. »

« Non, à la place tu t'offres sur un plateau d'argent à Adrianna. »

« S'il te plait! À la fin tu lui faisait assez confiance. Oh, mais elle lit alors elle doit être une bonne personne. »

« Je n'ai pas… »

Ron était partit, il attrapa l'un des livres et le secoua devant Hermione. « Au moins je ne pense pas que les livres sont plus important que les gens! » Il traversa la pièce et le jeta à la poubelle.

Hermione en avait assez. Elle balança ses jambes sur le côté de son lit et commença à se lever pour la première fois depuis le département des mystères.

« Hermione, » la prévint Ron, la crainte se mêlant à la colère. « Je t'ai dit de rester au lit. »

« Tu sais quoi, Ron? J'en ai assez de tes ordres. » Elle se redressa sur ses jambes encore instable. Pendant un moment leur regard se rencontrèrent en un combat silencieux. Hermione fit un pas incertain vers lui et serra son flanc sous la douleur qui venait de la traverser.

« Hermione, je te l'avais dit… » Ron était à ses côtés en deux grandes enjambées. Il agrippa ses bras essayant de la guider pour l'asseoir mais cette fois ci Hermione ne le laissa pas si facilement la remettre au lit.

« Non. Je vais bien! enlève tes mains, espèce de brute! » Elle se débattit pour se débarrasser de lui en poussant sur ses bras.

« Tu essayes de te tuer? » rugit t-il, respirant fortement. Ron avait du mal à réfléchir clairement. Ne se souciait-elle pas de sa maladie? Du fait qu'elle avait faillit mourir? Pourquoi continuait t-elle à se mettre en danger? Ron maintint sa poigne sur ses bras.

Frustré, il plia les jambes et entoura sa taille de ses bras. Il se redressa la soulevant du sol.

« Lâche moi, malotru. » Hermione frappait ses épaules et son dos.

Ron essaya de la déposer gentiment mais elle n'arrêtait pas de gigoter. Il mit un de ses genoux sur le lit avec elle, utilisant le contre poids pour l'allonger. « putain de merde! Arrête de bouger! »

« Tu me fais mal! »

« Si tu arrêtais! » Ron la plaqua sur le lit avec son corps. Pour l'immobiliser, il agrippa ses poignés et les emprisonna au dessus de sa tête.

Hermione se figea et Ron réalisa enfin la position dans laquelle ils étaient. Le plus gros de son poids était sur le côté pour qu'il ne l'écrase pas, mais…Sa poitrine était pressée contre la sienne et une de ses longues jambes retenait les siennes. Leur visages étaient à quelques centimètre l'un de l'autre. C'était une bonne chose que ses hanches n'étaient pas pressées aux siennes…Il ne voulait certainement pas qu'elle sente ça.

Ron était parfaitement conscient de tout les endroits où son corps touchait le sien. Il n'avait jamais été aussi excité de toute sa vie. Il rencontra le regard d'Hermione pendant un bref instant mais elle détourna les yeux rapidement. Ce moment avait suffit. Avait t-il bien vu du désir dans ses yeux? Savait t-il à quoi ressemblait le désir?

Son souffle atterrissait en une série de petits halètements contre ses lèvres. Elles étaient si proche des siennes. Merde. Ron allait l'embrasser.

Son corps trembla sous l'effort qu'il lui fallut pour garder ses lèvres loin des siennes. Il n'était pas prêt pour ça. Il ne savait pas si c'était ce qu'il voulait. Il pouvait presque sentir ses lèvres, un cheveux de lui.

Putain, Ron savait qu'il voulait ça. Il se savait juste pas si il voulait ce que cela signifierait. Si il embrassait Hermione ça changerait tout. D'une façon ou d'une autre, ils ne pourraient pas revenir en arrière. Voulait t-il vraiment ça?

Hermione voulait t-elle ça? Cette pensée le calma.

Pour la première fois, Ron réalisa à quel point il était égoïste. Il retenait Hermione physiquement pendant qu'il décidait ce qu'il voulait. Putain, il était presque en train de la forcer et elle…elle ne pouvait même pas le regarder.

Hermione avait faillit mourir et il la blessait, essayant de décider si il devait s'imposer à elle. C'était presque un viol. Une vague de honte l'envahit.

Ron s'arracha d'elle d'une telle force qu'il se retrouva à l'autre bout de la pièce. Il trouva un

évier et se pencha au dessus, aspergeant son visage d'eau. Il devait reprendre le contrôle de son corps.

« Ron. » Il entendit la voix d'Hermione l'appeler doucement au loin.

Une litanie se répétait dans sa tête. Elle avait été frappé par le sort mortel. Elle avait mal. Il avait profitait d'elle. Il …

Ron sentit la bile monter à sa gorge tout comme sa haine envers lui. Il s'agrippa à l'évier alors que le peu qu'il avait pris au petit-déjeuner revint. Il entendit Hermione l'appeler alors qu'il tombait à genoux et qu'il pressait sa joue contre la porcelaine froide du lavabo. »

« Ron, ça va? » Il vit, du coin de l'œil, Hermione balancer ses jambes hors du lit.

« Je vais bien. S'il te plait, reste juste au lit. » Ron regretta instantanément son ton autoritaire.

« Je suis désolé Hermione. » Il ferma les yeux hermétiquement. « Je suis vraiment désolé. »

Il l'entendit vaguement appeler Madame Pomfresh, qui accourut et le harcela de longues minutes en l'assommant de questions. Finalement il lui dit, « Madame, mon bras me brûle. Vous pensez que le bain apaisant que vous avez mentionné plus tôt? » La guérisseuse acquiesça. Alors qu'elle le conduisit dans la salle adjacente pour un bain, Ron sentit un immense soulagement à être éloigné du regard intense d'Hermione.

Il espérait juste qu'elle lui pardonne.

Harry décida de ne pas répondre quand Adrianna l'appela par dessus la pelouse. Il continua à s'accrocher à l'album photo prisonnier entre son torse et ses genoux. Il fixait le lac. C'était son nouveau passe temps favoris.
Pourquoi Adrianna ne le laissait t-elle pas seul? Il ne pouvait…il ne voulait pas être consolé. Il ne voulait plus entendre d'histoire sur des gens qu'il n'avait jamais rencontré, à propos de souvenir qu'il ne pouvait partager. Harry se tendit alors qu'elle s'assit près de lui. Si il pensait. « Va t'en » très fort, le ferait t-elle?

« Tu tiens cet album comme si ta vie en dépendait, » dit Adrianna nonchalamment. Un haussement d'épaule à peine perceptible fut la seule réponse qu'elle obtint. « Quelque chose là dedans t'énerve? »

Qu'est ce qui pouvait l'énerver? Peut-être, oh, bien à peu près tout, chaque visage souriant qu'il ne rencontrerait jamais ou ne reverrait jamais. Harry serra sa mâchoire et ses yeux s'embrumèrent.

Adrianna persista malgré son silence. « As tu une question à propos d'une de ses photos? »

Pour toute, mais Harry ne voulait pas en entendre les réponses .il ne le pouvait pas. Elle aurait du comprendre ça. Si Adrianna savait ce qu'il ressentait, elle aurait du partir. Elle devait savoir qu'il avait besoin d'être seul, mais elle ne partit pas et une question le consumait. Quand Harry parla finalement, ça sonnait plus comme une accusation. « Tu connaissais Sirius. »

« On s'est rencontré. »

« Il y a une photo de toi avec lui qui te porte et il rit. » Harry refusait de la regarder.

« J'avais six ans sur cette photo Harry.. »

« Tu l'as gardé, elle signifiait quelque chose pour toi. »

« C'est vrai. Sirius et moi ne sommes pas les seuls sur cette photos. Il était le meilleur ami de ton père. Il est normal que nous nous sommes rencontré.

« Pourquoi tu ne me l'a pas dit? » Harry garda sa voix calme et froide.

« Tu voulais entendre ça la nuit dernière? » demanda t-elle doucement.

« Oui. »

« Menteur. » Elle disait cela comme si c'était normal, comme si cela n'avait aucune conséquence.

« Tu le connaissais, » répéta Harry.

« Un peu…pas comme toi. »

« Tu aurais du le dire… »

« Harry, je ne me battrai pas avec toi. Je sais qu'être en colère est plus facile, mais je ne relève pas le défi? »

Bien. C'était juste super. Pouvait t-elle s'en aller maintenant? S'il te plait. « Qu'est ce que tu sais de tout ça de toute façon? »

« Je sais pas mal de chose sur les pères qui sont morts. »

Harry s'étrangla. Qui disait des choses pareilles?

« Je ne t'ai pas dit ce qui a convaincu ma mère à me laisser repartir pour une école de sorcellerie. »

« Je ne veux plus entendre une autre histoire. »

« Tu as besoin d'entendre celle là. »

Harry ferma les yeux et les enfouie entre ses genoux, se protégeant lui même en se roulant en boulle. Il se desserra pas son emprise sur l'album photo.

Adrianna commença tranquillement son histoire. « L'été après que mon père soit mort, j'ai eu ma première vision. »

Harry ne comprenait pas pourquoi elle le torturait.

« Dans ma vision, mon père m'a rendu visite. » Elle prit une profonde inspiration. « Il m'a dit de continuer et vaincre ma malédiction. Il avait toujours dit qu'on pouvait trouver un moyen d'aller plus loin que cette date d'expiration. Il m'a dit de ne pas tourner le dos à la magie et qu'il serait toujours avec moi…tu sais tout ses trucs pleins de sentimentalisme. »

Harry ne pouvait toujours pas la regarder. Il refuser de baisser sa garde malgré les larmes qui baignaient ses joues.

« Alors qu'importe ce que ma mère a pu dire après ça. J'allais retourner à l'école. »

S'il vous plait. Supplia Harry. Il ne pouvait plus en entendre d'avantage.

Adrianna continua, ignorant des supplications silencieuses. « Je crois que mes visions sont la façon qu'a mon père de me guider dans la vie. » Elle fit une pause. « Je pourrai avoir tord. Peut-être que c'est juste une façon qu'a la petite fille apeurée en moi pour continuer à avancer…c'est juste ce en quoi je crois. »

Harry grogna, un round amer et sourd. Il voulait crier. Pourquoi lui faisait t-elle ça? Comment cela pouvait t-il l'aider? Adrianna connaissait son père. Harry non il n'avait jamais pu. Et maintenant elle continuait à déblatérer sur le fait qu'elle avait réussit à garder son père avec elle. Et bien, c'était juste foutument fantastique pour elle. Harry n'en avait rien à foutre.

« Attends Harry. J'arrive juste au bon moment. »

Il voulait la frapper.

« Il y a quatre jour, » continua Adrianna. « J'ai eu une autre vision. Cette fois ci c'était Sirius qui me parlait. »

Harry s'exclama, son cœur se serrant. Ses yeux quittèrent finalement leur cachette, la fixant avec une intense colère. Il espérait qu'elle puisse sentir sa fureur. Harry la découvrit en train de l'observer avec ses yeux si translucide, le regard de son père. « Je pense avoir entendu les voix de tes parents aussi. Ils m'ont dit…m'ont supplier de prendre soin de toi. Alors tout comme ma mère, tu n'as pas le choix. Je vais honorer leur vœux. » Harry sanglota, se détournant à nouveau en secouant la tête.

« Harry, je crois que Sirius est heureux là où il est. Il est avec ton père. La seule chose qui l'empêche d'être en paix, c'est que tu lui manques et qu'il s'inquiète pour toi. Alors il m'a envoyé pour que je m'occupe de toi. »

« Je ne… » Il s'étrangla à cause de la culpabilité qui le submergeait. Harry sentit un bras se poser sur ses épaules et il voulait le repousser mais à la place il se coula contre elle. Quand tout envie de dispute le quitta, sa cousine mis son autre bras autour de lui et posa sa joue sur sa tête.

Ça faisait si mal. Il lui manquait tellement.

« Tu lui manques aussi. »

Le barrage céda et son corps trembla sous la force de ses sanglots. Adrianna le berça doucement jusqu'à ce qu'il n'ait plus de larmes à verser.